L’île de Pâques… Un lieu populaire dans l’imaginaire collectif, on a tous en tête les mystérieuses statues qui peuplent cette île. Tellement connu qu’il nous parait impossible de se rendre dans cet endroit éloigné de tout. Avant d’entamer notre voyage de plusieurs mois en Amérique du Sud, nous étions bien décidés à visiter ce lieu au bout du monde, qui appartient au Chili, et c’est ainsi que nous avons pris nos billets des mois à l’avance, avant même de se retrouver sur le continent sud-américain.

Sommaire

L’article étant assez long, le sommaire suivant vous permettra d’aller directement aux parties qui vous intéressent.

Comment se rendre sur l’île de Pâques, les démarches administratives (et notre expérience stressante !)

L’île de Pâque ou Rapa Nui, de son vrai nom, fait partie de la région Valparaiso au Chili. On y arrive en avion depuis Santiago du Chili ou depuis Tahiti. En nous y prenant à l’avance, nous avons trouvé des billets aller retour depuis Santiago à 350 € chacun avec Latam, ce qui est un prix assez honnête, pour un vol de 5h.

Il faut savoir que le Chili a décidé depuis l’été 2019 de limiter l’accès à l’île, afin de la préserver. De plus en plus de touristes font le voyage jusqu’ici et beaucoup de chiliens décident de s’y installer. Pour limiter l’impact négatif de tout ce monde, on ne peut rester que 30 jours maximum.

Avant de s’envoler pour l’île, il y a plusieurs étapes « obligatoires » (vous allez comprendre pourquoi les guillemets) :

  • Remplir un formulaire unique d’entrée. Totalement obligatoire, on ne vous laissera pas embarquer sans que cela soit fait. Il se remplit en ligne à l’avance ou à l’arrivée à l’aéroport de départ, et il faut présenter le mail de confirmation à la PDI (Police d’investigation chilienne) ;
  • Avoir un billet retour (sans excéder 30 jours sur place) ;
  • Avoir un logement certifié Sernatur, la liste étant disponible sur le formulaire d’entrée ;
  • Si vous n’avez pas de logement certifié, comme par exemple un airbnb, il vous faut une lettre d’invitation d’un habitant de l’île. C’est un document officiel, la mairie fournit un numéro d’invitation.

Dans les faits ?
Je vais vous raconter notre expérience, qui pourra peut-être en rassurer quelques uns. Les logements sur l’île de Pâques sont à des prix très élevés, et nous avions réservé un camping pas cher (avec tente, matelas et sac de couchage inclus). Malheureusement, un mois après avoir fait la réservation, le gérant nous contacte pour nous informer qu’il y a eu un soucis avec les réservations et qu’il ne peut pas nous accueillir ! On était bien dégoûté car c’était le moins cher de l’île… Après recherches nous avons finalement loué une chambre privée chez un habitant de l’île, via airbnb. Naïfs, nous n’étions pas au courant qu’il fallait un logement certifié ou une invitation, nous l’apprenons quelques jours avant le départ. Au même moment, notre hôte airbnb nous demande nos informations de passeport pour faire l’invitation, tout va bien. Sauf que la veille du départ, aucune nouvelle, nous devons remplir le formulaire mais nous n’avons pas de numéro d’invitation, ce qui rend la chose impossible. Gros gros stress. Le mec ne nous répond pas, malgré les mails et appels téléphoniques.

Le lendemain, jour du départ, nous arrivons à l’aéroport avec la boule au ventre, la peur de se faire refuser d’embarquer. Une hôtesse nous dit qu’on doit remplir le formulaire. Nous sommes piégés, que faire ?! Quand on informe l’hôtesse que nous ne trouvons pas notre logement dans la liste, sa réponse est simple : cocher n’importe lequel ! – Ah bon, ok ! Mais on on nous avait dit qu’il fallait une preuve (papier de confirmation de réservation) ? – Non non, pas de soucis.

On voit bien que ça doit arriver souvent ce genre de cas, d’ailleurs d’autres personnes galèrent autour de nous. On fait donc comme elle nous a dit, et effectivement, quand on a donné à la PDI notre numéro de confirmation, nous avons vu le policier prendre notre papelard et le poser tout en haut d’une énorme pile, sans nous demander un quelconque justificatif.

Bien sûr mieux vaut être en règle, mais si vous vous retrouvez dans une situation identique à la nôtre, pas de panique, la paperasse chilienne c’est comme en France : inutile ! xD

Pour finir avec notre airbnb et notre dose de stress, le mec était sensé venir nous chercher à l’aéroport. Évidemment une fois arrivés à destination, accueillis par de la musique polynésienne et une foule de gens tenant des pancartes avec des noms dessus, on a beau chercher, nos noms ne sont nulle part ! Re-stress ! On essaie de contacter notre hôte, mais il ne répond pas au téléphone. Tout le monde part, on se retrouve bientôt les derniers. On se fait aborder par plusieurs chauffeurs de taxi, très gentils. Notre logement n’a pas vraiment d’adresse mais heureusement il y a le point GPS sur airbnb (et merci la carte sim chilienne pour la 4G), notre taxi se débrouillera avec ça et finira par trouver la maison.

Il n’y a personne sur place, un monsieur qui bosse sur une maison juste à côté vient à notre rencontre et nous dit que « oui oui c’est bien la maison de Hinariru » (notre hôte), il nous fait entrer (tout est ouvert), nous offre du thé et après quelques minutes nous dit qu’il nous laisse car il doit retourner travailler. Ok… On espère être au bon endroit, on inspecte la maison et on trouve une chambre mieux rangée que le reste de la maison, qui est identique aux photos sur l’annonce. Bon, ça doit être ça ! Après une demi-heure à s’occuper, à se demander ce qu’on fait, tout à coup quelqu’un sort d’une chambre qui était fermé : Hinariru ! Un peu étonné de nous trouver ici, mais pas tant choqué qu’on soit rentrer et se soit installer, il nous dit qu’il s’y est prit trop tard pour l’invitation (sans rire !) et qu’il pensait qu’on ne venait plus… Mec, on a les billets depuis plus de six mois, on a payé un hébergement, bien sûr qu’on vient !! xD Bref Hinariru est un peu glandeur mais hyper sympa et il parle anglais avec un bon accent, ce qui fait que nos échanges sont facilités. On rencontre ensuite son oncle, avec qui il vit, et qui est adorable, bien que étant chilien, il a un accent espagnol à couper au couteau qu’on a beaucoup de mal à comprendre xD

Malgré ce début de mésaventure, nous avons passé un excellent séjour chez eux, ils nous ont accueillis comme si nous étions de la famille, on se sentait chez nous. On n’a pas du tout regretté de vivre chez l’habitant pour une petite immersion dans leur vie quotidienne. Nos hôtes vivaient de la pêche et Hinariru profitait des belles vagues autour de l’île pour surfer. Ils nous ont plusieurs fois offert à manger, dont un bon barbecue avec leur récolte de pêche et on a même eu droit de tester à un délicieux Pisco ! Et bien sûr plein d’autres anecdotes et bons souvenirs avec eux 🙂 Les habitants de l’île de Pâques sont des bons vivants, d’une grande gentillesse, et pas stressés de la vie, on se sent bien avec eux.

Quand partir et combien de temps rester sur l’île de Pâques ?

L’île possède un climat subtropical, plutôt doux toute l’année, on peut y aller à n’importe quelle période, mais si possible mieux vaut éviter de s’y rendre de juillet à septembre, car il y pleut plus que le reste de l’année. Nous y étions fin octobre / début novembre, et nous sommes tombés sur plusieurs jours de pluie. Bien regarder la météo pour organiser ses visites en fonction du temps ^^

Nous sommes restés 10 jours sur l’île, ce qui était un peu trop. En effet elle n’est pas très grande, et même en prenant le temps, nous n’avions plus grand chose à faire à la fin, surtout sans véhicule.

Je recommanderai d’y rester au minimum 5 jours (tant qu’à venir jusque là, autant en profiter) et pour prendre bien son temps, jusqu’à 7 jours.

Quel est le prix d’entrée sur l’île ?

Si l’on souhaite visiter les sites archéologiques de l’île, il faut payer un ticket au prix de 80 USD ou 54000 CLP (environ 72 €). Cela donne accès à tous les sites en illimités, à l’exception de deux lieux, qui ne sont accessibles qu’une fois (pour leur préservation). On achète ce ticket dès l’arrivée à l’aéroport de l’île, où on nous donne une carte de l’île avec les différents lieux à voir.

Vous pouvez bien sûr venir sur l’île sans payer ce ticket et vous pourrez quand même voir des statues et vous balader mais vous louperez beaucoup de choses et tant qu’à venir jusqu’ici (je rappelle que cette île est située au milieu du Pacifique et est l’un des lieux les plus isolés de la planète !), autant en profiter à fond.

Comment se déplacer sur l’île de Pâques ?

Il y a plusieurs sites accessibles à pieds, sur de courtes distances ou en randonnée depuis l’unique ville de l’île, Hanga Roa.
Ensuite on peut prendre des excursions pour visiter les coins plus éloignés mais le mieux est de louer une voiture. Il y a plusieurs loueurs en ville, ils louent tous des « Jimny », une sorte de petite jeep (c’est le véhicule le moins cher) et vous pourrez partager les frais avec d’autres voyageurs si vous êtes en auberge, camping… Pour notre part nous ne avons loué un Jimny tous les deux, pour être libre de notre planning et pendant 3 jours afin de bien profiter (mais 2 jours sont suffisants).
Si vous êtes sportif, vous pouvez également louer un vélo pour aller jusqu’au nord de l’île.

Petit lexique de l’île de Pâques

L’île appartient au Chili, ici on parle donc espagnol, mais elle est de culture polynésienne, et ils ont donc leur propre langue. Voici quelques mots avec leur définition, dont certains que j’utiliserai par la suite.

  • Rapa Nui : c’est le nom de l’île, de ses habitants et de la langue parlée ici ;
  • Moai ou moaï 🗿 : nom donné aux statues de l’île, il est interdit de les toucher ;
  • Ahu : plateforme sacrée où sont posés les moaïs, il est interdit de marcher dessus ;
  • Motus : des îlots aux alentours de l’île ;
  • Iorana : pour se dire bonjour ou au revoir.

Les points d’intérêts à visiter sur l’île de Pâques

L’île de Pâques est une petite île mais qui recèle de nombreux trésors, principalement archéologiques.

Hanga Roa, l’unique ville de Rapa Nui

C’est ici que se trouve la majorité des habitations de l’île, il y a un centre-ville (nous logions vers l’extérieur de la ville) avec des magasins, un office du tourisme Sernatur (où il ne faut pas oublier de passer pour se faire tamponner son passeport pour repartir avec un joli souvenir gratuit), quantités de restaurants et bars, ainsi qu’un musée.

Il ne faut pas louper le petit port de pêche en ville, en étant attentifs, on peut y observer des tortues de mer qui viennent près du bord à la recherche de restes de poissons. Elles sont énormes !

Le musée d’Hanga Roa

Nous avons visité le petit musée dès le premier jour, ce qui nous a donné pas mal d’informations sur l’île, son histoire, sa découverte, ses mystères… A ne pas louper, si possible au début du séjour, pour mieux comprendre ce qu’on va voir ensuite.

Tahai, le spot aux couchers de soleil

Tahai, c’est l’endroit avec des ahus et des moaïs le plus proche de la ville. C’est ici que se regroupent visiteurs et habitants chaque soir pour admirer un merveilleux spectacle : le soleil se coucher derrière ces mythiques statues. La première fois qu’on assiste à ça, ça ne laisse pas indifférent ! On y est allé plusieurs fois, avec une petite bière chilienne 😉

Rano Raraku, la « nurserie », l’un des endroits les plus impressionnants de l’île

C’est l’un des deux sites que l’on ne peut visiter qu’une seule fois. On y accède en voiture (ou vélo pour les plus motivés !). Il est surnommé la nurserie, car c’est ici que furent construits tous les moaïs de l’île. C’est une petite montagne située dans les terres, et c’est un endroit absolument étonnant car on y découvre de nombreux moaïs, certains totalement finis, d’autres à moitié terminés et encore d’autres à peine commencés. On aperçoit des formes un peu partout, c’est vraiment génial à voir. Clairement un endroit qu’on a adoré !

Certains non terminés sont vraiment immenses ! Les moaïs étaient taillés dans la pierre de la montagne puis transportés un peu partout sur l’île. Aujourd’hui encore ces statues sont très mystérieuses, on pense qu’elles représentent les anciens et étaient vénérées.

Il y a un cratère avec une sorte de marais à côté, et là encore il y a quantités de moaïs, qu’on ne peut pas approcher par contre.

On a également une belle vue sur un bout de l’île, dont le magnifique site de Tongariki.

Tongariki, le merveilleux spot au lever de soleil

Après Rano Raraku, encore un endroit coup de cœur ! Quinze immenses moaïs se tiennent sur un grand ahu, tournant le dos à l’océan. Nous sommes passés plusieurs fois dans ce lieu pour admirer ces géants, dont deux fois au lever de soleil (et une fois sous la pluie !). Le paysage est splendide et les moaïs sont vraiment impressionnants, on se sent tout petit…

La belle plage d’Anakena et la crique Orahe

Rapa Nui a beau être une île du triangle polynésien, il ne faut pas s’attendre à se retrouver sur une île tropicale. En effet l’île possède peu de plages, ici c’est plutôt ambiance falaises déchirées par l’océan et les paysages nous ont rappelé l’Écosse (surtout quand il pleut !). Vous ne vous attendiez pas à ça non ? ^^ Cependant l’île possède une plage, superbe, et unique… Eau cristalline, sable blanc, cocotiers et bien sûr ahus et moaïs ! La vision est vraiment paradisiaque. On suppose que c’est ici que seraient arrivés les premiers hommes qui ont ensuite colonisé l’île. Sur les bords de la plage se trouvent des vestiges archéologiques d’anciennes habitations.

A proximité de Anakena se trouve une autre très belle plage, plus petite et moins fréquentée mais où il est déconseillé de se baigner : Orahe.

Te Pito Kura, le nombril du monde

Après Cusco, le nombril du monde des Incas, nous trouvons un autre « nombril » : une pierre parfaitement ronde et polie, qui est en plus magnétique ! Auparavant on pouvait la toucher, mais elle est maintenant protégée car des gens grimpaient carrément dessus (malin n’est-ce pas).

On voit aussi des moaïs par terre. Il faut savoir qu’à un moment, le peuple rapa nui a abandonné le culte de ses ancêtres, les moaïs et s’est suivi un conflit où les moaïs se sont fait renverser un peu partout sur l’île.

Puna Pau, la fabrique de « chapeau »

Si les moaïs étaient fabriqués à Rano Raraku, les « chapeaux » sur leurs têtes étaient taillés ailleurs, à Puna Pau, dans de la pierre rouge. D’ailleurs on a apprit que ce n’était pas des chapeaux mais que ça représentait leur cheveux, coiffés avec un chignon sur le haut du crâne.

Les explorateurs de Ahu Akivi

Un peu dans les terres se trouvent sept moaïs un peu différents des autres car ceux-là sont les seuls à avoir été retrouvé face à l’océan (même s’ils ne sont pas hyper proches de celui-ci). Ils représenteraient les sept premiers explorateurs de l’île.

La grotte d’Ana Te Pahu

Une petite marche de 10/15 minutes au milieu des vaches et moutons nous amènent jusqu’à la plus grande grotte de l’île, qui était habitée à une époque ultérieure.

Les fenêtres de Ana Kakenga

Accessible à pieds depuis la ville, on accède à la grotte Ana Kakenga par une entrée étroite et totalement obscure (mieux vaut avoir une lampe torche, moi je me suis cognée xD). Une fois à l’intérieur de cette grotte en bord de falaise, on peut observer la vue grâce à deux fenêtres naturelles. Un endroit sympa et étonnant !

Vinapu

Outre des moaïs abimés dont l’un serait l’unique moaï femme de l’île, on vient sur ce site archéologique en bord de mer pour y admirer des constructions qui rappellent étrangement celles que l’on a pu observer au Pérou, dans la région de Cusco. Il y a une théorie comme quoi les Rapanui auraient navigué jusqu’au Pérou, auraient rencontré les Incas et ces derniers aurait partagé leur savoir-faire. Ou alors ce sont les Incas qui sont venus jusqu’à cette île ? En tout cas, ce genre de construction avec des gros blocs de pierre taillés géométriquement est typique des Incas, ce qui ajoute un mystère de plus à l’île de Pâques !

Le village cérémonial d’Orongo

Orongo est le second site accessible une seule fois. On peut y accéder en randonnée depuis la ville. Ce n’est pas compliqué même s’il faut un minimum de condition physique car ça grimpe un petit peu (venant de Bolivie où tout est en altitude, on n’a pas eu de soucis xD).

On marche le long de la côte, puis au milieu d’une petite forêt (oui oui il y a quand même quelques arbres sur l’île), jusqu’à ce qu’on arrive devant le cratère d’un ancien volcan, le Rano Kau. C’est l’un des trois volcans qui a donné naissance à l’île ; en effet Rapa Nui est une île volcanique. Les volcans sont désormais éteints, et dans ce cratère on peut observer une sorte de lac, un réservoir d’eau de pluie, avec beaucoup de végétations marines, roseaux, etc, ce qui en fait un habitat idéal pour les oiseaux. On observe tout ça du haut du cratère et on ne peut pas accéder au lac de près.

Juste à côté du cratère se trouve l’ancien village, Orongo, très important dans la culture Rapa Nui. Après avoir lu quelques informations dans le petit musée à l’entrée, on déambule au milieu des maisons circulaires en pierre avec vue sur l’océan d’un côté et du volcan de l’autre.

Ce village était spécial, habité seulement pendant les cérémonies, une fois par an. On connait tous les moaïs de l’île, mais il faut savoir qu’après le culte des moaïs, il y eut le culte de Tangata Manu ou homme-oiseau. Tous les ans, des hommes s’affrontaient en partant du village, descendant les falaises et nageant jusqu’au motu en face, le premier revenant avec l’œuf d’un oiseau (des sternes Mahoke ou Manutara) devenait le chef pour l’année.

Ana Kai Tangata

Sur le chemin jusqu’à Orongo, nous passons devant une grotte en bord de mer où l’on peut admirer des peintures rupestres de l’homme-oiseau. Les abords sont également très beaux, les chevaux face à la falaise…

Différents points d’intérêts sur la côte

Il y a plusieurs endroits moins impressionnants que ceux précédemment cités mais toujours intéressants, avec des moaïs renversés, des pétroglyphes, une sorte de rocher trompette (il faut souffler dans les trous pour faire un gros bruit), des grottes…

Les paysages avec les falaises sont également superbes et on aura même la chance de voir des baleines ! On passera un bon moment à les observer… C’est tellement fou de se dire qu’on est sur un caillou au milieu du Pacifique et que ces immenses et merveilleuses créatures passent à côté de nous…

En sillonnant l’île on rencontre aussi beaucoup de chevaux, avec des poulains craintifs et parfois curieux.

Vous l’aurez compris, il y a plein de balades possibles, de découvertes archéologiques à faire sur cette île, et on en a bien profité.

L’île de Pâques est-elle une destination chère ?

Comme toute île et encore plus quand celle-ci se trouve éloignée de tout, la vie est chère. Déjà que le Chili est le pays le plus cher d’Amérique du Sud, ici c’est encore pire.

Pour économiser, mieux vaut prendre un logement avec une cuisine (comme le camping qui propose une cuisine partagée ou un airbnb), car impossible d’aller au restaurant tous les jours (surtout en restant 10 jours comme nous). Comme les produits en supermarchés sont aussi plus chers, on peut ramener de la nourriture depuis le Chili : pâtes, riz, fruits, légumes, alcool… Attention en venant de Tahiti, il est interdit de ramener des fruits et légumes frais, le Chili est très strict là-dessus.

Nous sommes à un total de 34,5 € par personne, tout compris (sauf les vols A/R), on s’en sort bien 😉

Où manger sur l’île de Pâques : nos bonnes adresses

Nous nous sommes fait à manger à notre logement la majorité du temps, mais l’ambiance île et vacances nous a quand même donné envie de sortir pour manger et/ou boire un coup. Nous avons découvert des endroits très sympathiques !

  • Mikafé : glacier face au port (à déguster en cherchant les tortues !). Les parfums sont délicieux, le sorbet maracuya (fruit de la passion) était parfait.
  • Oheho Surf : resto/bar face à l’océan, à côté de l’office du tourisme. Les Pisco Sour sont parfaits et on a testé le hamburger au roquefort : une tuerie. Pour une fois qu’on sent bien le roquefort, ça nous a rappelé la mère patrie x)
  • Tumu : resto/bar qui fait des happy hours l’après-midi sur les pintes de bières. On peut aussi y manger, dont le « tumu » un plat de frites avec poulet, crème, champignons qui suffit largement pour deux personnes.
  • Te Moana : le petit craquage du séjour, pour notre dernier soir ! Un peu cher mais l’endroit est très chic, on a mangé sur la terrasse, dans l’herbe face à l’océan et au soleil couchant… Les Pisco Sour sont très bons et surtout on a adoré le ceviche de thon (le poisson le plus consommé de l’île) avec du lait de coco et du gingembre. Un régal, mes papilles s’en souviennent encore.

Vous l’avez compris, nous avons bien visité l’île de Pâques, tout en profitant de l’ambiance à la cool et en sympathisant avec les habitants. C’est un endroit à part, unique, on se sent bien au bout du monde ici. Un de nos coups de cœur de voyage, on n’oubliera jamais ces jours passés sur cette île au milieu du Pacifique…