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cormorans avec les montagnes

Visiter Ushuaïa pendant les fêtes de fin d’année

Nous continuons l’exploration de la région Patagonie en nous rendant tout au sud du continent sud-américain, au point le plus austral du monde… La mythique ville d’Ushuaïa ! Et pour rendre ce séjour vraiment inoubliable, nous avons décider de visiter Ushuaïa en décembre, pendant les fêtes de fin d’année !

Ushuaïa, une ville victime de sa popularité

Ushuaïa est une ville d’environ 60 000 âmes qui attire de nombreux touristes, curieux de découvrir cette ville du « bout du monde ». En vrai il existe un village côté Chili qui est encore plus au sud… Mais en terme de ville, c’est bien Ushuaïa la ville la plus méridionale.

Elle se trouve sur l’archipel de la Terre de Feu, un nom qui prête à rêver… La région est habitée depuis plus de 12 000 ans. Quand Magellan et d’autres européens débarquent par ici en 1520, ils aperçoivent de nombreux feux qui brûlent le long des côtes. Et pour cause, les amérindiens vivaient nus et avaient grand besoin du feu pour se réchauffer dans un endroit si froid ! D’où le nom de cette région, qui a traversé les siècles jusqu’à nous (contrairement aux peuples d’origine qui ont été presque tous décimés…).

Ushuaïa fait rêver avec son statut de « ville du bout du monde » mais elle bénéficie aussi d’une mauvaise réputation. De nombreux voyageurs en parlent en négatif et certains n’hésitent pas à dire que « ça ne sert à rien d’y aller ». On pourrait en effet croire qu’après avoir randonné jusqu’au Fitz Roy, visité le parc Torres del Paine ou admiré le glacier Perito Moreno, il n’y a plus rien à attendre d’Ushuaïa. Loin d’être blasés, nous avons vraiment apprécié notre long séjour ici (11 jours) !

Un long voyage jusqu’à Ushuaïa

Pour arriver à Ushuaïa, il faut le vouloir ! Nous étions déjà sur le continent sud-américain, donc forcément nous avions une petite facilité par rapport à quelqu’un venant d’Europe… Nous avons fait le voyage entre Puerto Natales et Ushuaïa avec deux bus (changement à Punta Arenas) et avons traversé le détroit de Magellan en ferry. En partant à 6h45 nous sommes arrivés à destination à 19h ! Après cette grosse journée de transport, on était content d’arriver à Ushuaïa. Fait surprenant pour le continent, la ville n’a pas de terminal de bus ! Nous avons été déposés sur un parking près d’une station essence, avec nombre de taxis qui nous attendaient (ça, par contre, c’est une constante partout !).
Pour quitter la ville par contre, je l’avoue, nous avons craqué et avons pris l’avion jusqu’à notre prochaine destination 😅

Pourquoi aller à Ushuaïa ?

Si on résume bien, cette ville est difficile d’accès et en plus les gens en font mauvaise presse ? Mais alors pourquoi y aller ?

Voyager jusqu’à Ushuaïa, c’est l’expérience de se retrouver dans une ville loin de tout. Alors bien sûr il y a des supermarchés (on a retrouvé Carrefour !), le centre-ville possède des boutiques pour touristes (souvenirs, accessoires de sports d’hiver…), plein de restos et même un Hard Rock Café et un Ice Bar ! Bien que la ville n’ait rien de spécial, on se sent vraiment dans un endroit à part, isolé. Tout semble si calme quand on s’éloigne du centre et qu’on observe cette ville entourée de montagnes face à la mer…

On va surtout à Ushuaïa pour en sortir et découvrir les alentours, sauvages ! Il y a de quoi faire, je vous l’assure !

Se retrouver à Ushuaïa, au bout du monde, c’est aussi faire une expérience possible seulement lorsque l’on s’approche des pôles… En décembre, c’est l’été, et les nuits sont courtes, voire inexistantes ! Visiter Ushuaïa pour les fêtes de fin d’année, c’est sortir à minuit ou 2h du matin et voir encore des lueurs dans le ciel… Pas de nuits noires à cette période (par contre en hiver, c’est l’inverse !).

Alors, que faire à Ushuaïa ?

Randonnée jusqu’au Glaciar Martial

Depuis notre logement airbnb situé en dehors du centre, nous partons pour une randonnée jusqu’au glacier Martial, au-dessus de la ville. Nous y allons à pieds, alternant entre forêt et passage sur la route. Il est possible de se rendre en voiture jusqu’au parking pour raccourcir la randonnée (et finalement au retour, nous y avons pris un taxi).

A partir du parking une montée bien costaude nous attend, on continu sur des petits chemins qui grimpent. Il y a pas mal de monde, des gens s’amusent dans la neige.

Arrivés en haut, le glacier nous paraît bien tristounet, il n’est vraiment pas grand… C’est quand même très joli et nous apprécions la vue sur Ushuaïa, totalement dégagée !

Pour le retour nous prenons un autre chemin, moins emprunté mais la pente est très très raide, c’est assez flippant… (et pas sûr qu’on avait le droit de passer par là finalement)

→ 3h30 aller / 1h retour (jusqu’au parking)

Randonnée à la Laguna Esmeralda

Probablement la randonnée la plus populaire du coin, qui permet d’accéder à une superbe lagune. La marche n’est pas difficile, ce qui attire des gens de tous les âges. Il est possible d’y aller en bus depuis Ushuaïa, mais à 4, nous avons pris un remis.
→ En Argentine il y a les taxis avec le compteur et les remis où le prix de la course est fixé avant. Ils sont généralement plus avantageux que les taxis pour les longs trajets.

Le chemin traverse des forêts et des marécages très boueux (c’est sans doute le moment le plus difficile, mais aussi le plus drôle !). Les castors, qui ont été importés dans la région, changent les paysages, c’est assez impressionnant. Malheureusement ici ce sont des nuisibles qui empiètent sur l’habitat naturel d’autres espèces.

Nous découvrons ensuite la lagune turquoise, super belle, malgré le ciel nuageux. Il y a du monde, on passe alors sur un « pont » fait de bouts de bois (une œuvre des castors ?!) pour aller du côté gauche du lac et manger notre pique-nique un peu plus tranquillement.

→ 10 km – 3h A/R (on est allé un peu plus vite que prévu)

Une journée dans le parc Tierra de Fuego

Après avoir récupéré une voiture de location à l’agence Tiger (pour environ 36€ la journée), nous partons à la découverte du parc national Tierra de Fuego, Terre de Feu. Créé en 1960, il se trouve à 12 km de Ushuaïa et bien que l’entrée soit payante, les routes ne sont pas goudronnées.

Nous passons d’abord à la Poste qui se trouve dans le parc, c’est la poste la plus australe du monde ! L’occasion d’envoyer une carte postale depuis cet endroit unique ^^ (mais les timbres sont horriblement chers !). Le coin est très mignon, il y a des randonnées qui partent d’ici.

Nous nous rendons plutôt au bout du parc, pour la randonnée Senda de la Balisa. Le parking du départ est rempli car c’est ici la fin de la Ruta 3, une route qui part de Buenos Aires et qui s’arrête ici (3074 km). De ce fait, tous les argentins veulent leur photos avec le panneau !
Peu de monde s’aventure sur le chemin de randonnée, qui ne dure pourtant qu’une petite heure, facile, avec forêt, rivière… Les paysages sont superbes, il y a plein de fleurs. Et oui, en décembre, ici c’est l’été 😉 Nous avons même la chance d’observer une otarie virevolter dans l’eau du canal !

Nous allons ensuite au Castorera, une mini-balade où l’on peut voir les ravages des castors sur l’environnement. Comme ils construisent de gros barrages, les terrains sont inondés et les bois meurent… Encore une belle idée de l’homme d’avoir amené des espèces non natives !

Nous enchaînons avec une petite balade à côté du Mirador Lapataia, qui nous offre une superbe vue sur le canal de Beagle.

Puis c’est la Laguna Negra que nous allons voir, facilement accessible. On y rencontrera une famille de français (on est partouuut).

En voiture on profite des beaux paysages et nous nous arrêtons pour la courte balade Paseo de la Isla, autour de la Laguna Verde. C’est joli, calme et il y a du soleil, alors on ne résiste pas à nous poser ici et à tremper nos pieds dans l’eau bien fraîche.

Nous nous rendons ensuite de l’autre côté du parc, vers la rivière Pipo. Une promenade (15 min aller) nous amène jusqu’à une cascade.

Ce parc n’offre pas vraiment de paysages à effet « wahouu », mais plutôt une variété de paysages où la nature est vraiment préservée. On se sent vraiment « into the wild » !

Découvrir le canal de Beagle sur un voilier

Ushuaïa se trouve face au canal de Beagle et en nous promenant sur le bord de mer, nous découvrons plusieurs agences qui proposent des balades en bateaux. Tres Marias nous attire particulièrement pour ses excursions en voilier. Nous partons en fin de matinée avec un petit groupe. La mer est calme, le voilier avance doucement, ce qui nous permet de profiter tranquillement de l’instant et de la vue sur Ushuaïa et ses environs, montagnes et forêts.

A peine éloignés de la côte, nous passons à côté d’une petite île où vivent plein d’otaries. Puis une autre où les cormorans ont élus domicile. C’est génial de pouvoir les observer, chez eux !
Nous avons également la chance incroyable (et pas du tout prévue bien sûr) de voir une baleine ! C’est si beau…

Nous débarquons ensuite sur l’île H. Elle est appelée ainsi car c’est ce sont 2 morceaux de terre reliés par un petit bras de sable, qui forment donc un « H ». L’île est totalement sauvage et seule l’agence Tres Marias a le droit d’y accoster. Le guide nous promène un peu sur l’ile, on observe la flore et la faune, on découvre un ancien campement d’habitants de la Terre de Feu…

De retour sur le bateau, nous avons le droit à un petit goûter, où l’on teste de la liqueur de dulce de leche, une petite douceur alcoolisée !

Se balader dans le centre et le long de la mer

Le centre-ville possède de nombreux magasins et boutiques de souvenirs. La ville n’a rien de spéciale en soi, peu de bâtiments remarquables. Nous avons visité le petit musée « Fin del Mundo » (400 ars) qui relate l’histoire de la Terre de Feu, les espèces que l’on y trouve, les conquêtes…

Le plus agréable est quand même de profiter des bords de mer. Respirer l’air marin et regarder les différents bateaux. C’est d’ici que les expéditions pour l’Antarctique partent. Quand nous y étions, un bateau Greenpeace était là, prêt à partir pour le continent glacé.

La ville, étant très touristique, offre de nombreux bars, cafés et restaurants. Comme la vie est assez chère et qu’on était sur un long voyage, on n’en a pas tellement profité (en plus on était bien dans notre airbnb ^^) mais nous avons quand même deux adresses à partager.

  • Pour les choco addicts, rendez-vous à Laguna Negra. Nous avions des chocolats chauds offerts (grâce à notre sortie en mer avec Tres Maria) et nous avons également craqué sur un gâteau mousse au chocolat absolument divin.
  • Pour les fans de cuisine japonaise, l’Asia Gourmet vous ravira. Entre makis, gyozas et poulet ou saumon teriyaki, nous nous y sommes régalés pour l’anniversaire de Manu. Le resto est hyper classe avec un rapport qualité prix très correct 😋. (Environ 70€ pour 4, boissons comprises – resto situé en dehors de la ville – réservation recommandée !)

Visiter Ushuaïa pendant les fêtes de fin d’année : noël et le nouvel an au bout du monde

Entre les fêtes de fin d’année et l’anniversaire de Manu, nous avons bien festoyé au bout du monde ! Nous avions loué une maison plutôt cosy en airbnb afin d’y passer de jolies soirées pour les fêtes.

Qu’est-ce qu’on mange durant les fêtes ?

Pour les réveillons de noël et du nouvel an, nous nous sommes renseignés sur les traditions argentines. Avant tout, les argentins raffolent de l’asado (grillades) ! On a compris que c’était loin d’être un cliché quand on a vu tous les barbecues du voisinage allumés pour les fêtes ! Nous avions nous aussi une petite terrasse avec un barbecue pour faire pareil. En plus de la viande grillée nous avons testé le provolone, un fromage qui se déguste cuit au barbecue.

En cherchant des recettes traditionnelles d’Argentine sur internet nous avons découvert une entrée originale : cœur de laitue, avocat, banane, thon et vinaigre balsamique. Frais et bon !

Nous avons également craqué sur un espèce de saucisson argentin, très ressemblant à celui de chez nous. Après 8 mois de voyage sans charcuterie, ça nous a fait bien plaisir 🙂

Pour le dessert, nous avons réalisé un tiramisu avec du dulce de leche. C’est LA douceur préférée des argentins. C’est comme du caramel mais avec une texture de pâte à tartiner.

Qu’est-ce qu’on boit en Argentine ?

Pour accompagner nos repas, nous avons choisi plusieurs boissons plus ou moins locales :

  • du vin argentin ainsi que du vin chilien. Les deux pays sont des experts ! Petit conseil, pour le vin argentin choisissez plutôt du Malbec. Si vous optez pour un chilien, tournez-vous vers le Cabernet Sauvignon ou le Carménère.
  • du Pisco Sour, cocktail péruvien / chilien. Du pisco, du jus de citron vert, du blanc d’œuf, un peu de sucre et des glaçons au shaker ! On adore !
  • de l’Ananas Fizz. Un cocktail argentin pour les fêtes à base de jus d’ananas et de cidre.

Quelle est l’ambiance de noël à Ushuaïa ?

Visiter Ushuaïa pendant les fêtes de fin d’année ne change pas grand chose. Il y a très peu de décorations. Pourtant les argentins sont beaucoup plus croyants et pratiquants que chez nous, mais noël n’est pas mis en avant. Comme chez nous par contre, les magasins sont remplis de monde, mais l’esprit est plus simple. Les familles, amis, se réunissent autour d’un asado, où ils mangent beaucoup de viande grillée. Ici, pas de chichi, c’est la convivialité qui prime !

Pour le nouvel an, à minuit, on a pu entendre les klaxons dans la ville et surtout les gros pouet pouet des paquebots au port ! Un vrai boucan, bien rigolo et festif !

Nous avons apprécié vivre ici, prendre le temps de découvrir les alentours, observer les habitants… Par contre la ville est très touristique (surtout en haute saison). Cela se ressent d’autant plus sur les randonnées ou dans le parc Tierra de Fuego, où l’on rencontre beaucoup de monde… Il y a des endroits moins populaires et plus tranquilles bien sûr, mais nous nous sommes concentrés sur les coins les plus accessibles et « incontournables ». Nous avons passé un super séjour et ne regrettons pas du tout d’être allé jusqu’à cette ville au bout du monde !

Patagonie : Visiter le parc Torres del Paine sans faire le trek W

Nous avons passé pas mal de temps en Patagonie (retrouvez notre itinéraire complet ici), entre Chili et Argentine. Après avoir visité El Chalten et son Fitz Roy, le parc Torres del Paine était un lieu qu’on attendait impatiemment de découvrir.

Nous avions régulièrement lu que le meilleur moyen de l’explorer était en faisant un trek. Les deux plus célèbres sont :

  • le trek O, qui fait une boucle et se parcourt en 8-10 jours (plutôt pour des randonneurs expérimentés) ;
  • le trek W, un chemin qui fait partie du circuit O, qui se fait en 4 à 5 jours, ça reste difficile mais faisable.

Nous étions partis sur l’idée du trek W, un classique incontournable de la randonnée en Patagonie. Une envie de se dépasser et de tenter un trek en indépendant sur plusieurs jours.

Avec ma sœur Audrey nous en avons lu des articles de blog, pour comprendre l’organisation du parc et de ce trek. Nous avons passé des heures à chercher quel était le meilleur moyen pour dormir. Refuge, camping, louer une tente sur place, amener sa propre tente, louer à l’extérieur, etc. Et puis ça nous prenait tellement la tête qu’on a dit STOP !

A savoir que ce trek est très très très prisé (j’insiste !). Il faut réserver bien à l’avance les hébergements. Il est donc impératif de réfléchir avant au parcours, d’où partir, où s’arrêter pour la nuit, combien de temps peut-on marcher par jour, etc. Pas de place à l’improvisation, ce qui déjà, nous embêtait, car dans ces contrées la météo est très changeante. Ajouter à cela des prix excessifs avec des campings très sommaires où on fait payer 15€, voir plus, par personne juste pour planter sa tente… Nous devions également louer du matériel de camping, ce qui ajoutait un coût supplémentaire. Il y a aussi des refuges mais les prix sont mirobolants, ce n’était pas pour nous !

Nous avons donc choisi une autre option, sans regret 😀

Le Torres del Paine est le parc national le plus célèbre du Chili et même d’Amérique du Sud. Il est donc très fréquenté (et le trek W n’y échappe pas). Il est géré par la Conaf, l’office de tourisme chilien, qui ne se gène pas pour pratiquer des prix très élevés pour le pays et en tant qu’étranger on est encore plus pris pour un gros pigeon… Oui la Conaf et nous c’est une longue histoire de désamour, je l’avoue x)

Puerto Natales : notre point de chute

Nous avons logé dans la ville de Puerto Natales (environ 20 000 habitants), la plus proche de parc Torres del Paine (qui se trouve tout de même à 150 km !). C’est une ville tranquille, avec des supermarchés et beaucoup de magasins. Nous y étions la semaine précédent noël et c’était marrant de se retrouver ici à cette période, avec les quelques décorations mais surtout le monde fou dans les rues à la recherche d’un cadeau de dernière minute. L’ambiance était assez spéciale…

Décidés à louer une voiture, notre première mission est d’aller voir les différentes agences de location afin de comparer les prix. Déjà que le Chili est le pays le plus cher de notre voyage en Amérique Latine, je vous laisse imaginer comment ils se font plaisir ici en Patagonie, au bout du monde ^^ On en trouve quelques unes, les prix sont chers mais à 4 on amortit le coût.
Puis nous tombons totalement par hasard sur une petite agence « Rio Rental Car ». On se renseigne, le mec nous propose un prix bien plus bas que ses concurrents et nous dit qu’on peut venir récupérer un 4×4 à 20h30 le même soir, pour 50 000 CLP / jour (environ 55€). Dans les autres agences c’était le prix d’une voiture économique, pour un 4×4 il fallait débourser minimum 80 000 CLP / jour (presque 90€) !

Bien contents, on part acheter nos billets d’entrée du parc à l’agence Conaf qui se trouve au Terminal de Bus (21 000 CLP par personne, soit 23€, pour 3 jours). Comme toutes les personnes achetant un billet pour le parc, nous avons l’obligation de regarder une petite vidéo qui présente le parc et rappelle des choses élémentaires (pour nous ; ça ne doit pas être le cas de tout le monde 🙃) comme la protection de la nature, garder ses déchets, rester prudent…

Le soir, Manu et Thomas vont chercher la voiture pendant qu’avec Audrey on prépare le dîner… Quand ils reviennent avec un vieux 4×4, ils nous expliquent qu’en arrivant là-bas le loueur leur a dit que la voiture prévue n’était finalement pas prête… Ok !! Sauf qu’on voulait vraiment une voiture pour le lendemain afin de profiter d’une météo clémente et qu’à cette heure-ci c’est impossible de trouver une autre location…

Mais heureusement comme toujours en Amérique du Sud, pas de problème, que des solutions ! Il nous propose de nous louer son propre 4×4 pour 35 000 CLP / jour (40€), donc encore moins cher que prévu. C’est une vieille auto mais qui roule bien et qui a du vécu. Ainsi, pas de frayeur quant aux potentiels impacts lorsque l’on roule sur des pistes ! Encore un moment un peu WTF mais encore une fois on s’en sort bien 😀 En plus le mec était hyper sympa et nous a donné des conseils sur le parc.

La randonnée Mirador Base Las Torres

Le lendemain, départ à 6h du matin pour deux heures de route jusqu’à notre destination. Nous arrivons à l’entrée Laguna Amarga, où nous montrons nos billets. Puis nous continuons en voiture jusqu’à l’hôtel Las Torres, point de départ de la fameuse randonnée qui amène aux pieds des tours, symboles du parc.

C’est parti pour 10 km pour arriver jusqu’au mirador ! Ça monte rapidement, le chemin fait des petites feintes, ça grimpouille et ça redescend… On a le droit à quelques belles vues mais nous marchons surtout en forêt. La pluie s’invite par moment, c’est très couvert. Pour le moment on n’a pas encore distingué les tours, elles s’obstinent à rester dans les nuages… On se demande bien si on verra quelque chose une fois en haut ou si tous ces efforts seront vains…

Après 9km et presque 3 heures de marche, nous arrivons au point tant redouté : la montée infernale ! Il nous reste le dernier kilomètre à surmonter mais là c’est une vraie bonne montée et bien sûr ce ne sont que des cailloux ou gros rochers… C’est très éprouvant, les garçons avancent devant, Audrey et moi on marche en rythme, certains randonneurs qui descendent nous encouragent « allez vous avez fait le plus dur ! » (tu parles !!)… Après une heure de montée, nous arrivons au mirador et découvrons les tours…! Finalement les nuages ne couvrent que le haut des tours, nous offrant un spectacle magique. Les découvrir comme ça, au dernier moment, après ces heures à marcher c’est impressionnant et même un peu émouvant.

L’endroit fait « intime » avec la lagune entourée de montagnes mais les tours, elles, sont immenses ! Je suis vraiment fascinée, je ne m’attendais pas à ce qu’elles soit si imposantes.

Malgré le manque de soleil, la lagune nous offre une belle couleur turquoise. On reste un moment devant ce paysage majestueux, bien qu’on soit au bord de l’hypothermie et que la neige qui se met à tomber nous fouette le visage 😅

On grignote quelques chips les yeux rivés sur cette beauté avant d’entamer la descente… Où l’on croise beaucoup de monde (sûrement des cars venant de Puerto Natales). En bas, on se pose dans la forêt, à l’abri du vent pour manger notre pique-nique, avant de reprendre le chemin.

Nous sommes de retour à la voiture, et 2 heures plus tard nous posons nos fesses dans notre airbnb. Fatigués (7 heures / 20km de marche et 4h de route en voiture dans la journée tout de même) mais contents ! Ce soir, le lit ne nous attendra pas longtemps !

Balade dans le parc Torres del Paine

Après cette randonnée incontournable, nous voulions continuer d’explorer le parc qui promettait d’autres superbes endroits. Le lendemain, nous voici donc reparti avec notre vieux 4×4. Nous passons devant la Cueva del Milodon, dont j’avais entendu parler. Mais le parking est rempli de bus et l’entrée est un peu chère à notre goût pour une visite rapide (8 000 CLP), donc on passe notre tour…

Nous prenons un autre chemin que la veille pour arriver par une autre entrée, il doit être beaucoup moins fréquenté car la route est en mauvais état. Mais nous y croisons putois, lapins, vigognes et condors… Nous sommes rapidement accueillis par de superbes vues sur la chaîne de montagnes Cuernos qui fait la renommée du parc.

Gros glaçons au Lago Grey

Nous faisons arrêt sur le parking pour aller au Lago Grey et entamons une petite randonnée (2h A/R environ). On marche sur la plage (où le vent nous décoiffe !), près du lac Grey, où flottent des icebergs. Leur couleur est incroyable !! Au loin on peut voir le glacier Grey, papa de ces icebergs et du lac. Le paysage est superbe, la marche facile et il y a peu de monde… On ressent vraiment la force et la tranquillité du lieu.

Salto Chico, la plus belle vue du parc

Après avoir pique-niqué nous nous enfonçons un peu plus dans le parc, direction Salto Chico, et là c’est un coup de foudre ! Quelques minutes de marche suffisent pour accéder à une vue divine, le cadre est absolument parfait ! Comme si le paysage ne suffisait pas à nous en mettre plein les yeux, nous avons la chance de pouvoir admirer et approcher un huemul pas farouche du tout.

On continue notre route avec quelques arrêts autour du lac Pehoé, qui a une couleur incroyable. Nous passons notre temps à nous émerveiller et à vouloir nous arrêter pour faire des photos.

Cascades et montagnes à Salto Grande et Cuernos Lookout

Nous nous arrêtons ensuite à Salto Grande, où il y a déjà plus de monde. La plupart des gens marchent jusqu’aux chutes (5 minutes), qui ont un sacré débit !

Nous préférons nous éloigner un peu du monde et continuer la randonnée vers le Cuernos lookout (2h A/R). La rando est très belle et nous assistons à une course entre deux guanacos, ils nous impressionnent par leur vitesse ! Nous profitons encore une fois de la superbe vue qui nous attend au bout du chemin, sur les montagnes Cuernos, si particulières, bien que la fatigue accumulée ces derniers jours se ressent.

Nordenskjöld et les dernières vues sur le Torres del Paine

Retour sur la route, nous contournons les montagnes et faisons un arrêt au Nordenskjöld lookout qui nous offre une nouvelle vue. Avec les jumelles, on repère deux glaciers ainsi que deux condors qui virevoltent. Que c’est beau !

Nous continuons la route direction Lago Sarmiento Entrance, avec un léger espoir d’y apercevoir des pumas (c’est la bonne saison apparemment), mais nous ne verrons que des guanacos solitaires, qui semblent aux aguets tout de même…

En sortant du parc, les sommets de Las Torres, que nous avons approchés la veille, semblent nous faire un dernier cadeau, un dernier au revoir, dans la lumière du soleil…

Le Torres del Paine est effectivement un endroit très touristique, mais c’est totalement compréhensible, ce parc est tellement beau… Les paysages sont magiques, préservés et les animaux y sont chez eux. Nous ne faisons que passer dans ce petit paradis.

Où manger à Puerto Natales ?

  • Pachamama : un petit resto spécialisé dans les empanadas (des chaussons fourrés, spécialité du continent). Ils proposent des menus le midi avec option végétarienne. Ils font aussi de délicieux Pisco Sour (le cocktail du pays).
  • Baguales : un restaurant de burgers et bières, rempli de touristes, pas du tout authentique (ça fait plus américain que chilien, soyons honnête). Cependant, ça fait du bien de se remplir le ventre dans une ambiance festive après une grosse rando dans le froid.

Pour d’autres infos sur le Torres del Paine

  • Si vous chercher des infos à propos du trek W, je vous invite à lire l’article de Novo-monde, très complet sur le sujet.
  • Si vous souhaitez faire comme nous des randonnées à la journée mais que vous ne voulez ou ne pouvez pas louer de voiture, rendez-vous sur le blog de Gones Away, qui nous ont bien renseigné à l’époque 😊

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11 mois de voyage en Amérique du Sud : bilan

Cela faisait plusieurs années que nous avions un rêve : explorer l’Amérique du Sud. Et pas seulement aller dans l’un des pays du continent pour 2 ou 3 semaines mais y passer plusieurs mois, afin de découvrir la variété des paysages, les différentes cultures et s’imprégner totalement de cette expérience.

Nous avions déjà connu le voyage au long cours avec un road-trip de 11 mois autour de l’Australie. Mais c’était une expérience radicalement différente. Bien sûr les pays sont différents, l’Australie est un pays riche, les gens y parlent anglais, une langue que nous maîtrisons, alors que tous les pays d’Amérique du Sud ont un niveau de vie inférieur au nôtre, il y a de la misère, et les gens parlent seulement portugais et espagnol et très peu savent aligner quelques mots d’anglais.

Pas seulement cela, c’est aussi la façon de voyager qui fut différente. En Australie nous avons acheté un van aménagé et avons fait (littéralement) le tour du pays avec. Se trimballer avec notre maison roulante nous a procuré un immense sentiment de liberté. Nous étions libres de bouger quand on le voulait, de prolonger notre séjour dans un lieu où nous nous sentions bien et inversement, partir plus rapidement d’un endroit qui ne nous convenait pas.

Pour ce voyage en Amérique du Sud, avec les multiples pays, ça nous semblait plus compliqué d’acheter un véhicule (et de le revendre avant de partir). De plus, on nous avait dit que les transports en commun étaient très développés, nous avons donc choisi cette option. Ce fut donc très différent, moins facile et plus contraignant mais ça nous a permis de voyager au milieu des locaux, de tester de nombreux transports et de nous rendre compte de la bienveillance des gens, toujours prêts à nous renseigner et nous aider !

Notre voyage en quelques chiffres et infos

Combien de temps ce voyage a-t-il duré ?

  • 11 mois de voyage, 334 jours divisés ainsi :
  • 56 jours au Pérou
  • 24 jours en Équateur
  • 32 jours en Colombie
  • 35 jours au Mexique
  • 29 jours en Bolivie
  • 54 jours au Chili
  • 64 jours en Argentine
  • 40 jours au Brésil

Notre itinéraire en Amérique du Sud et au Mexique

Combien avons-nous dépensé ?

Niveau coût, nous sommes à une moyenne de 30 € par jour et par personne environ, tout compris, sauf les billets d’avion aller/retour depuis et vers la France et ceux pour aller à l’île de Pâques et aux îles Galápagos. Nous avons beaucoup mangé à l’extérieur (restos, marchés, petites cantines…) car ça valait moins cher, excepté dans les derniers pays (Chili, Argentine et Brésil) où nous avons régulièrement cuisiné pour faire des économies (et aussi car on en avait marre de manger du riz à tous les repas 🤪). Nous nous sommes fait plaisir et avons profité à fond du voyage : cocktails (souvent en happy hour !), restos, visites guidées, excursions et quelques activités insolites. L’Amérique du Sud est un continent où l’on peut facilement voyager à petit prix !

Comment nous sommes-nous déplacés ?

Nous avons utilisés beaucoup de transports différents pour traverser et visiter le continent sud-américain : bus, colectivo (taxi collectif ou mini-bus), taxi, uber, voiture, tuk-tuk, arrière d’une moto, avion, ferry, bateau, lancha (barque), arrière d’une jeep, téléphérique, métro, métrobus, vélo, et à pieds bien sûr !

Où avons-nous dormi ?

Nous avons principalement dormi dans des petits hôtels, des chambres d’hôtes et des auberges. Puis lorsque nous avons voyagé à quatre avec Audrey et Thomas (retrouvez-les ici : bonjourlemonde) nous privilégions les logements airbnb (plus économiques et bien pratiques pour cuisiner). Nous avons également passés quelques nuits insolites :

  • dans une cabane en bouteilles recyclées au milieu d’un désert en Colombie ;
  • dans un hamac au bord d’une plage, sous un simple toit de bois et de paille, avec une couverture et une moustiquaire en Colombie ;
  • dans un hôtel de sel en Bolivie ;
  • dans un ferry qui traverse les fjords chiliens, en squattant plusieurs sièges pour s’allonger ;
  • une nuit dans un « terminal » de ferry (pas prévue !!) avec des enfants qui font nuit blanche et une nuit à l’aéroport de Lima (blindé de monde !) 😆

Dangers et désagréments en Amérique Latine

Les bobos du voyage : de sérieux maux de ventre, une turista chacun, un virus tropical pour Mandy, ainsi que des dizaines de piqûres de moustiques et de borrachudos (une sorte de moucheron dont les piqures sont extrêmement urticantes) 😵🦟

La dangerosité en Amérique Latine : c’est un point qui fait peur avant de partir (merci France Diplomatie qui en fait des caisses). Il y a aussi pas mal de témoignages de voyageurs qui se sont fait voler leurs affaires (nous en avons rencontrés), il faut donc être prudent de ce côté-là.
Pour notre part : deux tentatives de vol dans un métrobus bondé en Équateur (pratiquement en même temps), des taxis pilotes de courses et c’est tout finalement.
Pour nous, le plus dangereux c’est l’état des routes et la façon de conduire des locaux (sans oublier qu’il n’y a pas toujours la ceinture de sécurité dans les voitures) qui parfois peut nous paraître risquée. Concernant le reste, nous sommes déjà méfiants en France (haha), il faut surtout faire attention dans les grandes villes, les locaux nous mettent souvent en garde si la situation est délicate. Dans les petites villes, les campagnes, les gens sont plutôt honnêtes, nous avons eu un bon ressenti général et ne nous sommes jamais senti en insécurité.

Les différents paysages rencontrés :

L’Amérique du Sud est un continent hyper contrasté, avec des paysages incroyables et fantastiques ! On en a vu des choses, entre autres : montagne, glacier, altiplano, forêt tropicale, désert, plage, volcan, île volcanique, lagune d’eau salée, désert de sel, lac de montagne, geyser, source d’eau chaude, oasis, canyon, grotte souterraine, cascade…

Le top de nos lieux coup de cœur en Amérique Latine

L’une des questions qu’on te pose à ton retour d’un long voyage c’est très souvent « alors tu as préféré quel pays ? ». Mais comment choisir ?! Tous ont des endroits exceptionnels, des paysages différents les uns des autres, des histoires diverses, des expériences variées. Alors voici plusieurs listes de nos endroits préférés par thèmes (tout cela est bien subjectif et ne reflète pas tout notre voyage !).

Vous retrouverez en lien les articles spécifiques à chaque endroit (cela évoluera au fur et à mesure que l’on écrit les articles restants).

Le top des lieux où voir des animaux (sauvages bien sûr) :

  • Les Galápagos ! C’est l’un des lieux les plus incroyables du monde en matière d’animaux, avec des iguanes partout (vraiment !), des otaries, des centaines de variétés d’oiseaux et la possibilité de voir de nombreux animaux et poissons marins (dauphins, raies, requins, poissons colorés…) ;
  • L’Amazonie : alors, on ne croise pas des jaguars à tous les coins bien évidemment mais il y a une grande bio-diversité. Nous avons eu la chance d’observer des paresseux, des singes (dont le plus petit singe du monde), des dauphins d’eau douce, des piranhas, plein d’espèces d’oiseaux et surtout beaucoup d’insectes, d’araignées et de grenouilles ;
  • La péninsule Valdés en Argentine : oiseaux, otaries, phoques, guanaco et surtout des manchots ! Et si on se trouve à la bonne période, même des baleines et des orques.

Nos régions préférées :

  • Le Sud Lípez, dans les montagnes boliviennes, entre 2500 et 5000m, on se régale des paysages sauvages et immaculés, en particulier des lagunes de toutes les couleurs. Les régions limitrophes, côté Chili (région d’Atacama) et Argentine (région de Salta) sont également de toute beauté ;
  • La Patagonie, territoire du bout du monde, ses longues routes désertes, ses lieux encore sauvages et ses montagnes aux formes uniques ;
  • Les Andes, les montagnes des Incas, des paysages à couper le souffle (dans les deux sens du terme !) et beaucoup d’endroits façonnés par le peuple Inca et les civilisations les précédant.

Les villes les plus jolies :

  • Carthagène des indes en Colombie, notre gros coup de cœur côté ville, malgré le nombre de touristes et des travers que ça implique dans le centre historique, celui-ci est magnifiquement préservé et coquet ;
  • Rio de Janeiro au Brésil, l’emplacement est exceptionnel, la vue à 360° depuis le Pain de Sucre est une merveille ;
  • Cuenca en Équateur, le centre historique est plein de charme, bien conservé et nous a vraiment séduit. Mais de manière générale, nous avons trouvé les villes en Équateur (notamment les centres historiques) bien entretenues et préservées.

Les vues les plus belles :

  • Gargantua del Diablo en Argentine et la vue d’ensemble des chutes d’Iguazu au Brésil, une émotion indescriptible quand on se trouve face à cette force de la nature ;
  • Le glacier Perito Moreno en Argentine, une gigantesque mer de glace aussi belle que terrifiante ;
  • Le lac Titicaca, immense et au bleu incroyable, avec les Andes au fond, au Pérou et en Bolivie ;
  • Les montagnes autour du Machu Picchu au Pérou ;
  • Le salar d’Uyuni, le plus grand désert de sel du monde, du blanc à perte de vue et des montagnes au loin ;
  • La laguna Colorada en Bolivie, un lac à la couleur rose/rouge spectaculaire ;
  • Le Fitz Roy et sa lagune, un décor qu’on croirait sorti d’un rêve ;
  • La forêt amazonienne à perte de vue, que ce soit lors de notre arrivée en avion, ou bien depuis le mirador de notre auberge pour admirer le coucher de soleil sur la canopée.

Les paysages les plus extraordinaires :

  • Le parc national de Sajama et son petit village en Bolivie, le genre de paysage qu’on rêvait de voir pendant ce voyage, ici la beauté côtoie l’authenticité et la simplicité ;
  • La cascade Gocta au Pérou, l’une des plus hautes du monde (771m), on se sent tout petit à côté ;
  • La Laguna 69 au Pérou, une lagune turquoise au milieu de paysages extraordinaires ;
  • Serranía de Hornocal, la montagne aux 14 couleurs, à côté de Humahuaca en Argentine, une vraie palette de peintre ;
  • Les chutes d’Iguazu en Argentine et au Brésil qui malgré leur célébrité, impressionnent et émerveillent ;
  • La forêt amazonienne, des arbres, des arbres, la nature à perte de vue, et de simples villages parsemés ;
  • Le Parc Torres del Paine au Chili, des paysages qui te font lâcher des wahou toutes les 30 secondes ;
  • La route pour aller à la Laguna Brava dans le nord ouest de l’Argentine, ainsi que la laguna en elle même, avec son effet miroir incroyable.

Nos lieux historiques préférés :

  • Le Machu Picchu au Pérou, cité inca à la hauteur de sa réputation ;
  • Les ruines mayas de Yaxchilan au Mexique, peu visitées, elles se trouvent au milieu d’une jungle peuplée de singes hurleurs ;
  • Rano Raraku, sur l’île de Pâques, le lieu où étaient fabriquées les fameuses statues, et où on en trouve le plus.

Nos plus belles randonnées :

  • La Laguna 69 au Pérou, difficile de marcher 14 km entre 4000 et 4600m, surtout quand ça ne fait que grimper, mais on est récompensé par la beauté du paysage, des panoramas et de la lagune turquoise, le cadeau final ;
  • Le Sendero Fitz Roy en Argentine, de beaux points de vue sur le chemin et une vision époustouflante sur le Fitz Roy et son lac font oublier les 7h30 de marche et la montée finale infernale ;
  • La Vallée de Cocora en Colombie, une randonnée assez difficile dans la forêt qui nous fait traverser des ponts en mode Indiana Jones et nous amène au milieu des plus grands palmiers du monde, avec une superbe vue sur la vallée.

Les activités les plus folles/insolites :

  • Voler au-dessus des lignes de Nazca au Pérou, dans un avion de 8 personnes (pilotes compris) ;
  • Faire de la balançoire au dessus d’un canyon dans lequel se jette une cascade immense, vers San Agustín en Colombie ;
  • Faire de la tyrolienne au dessus de la canopée de la forêt humide tropicale à Mindo en Équateur ;
  • Marcher sur un glacier, au Perito Moreno en Argentine ;
  • Assister au défilé dans le Sambodrome pour le Carnaval de Rio de Janeiro au Brésil.

Les plus belles plages du voyage :

  • Celestún au Mexique, un petit village de pêcheurs encore peu envahi par le tourisme (appréciable dans ce coin !) ;
  • Holbox une petite île dans les Caraïbes au Mexique, touristique mais qui reste quand même agréable (et en basse saison nous étions tranquilles) ;
  • Aventureiro au Brésil, sur Ilha Grande, accessible seulement en bateau ou après une rando sportive, mais en récompense : plage de sable blanc, eau turquoise, cocotiers et presque sauvage ;
  • Copacabana à Rio au Brésil, malgré l’urbanisation et les vieux immeubles qui l’entourent, elle garde son charme, avec sa longue plage et sa vue sur les collines environnantes, dont le Pain de Sucre.

Nos plats préférés :

  • Le ceviche : du poisson cru mariné dans du citron vert et des épices/condiments. Chaque pays a sa propre façon de le faire et à chaque fois c’est un régal ;
  • Les tacos au Mexique, en particulier le al pastor : de la viande marinée dans des tortillas de maïs traditionnelles, accompagnés de pico de gallo (tomate, oignon, coriandre fraîche) et de sauces pimentées ;
    Cliquez ici pour en savoir plus sur la délicieuse gastronomie mexicaine 😋
  • Les glaces maracuya (fruit de la passion), ce n’est pas un plat mais comment passer à côté d’une glace artisanale avec un bon fruit tropical qu’on ne trouve pas (ou très rarement) chez nous ?

Nos boissons préférées :

  • Le Pisco Sour au Pérou et au Chili : du pisco, un alcool local à base de raisin, du citron vert, du blanc d’œuf et des glaçons ;
  • La limonade maison aux citrons verts (non gazeuse), particulièrement au Pérou, on en a bu des litres (!) ;
  • La Margarita au Mexique : de la tequila, de la liqueur d’orange, des citrons verts et des glaçons, voilà la recette du bonheur !

Nos phrases préférées

Et pour finir sur une note rigolote, quelques mots, phrases qui ont rythmés le voyage :

  • Permiso!
  • Listo!
  • A donde va?
  • Todo bien
  • « Je suis fatigué patron » (La Ligne Verte)
  • « Pas ça Zinédine, pas ça, pas après tout ce que tu as fait » (Thierry Gilardi, Finale de la coupe du monde 2006 🤣)

Pour les deux dernières phrases, une explication s’impose : pendant une rando quand tu es au bout du rouleau et qu’une montée infernale se dresse devant toi ou quand tu cherches ton hébergement, avec ta carapace de Tortue Ninja Quechua qui pèse près de 15 kg sur tes épaules et que tu t’es gouré d’adresse et que tu n’en peux plus, c’était nos phrases fétiches et au moins en les disant, ça nous faisait rire et nous remontait le moral !

« Voyager c’est grandir. C’est la grande aventure. Celle qui laisse des traces dans l’âme. »

Ce voyage est fait de lieux qui nous ont marqué, des souvenirs gravés à vie, mais aussi des rencontres qui donnent le sourire et de retrouvailles qui donnent la pêche ! On n’oubliera pas Jorge au Pérou qui était trop heureux de rencontrer des français, Walter qui nous a fait découvrir l’Amazonie, la bonne humeur de Wilbur et Santusa qui se sont bien occupés de nous dans le Sud Lípez, cette fille à l’hôtel au Pérou qui nous a donné un mini cours d’espagnol, cette dame qui s’est demandé si on était mexicain tellement notre « hola » était parfait 🤣, ce chauffeur de taxi mexicain qui nous a dit que La Marseillaise était le meilleur hymne du monde, tous ces chauffeurs de taxi qui nous parlaient de Mbappé dès qu’on leur disait qu’on était français, tous ces gens qui ont pris de leur temps, sans râler, voire même plutôt dans la bonne humeur, pour nous aider, nous renseigner, nous conseiller, nous guider… 🙂

Sans oublier les voyageurs que nous avons rencontré pour un verre, une excursion, une visite ou parfois un bout de voyage. Et même un copain de San Diego, pas vu depuis 10 ans qu’on a rencontré par hasard (oui oui !) au détour d’une randonnée en Colombie. 😲🤯
Et bien sûr, certains de nos proches que nous avons retrouvé au fil du voyage, et avec qui nous avons vécu des souvenirs indélébiles au bout du monde.🥰

L’Amérique Latine est un pays où les rencontres sont riches et sincères. Les gens sont curieux mais respectueux et heureux de partager leur culture, leur petit bout de vie. Les sourires sont partout et les sud-américains ont le rire communicatif. Ils sont patients et on se fait rapidement comprendre, même sans bien parler espagnol (ou portugais). La vie est simple et en tant que voyageur, on le ressent, ici il n’y a jamais de problèmes, que des solutions ! No stress, zen, todo bien !
Un continent qui nous a marqué, sur bien des aspects, et qui fait maintenant partie de nous, à jamais ❤️

Visiter Santiago du Chili et Valparaiso…

…Et ce, en période de crise et de manifestations 😅

Nous sommes arrivés au Chili le jeudi 17 octobre 2019 au soir, la veille du début de grosses manifestations dans tout le pays. Nous avons connu quelques répercussions, en allant au désert d’Atacama, et à cause des problèmes sur la route nous avons préféré prendre un avion de Calama jusqu’à Santiago plutôt qu’un long bus afin de ne pas louper notre vol pour l’île de Pâques. Mais c’est en retournant pour de bon à Santiago du Chili, après notre séjour sur l’île de Pâques, que nous nous sommes vraiment rendus compte de l’ampleur du phénomène.

A Calama, « petite » ville de 180 000 habitants, nous avions déjà vu des manifs, nous avions remarqué les drones voler le soir pour surveiller le centre-ville, nous avions senti l’odeur des bombes lacrymogènes qui piquent encore les yeux et la gorge un lendemain d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, nous avions expérimenté le couvre-feu (interdiction de sortir dans les rues après 20h). Mais c’est à Santiago, capitale du pays, puis à Valparaiso, que nous avons vraiment vu l’importance de ces manifs.

Nous avons passé quelques jours à Santiago dans une résidence tranquille (en airbnb) avant de partir pour l’île de Pâques ; c’est pendant ce laps de temps que le couvre-feu s’est levé, et nous en avons profité pour sortir et commander des sushis à un resto à côté (libertéééé). Mais les supermarchés restaient fermés, on voulait faire des provisions avant de partir sur l’île de Pâques qui est très chère, mais ça a été compliqué. Heureusement on a trouvé quelques petites choses en épicerie.

Après notre séjour sur l’île loin de toute cette agitation, à peine revenus à Santiago, on a senti la différence quand on a pris un uber jusqu’à notre logement et qu’on a vu tout ces graffitis sur les murs et les rues bloquées par des feux (souvent de pneus) sur la route.

Santiago du Chili dévastée

Visiter la capitale d’un pays alors que son peuple est en pleine révolution, c’est assez spécial.
Nous logions dans une auberge, dans un quartier tranquille, en-dehors du centre-ville pour ne pas se retrouver au milieu des manifestations. Nous avons vu quelques personnes manifester depuis notre fenêtre mais rien de plus, la vie dans le quartier se déroulait plutôt normalement.
Il était par contre préférable de sortir visiter Santiago en début de journée, car c’était en fin d’après-midi que les manifestations commençaient et que ça pouvaient déraper. Nous rentrions donc à notre auberge pour 16h environ, par mesure de sécurité.
Nos déplacements furent également impactés car certains métros ne circulaient pas et certaines stations étaient fermées. Nous avons demandé conseils aux employés de l’auberge, qui, mieux au courant que nous, se tenaient informés via un compte Twitter qui recensait les métros et stations toujours ouvertes. Par chance le métro le plus proche de chez nous était ouvert mais une station où nous voulions nous arrêter était fermé. On a compris pourquoi quand on est passé devant : l’entrée était totalement bouchée, défoncée.

Plaza des Armas

La station de métro de la Plaza des Armas (place centrale, comme dans toutes les villes d’Amérique latine) étant fermée, nous prenons un métro qui nous amène au plus proche (Bella Artes) puis on fini à pieds. Ça nous permet de découvrir un peu plus le centre. C’est une très grande place, il y a beaucoup de monde. Quelques statues devant l’église vandalisées mais ça va.

Mercado Central

Nous avions pris l’habitude d’aller au marché dans les villes que nous visitons et d’y manger car on y trouve de la gastronomie simple, locale, et généralement bonne, copieuse et pas chère. Nous voulions donc tenter cela au Chili. Mais ici, ça n’a rien à voir ! Le marché n’est pas du tout un endroit où les locaux viennent manger, c’est un enchainement de petits restos, sympas oui, mais pas du tout authentiques comme on en avait l’habitude. Le mercado central est un marché couvert, vers le centre on trouve les prix les plus chers, les restos situés vers l’extérieur sont meilleur marché, c’est là, à la Caleta, où nous avons mangé un ceviche de poisson frais (pour environ 5€ chacun), avec un mini-verre de Pisco Sour offert.

Cerro Santa Lucia

Près de la station de métro Bella Artes, nous nous rendons au Cerro Santa Lucia, un jardin sur une petite colline. L’entrée est gratuite, mais il faut s’inscrire à l’entrée. C’est mignon et étonnamment calme, alors que c’est entouré de la ville et de voitures qui passent plus bas.
On voit un groupe de personne qui débattent (politique, révolution ?).
La vue en haut est jolie, il y a des traces du passé défensif du lieu. Un endroit bien agréable pour savourer notre pique-nique.

Le quartier Bellavista et le Cerro de San Cristobal

Nous passons par la plaza Italia, le centre des manifestations (qu’on voyait à chaque fois à la télé aux infos pendant les manifs). Sur le chemin on croise énormément de statues dégradées, taguées, de messages politiques sous forme de graffitis.
Arrivés dans le quartier Bellavista, on remarque que c’est aussi un endroit qui a pris cher, les feux de circulation ne marchent plus, des objets jonchent les routes, et on arrive même devant un feu de poubelle en pleine rue et en pleine journée.

On tombe par hasard sur un coin très sympa qui fait contraste avec le reste, où il y a plein de bars et restaurants. Ça fait bizarre de voir ce genre d’endroits fonctionner comme si de rien n’était au milieu de ce chaos.

Nous marchons jusqu’au parc San Cristobal, où nous prenons le funiculaire qui nous amène en haut du Cerro San Cristobal, une haute colline d’où on a une impressionnante vue sur la ville et les montagnes qui l’entourent. Il y a aussi une statue de la vierge Marie (toujours très important d’avoir une Marie ou un Jésus qui veille sur la ville).

En repartant, nous devons marcher un peu pour arriver à une station de métro ouverte, ça sent la bombe lacrymo, des commerces ont été vandalisés, sont vides…

La déception à Valparaiso

Depuis Santiago nous prenons un bus pour Valparaiso, une ville bohème et tendance en bord de mer qu’on nous a beaucoup vanté. Il y a des bus régulièrement entre les deux villes, mais arrivés à la gare de Valparaiso, on se rend compte que la route devant est barrée et qu’il y a des manifs qui se préparent. On trouve quand même un uber qui nous amène à notre chambre airbnb, qui se trouve sur une des nombreuses collines de la ville. Nous rencontrons Paco et Ximena, un couple chilien qui nous accueille chaleureusement dans leur maison d’artiste, avec leur chien et leurs trois chats (pour notre plus grand bonheur !).

Balade sur les collines autour de Valpo

Suivant les conseils de Paco, nous prenons la rue Alemania, d’où l’on a des points de vues sur le ville en amphithéâtre. On voit aussi beaucoup de street-art, l’une des caractéristiques de la ville. On se promène dans le Cerro Alegre et le Cerro Concepcion, où l’on voit encore beaucoup d’autres œuvres de rue, mais avec des petits restos et salons de thé tendance. C’est agréable.

Pour voir de nombreux street-art, on se rend (difficilement) au musée à ciel ouvert, un regroupement d’œuvres murales de divers artistes, inauguré en 1992.

Le centre-ville de Valparaiso

Promenade dans le centre, au bord de mer. C’est pas folichon, tout est très très sale, c’est moche, ça pue. On ne peut pas trop lever les yeux vers les tags sur les murs car on doit surveiller où on pose les pieds pour éviter les crottes de chien ! Nombreux commerces sont fermés à cause des grèves et manifs. On va vers le port, quelques personnes sont posées au bord, à lire un livre, observer les otaries en face, fumer un joint…
Petit aparté : la consommation de marijuana est illégale au Chili, pourtant ça sent le cannabis partout ! Les chiliens sont également des fumeurs de tabac, ce qui nous a fait bizarre, car dans les pays précédents, personne ne fume (à part à Mexico City et certains endroits en Colombie).

Comme Valparaiso est une ville entourée de collines, il y a beaucoup d’escaliers (parfaits pour le cardio !) et de funiculaires, appelés ascensor. Cependant il existe un véritable ascenseur publique : Ascensor Polanco, qu’on utilise pour monter en haut d’une colline (c’est comme un transport en commun quoi). On y accède via un tunnel sombre et on monte dans l’ascenseur à plusieurs, avec un « liftier » (le monsieur qui appuie sur le bouton pour monter et descendre). Cet ascenseur date de 1915.

Coincés à cause des manifs, c’est reparti !

Le jour de notre départ de Valparaiso, imprévu : la journée a été déclaré jour de manif nationale ! Il n’y a aucun bus pour retourner à Santiago ! Évidemment on apprend ça le jour même. Heureusement nous pouvons prolonger notre séjour d’une nuit chez Paco et Ximena, et nous profiterons de cette journée pour nous reposer, avancer sur le blog, discuter avec Paco de la situation au Chili et des gilets jaunes (oui oui) et profiter de ses bons conseils de choses à voir pour la suite de notre voyage ! Il connait bien son pays et nous a fait une liste de plein de choses à visiter, pas forcément connues des touristes étrangers. Hyper sympa, on suivra certaines de ses recommandations, même si on ne pourra pas tout voir, surtout en se déplaçant en transport en commun (c’est plus simple avec son propre véhicule).

Pour résumé, ce fut un moment un peu spécial du voyage, se retrouver dans cette ferveur révolutionnaire. Santiago est une ville qui semble plutôt intéressante, les montagnes environnantes ajoutent du charme et il y a quelques quartiers très agréables. Par contre grosse déception à Valparaiso. C’est le coup de cœur de nombreux voyageurs mais nous n’avons pas aimé, en dehors de la vue depuis les collines et du très beau street-art, nous avons été choqué par la saleté… Et pourtant après plus de 6 mois en Amérique du Sud, on ne pensait plus être choqué par ça ! D’ailleurs il semblerait qu’elle soit peu appréciée des chiliens pour ces mêmes raisons.

Infos pratiques, conseils (prix fin 2019)

  • Où dormir à Santiago du Chili ? → Hostal Vitalia, très agréable, personnel jeune et sympa (des voyageurs), dans un quartier cool, beaucoup de français xD
  • Où dormir à Valparaiso ? → Chez Paco et Ximena en Airbnb (ils louent deux chambres). Un coup de cœur, on se sent super bien chez eux, belle vue depuis la chambre et on a beaucoup discuté avec Paco qui parlait un peu anglais. On était super contents de pouvoir câliner le chien et les chats mais si vous n’êtes pas à l’aise avec ces petites bêtes, cet endroit n’est pas pour vous.
  • Prix du funiculaire San Cristobal à Santiago : 2500 CLP A/R la semaine ; 2900 CLP le week-end (entre 3 et 3,5€)
  • Prix de l’ascensor Polanco : 100 CLP (environ 0.20€)

Visiter la Perle des Caraïbes : Carthagène en Colombie

Carthagène des Indes, un nom qui prête à rêver ! Située tout au nord de la Colombie, sur la côte caribéenne, nous l’avons rejoint en avion depuis Medellín, pour gagner du temps et éviter de longues et pénibles heures de bus (à savoir que les billets d’avion intérieurs ne sont vraiment pas chers). Nous quittons le temps nuageux de Medellín pour la chaleur et la moiteur de la belle Carthagène…

El centro historico de Cartagena

Fondée en 1533, le quartier historique de Carthagène n’a presque pas bougé. C’est un petit bijou de l’époque coloniale et elle n’a pas volé son surnom de « Perle des Caraïbes ». Il est d’ailleurs classé au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Dès notre première balade dans les couleurs de la fin d’après-midi nous tombons sous le charme. Ses maisons colorées à balcons, ses plantes tropicales qui poussent un peu partout, ses vendeurs de fruits tropicaux…

La ville est superbe et y flâner est la meilleure chose à faire. Le seul problème c’est que la ville est très très touristique. On n’avait pas vu autant de touristes depuis la région sud du Pérou.

De ce fait beaucoup de monde sur les petits trottoirs et surtout énormément de vendeurs dans les rues qui nous accostent. Toutes les 30 secondes quelqu’un vient nous parler pour nous vendre un truc ou nous faire un rap en échange d’une pièce. C’est très pénible !

Ils nous agacent tellement qu’on a développé une technique : quand on nous demande d’où on vient on ne dit plus France car ils connaissent un peu trop bien et comme l’espagnol est similaire au français ils nous tapent la causette ! Non, on dit qu’on ne comprend pas et qu’on vient de Roumanie, en général ça les calme ! 😆

Le quartier San Diego possède de nombreuses maisons coloniales colorées et il est un peu plus tranquille !

Plaza Bolivar et Museo del Oro

Il y a de nombreuses places dans Carthagène, dont la Plaza Bolivar où se trouve le Musée de l’Inquisition, que nous avons décidé de zapper (moyennement motivés et la quantité d’avis négatifs sur cette visite nous a décidé).

À côté on trouve également le musée de l’or. Il est petit mais gratuit, avec des artefacts, bijoux pré-colombiens en or et quelques explications.

La Casa Nuñez

On visite la Casa Nuñez, qui était la maison d’un ancien président. L’entrée est gratuite. C’est une superbe maison coloniale (on s’y verrait bien !)

India Catalina

Sur maps.me nous voyons qu’il y a une statue de Pocahontas, nous sommes donc bien sûr allé voir ^^
En fait il ne s’agit pas de Pocahontas mais d’une autre jeune indigène qui a servit de traductrice à un conquistador dans la région de Carthagène.
Au moins on aura appris quelque chose (le gars qui a mis le point sur maps.me par contre pas trop !)

Parque del Centenario

Un petit parc (gratuit) dans le centre à ne pas rater car on y rencontre plein d’animaux ! Perroquets, plein d’écureuils et surtout des petits singes ! Et si on est attentifs ou qu’on a un peu d’aide (ce fut notre cas) on peut même y voir des paresseux ! Génial, on y a passé pas mal de temps et on y est allé deux fois. Les singes sont trop rigolos ^^

Les remparts de Carthagène

La ville a longtemps été la proie des pirates car elle conservait de nombreux trésors… Pour la protéger des remparts ont été érigé tout autour du centre. On peut marcher sur certaines portions et même y boire un verre au coucher de soleil.

Il y a un bar, le Cafe del Mar, face à la mer, ou si on veut économiser quelques pesos, il suffit d’acheter une bière fraîche à l’un des nombreux vendeurs qui déambulent et profiter de la même vue.

Le Castillo de San Felipe de Barajas

Ayant vu dans le Lonely Planet et sur divers blogs que c’est un incontournable quand on est à Carthagène, on part visiter cette forteresse, qui est la plus grande bâtie par les espagnols dans leurs colonies. L’entrée n’est pas donnée pour le pays : 25 000 COP/personne (6,60 €).

Alors incontournable ? Pour nous européens pas vraiment, on aurait clairement pu se passer de cette visite. Le fort n’a pas grand chose de plus que les remparts (qui eux sont accessibles gratuitement). Pour des sud américains c’est probablement exotique et un endroit étonnant, car c’est le seul sur le continent. Il y a juste quelques souterrains sympas mais rien de folichon. En plus très peu d’informations.
Au final, on conseille de venir voir les remparts par curiosité, mais sans forcément effectuer la visite payante (on a trouvé que c’était bien loin de « l’incontournable » que l’on veut nous faire croire !).

Quartier Getsemani

C’est le quartier dans lequel nous logions et c’était un bon choix : proche à pieds du centre historique tout en étant à l’écart de la foule. Ce quartier à l’extérieur des remparts était celui des esclaves, il est maintenant reconnu pour son street-art et son ambiance plus « populaire ». En se baladant on peut également tomber sur de drôles de sculptures… x)

Carthagène est une ville qui nous a beaucoup plu. Elle a vraiment une personnalité et un charme fou. Il faut juste faire abstraction du grand nombre de touristes (c’est la ville la plus visitée de Colombie ) et de ce que cela implique (prix excessifs par rapport au reste du pays, se faire harceler par les vendeurs…) et ne pas trop craindre la chaleur humide (des petites pauses pendant la journée dans des centres commerciaux, supérettes peuvent être bien utiles pour échapper à la chaleur grâce à la clim !).

C’est pour nous une des plus belles villes que nous ayons vu et sans aucun doute la plus jolie du continent américain (on ne pense pas trouver plus charmant !).
Un lieu incontournable lors d’un passage en Colombie ! ❤️

Conseils pratiques :

Si comme nous vous arrivez en avion à Carthagène, sachez qu’il n’y a pas de bus jusqu’au centre. Obligé de prendre un taxi. Il faut faire la queue en sortant, un stand fixe le prix selon le quartier où vous allez avant de monter en voiture.

Où dormir à Carthagène ?

  • Hôtel Mi Llave : super sympa, certaines chambres avec clim (et ça fait du bien avec cette chaleur !), cuisine à disposition, petit dej compris et resto/bar. Les happy-hours sur les 2 Mojitos à 15 000 COP (4 € !) font bien plaisir. On est proche à pieds du centre tout en étant assez éloigné pour être tranquille 😁

Où manger à Carthagène ?

  • Novo Kebab Grill. Oui un kebab en Colombie ! Et franchement quel délice ! Presque aussi bon que ceux de Berlin haha. D’énormes kebabs pour 19 000 COP (≃ 5 €), au poulet, porc ou végétarien (falafel, miam !) avec plein de légumes, sauces yaourts…
  • Food Truck sur le parking en face de l’hôtel Mi Llave. Plusieurs camions en cercle qui proposent nourriture et boisson. Il y en a pour tous les goûts : tacos, sushis, burgers, vins, bières… Tout ça dans un endroit tout mignon avec vue sur le fleuve et le downtown.
  • Stands de rues pour tester des spécialités du coin (on est incapable de ressortir de noms) ainsi que les arepas (classiques de la cuisine colombienne). Et bien sûr jus de fruits et glaces pour se rafraîchir !

Leticia et Puerto Nariño : au fin fond de l’Amazonie

Après plus de 3 mois passés en Amérique du Sud sans la voir, nous nous sommes décidés à réaliser un rêve qu’on pensait irréalisable : découvrir l’Amazonie ! Cet endroit qu’on connaît depuis toujours sans y être allé !

Nous aurions pu y aller depuis le Pérou et l’Équateur mais c’est du côté Colombien que nous sommes allés, même si, pour être précis nous étions à la frontière de 3 pays : Colombie, Pérou et Brésil !

Premiers pas à en Amazonie à Leticia

Nous prenons l’avion depuis Santa Maria dans les Caraïbes, tout au nord de la Colombie, faisons une escale dans la capitale Bogota et après 2h de vol, nous arrivons en Amazonie.

L’arrivée en avion est impressionnante, des arbres à perte de vue !! Puis une ville qui apparaît : Leticia, une ville colombienne au milieu de la forêt amazonienne, accessible seulement par avion et bateau.

A peine arrivés, nous sommes accostés par un guide francophone qui nous a entendu parler. Il propose des tours de plusieurs jours dans la jungle, avec des indiens… Il est très gentil, recommandé par le Routard, mais c’est beaucoup trop cher pour nous (900 000 COP – 235€ par personne pour 4 jours et 3 nuits). C’est tentant si tu fais juste un voyage en Amazonie, mais ce n’est pas notre cas, on a encore plusieurs mois de voyage qui nous attendent.

Nous allons à notre hôtel, qui propose aussi des tours, mais nous avons déjà notre idée en tête : aller dans le petit village de Puerto Nariño, à quelques heures de bateau, plus loin dans la forêt.

Nous nous rendons dans le centre, achetons nos billets de bateau pour le lendemain, puis visitons un peu la ville. Elle n’a rien de spécial, la rue centrale est malheureusement en travaux et il y a beaucoup de déchets dans les rues, surtout quand on s’éloigne du centre.

Nous mangeons dans un resto de la ville. Comme nous sommes près du Brésil, les menus sont en espagnol et en portugais.

En bateau sur l’Amazone jusqu’à Puerto Nariño

Le lendemain nous allons au port et prenons notre bateau, remplis de gens dont plein de français ! Nous naviguons pendant deux heures, sur le fleuve le plus mythique du monde. Le bateau fait quelques arrêts, des gens montent, d’autres descendent, c’est comme un bus mais sur l’amazone !

Arrivés à Puerto Nariño, nous devons payer une taxe de 10 000 COP (2,60 €) par personne pour l’entretien du village.

Notre hôte, Carlos, nous attend, récupère nos bagages, les met sur son petit bateau et ensuite nous emmène jusqu’à chez lui, à 5-10 minutes de bateau.

Il est tout à fait possible de dormir dans un hôtel ou airbnb dans le mignon village de Puerto. Pour notre part, nous avons préféré nous en éloigner. Tant qu’à venir en Amazonie, autant se retrouver dans la nature !

En voyant la « Reserva Amazonicas Eware » nous ne sommes pas déçus de notre choix ! L’arrivée en bateau est déjà très dépaysante, et on voit que l’hôtel est vraiment dans un lieu tranquille, le jardin est grand et très beau, entouré tout autour de la forêt, le tout au bord de l’Amazone.

L’arrivée vers notre hébergement !

Après nous avoir montré notre chambre et les parties communes, Carlos nous présente à ses parents et nous offre une limonade maison (un de nos pêchés mignons en Amérique du Sud !). Il nous ramène ensuite au village, où nous mangerons un menu dans un petit resto (et discuterons rapidement avec deux françaises qui mangent ici aussi ^^) avant de nous balader un peu dans le village. Contrairement à Leticia c’est très mignon, propre et bien entretenu.

Carlos nous avait dit qu’on viendrait nous chercher à 16h30 mais notre bateau n’arrivera que vers 17h (ah la précision sud américaine xD), et en plus le petit papy doit aller faire quelques courses ! On attend encore un peu mais ça va il est rapide 😉

Sur le chemin retour, le soleil commence à se coucher et nous avons la chance de voir nos premiers dauphins d’Amazonie ! Ils ont l’air énorme, quand on les voit sortir leurs bosses. Difficile de les prendre en photo, ils sortent peu, je préfère profiter et les voir en vrai !

Coucher de soleil sur l’Amazone

Nous arrivons juste à temps pour monter au mirador à côté de l’hôtel et observer le coucher de soleil. C’est juste magnifique ! Les arbres à perte de vue, le fleuve, et le ciel qui se pare de ses plus belles couleurs…

Le soir nous mangeons un repas préparé par la famille de Carlos, puis nous sortons admirer un fabuleux spectacle : celui du ciel étoilé ! Ici pas de pollution lumineuse, c’est vraiment magnifique !

Matinée dans la selva, près du village d’une communauté locale

Le lendemain matin, Carlos nous prête des bottes en caoutchouc, puis nous partons en lancha avec Walter, un local qui bosse avec Carlos. Nous croisons encore quelques dauphins, dont un rose ! Walter nous apprend que les dauphins d’Amazonie sont gris à la naissance et deviennent roses au bout de quelques années. Ils peuvent peser jusqu’à 200 kg, ce sont de belles bêtes ! x)

Nous accostons côté Pérou, dans une communauté près de San Antonio. Il y a plusieurs locaux qui attendent là, Misaël (je ne sais pas comment ça s’écrit) nous servira de guide pour la matinée.

Il nous montre deux paresseux, très haut dans les arbres. On les distingue à peine et il faut un œil expert pour les repérer !

Un derrière de paresseux ! x)

Nous passons ensuite par son village, où les maisons sont sur pilotis car selon la saison (sèche ou humide), l’amazone n’a pas du tout la même largeur ! Si à ce moment-là nous nous baladons à pieds dans le petit village, d’ici quelques mois il faudra un bateau pour aller de maison en maison !

En passant devant sa maison, il récupère sa machette et nous nous enfonçons avec lui dans la selva, après avoir passé des ponts fait en rondins de bois ou avec des planches. Un chien du village décide de nous suivre dans notre balade.

Le guide nous amène voir un immense arbre ! C’est superbe. Autour on voit plein de chemins de fourmis qu’il vaut mieux éviter car elles sont venimeuses. Misaël nous dit qu’il y a un jaguar dans les parages, mais qu’il ne vaut mieux pas souhaiter le voir ! lol

Il ne parle qu’en espagnol mais nous arrivons à comprendre la majorité de ce qu’il nous raconte. C’est quelqu’un de super gentil, qui n’a qu’une envie : partager ce qu’il sait avec nous. Il est frustré, et nous aussi, de ne pas avoir assez de temps pour nous en apprendre plus sur les arbres, les animaux, sa communauté… Il nous dit que nous pouvons revenir quand on veut, qu’il nous hébergera quelques nuits pour qu’on en apprenne plus. On adorerait ça mais on lui dit qu’on vient de loin quand même alors pas sûr qu’on revienne jusqu’ici un jour. On est touchés par sa proposition et sa gentillesse, une belle rencontre ! On garde l’idée de revenir sous le coude, sait-on jamais 😉

Retour près du fleuve, nous repartons en lancha avec Walter. D’un coup, le vent se met à souffler très fort, la casquette de Manu s’envole… Adieu petite casquette péruvienne !

Le fleuve devient de plus en plus agité, Walter s’approche d’une espèce de petite île qui nous protège des grosses vagues. On sort la capote du bateau pour se tenir à l’abri de la pluie et on attend que ça passe ! Il nous explique que l’amazone est un des fleuves les plus dangereux du monde quand il y a une tempête et qu’il ne faut pas le prendre à la légère.

Au bout de 20/30 minutes, on peut repartir pour l’hôtel où nous mangerons avant de repartir avec Walter pour la suite de notre découverte amazonienne.

Baignade et piranhas dans le lac Tarapoto

Nous allons (toujours en lancha) jusqu’au lac Tarapoto, qui est en fait un des bras de l’amazone. C’est très grand et très profond. Nous profitons ainsi d’une petite baignade dans ces eaux maronnasses, après que Walter nous ait assuré que les piranhas, anacondas et caïmans ne se trouvaient pas ici, mais plus proche des bords.

L’occasion de se baigner dans l’Amazone ne se représentera peut-être jamais alors nous en profitons, pas tout à fait rassurés quand même, surtout qu’on ne voit absolument pas ce qu’il y a dans l’eau.

Après être remonté dans la lancha, Walter nous amène près des berges, on passe sous des arbres à moitié dans l’eau et c’est parti pour la séance de pêche !

Nous avons des cannes rudimentaires : un baton, un fil de pêche, un petit hameçon, où l’on accroche un petit bout de viande. Walter attrape rapidement un piranha et nous le montre. Il a le ventre tout rouge et surtout de belles dents bien aiguisées ! Quand Walter passe son couteau dans sa gueule, le piranha se met à croquer rapidement et on entend bien le bruit dessus (voir la vidéo ci-dessous) !

https://youtu.be/LLKd33I7QpI

On le relâche et on reprend la pêche.
Les poissons mordent tout de suite à l’hameçon, c’est impressionnant ! Mais c’est plus difficile de les attraper ^^ Manu n’en aura aucun, moi j’attrape la technique apparemment car je réussi à en avoir 6 ou 7 dont 3 piranhas ! Ils seront tous relâchés, nous n’en avons pas besoin pour notre dîner ^^

On repart ensuite en direction de chez Carlos, en espérant voir des dauphins dans le lac, mais il n’y en a pas beaucoup à cette saison, nous n’en croiserons pas. Ils viennent dans le lac en saison humide, quand il y a plus de poissons.

On voit par contre des singes sauter dans les arbres, un superbe spectacle ! Walter nous montre aussi plein d’oiseaux et nous avons même la chance de voir le plus grand oiseau d’Amazonie (la harpie féroce).

Une fois rentrés, on remonte au mirador observer le coucher de soleil, comme la veille.

Balade dans la forêt la nuit

Après le dîner, nous partons avec d’autres personnes qui logent ici pour une marche nocturne dans la jungle, derrière Puerto Nariño. Nous voyons plein d’insectes, qui sortent la nuit. Araignées, mygales, grenouilles, grosses fourmis, phasmes, scorpions… Le tout accompagné de moustiques bien sûr !

Mieux vaut prévoir des vêtements couvrants, du répulsif et chose à laquelle on n’avait pas pensé : une casquette ou autre couvre-chef ! Oui parce que quand on se balade en pleine jungle la nuit, avec des feuilles de partout où vivent plein d’insectes, on a moyennement envie qu’ils élisent domicile dans notre chevelure x)

Il faut aussi ne pas être trop maladroit et marcher sans se tenir aux arbres, sous peine de mettre la main sur une araignée venimeuse ou autre gentille bestiole !

Sympa de voir la jungle la nuit et tout ces habitants, mais nous étions 7 personnes, plus le guide, ce qui fait qu’on était trop… C’était pas le top. On a préféré nos escapades de la journée où nous étions que tous les deux avec un guide !

Après une bonne nuit de sommeil et un peu de repos dans le jardin de Carlos, nous laissons nos affaires et partons à pieds jusqu’à Puerto Nariño, sur les conseils de Carlos.

Rencontre avec des singes !

Nous sommes dans la forêt mais ça va, il y a un chemin, et nous passons près de cultures de maïs.

On s’arrête à un refuge de singes, que Carlos nous a indiqué. En fait c’est une auberge qu’on avait vu sur le site booking, mais il n’y avait plus de cabanes disponibles (sans regret, nous avons adoré notre logement).

Le petit truc en plus, c’est que le monsieur qui s’occupe des lieux adore les animaux et il y en a plein, chats, chiens, aras et surtout des singes ! Il nous accueille chaleureusement et nous donne quelques gourmandises pour les donner aux singes ! Ils ne sont pas peureux, viennent sur nous, nos têtes !

L’un d’eux est vraiment trop coquin, fouille notre sac, mâchouille notre crème solaire… ! On rigole bien.

https://www.youtube.com/watch?v=lN_rJXFuFX4

Puis le gérant nous dit de l’accompagner un peu plus loin, il dépose de la banane sur une branche d’un arbre, appelle « monkey monkey », et là, surprise, nous découvrons un tout petit singe !! Mais vraiment riquiqui !

On apprend que c’est le ouistiti pygmé, le plus petit singe du monde. Son corps fait maximum 15 cm ! Il est peureux mais il se laisse un peu approcher, on peut l’observer, c’est vraiment fou ce tout petit singe ^^

Après cette petite pause, nous repartons vers le village, nous passons dans une école, près de maisons sur de hauts pilotis… Un dernier almuerzo à Puerto, Walter nous rapporte nos gros sacs à dos et nous prenons le bateau pour retourner à Leticia !

C’est la fin !

Après seulement 1h30 de trajet, nous revoici en ville. Nous retournons à l’hôtel où nous étions précédemment, le gérant nous avait dit que c’était bon. Mais en arrivant, il est catastrophé, nous dit qu’il n’a plus de place finalement x)

Il nous indique un autre hôtel en ville, dans la même gamme de prix, et nous paye le tuktuk pour y aller. Il est tellement embêté qu’il nous payera même le transport jusqu’à l’aéroport le lendemain x)

Le lendemain avant notre vol, nous profitons d’être près du centre-ville pour nous rendre à pieds du côté brésilien de la ville. Il n’y a pas vraiment de frontière, juste des panneaux et des drapeaux indiquant qu’on passe de la Colombie au Brésil. On se serait bien bu une petite Caïpirinha mais il est un peu tôt et on a un avion à prendre !

Ces quelques jours en Amazonie ont été une merveille, notre seul regret, ne pas avoir eu plus de temps à Puerto Nariño ! C’est vraiment un endroit paisible, il y a des activités sur l’Amazone ou les environs, où on peut tout simplement se relaxer dans la forêt.

Une immersion dans la nature, de belles rencontres… Difficile de raconter cela, découvrir l’Amazonie, c’est unique, ce n’est pas l’endroit le plus photogénique, cela se vit plus que ça ne se raconte ! Un séjour inoubliable !

Infos pratiques (prix en 2019) :

Logement à Leticia : la Esperanza, chambre double avec salle de bain privée, clim et petit déj à 21€. En dehors du centre mais on y est vite à pieds et proche de l’aéroport (15 min à pieds).

Logement à Puerto Nariño : on recommande vraiment Eware Refugio Amazonico. En dehors du village mais si vous aimez la nature, c’est parfait. Carlos et sa famille sont vraiment sympas. 29€ la chambre double avec salle de bain commune (propre, mais ne soyez pas surpris de vous retrouver face à une grenouille xD) et petit déj compris.

En arrivant à Leticia il faut payer une taxe de 35 000 COP (9€), à Puerto Nariño c’est 10 000 COP (2,60€).

Bateau Leticia – Puerto Nariño : 35 000 COP (9€) – Entre 1h30 et 2h30 de trajet

Excursions prises avec notre hôtel : 110 000 COP (29€) par personne pour la journée, 50 000 COP (13€) pour la balade de nuit (2h). Pas donné mais ici tout est plus cher. En tout cas nous avons passé de super moments, et c’était génial de se retrouver seuls avec un local !

iguane

10 jours aux îles Galapagos, récit et conseils

Les îles Galapagos… Un archipel dont le nom si exotique fait rêver (saviez-vous que cela signifie « tortues » en espagnol ? — bon nous on aurait plutôt opté pour les îles « iguanas », vu le nombre qu’on y a croisé 😂).

Juste avant de partir faire ce voyage au long cours en Amérique du Sud, je suis tombée plusieurs fois, par hasard, sur cette destination, notamment dans un livre, qui décrivait cet endroit comme un lieu unique au monde, où la trace de l’homme était toute récente et où les animaux n’avait pas appris à nous craindre. Comment résister à cet appel ?!
Pourtant on en a lu et entendu des phrases comme « Les Galapagos, c’est une destination trop chère ! » – Alors vrai ou pas ?
C’est plus cher que le reste de l’Équateur (pays auquel elles sont rattachées) mais nous y avons passé 10 jours sans avoir besoin de vendre un rein. Entre récit et conseils, on vous explique tout !

Avions et taxes : les frais obligatoires

Pour aller aux Galapagos, deux solutions : soit on passe par une croisière qui fait le tour des îles et nous dépose dessus pour des excursions groupées, soit on y va par soi-même, en avion. Nous avons bien évidemment choisi cette deuxième option, croisière signifiant prix élevé et du monde.

Niveau aéroport vous avez le choix de partir du continent depuis Quito ou Guayaquil (Equateur). Sur les îles il y a deux aéroports : Baltra (près de l’île de Santa Cruz) ou San Cristobal. Il existe des vols directs avec Latam.
(Pour notre part nous sommes partis de Guayaquil jusqu’à Santa Cruz, et avons fait le retour jusqu’à Quito, nous avons payé environ 350€ chacun)

Avant le départ il faudra payer une taxe de 20$ à l’aéroport.

Il est interdit d’amener des fruits, légumes, graines… Afin de ne pas amener de maladies. Dans l’avion, avant d’atterrir, les hôtesses de l’air balancent un spray insecticide sur les bagages à main, rangés au dessus de nos têtes. Ça rigole pas !

Une fois arrivé aux l’aéroport des Galapagos, quel qu’il soit, il faudra vous affranchir d’une taxe de 100$ ! Ça fait mal, alors autant s’y préparer. Mais c’est pour la protection des îles, celles-ci font en fait partie d’un parc national. L’avantage c’est qu’ensuite il y a beaucoup de choses gratuites, car comprises dans le prix de cette taxe.

A savoir : les îles Galapagos ont une heure de moins que le reste de l’Équateur.

île vue du ciel
Arrivée sur l’archipel en avion

Le transport de l’aéroport de Baltra jusqu’à Puerto Ayora (bus et ferry)

A l’aéroport on fouille nos bagages à mains et des chiens reniflent tous les bagages de la soute, avant qu’on puisse les récupérer.

On sort ensuite du petit aéroport, juste devant il y des bus. On peut acheter son ticket juste après avoir payé la taxe de 100$. On nous apprend que le prix du bus est 5$, alors que lors de nos recherches, on avait vu qu’il était gratuit ! Ils ne s’embêtent pas, surtout qu’on n’a pas vraiment le choix, il n’y a que les bus qui circulent là et à pieds c’est pas hyper envisageable… 5$ les 10 minutes, ça commence bien…

On doit ensuite prendre un ferry pour aller jusqu’à l’île de Santa Cruz (l’aéroport est situé sur une toute petite île juste à côté où il n’y a rien d’autre). La traversée dure 5 minutes et coûte 1$.

Puis on doit reprendre un bus qui traverse l’île du nord au sud, jusqu’à la ville de Puerto Ayora, la « grosse » ville de l’île. On avait lu que les prix étaient de 1 ou 2$, mais en fait ils ont bien augmenté : on a payé 5$ par personne ! Et tout ça pour se retrouver assis par terre à côté du chauffeur avec nos gros sacs à dos car il n’y avait plus de places (à l’arrache !)… Au final on aurait mieux fait de partager un taxi avec d’autres, on aurait payé le même prix ou moins, avec plus de confort.

Que faire sur l’ile de Santa Cruz avec un petit budget ?

Je me suis beaucoup aidé de l’article de Youngwildtravelers pour anticiper ce qu’on pouvait faire de gratuit ou pas cher sur cette île, merci à eux !

– Le centre Darwin (gratuit)

Notre première visite, après notre arrivée. Accessible à pieds depuis le centre de Puerto Ayora. On y trouve des informations sur la faune et la flore de l’île et c’est ici qu’on y rencontre nos premières tortues géantes ! Il y en a plein dans des enclos, elles sont vraiment impressionnantes. Elles ne bougent presque pas. Il y a aussi des bébés tortues et des iguanes (enfin on n’en a vu qu’un, mais alors quel spécimen ! Un vrai dinosaure). On découvre aussi George, la dernière tortue de son espèce, maintenant empaillé (il est mort en 2012 à 120 ans !). C’est une vraie star, il est gardé dans une pièce sombre et fraîche dont on n’accède qu’après être passé par un sas de « décontamination ».

– Tortuga Bay (gratuit)

On arrive à l’entrée après 15-30 minutes de marche selon où on se trouve dans la ville. Il faut inscrire son nom avec son heure de passage. Puis il y a une marche d’une trentaine de minutes sur un chemin « goudronné » au milieu de cactus immenses, endémiques aux îles. On rencontre plein de petits lézards et oiseaux.

On arrive d’abord à la grande plage, où la baignade est interdite, à cause des grosses vagues. Elle est vraiment superbe !

Il faut ensuite la traverser pour arriver jusqu’à la Playa Mansa, une plage plus petite, entourée de mangroves, où l’eau est très calme.

Nous avions prévu un pique nique, que nous avons mangé sous les arbres, juste avant d’y arriver. Entourés d’iguanes et d’oiseaux pas peureux qui viendront même manger quelques miettes dans nos mains.

Une fois à Playa Mansa, nous enfilons masque et tuba pour faire du snorkelling (4$ l’ensemble, loué en ville avant de partir). Ce sera une dépense totalement inutile car on ne voit strictement rien, l’eau est trop trouble ! Un peu dégoûté on décide de louer un kayak, dispo sur la plage (10$ par personne pour 1h). On peut s’éloigner plus facilement de la plage, s’approcher des mangroves… Et finalement c’est comme cela que l’on voit plein de raies (léopards et autres types…) ainsi que des tortues, dont une qui passe très proche près de nous et qui est bien grosse !

En repartant vers 16h30 (les plages ferment à 17h), on aperçoit une dernière raie qui nous passe juste à côté, alors qu’on marche les pieds dans l’eau ! Impressionnant comme elles s’approchent.

Ici on vous conseille donc de plutôt louer un kayak que de faire du snorkelling (mais si vous avez votre propre équipement, prenez le quand même bien sûr !).

– Las Grietas (gratuit)

Au port on prend un bateau taxi, à 0,80$ par personne, qui nous amène en quelques minutes de l’autre côté de la baie (c’est vraiment juste à côté). On marche ensuite sur un sentier facile, passant une plage (voir paragraphe suivant), des salins, des pierres volcaniques… Il fait très chaud et c’est avec joie qu’on découvre les crevasses rocheuses volcaniques remplies d’eau de las Grietas !

C’est très profond, l’eau est fraîche et il y a des petits poissons. Attention aux rochers par contre, je me suis fait mal! (la boulette) Il y a un peu de monde, mais ça dépend vraiment des moments… On s’est retrouvé seuls avec des familles du coin, mais quand un groupe d’américains arrivent, c’est le drame x)

baignade dans les crevasses

Il y a une toute petite marche très facile pour avoir d’autres vues sur la crevasse (et on découvre les différentes « piscines » accessibles si on passe les rochers au bout de la première piscine, et là c’est tranquillité assurée) ainsi que sur la baie.

A côté de las Grietas il y a aussi un coin pour pique-niquer.

– Playa Alemania (gratuit)

Au retour, on s’arrête sur la plage qu’on a vu à l’aller. Il y a un peu de monde, mais tant pis, on se pose et profite de cette eau claire et fraîche, avec des petits poissons. Deux raies passent juste à côté de nous ! Par contre la marée est beaucoup montée le temps qu’on barbote dans l’eau et on s’est retrouvé avec des affaires mouillées… Oups ! Heureusement pas de dégâts matériels, on a évité le drame à temps ! On repart en bateau taxi, toujours à 0,80$ chacun. Sachant que le soir et la nuit le tarif est un peu plus élevé.

plage

– Balade sur la jetée (gratuit)

Le soir, la meilleure occupation est d’aller sur la jetée, au port. Tous les soirs, c’est le même spectacle : les otaries prennent leurs aises pour la nuit et dorment sur le pont et les bancs ! Assez fou d’approcher ces animaux de si près, elles ne sont pas du tout gênées par notre présence. On peut aussi voir dans l’eau des tortues, des petits requins, des poissons, des crabes, d’autres otaries qui s’éclatent… Ainsi que des pélicans. Vraiment génial, on a adoré venir ici et les observer en toute simplicité.

– Le port de pêche (gratuit)

Ici aussi vous pourrez voir des animaux autour des bateaux de pêches. Le soir il y a des petits stands sur la placette. Nous avons aussi eu la chance de tomber sur une représentation de danse en costumes traditionnels, avec des adultes et des enfants de l’île, vraiment sympa !

– Tunnels de lave de Bellavista (3,5$)

Il existe plusieurs tunnels de lave sur l’île, nous avons choisi celui-ci parce que… C’était le « plus près » de Puerto Ayora !

En fait nous avons eu la brillante idée (ou pas) de louer des vélos (12$/personne/jour) pour sortir hors de la ville pour une journée et faire des excursions en autonomie, sans passer par un tour. On avait vu qu’il y avait une piste cyclable tout le long de la route principale de l’île, alors on s’est dit que c’était une bonne idée. Préparez vos cuissots car ça ne fait que monter ! (pourtant en voiture on ne dirait pas hein mais à vélo, oui oui on le sent!)

Après environ 6,5km, on arrive fatigués à la petite ville de Bellavista et visitons son tunnel de lave, pas mécontents de lâcher notre vélo. Même si on se fait piquer par des fourmis, et elles ne rigolent pas niveau douleur les coquines ! Nous sommes seuls avec deux jeunes filles arrivées en même temps en bus (pfff trop facile !).

Les tunnels font 2km de long, mais on en voit qu’une partie, ça fait un parcours où on se promène à notre rythme, à moitié éclairé (par moment il vaut mieux une lampe torche).

En fait quand la lave s’écoule, elle durcit à l’extérieur très rapidement mais continue de couleur à l’intérieur… Ce qui fait des tunnels naturels.

Une fois de retour à l’accueil, qui est en fait là où habite la dame, on discute avec elle. Comme elle a vu nos vélos, elle est impressionné qu’on soit venus depuis Puerto Ayora et nous demande où on va. On lui dit « El Rancho » mais horrifiée, elle nous dit que c’est beaucoup trop loin ! Elle nous conseille alors plusieurs endroits et on décide d’aller au Rancho Manzanillo, un endroit qu’elle aime beaucoup, un peu plus près et dans le même style. Une dame hyper sympa !

– Rancho El Manzanillo (gratuit)

La route est toujours aussi difficile, ça monte sans cesse, on commence à en avoir ras la casquette et sur les dernières montées je descends carrément du vélo et monte à pieds… (ça va pas faire plaisir à mon père, si un jour il lit ceci :p)

Après environ 8km, on arrive au panneau qui indique le ranch… Et là, malheur ! Horreur ! Le panneau annonce encore 3,5km avant d’arriver au ranch, via une route de terre ! Bon maintenant qu’on est là… Ca descend sec, on va à fond, ça fait un peu peur vu la route de terre remplie de gravillons. Heureusement on ne tombe pas et on torche ces 3,5km très rapidement.

Au ranch il y a des groupes d’américains venus en bus qui braillent mais ils vont rapidement au resto du ranch et on se peut se balader tranquillement au milieu des tortues après avoir engloutis notre pique-nique. Il y a plein de tortues ! Quand on s’approche un peu trop, elles rentrent leurs têtes en faisant un espèce de sifflement méchant. Ça nous fait rire ! Du coup vous remarquerez que sur les photos on se met derrière elles, histoire de pas trop les perturber… Et oui en se mettant derrière elles ne nous remarquent pas… lol !

On a besoin d’un petit remontant, Manu s’offre une bière à 1$ et moi je me contente de la délicieuse eau au gingembre, gratuite.

Au final un très bon plan découvert par hasard car c’était gratuit alors qu’on s’attendait à payer un droit d’entrée. La plupart des gens viennent en tour organisé et mangent sur place, ce qui fait leur affaire. Y’a peu de dingos comme nous pour venir en vélo ou à pieds ! XD

Par contre le retour est difficile, vu la descente de folie qu’on a faite. On le fait majoritairement à pieds, en poussant le vélo, mais ça nous permet de croiser encore quelques tortues.

route de terre à vélo

Une fois de retour sur la route principale, c’est le meilleur moment de la location de vélo : faire le trajet retour vers Puerto Ayora qui ne fait que descendre ! Youpiii ! On s’éclate à aller à fond, il y a quelques montées mais ce n’est pas grand-chose comparé à l’aller.

Si vous souhaitez faire comme nous, sachez donc que c’est possible ! Nous ne faisons jamais de vélo, et on a réussi (et tant pis si on l’a poussé plusieurs fois dans les côtes). Le soir on était très fatigués (près de 40 km quand même ; avec la moitié en côte) mais c’était quand même cool de découvrir les paysages de l’île en vélo, et le fait qu’il y ait une piste cyclable rend le trajet plus agréable, on peut aller à son rythme sans se stresser des voitures.

Où manger et boire un verre à Puerto Ayuro ?

Contrairement à ce qu’on peut croire il est facile de manger pour pas cher ici. Il y a bien des restos « touristiques » qui pratiquent des prix un peu forts mais ce ne sont certainement pas les seuls…

Il faut aller dans la rue Charles Binford. Le midi ce sont des petits restos avec menus pas chers… Le soir ils sortent les tables dans la rue, et exposent les poissons du jour ! Super ambiance, et on mange bien pour pas cher. Manu n’aime pas vraiment le poisson alors il a mangé des grillades, quand à moi j’ai testé le ceviche équatorien (une tuerie !!) et l’encocado (poisson au lait de coco). Nous avons également partagé une langoustine, à un prix très raisonnable. Bien sûr tout est accompagné de riz, et salades (comme d’hab).

On a testé des happy hours, certains ont osé nous servir des mojitos avec du sirop de menthe ! Sacrilège ! Ensuite on a trouvé THE bar à cocktails, toujours dans la même rue : le TJ (en bout de rue). Happy hours (toute la journée lol), des cocktails à base de fruits frais (margarita, mojitos, caipi…), le gérant les prépare avec passion !

Comment aller de Santa Cruz à Isabela ?

Acheter les tickets de bateau avant, il y a plein d’agence dans Santa Cruz. Nous l’avons acheté en face du port, la veille au soir et avons eu droit à une ristourne de « dernière minute » : 25$ chacun au lieu de 30$. Il nous a même fait le retour au même prix, alors que c’était plusieurs jours à l’avance.

A savoir : on prend d’abord un bateau-taxi depuis le port qui nous amène jusqu’au « ferry », pour 0,5$. C’est parti pour ensuite 1h30-2h de traversée, selon les conditions météo.
Une fois à Isabela c’est le même cirque : le bateau ne peut pas accoster au port (on se demande bien pourquoi) et il faut payer un autre taxi à 1$ cette fois.
Évidemment ça ne s’arrête pas là, on doit aussi payer une taxe de 10$ chacun une fois au port d’Isabela.

Ça commence à faire pas mal de frais dont on n’avait pas entendu parler, alors autant vous dire qu’on était un peu blasés.

entrée vers isabela

Il y a des espèces de bus qui amènent du port jusqu’au village mais nous avons fait le trajet à pieds, c’est plutôt rapide, environ 15 min. Par contre le chemin pour les piétons est en bonne partie en terre donc si vous avez une valise c’est pas hyper pratique, c’est mieux en sac à dos (ou sinon il faut marcher sur la route).

En arrivant sur l’île vous saurez que vous êtes au bon endroit : les otaries roupillent tout près du « port » !

otaries sur des bancs

Que faire sur l’île d’Isabela avec un petit budget ?

Il y a des bus touristiques mais tout est faisable à pied. On peut aussi louer des vélos (on n’a pas osé après le traumatisme à Santa Cruz !)

– Lagunas Salinas (gratuit)

On peut y voir des flamands roses… Nous n’en avons vu qu’un ! Mais l’endroit est dans la ville donc on peut facilement y faire un tour et c’est un paysage assez particulier : un salin — lac de sel aux teintes roses. On est tombé sur de jolies maisonnettes alentours aussi.

– Centre des Tortues (gratuit)

Dans le même style que le Centre Darwin de Santa Cruz. Et oui les tortues sont les stars de l’île ! On peut y aller en bus ou vélo mais mieux vaut y aller à pieds, il y a un chemin spécial très facile et rapide, et on y voit des flamands roses ! Plus qu’à la lagune pour notre part. On croise aussi des oiseaux et beaucoup d’iguanes.

Au centre il y a plein de tortues de différentes tailles/âges et on en apprend encore sur ces animaux étonnants.

– Plages (gratuites)

Il existe plusieurs plages, accessibles à pieds depuis le village. Très belles mais par contre il y a beaucoup de vagues et c’est difficile de se baigner. Mais sympa pour faire trempette et surtout observer les crabes et les iguanes qui viennent y nager ! Et oui les Galapagos abritent la seule espèce d’iguanes marins.

– Parque Los Humedales (gratuit)

Un parc agréable pour une journée randonnée. On peut également le faire à vélo, ce qui me semble être une bonne alternative. Il faut d’abord marcher environ 2km le long de la plage jusqu’à l’entrée où l’on s’inscrit. Puis on suit un parcours de 5 km (aller), il y a plusieurs points d’intérêts où s’arrêter : des lagons, des salins, un tunnel de lave où au fond il y a de l’eau, ainsi que plusieurs plages. La Playa del amor est assez réputée. Nous sommes allés juste à côté, avons pique-niqué sous les arbres et nous sommes baignés au retour, on était tout seuls ! Ca fait une petite crique où il n’y a pas de vagues, mais par contre beaucoup de cailloux.
Sur le chemin on rencontre beaucoup d’iguanes encore !

plage volcanique

Nous continuons sur le Camino de las Tortugas où nous croisons une tortue 🙂 Nous arrivons au mirador où on grimpe pour avoir une vue à 360°, on voit des plages, le village au loin et surtout des arbres ! On peut se rendre compte à quel point la nature est préservée ici. Ça vaut vraiment le coup.

vue sur les arbres

Comme nous ne sommes pas loin, nous continuons jusqu’au Muro de las Lagrimas (mur des larmes) : un mur restant d’une ancienne prison, construite par les prisonniers eux-mêmes, dans les années 1945.

mur

Il faut ensuite tout refaire à pieds ! (on s’est donc fait une pause baignade sur la fin).

– Snorkelling à la Concha de la Perla (gratuit)

L’accès est gratuit. Si vous n’avez pas d’équipement de snorkelling, vous pouvez le louer en ville. Nous avons loué à la journée masque+tuba+palmes pour 5$.

On y voit beaucoup de poissons. Aux endroits les plus profonds on peut voir des tortues. Nous en avons repéré une en l’entendant sortir sa tête pour respirer.

Nous avons aussi la surprise de voir une grosse raie pastenague ! Ça surprend !! Très impressionnant ! Un bon moment. Nous y sommes allés vers midi puis retournés en fin d’après-midi, à marée basse, on voyait un peu plus de poissons (mais il y avait plus de monde dans l’eau).

Sur le chemin (ponton) pour aller à la Concha, on croise plein d’otaries qui dorment. C’est excellent de les voir de si près ! Vous aurez peut-être la chance de nager avec ; nous, elles étaient en mode sieste. Et bien sûr, toujours des iguanes.

Où manger à Isabela ?

Sur la place principale il y a plein de restaurants qui proposent des menus midi et soir à 7 ou 8$ (entrée ou soupe + plat avec du riz + une boisson + un dessert de fruits ou gelée). La qualité est moyenne mais ça fait le taf !

Bon à savoir :

  • Il peut y avoir des coupures de courant sur l’île ! Ça nous est arrivé le premier soir à Isabela, on était dans le noir ^^
  • Les îles sont touristiques mais vous pouvez vous retrouver facilement seul… Le principal problème c’est les hordes d’américains, ils ne se déplacent qu’en troupeau et braillent à tout bout de champs, se croyant chez eux x)
  • Il y a aussi des tours organisés pour voir d’autres tunnels de lave, des petites îles qui abritent des animaux… Nous avons décidé de ne pas les faire, c’était cher (dans les 100$ la journée) et on a vu plein d’animaux et de jolis paysages sans aller trop loin. On ne le regrette pas.
  • On peut aussi faire de la plongée et je pense que c’est un bon endroit pour ! Pas trop trop cher (comparé au reste) et sans doute une belle faune marine.

Les Galapagos, une destination qui fait rêver ! On est très heureux d’avoir pu y aller, c’était vraiment magnifique. Malheureusement cet endroit restera associé à une triste nouvelle, ce qui fait que nous avons été moins enclin à faire plus d’activités.
Nous avons pris notre temps mais ce n’est pas un mal, c’est un endroit parfait pour se « laisser vivre ». Les rencontres animalières ne se calculent pas, mais ici on en voit beaucoup ! Un vrai bonheur de voir humain et faune locale vivre en harmonie.
Les paysages nous ont aussi beaucoup surpris, très sec et volcanique (les îles sont des volcans en fait). Parfait pour alterner rando et baignades.

Un endroit à découvrir une fois dans sa vie ! Ça vous tente ? 🙂

Pour terminer, un petit résumé vidéo de nos 10 jours aux Galapagos 🙂

https://youtu.be/JQP3D9D9GTU

Huaraz : randonnée jusqu’à la laguna 69

Après deux excursions aux alentours de Huaraz, on termine en beauté ! C’est parti pour une éprouvante mais superbe journée à la découverte de l’une des lagunes (ou lacs) les plus célèbres du Pérou.

Réveil très matinal, un minibus vient nous chercher à 4h50. La tête dans le coltar, emmitouflés dans nos doudounes, une fois que le minibus a récupéré tous les randonneurs du jour, tout le monde finit sa nuit (avec en fond sonore l’horrible musique que le chauffeur écoute).

Vers 7h, nous faisons un petit arrêt pour prendre le petit dej : un sandwich pour moi, un hamburger pour Manu ! Lol Le tout accompagné de maté de coca, car nous sommes en altitude. On profite aussi des derniers wc.

Arrivés au parc Huascaran, on paye l’entrée, qui n’est pas comprise dans le prix du tour.
Les routes de terres et de cailloux secouent bien le minibus.
Notre guide Noel, nous donne quelques conseils pour la rando et nous prie de redescendre si on commence à ressentir des effets du soroche (mal des montagnes) : maux de tête, vertiges… La rando est en altitude et va de plus en plus haut. Le mal des montagnes peut devenir dangereux si on n’y prête pas attention.

On s’arrête rapidement à une première lagune, Chinancocha (qui signifie femme en quechua). C’est déjà magnifique ! Juste le temps de l’admirer un peu et faire quelques photos avant de repartir. Nous ne sommes pas ici pour ça.

Notre guide nous montre la montagne Huascaran, d’où vient le nom du parc où nous sommes. C’est le plus haut sommet du Pérou (6768m !).

On arrive au point de départ de la randonnée, qui fait 14km aller-retour, commençant à 3800m et dont le point culminant (et de retour) est la lagune à 4600m.

Le début descend un peu (et on pense déjà au retour où il faudra remonter ces derniers mètres après tous ces efforts xD).
La rando commence sur du plat, on y va tranquille pour ne pas se fatiguer trop rapidement. À cette altitude, il vaut mieux ménager ses efforts.
On croise pas mal de vaches. Dans ces décors on se croirait presque en Suisse.

Après 2 ou 3 km, ça commence à grimper. Le guide ferme la marche (en cas de soucis). Nous marcherons avec pratiquement toujours les mêmes personnes : des chinois, des japonais et des péruviens.
Le paysage est magnifique !

On mâche de la coca pour se donner des forces. Ça aide contre le mal d’altitude mais c’est aussi un énergisant, un coupe-faim et coupe-soif. On prend quelques feuilles et on les mâche jusqu’à en faire une boule qu’on coince entre la gencive et la joue/lèvre et on laisse ça « infuser ». Honnêtement ça aide pas mal. Surtout en altitude où on manque de souffle et on respire donc plus facilement par la bouche, ce qui donne soif généralement. Avec ça on n’a pas eu ce souci.

On double quelques marcheurs qui sont allés trop vite et se retrouvent à bout de souffle à force de monter. On leur offre un peu d’agua de Florida pour les rebooster (remède péruvien qu’il faut sniffer !).

Nous passons près d’une petite lagune, certains se reposent, ressentent les effets du soroche.

Il y a un peu de plat, youpi ! Les paysages sont de plus en plus beaux.
On arrive ensuite à un panneau qui indique qu’il reste 1 km. Première pensée : génial ! Deuxième pensée une seconde plus tard quand on voit le dénivelé qui nous attend : oh m**** !

Le souffle est court, le cœur bat la chamade… La montée est très difficile. Manu me devance. Je souffre ! Mais la motivation est là malgré la difficulté. Une fois en haut je sais que je suis proche. Puis je la vois au loin, cette couleur turquoise ! Manu m’y attend.

Il nous a fallu 2h35-40 pour braver ces 7 km. On n’est pas des grands sportifs mais on l’a fait !

Une fois devant la lagune c’est l’émerveillement. Le paysage est grandiose !! Une lagune à la couleur de l’eau incroyable, entourée de montagnes et surtout du glacier d’où vient cette eau si pure.
Il y a peu de monde, c’est génial. On fait des photos et on se pose au bord de l’eau pour manger notre pique-nique bien mérité. Les gens arrivent petit à petit.

Il est interdit de se baigner sous peine d’une lourde amende, afin de préserver la pureté et la beauté du lieu. De toutes façons, après avoir trempé un doigt dedans, je vous assure qu’on avait aucune envie d’y plonger ! C’est tout simplement gelé ! Et c’est pas comme s’il faisait une chaleur folle à 4600m d’altitude !

On restera là 1h20, à profiter de ce paysage incroyable, avant de prendre le chemin inverse.
Le retour est plus facile car ça descend mais c’est pas simple non plus car il faut rester prudent avec tous ces cailloux qui n’attendent qu’une cheville à tordre…
Nous mettrons 2h10 pour revenir au minibus.

Sur la route retour, la majorité des gens dorment durant le trajet, exténués.
Le soir on fera pas long feu !

Entre le dénivelé et l’altitude, ce fut difficile mais aussi une des plus belles rando qu’on ait faite ! Partout, les vues étaient splendides, et l’arrivée à la lagune, la cerise sur le gâteau (et quelle cerise !).

Infos pratiques :

Randonnée : 14km aller/retour
Altitude : de 3800m à 4600m
Entrée du parc : 30 soles (≈ 7.90 €)
Difficile d’y aller par soi-même, mieux vaut passer par un tour. Ou alors en louant un véhicule et en passant plus de temps dans ce parc qui a l’air canon !

Huacachina, Paracas et Moron : oasis et animaux

Après Nazca, nous continuons de monter vers le nord en suivant la côte.

L’oasis de Huacachina

Nous arrivons dans la ville d’Ica pour une courte escale. Nous avons réservé un hôtel proche de Huacachina, l’oasis. Nous nous y rendons en moto-taxi (le plus économique).
L’oasis fait très usine à touristes. Direct on nous aborde pour essayer de nous vendre des tours en buggy et compagnie. On passe notre tour.

Nous recherchons un resto, il y en a une ribambelle autour de l’oasis. Dans le premier on nous ignore totalement, impossible de passer la commande alors nous partons (dommage ça avait l’air bien) et en choisissons un autre. Rien de fou mais il est 16h et nous commençons à crever la dalle !

Nous grimpons ensuite sur une des dunes qui entourent l’oasis afin de regarder le coucher de soleil. Pas facile de marcher dans tout ce sable !

Cependant la vue autour de nous est belle : des dunes, un bout de la ville d’Ica et bien sûr l’oasis. Il y a beaucoup de monde qui se pose et regarde ce spectacle. Certains en profitent pour redescendre avec une planche (comme en snowboard).

Nous regardons les lumières de l’oasis s’allumer puis rentrons à notre hôtel, toujours en moto-taxi.

Paracas

Nous nous arrêtons dans la petite ville balnéaire de Paracas. La plupart des routes sont en terre (mais c’était aussi le cas à Nazca), il y a plein de restos en bord de mer qui proposent des happy hours (auxquels nous ne résisteront pas).

Découverte en bateau des îles Ballestas

Départ matinal avec un groupe d’une vingtaine de personne sur un petit bateau, accompagné de deux guides pour aller jusqu’aux îles Ballestas. Celles-ci sont accessibles seulement en bateau, c’est un repère pour les oiseaux et animaux marins.

Sur la « route » on passe devant le Chandelier, un dessin possiblement fait par la civilisation Paracas ou par des pirates. Encore un mystère !

Arrivés aux îles, on ne peut pas débarquer dessus, on en fait juste le tour en bateau. On voit énormément d’oiseaux, c’est impressionnant ! On a également la chance d’observer des otaries et même des manchots ! Plutôt étonnant d’en voir ici, si proche de la ligne de l’équateur.

Par contre le temps est couvert et il fait très froid (surtout que le bateau n’est pas fermé alors on est en plein vent). Mieux vaut prévoir un coupe-vent.

La réserve de Paracas

Comme le tour des îles est assez rapide (environ 2h) nous avons le temps de faire un autre tour (organisé) dans la réserve, dont l’entrée est proche de la ville.
L’endroit est immense et nous n’en verrons qu’une petite partie.

Notre guide est sympa et explique beaucoup de choses, même TROP. En plus il donne les explications en espagnol et en anglais (en soit c’est super), alors il ne s’arrête jamais de brailler, au bout d’un moment c’est fatiguant xD

On voit des flamands roses de loin, puis on visite un musée sur le parc et ses habitants actuels et anciens (des pélicans et manchots géants ainsi que le terrible megalodon – requin géant).

Vous voyez les flamands roses ?

On nous amène à divers point de vue, dont la « Cathédrale » (écroulée en 2007 suite à un séisme), on voit plusieurs plages.

On descend une grosse « colline » de sable qui est très raide, c’est un peu flippant ! Pas sûr qu’on avait le droit car juste après un garde du parc arrive et a l’air d’enguirlander le guide !

On finit le tour dans un « village » de pêcheurs où il n’y a que des restos en fait. Ça pue l’arnaque à touristes ! Les plats sont un peu chers et on n’a pas très faim, alors on ne fera pas leur affaire.

Petit détour par Pisco

Une fois rentrés à notre petit hôtel, notre hôte nous explique comment nous rendre à Pisco. Un colectivo doit passer dans la rue, parfait !

On se retrouve sur la banquette arrière d’une voiture à priori normale, accompagné d’un péruvien. À l’avant le chauffeur et une femme avec son bébé (pas attachés – normal). Nos sacs tiennent à peine dans le coffre. Plutôt improbable comme expérience ^^

La laguna Morón – ou l’autre oasis

La fille à l’accueil de notre hôtel nous renseigne pour aller à la laguna Morón, une oasis pas très touristique, accessible depuis Pisco.
Un moto-taxi nous amène jusqu’au Mercado (on s’attendait à un marché couvert mais ce sont juste des stands dans la rue… Un gros bordel ! Lol)
Le tuktuk nous indique où sont les colectivos pour le village de Bernales, situé à côté de la laguna.

Après environ 30 minutes de colectivo, nous arrivons à Bernales. Le gars nous dit qu’on doit decendre et heureusement un monsieur dans le colectivo nous indique le chemin pour aller à la laguna.

Nous partons à pieds (il est aussi possible de payer un tuktuk ou un taxi), sur le chemin nous rencontrons des écolières, toutes contentes de nous voir, qui nous font coucou et nous lancent des « hello » « how are you ? » en riant.

On se retrouve rapidement au milieu des champs, on croise des agriculteurs. Dont une voiture avec 3 hommes qui s’arrêtent et nous demandent si on va à la laguna moron. On pense qu’ils vont nous dire que c’est fermé ou qu’on doit être véhiculé ou on ne sait quoi, histoire de nous soutirer quelques soles mais pas du tout, ils veulent juste nous indiquer le chemin.

Les gens sont juste sympas !

Après 45 minutes nous arrivons à l’oasis. Il n’y a personne, excepté 3 personnes (2 françaises -toujouuurs des français !!- et leur guide, qui nous ont doublé en voiture).
Un endroit hyper tranquille et sauvage ! On se pose sur une dune. C’est juste dommage qu’il fasse gris, s’il avait fait beau on aurait pu se baigner mais là il fait trop froid.

Sur le chemin retour, nous aurons droit à une pluie fine. De retour au village nous interpellons un colectivo et retournons à Pisco.
Le soir nous mangeons à l’hôtel et discutons avec la réceptionniste, adorable et ravie de nous faire travailler notre espagnol.

Conseils pratiques

Comment aller à l’oasis de Moron depuis Pisco.

Tuktuk jusqu’au mercado : entre 2,5 et 3 soles (moins d’un euro).
Colectivo pisco – bernales : 4 soles (1.10 €) par personne.
Puis en taxi ou à pieds jusqu’à l’oasis (demander votre chemin et regarder sur maps.me. Pas compliqué, il faut suivre une route de terre, terrain plat). Prévoir un pique-nique ou manger avant / après (ça nous a prit une demi-journée).
En comparaison nous avons vu que les tours pour y aller étaient à 150 soles (41 €) par personne…!

Visite d’Arequipa et découverte du Canyon de Colca (en indépendant et en mode flemmard !)

Après avoir visité Cuzco et la vallée sacrée des Incas, nous partons pour le sud, dans un endroit un peu moins en altitude : Arequipa (tout de même à 2500m), la ville blanche.

Le volcan Misti que l’on peut admirer depuis Arequipa

Les joies du bus

Départ de Cuzco un dimanche soir, nous avons « seulement » 10h de bus, et c’est la nuit, donc parfait. Trop facile !

Vers 1h du matin le bus s’arrête. Après quelques minutes le moteur est carrément coupé. On se demande ce qu’il se passe, à moitié endormi. Puis l’hôte de terre comme nous aimons l’appeler (en gros comme les stewards et hôtesses de l’air en avion, mais dans le bus ! Oui oui ^^ ) nous informe que la route est bloquée par des agriculteurs, on ne peut pas passer. Sérieux à 1h du mat’ les gars sont là ! Il n’y a rien à faire alors on s’endort.

Vers 7h les gens se réveillent, ça s’agite… Mais tout ça pour rien. On sort un peu du bus, on observe… On va au village à côté se prendre à manger (et on se fait grave arnaquer ce qui n’arrange rien à notre humeur). Les gens du coin ont mit des pierres au milieu de la route pour la bloquer.

De notre côté nous sommes 3 malheureux bus arrêtés mais en face la file est immense. Finalement ils débloquent la route à 14h et nous pouvons enfin partir ! Ça a été très long ! On arrive à Arequipa dans la soirée alors qu’on aurait du y être à 6h du matin. 

Découverte de Arequipa

Balade dans le centre-ville

Nous nous baladons dans la ville, qui est très jolie avec ces façades en pierre blanche typiques d’ici. Comme d’habitude il y a une Plaza des Armas et elle est très belle entourées de ses arcades.Il y a aussi de jolies maisons coloniales bien conservées à découvrir à côté : la Casa de Moral et la Casa Ricketts.

Visite du couvent Santa Catalina

Le monasterio de Santa Catalina de Siena est le plus grand couvent du monde, construit en 1579. Situé au centre de la ville, pas loin de la Plaza des Armas, il se visite tous les jours pour la belle somme de 40 soles par personne (environ 10,5€). C’est un peu cher pour le Pérou mais c’est vraiment un bel édifice ! Nous n’avons pas regretté, c’est très grand et l’architecture colorée nous a beaucoup plu.

C’est clairement une ville dans la ville, comme ils le disent. Il y a des rues qui portent le nom de villes espagnoles (entre ça et l’architecture, ça nous a ramené à notre voyage en Andalousie avec Audrey et Thomas ^^). On peut aussi voir les chambres des sœurs, équipées de cuisine. Possibilité de prendre une guide francophone.

Marché San Camillo

Le marché local, situé en ville, où on peut boire plein de bons jus de fruits et manger pas cher.

C’est ici que j’ai testé mon premier ceviche (poisson cru mariné). On y a aussi acheté des feuilles de coca, en prévision de notre visite du canyon de Colca, situé en altitude.

Les bons jus de fruits frais (mon coin préféré ! :p )

Visite du musée Santuario Andino

Un petit musée proche de la Plaza des Armas également. Compter 20 soles (≈ 5.4 €) par personne, visite avec un guide obligatoire (espagnol, anglais ou parfois français apparemment).

On commence avec une vidéo d’une vingtaine de minutes (en anglais, sous-titres français) qui raconte la découverte de la momie Juanita, à côté de Arequipa, qui a entrainé la découverte d’autres dépouilles (en majorité des sacrifices de jeunes filles) dans les montagnes.

La visite continue dans plusieurs salles avec des objets découvert dans les tombes. Des souliers, des vases pour la chicha, des ponchos, dont un très bien conservé qui a toujours sa couleur bleue, des poupées habillées comme les victimes avec lesquelles elles ont été retrouvé, des figurines en or, en argent…

D’après les explications de la guide, les Incas savaient que El Niño allait arriver quand les coquillages arrivaient sur la plage, c’était un mauvais présage. Pour calmer les dieux, ils devaient leur faire un sacrifice. Ils choisissaient une jeune fille noble : la plus belle et en meilleure santé possible, afin que cela soit le plus beau cadeau. Ils partaient de Cuzco à pieds et faisaient des centaines de kilomètres jusqu’à une montagne sacrée. Ils montaient au sommet, parfois très très haut, dans des conditions très pénibles (comme nous ils ne pouvaient pas éviter le mal des montagnes à une certaine altitude, et ils n’étaient certainement pas aussi bien équipé que nos alpinistes modernes !).

Ils utilisaient des cordes pour l’ascension, celles-ci ont été retrouvées par les archéologues. La fille avait généralement entre 12 et 14 ans, avant qu’elle ne devienne une « femme ». Elle portait de magnifiques vêtements et une espèce de grande couronne. Juanita est l’une de ces sacrifiées. Elle a fait tout cela, arrivée au sommet, elle a bu de la chicha (boisson fermenté pour la plonger dans un état second) et s’est ensuite fait tué par un gros coup sur la tête.

Elle a ensuite été mise en position foetale, avec plusieurs objets pour sa renaissance (des petites chaussures d’enfant par exemple). On a aussi retrouvé son cordon ombilical avec elle. Ce qui prouve que Juanita était sans doute prédestinée à être sacrifiée.

C’est très étrange pour nous d’imaginer de telles pratiques. Mais à l’époque, mourir ainsi était un privilège, elle devenait presque égale aux dieux, 13 ans à jamais. 

Juanita – photo prise ici (interdit pendant la visite) : https://www.aracari.com/blog/luxury-travel-peru/juanita-mummy-arequipa-the-incan-ice-maiden/

La visite se termine avec l’exposition de Juanita, enfermée dans un coffret en verre. Elle est maintenue à une température de -20 degrés, avec une humidité qui ressemble à celle de la montagne, qui l’a conservé ainsi pendant des siècles.

C’était vraiment bizarre de la découvrir après toutes ces explications. Elle est toute petite, son corps s’étant rétracté avec le froid. On peut voir ses cheveux, sa peau… Son visage a cependant été brûlé à cause de son exposition au soleil  (quand la neige a fondu ; c’est comme ça que les archéologues l’ont découverte). Le reste du corps est incroyablement bien conservé, on voit même le gras qui est sortit du corps (processus naturel après la mort) et qui a gelé. Cela signifie qu’elle a gelé très rapidement.

C’est vraiment fou de se dire que ce corps exposé est celui d’une jeune fille d’il y a 500 ans…
Que pensait-elle de tout ça ? Avait-elle des rêves différents ? Que dirait-elle si elle savait que des gens du monde entier pouvait observer son corps sans vie ?

Notre visite d’Arequipa s’arrête la, nous partons ensuite pour le Canyon de Colca, accessible depuis la ville.

La Plaza San Antonio avec vue sur les montagnes environnantes

Le Canyon de Colca

Nous laissons nos gros sacs à dos à l’hôtel (service gratuit, ils ont l’habitude) et partons légers en direction du second canyon le plus profond du monde (le premier est juste à côté, au Pérou aussi).

Comme Manu a eu des soucis liés à l’altitude quelques jours plus tôt, nous avons hésité à venir au Canyon, en altitude. On a décidé d’y aller car tout le monde en dit beaucoup de bien.

Mais contrairement à la plupart des voyageurs nous n’avons pas fait de trek. On y est allé en mode tranquille. Il est possible de prendre un tour depuis Arequipa mais nous l’avons fait par nous-mêmes, moins cher et plus de liberté !

Nous prenons un bus à 11h30 et arrivons à 17h au petit village de Cabanaconde. Nous partons à l’auberge Pachamama, dont on a entendu parler sur des blogs et conseillé par notre guide Lonely Planet.

On prend une nuit dans une chambre double avec salle de bain commune. L’endroit est sympa, à peine arrivés un petit chat noir squatte notre chambre et ronronne de nos calins.

Celui qui s’occupe de l’auberge s’appelle aussi Manu et il parle français. Il est super cool ! Après avoir mangé de délicieuses pizzas au resto de l’auberge, il nous explique les chemins de randos etc.

On se rend compte qu’on va être un peu juste niveau argent car il n’y a pas de distributeur dans le villages et les établissements ne prennent que la visa (et j’ai laissé ma visa à l’hôtel évidemment….).

Bref on verra. En attendant on se couche tôt !

Moment magique devant les plus grands oiseaux du monde : les condors

Réveil matinal, on prend le petit dej à 6h30 et à 7h nous partons en voiture avec Jorge et un jeune couple de hollandais pour le point de vue « El Cruz del Condor » (organisé grâce à l’auberge). La-bas on paye pour le droit d’entrée du parc, 70 soles par personne.

Jorge est hyper sympa, il explique plein de trucs, on comprend pas tout car il parle seulement espagnol mais c’est hyper intéressant. Il est passionné par les condors.

Arrivés au fameux point de vue, on voit quelques condors posés. Il n’y a presque personne quand ils commencent à s’envoler et planer au dessus du canyon. C’est vraiment un moment merveilleux avec le soleil qui est à peine levé, le calme, la nature…

Jorge nous prête ses jumelles pour observer les condors. Lui aussi prend plein de photos, malgré qu’il les voit quasi tous les jours. Un vrai passionné on vous dit ! Un homme très touchant.

Il nous explique que les condors vivent en couple, avec le même condor toute leur vie. De plus, une fois vieux, et se sentant à la fin de leur vie, ils montent très haut dans le ciel et se laissent tomber à pic afin de mourir (ils se suicident)…

Des animaux vraiment fascinants.

Vers 8h – 8h15 des bus arrivent, il y a beaucoup de monde… Ça change totalement d’ambiance. Et c’est là qu’on est content de ne pas être venu avec un tour organisé et qu’on ne regrette pas de s’être levé aux aurores !

On repart avec Jorge qui nous montre le volcan pas loin qui est en activité.  On peut voir de la fumée en sortir ! Pour nous c’est très impressionnant, pour lui ça n’a pas l’air très choquant, ça doit être habituel.

Points de vue sur le canyon

Il nous dépose ensuite au mirador de San Miguel. On se balade un peu, on descend un peu dans le canyon, on croise des groupes qui font des treks.

La vue est superbe. Ça donne envie de se lancer dans le trek mais pas possible, on n’a rien prévu. La descente dans le canyon est relativement facile mais le retour est très difficile et il faut le faire très tôt le matin pour éviter la chaleur. 

Nous allons ensuite au musée Juanita à côté. Gratuit mais la moitié des pièces sont dans le noir (on s’éclaire avec le portable) et il n’y a aucune explication.

Apparemment il y a des momies, des objets mais qu’est ce que c’est, on ne sait pas. On ne s’attarde pas et on va voir un autre point de vue juste à côté. 

On repart ensuite à pieds vers Cabanaconde. Un couple d’américains s’arrêtent et nous proposent de nous y amener en voiture, ce qu’on accepte volontiers. Hyper sympas, on discute un peu avant de les quitter.

On prend ensuite un bus pour Chivay, situé à 2h de route environ. Nous ne pouvons pas rentrer directement à Arequipa car nous n’avons pas assez d’argent ! Juste assez pour aller à Chivay où on peut retirer de l’argent, ouf ^^

On mange dans un petit resto pas cher là-bas. Quand on retourne au terminal de bus, tout est prit. Il est 15h30 et on doit attendre 17h30 pour le prochain bus avec de la place pour Arequipa. Nos tickets achetés, on retourne dans le centre du village boire une limonade en squattant le wifi d’un bar.

On arrive à Arequipa à 21h, très fatigués. Et on retourne manger à notre découverte culinaire du coin, Food Wagen où ils nous reconnaissent et nous conseillent, super contents d’avoir deux étrangers qui apprécient leur cuisine 😀 

Arequipa est une ville très belle, on a adoré se retrouver entourés de montagnes et de volcans ! Les paysages sont plutôt secs, ce qui est étonnant pour un endroit en altitude. Le canyon de Colca est superbe et tranquille. Un bon moment dans la nature qui nous a fait beaucoup de bien. On aurait pu rester plus longtemps ! Le trek dans le canyon doit être difficile mais génial !

Où manger à Arequipa ?

  • comme d’habitude le marché pour un repas de midi local et pas cher
  • notre coup de cœur de notre voyage au Pérou : Food Wagen. Découvert par hasard car à côté de notre hôtel, sur la Plaza San Antonio. L’endroit, tout petit, nous a plu et nous avons donc décidé de tenter. Bonne musique d’ambiance, personnel hyper sympa et nourriture délicieuse ! Des classiques péruviens revisités en mode « fast-food » avec des boissons aux fruits super bonnes. Plusieurs types de viandes marinées, en mode sandwich ou accompagnée de frites. On y est allé 2 fois tellement on a adoré !

Où manger et dormir à Cabanaconde ?

Pachamama, super ambiance, hostal propre et confortable et le soir délicieuses pizzas (plus chères que les prix pratiqués habituellement au Pérou, mais très bonnes et cuites au feu de bois, dans un endroit comme ça, une agréable surprise !).