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Visiter Santiago du Chili et Valparaiso…

…Et ce, en période de crise et de manifestations 😅

Nous sommes arrivés au Chili le jeudi 17 octobre 2019 au soir, la veille du début de grosses manifestations dans tout le pays. Nous avons connu quelques répercussions, en allant au désert d’Atacama, et à cause des problèmes sur la route nous avons préféré prendre un avion de Calama jusqu’à Santiago plutôt qu’un long bus afin de ne pas louper notre vol pour l’île de Pâques. Mais c’est en retournant pour de bon à Santiago du Chili, après notre séjour sur l’île de Pâques, que nous nous sommes vraiment rendus compte de l’ampleur du phénomène.

A Calama, « petite » ville de 180 000 habitants, nous avions déjà vu des manifs, nous avions remarqué les drones voler le soir pour surveiller le centre-ville, nous avions senti l’odeur des bombes lacrymogènes qui piquent encore les yeux et la gorge un lendemain d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, nous avions expérimenté le couvre-feu (interdiction de sortir dans les rues après 20h). Mais c’est à Santiago, capitale du pays, puis à Valparaiso, que nous avons vraiment vu l’importance de ces manifs.

Nous avons passé quelques jours à Santiago dans une résidence tranquille (en airbnb) avant de partir pour l’île de Pâques ; c’est pendant ce laps de temps que le couvre-feu s’est levé, et nous en avons profité pour sortir et commander des sushis à un resto à côté (libertéééé). Mais les supermarchés restaient fermés, on voulait faire des provisions avant de partir sur l’île de Pâques qui est très chère, mais ça a été compliqué. Heureusement on a trouvé quelques petites choses en épicerie.

Après notre séjour sur l’île loin de toute cette agitation, à peine revenus à Santiago, on a senti la différence quand on a pris un uber jusqu’à notre logement et qu’on a vu tout ces graffitis sur les murs et les rues bloquées par des feux (souvent de pneus) sur la route.

Santiago du Chili dévastée

Visiter la capitale d’un pays alors que son peuple est en pleine révolution, c’est assez spécial.
Nous logions dans une auberge, dans un quartier tranquille, en-dehors du centre-ville pour ne pas se retrouver au milieu des manifestations. Nous avons vu quelques personnes manifester depuis notre fenêtre mais rien de plus, la vie dans le quartier se déroulait plutôt normalement.
Il était par contre préférable de sortir visiter Santiago en début de journée, car c’était en fin d’après-midi que les manifestations commençaient et que ça pouvaient déraper. Nous rentrions donc à notre auberge pour 16h environ, par mesure de sécurité.
Nos déplacements furent également impactés car certains métros ne circulaient pas et certaines stations étaient fermées. Nous avons demandé conseils aux employés de l’auberge, qui, mieux au courant que nous, se tenaient informés via un compte Twitter qui recensait les métros et stations toujours ouvertes. Par chance le métro le plus proche de chez nous était ouvert mais une station où nous voulions nous arrêter était fermé. On a compris pourquoi quand on est passé devant : l’entrée était totalement bouchée, défoncée.

Plaza des Armas

La station de métro de la Plaza des Armas (place centrale, comme dans toutes les villes d’Amérique latine) étant fermée, nous prenons un métro qui nous amène au plus proche (Bella Artes) puis on fini à pieds. Ça nous permet de découvrir un peu plus le centre. C’est une très grande place, il y a beaucoup de monde. Quelques statues devant l’église vandalisées mais ça va.

Mercado Central

Nous avions pris l’habitude d’aller au marché dans les villes que nous visitons et d’y manger car on y trouve de la gastronomie simple, locale, et généralement bonne, copieuse et pas chère. Nous voulions donc tenter cela au Chili. Mais ici, ça n’a rien à voir ! Le marché n’est pas du tout un endroit où les locaux viennent manger, c’est un enchainement de petits restos, sympas oui, mais pas du tout authentiques comme on en avait l’habitude. Le mercado central est un marché couvert, vers le centre on trouve les prix les plus chers, les restos situés vers l’extérieur sont meilleur marché, c’est là, à la Caleta, où nous avons mangé un ceviche de poisson frais (pour environ 5€ chacun), avec un mini-verre de Pisco Sour offert.

Cerro Santa Lucia

Près de la station de métro Bella Artes, nous nous rendons au Cerro Santa Lucia, un jardin sur une petite colline. L’entrée est gratuite, mais il faut s’inscrire à l’entrée. C’est mignon et étonnamment calme, alors que c’est entouré de la ville et de voitures qui passent plus bas.
On voit un groupe de personne qui débattent (politique, révolution ?).
La vue en haut est jolie, il y a des traces du passé défensif du lieu. Un endroit bien agréable pour savourer notre pique-nique.

Le quartier Bellavista et le Cerro de San Cristobal

Nous passons par la plaza Italia, le centre des manifestations (qu’on voyait à chaque fois à la télé aux infos pendant les manifs). Sur le chemin on croise énormément de statues dégradées, taguées, de messages politiques sous forme de graffitis.
Arrivés dans le quartier Bellavista, on remarque que c’est aussi un endroit qui a pris cher, les feux de circulation ne marchent plus, des objets jonchent les routes, et on arrive même devant un feu de poubelle en pleine rue et en pleine journée.

On tombe par hasard sur un coin très sympa qui fait contraste avec le reste, où il y a plein de bars et restaurants. Ça fait bizarre de voir ce genre d’endroits fonctionner comme si de rien n’était au milieu de ce chaos.

Nous marchons jusqu’au parc San Cristobal, où nous prenons le funiculaire qui nous amène en haut du Cerro San Cristobal, une haute colline d’où on a une impressionnante vue sur la ville et les montagnes qui l’entourent. Il y a aussi une statue de la vierge Marie (toujours très important d’avoir une Marie ou un Jésus qui veille sur la ville).

En repartant, nous devons marcher un peu pour arriver à une station de métro ouverte, ça sent la bombe lacrymo, des commerces ont été vandalisés, sont vides…

La déception à Valparaiso

Depuis Santiago nous prenons un bus pour Valparaiso, une ville bohème et tendance en bord de mer qu’on nous a beaucoup vanté. Il y a des bus régulièrement entre les deux villes, mais arrivés à la gare de Valparaiso, on se rend compte que la route devant est barrée et qu’il y a des manifs qui se préparent. On trouve quand même un uber qui nous amène à notre chambre airbnb, qui se trouve sur une des nombreuses collines de la ville. Nous rencontrons Paco et Ximena, un couple chilien qui nous accueille chaleureusement dans leur maison d’artiste, avec leur chien et leurs trois chats (pour notre plus grand bonheur !).

Balade sur les collines autour de Valpo

Suivant les conseils de Paco, nous prenons la rue Alemania, d’où l’on a des points de vues sur le ville en amphithéâtre. On voit aussi beaucoup de street-art, l’une des caractéristiques de la ville. On se promène dans le Cerro Alegre et le Cerro Concepcion, où l’on voit encore beaucoup d’autres œuvres de rue, mais avec des petits restos et salons de thé tendance. C’est agréable.

Pour voir de nombreux street-art, on se rend (difficilement) au musée à ciel ouvert, un regroupement d’œuvres murales de divers artistes, inauguré en 1992.

Le centre-ville de Valparaiso

Promenade dans le centre, au bord de mer. C’est pas folichon, tout est très très sale, c’est moche, ça pue. On ne peut pas trop lever les yeux vers les tags sur les murs car on doit surveiller où on pose les pieds pour éviter les crottes de chien ! Nombreux commerces sont fermés à cause des grèves et manifs. On va vers le port, quelques personnes sont posées au bord, à lire un livre, observer les otaries en face, fumer un joint…
Petit aparté : la consommation de marijuana est illégale au Chili, pourtant ça sent le cannabis partout ! Les chiliens sont également des fumeurs de tabac, ce qui nous a fait bizarre, car dans les pays précédents, personne ne fume (à part à Mexico City et certains endroits en Colombie).

Comme Valparaiso est une ville entourée de collines, il y a beaucoup d’escaliers (parfaits pour le cardio !) et de funiculaires, appelés ascensor. Cependant il existe un véritable ascenseur publique : Ascensor Polanco, qu’on utilise pour monter en haut d’une colline (c’est comme un transport en commun quoi). On y accède via un tunnel sombre et on monte dans l’ascenseur à plusieurs, avec un « liftier » (le monsieur qui appuie sur le bouton pour monter et descendre). Cet ascenseur date de 1915.

Coincés à cause des manifs, c’est reparti !

Le jour de notre départ de Valparaiso, imprévu : la journée a été déclaré jour de manif nationale ! Il n’y a aucun bus pour retourner à Santiago ! Évidemment on apprend ça le jour même. Heureusement nous pouvons prolonger notre séjour d’une nuit chez Paco et Ximena, et nous profiterons de cette journée pour nous reposer, avancer sur le blog, discuter avec Paco de la situation au Chili et des gilets jaunes (oui oui) et profiter de ses bons conseils de choses à voir pour la suite de notre voyage ! Il connait bien son pays et nous a fait une liste de plein de choses à visiter, pas forcément connues des touristes étrangers. Hyper sympa, on suivra certaines de ses recommandations, même si on ne pourra pas tout voir, surtout en se déplaçant en transport en commun (c’est plus simple avec son propre véhicule).

Pour résumé, ce fut un moment un peu spécial du voyage, se retrouver dans cette ferveur révolutionnaire. Santiago est une ville qui semble plutôt intéressante, les montagnes environnantes ajoutent du charme et il y a quelques quartiers très agréables. Par contre grosse déception à Valparaiso. C’est le coup de cœur de nombreux voyageurs mais nous n’avons pas aimé, en dehors de la vue depuis les collines et du très beau street-art, nous avons été choqué par la saleté… Et pourtant après plus de 6 mois en Amérique du Sud, on ne pensait plus être choqué par ça ! D’ailleurs il semblerait qu’elle soit peu appréciée des chiliens pour ces mêmes raisons.

Infos pratiques, conseils (prix fin 2019)

  • Où dormir à Santiago du Chili ? → Hostal Vitalia, très agréable, personnel jeune et sympa (des voyageurs), dans un quartier cool, beaucoup de français xD
  • Où dormir à Valparaiso ? → Chez Paco et Ximena en Airbnb (ils louent deux chambres). Un coup de cœur, on se sent super bien chez eux, belle vue depuis la chambre et on a beaucoup discuté avec Paco qui parlait un peu anglais. On était super contents de pouvoir câliner le chien et les chats mais si vous n’êtes pas à l’aise avec ces petites bêtes, cet endroit n’est pas pour vous.
  • Prix du funiculaire San Cristobal à Santiago : 2500 CLP A/R la semaine ; 2900 CLP le week-end (entre 3 et 3,5€)
  • Prix de l’ascensor Polanco : 100 CLP (environ 0.20€)

Cochabamba, Torotoro et Sucre : entre Christ, paysages et dinosaures.

Passage à Cochabamba

Nous passons une journée à Cochabamba, à nous balader dans le centre, aller au marché pour manger un menu du midi, puis nous rendre au téléphérique qui amène en haut de la colline où se trouve une grande statue du Christ (elle serait apparemment un peu plus grande que celle de Rio de Janeiro !). On peut également y monter à pieds mais apparemment c’est un peu dangereux (risque de vol) et surtout… on est fatigués ! x)

Le lendemain nous laissons nos sacs à l’hôtel et partons léger jusqu’à l’arrêt des colectivos pour Torotoro. C’est un peu loin et surtout on passe par le marché qui est immense ! Un vrai labyrinthe, on s’y perd !

Arrivés au colectivo, on paye notre place et on attend que le minibus soit rempli… Après 1h30 nous partons enfin. La route n’est pas longue mais elle est difficile car pas goudronnée ! Le minibus ne peut pas aller vite, on arrive à destination après 4h (et heureusement un arrêt pipi/boisson en chemin).

Torotoro : randonnée au milieu de formations rocheuses et spéléologie dans la plus grande grotte de Bolivie

A Torotoro, on cherche un hôtel, un monsieur nous amène au Santa Barbara, tenu par deux papy très gentils. C’est pas cher et on est tous seuls dans l’hôtel, donc tranquilles.

On se lève tôt, on récupère notre lunch box commandée la veille au resto hôtel Torotoro, puis on se rend au bâtiment du parc où on paye le droit d’entrée avant d’aller au bureau des guides. Ici, il est obligatoire de se faire accompagner par un guide. On peut partager les frais avec d’autres personnes (6 maximum par groupe) pour que ça revienne moins cher. C’est pour ça qu’il vaut mieux arriver assez tôt, afin d’avoir le plus de chance de trouver des compagnons. Coup de bol, 3 argentines nous proposent de faire l’excursion ensemble, ce que nous acceptons. Un bolivien vient s’ajouter à notre groupe, parfait !

Nous partons en 4×4, tous les six, avec un chauffeur et un guide, Eusebio. Après une heure de route sur des chemins en terre qui grimpent, nous partons pour une randonnée de 2h30. Ça grimpe par moment, et pour certains endroits mieux vaut ne pas avoir le vertige, à part ça, l’allure est tranquille, on fait plein d’arrêts photos. Eusebio s’étonne de nous voir Manu et moi marcher à cette altitude sans être trop essoufflés, on lui explique qu’on commence à avoir l’habitude, surtout après être passé par Sajama !

On passe par la Ciudad de las itas, « ville de pierres », où notre guide nous fait deviner des animaux dans la forme des rochers.

Il y a aussi beaucoup de grottes où on s’amuse avec la lumière et on admire de superbes vues…

De retour à la voiture, on fait demi-tour et on s’arrête à un resto où l’on peut déjeuner le menu du jour. Nous y mangeons notre pique-nique, avec une jolie vue sur les étonnantes montagnes environnantes.

On repart pour quelques minutes de voiture, suivi d’une marche de 1 km environ, jusqu’à ce qu’on arrive à une cabane où on nous prête un casque avec une lampe de spéléologue. L’entrée de la grotte que nous allons visiter est située à quelques minutes.

Le début de la « rando » souterraine n’est pas difficile même si ça commence fort avec un endroit plein de vase, très étroit, où on est obligé de marcher à croupis. Le guide nous montre différentes formations, on s’enfonce de plus en plus dans la grotte.

A un moment, après nous avoir écarté les uns des autres, il nous demande d’éteindre nos lampes… On se retrouve dans le noir complet, on entend juste des gouttes tomber dans cette immensité… Un sentiment vraiment étrange et pas rassurant ! Il nous dit que nous sommes le dernier groupe de la journée à s’aventurer ici et que si nous n’avions plus de lumière, on devrait dormir là jusqu’au lendemain, dans l’obscurité, à attendre le prochain groupe… On n’a pas trop envie de tenter l’expérience ! C’est vraiment impressionnant comme sentiment. On rallume nos lumières et après nous avoir redemandé si on n’était pas claustrophobes, on passe à la deuxième partie de la rando, qui s’avère plus compliquée ! On doit passer dans un trou, très étriqué. C’est vraiment difficile, il faut se tordre dans tous les sens avant de trouver le bon angle pour passer, il nous faut un peu de temps avant de réussir à se faufiler, et Manu, étant le plus grand du groupe a bien cru rester coincé x)

Ce chemin nous amène à un lac souterrain où on peut observer des poissons sans yeux. Quelle étonnante découverte que de trouver de la vie, ici, dans ce lieu obscur.

On repart ensuite par un autre chemin, direction la lumière. Après deux heures à marcher avec prudence, glisser sur des rochers, grimper et descendre avec des cordes, se contorsionner… Nous sommes exténués ! On ne pensait pas faire autant d’effort et ils ne nous avaient pas prévenus sur ce qui nous attendait. Sachant que c’était un tour, sans recommandations particulières, on pensait que ce serait vraiment tranquille. Mais cette journée a été bien remplie et éprouvante. Je peux vous dire que la spéléologie c’est un vrai sport qui fait travailler tout le corps ! XD

Retour au village après 15 minutes de voiture. On devait rentrer pour 16h, finalement ce sera 18h ! Mais on se reposera après, on sort d’abord du village pour aller voir des traces de dinosaures, c’est à 10 minutes à pieds. Les traces sont entourées de grillages. On ne comprend pas trop ce que c’est sans explications mais c’est quand même sympa de voir ça.

Une fois à l’hôtel, une bonne douche bien méritée et nous sortons ensuite pour dîner au comedor, une salle avec des grandes tables et quelques stands qui proposent des plats simples pour 10Bs (1,35€). Nous en profitons avec une grande bière à partager, en discutant avec un couple de français au voyage au long court.

Le lendemain nous nous levons tôt pour prendre un colectivo pour retourner à Cochabamba, malheureusement il est rempli quand on arrive. On attendra plus de 2h que le suivant parte, un peu en stress car nous avons un avion à prendre. Malgré les multiples arrêts, la route horrible, nous arriverons à temps et finirons la journée à Sucre.

Repos et dinosaures à Sucre

Nous passons une bonne semaine à Sucre, la capitale constitutionnelle de la Bolivie. Nous avions besoin de nous poser quelque part, alors nous avons loué un airbnb confortable (avec un lit king size et une immense télé !) où nous pourrions cuisiner tranquillement. Nous nous sommes un peu baladé dans la ville blanche, qui est vraiment une jolie ville, mais on a aussi aimé admirer la vue sur la ville depuis notre logement qui se trouvait en haut d’un des rares immeubles.

Un endroit qu’on ne voulait pas louper à Sucre, c’est le Parque Cretacico. Pour tous les anciens gosses ayant grandit avec Jurassic Park, c’est un « must-see » !

Une fois devant l’entrée on s’imagine vraiment à Jurassic Park et on a la célèbre musique du film en tête…

Ici, on vient découvrir des empreintes de dinosaures fossilisées ! C’est un endroit très étonnant. Le mouvement des plaques tectoniques de la Terre a fait soulever des morceaux de terre, où des dinosaures évoluaient il y a environ 200 millions d’années. C’est ainsi qu’on peut observer des chemins d’empreintes sur un immense « mur » face à nous !

On découvre ce mur avec un groupe et un guide, pendant la pause déjeuner des ouvriers qui exploitent ce terrain. Mais comme on aime pas trop être au milieu du groupe et qu’on est « lent », on se retrouve au bout du groupe et finalement on est les derniers à quitter le lieu, ce qui fait qu’on a pu en profiter tranquillement, tous seuls.

Il y a ensuite des petits musées, des vidéos à découvrir, ainsi qu’un parc avec des reproductions de dinosaures grandeur nature. C’est vraiment sympa à voir pour se rendre compte de leur taille, surtout celle du « long-cou » local !

Infos pratiques :

  • Prix téléphérique jusqu’au Christ à Cochabamba : 13Bs (1,70€) l’aller/retour, par personne
  • Prix colectivos Cochambamba – Torotoro : 35Bs (4,60€). Point indiqué sur maps.me, 4h de route.
  • Un hôtel à Torotoro : Santa Barbara, 100Bs (13€) pour une chambre double, salle de bain commune (mais on était tous seuls), avec petit dej.
  • Prix d’une lunch box au resto hôtel Torotoro (en face du marché) : 25Bs (3,3€) pour un sanwich complet, un yaourt, une banane, une demie pomme et une boisson (eau ou soda). Au resto hôtel Dinosaurio les lunch box étaient à 40-45-50Bs. Réserver la veille. Sinon possibilité de manger dans un petit resto pendant l’excursion, menu à 25Bs.
  • Prix d’entrée au parc : 100Bs (13€)
  • Excursion pour la journée, obligatoire avec un guide, et si on n’a pas son propre véhicule, avec un chauffeur : 109Bs (14,5€) par personne en étant six (nombre maximum par groupe).
  • Se rendre au Parque Cretacico depuis le centre de Sucre : prendre le bus ligne 4, pendant environ 45 minutes pour 1,5Bs (0,20€).
  • Entrée du Parque Cretacico : 30 Bs (4€). 5Bs (0,67€) de plus pour le droit de faire des photos.
  • La visite en groupe pour voir les empreintes de dinos est à des heures précises, à 12h et 13h (le reste de la journée c’est une carrière avec des ouvriers qui bossent).

Quito, le milieu du monde et une parenthèse à Mindo dans la forêt de nuage

Visite du centre-ville de Quito

Nous décidons de visiter la capitale de l’Équateur avec un tour guidé en anglais. Rendez-vous à 10h20 au Community Hostel. Une jeune équatorienne nous fait découvrir la ville et nous parle un peu de l’histoire du pays, en échange d’un pourboire d’un montant libre.

Nous commençons par le marché, où l’on peut manger pour quelques dollars (oui, car on paye en dollars américains en Équateur, voir notre article sur les différences culturelles en Équateur) , on y découvre des nouveaux fruits, on peut y boire des jus et nous testons le Morochos, une boisson à base de maïs (on dirait un peu du lait végétal très très épais).

On se promène ensuite dans le centre-ville, direction la Plaza Grande. Comme tous les lundis, il y a une petite cérémonie, une sorte de « relève de la garde » devant le Palais Présidentiel. Parfois le Président est présent pour saluer la foule, ce jour-là, ce sera juste des ministres.

On voit plusieurs églises, on rentre dans l’une d’elle, très chargée. Ces églises ont été en majorité construites par les indigènes (esclaves), et en étant attentifs on peut retrouver des éléments qu’ils ont insérés pour laisser leur trace (des personnages indigènes dans les tableaux, sculptures…).

Nous passons aussi devant la banque nationale, et notre guide en profite pour nous expliquer comment s’est passé le changement de monnaie équatorien pour passer au dollar américain. On parle politique, religion, géographie : la Colombie, l’Équateur et le Vénézuela était un seul et même pays avant de se dissoudre, ce qui explique pourquoi leurs drapeaux sont similaires.

Nous mangeons un petit menu à 2,50 $US (≃ 2.30 €, on se ruine, n’est-ce pas !), et l’après-midi nous suivons les conseils de la guide et visitons l’Église Jésuite (5 $US/personne, ≃ 4.60 €). L’intérieur a été recouvert d’or, c’est impressionnant, mais très chargé (style baroque, on n’est pas hyper fan lol).

On va dans la rue La Ronda, où nous sommes rapidement passé le matin pendant la visite guidé, c’est hyper mignon. On en découvre un peu plus sur le chocolat dans le magasin artisanal Chez Tiff. Et bien sûr on repart avec du très bon chocolat et du beurre de cacao pur pour s’hydrater la peau. Ça sent trop bon !

Sur les hauteurs de Quito

Le lendemain nous prenons le bus 131 (0,25 $US le trajet, soit 0,20 €) qui passe près de notre hostel, on dit au chauffeur en montant qu’on veut aller au TeleferiQo et il nous dépose au bon arrêt. De là on prend un minibus gratuit qui amène jusqu’au parc d’attraction « Volcano ». Ça grimpe sec alors on est bien content de pas avoir à monter à pieds ! Il y a ensuite encore 5 minutes de montée jusqu’au TéléfériQo. On paye 8,5 $US (≃ 7,80 €) chacun pour l’aller/retour en téléphérique (20 minutes de trajet).

En haut on peut manger, acheter des souvenirs et surtout profiter de la vue sur la ville et les alentours. Quand le ciel est bien dégagé on peut apercevoir une vingtaine de volcan. Nous il y a trop de nuages… Mais c’est quand même très beau. Un petit air écossais encore une fois, c’est très sauvage alors qu’on est juste à côté de la capitale. Les plus motivés pourront faire une randonnée de 5/6 heures jusqu’à un proche volcan mais il faut être préparé. Avec l’altitude et le climat changeant, c’est une rando assez difficile, il est obligatoire de partir le matin.

La mitad del Mundo : au milieu du monde !

Nous prenons le métrobus et un bus pour aller jusqu’à la Mitad del Mundo, un endroit touristique incontournable lors d’un séjour à Quito.

Après avoir testé notre premier fast-food du voyage, KFC, toujours aussi dégueulasse (mais au moins c’était pas cher et rapide), nous allons au centre de la Mitad del Mundo (5 $US ≃ 4.60 €) où on peut visiter plusieurs musées et le monument situé sur la ligne de l’Équateur.

On visite quelques musées, il y en a un sur l’expédition française venue sur la ligne de l’Équateur en 1736 pour vérifier la taille du méridien et la taille de la Terre. C’est d’ailleurs depuis cette époque que le pays s’appelle Ecuador, en référence à la fameuse ligne qui le traverse.

On va ensuite devant le monument qui se trouve sur une ligne jaune symbolique, représentant le milieu du monde. Il faut savoir que ce point n’est pas tout à fait correct. Déjà la ligne de l’équateur ne fait pas 10 centimètres mais plusieurs centaines de mètres et elle bouge un peu selon les saisons, etc. Des calculs savants qui me dépassent, mais même si on n’était pas VRAIMENT en plein milieu de la ligne, on n’a jamais été aussi proche ! C’était bien marrant de s’imaginer au milieu de notre planète 🙂

Nous sommes ensuite allés dans le monument, on monte en ascenseur jusqu’en haut d’où il y a une jolie vue. Puis on descend les 9 niveaux par l’escalier où l’on trouve des informations sur le pays, sa culture, ses habitants. Vers le bas ce sont des expériences scientifiques, très ludiques, explications sur les équinoxes, les saisons… C’est très amusant ! J’apprends qu’ici, à l’équateur, je pèse environ 1kg de moins qu’en France, sur la Lune je pèserai 10kg et sur le soleil 1900 ! :O

Escapade de deux jours à Mindo : cascades, papillons et zipline

Après quelques jours dans la capitale, nous laissons nos gros sacs à notre hostel et partons léger pour Mindo, situé à 2h de bus.

On arrive rapidement dans la forêt tropicale, les montagnes, il y a beaucoup de brume, c’est super beau. Il fait plus chaud et humide qu’à Quito, le climat n’est vraiment pas le même ! La ville est petite et tranquille, on adore.

A peine arrivés on prend un taxi qui nous amène jusqu’à Tarabita (et on négocie avec lui pour qu’il revienne nous chercher). On traverse au-dessus de la canopée avec une sorte de téléphérique actionné manuellement. C’est plutôt fun mais il ne faut pas avoir le vertige !

Arrivés de l’autre côté, on fait une randonnée qui amène jusqu’à des cascades. Comme nous avons peu de temps (on ne doit pas louper le dernier trajet retour du téléphérique à 16h30 !) on va assez vite et on ne voit que deux cascades. Mais c’est déjà super de se balader ici, c’est très calme, avec juste le bruit des gouttes d’eau et des insectes. On adore cette ambiance !

Le soir on déguste des bières sur la terrasse en haut de notre hostel, au milieu des arbres. La vue est jolie et tout est tranquille…

Le lendemain, nous allons à pieds jusqu’à la ferme aux papillons. Les paysages sont super beaux et tout est tranquille encore une fois.

Nous rentrons dans la serre, il y a des centaines de papillons ! Certains sont vraiment grands. On peut les nourrir en mettant de la banane sur le bout du doigt, on les récupère très délicatement (sans toucher leurs ailes fragiles) et hop ils restent sur nos doigts, se délectant de bananes ! On adore, on restera un moment à faire ça et à essayer « d’attraper » les plus petits papillons, qui sont plus farouches !

On observe également des chrysalides et des papillons qui se font sécher les ailes à la sortie de leur chrysalide avant de pouvoir papillonner…

On se balade ensuite dans le jardin, où on découvre de superbes plantes et des colibris. Ils sont trop mignons ! Et difficiles à prendre en photo tellement ils sont rapides.

De retour dans le village nous mangeons une pizza puis prenons un taxi pour Mindo Canopy Adventure.

C’est parti pour 1h30 de tyrolienne au dessus de la canopée ! Nous sommes avec deux accompagnateurs, on peut tester des positions improbables (en mode superman ou bien la tête en bas !). C’est bien marrant, on s’éclate ! Il se met ensuite à pleuvoir, ce qui fait qu’on va encore plus vite ! Un bon moment dans un lieu magique.

Le taxi pris à l’aller nous récupère comme convenu, et nous prenons ensuite le bus retour à Quito. On serait bien resté un peu plus dans ce cadre si calme et enchanteur.

Quito a également été une belle découverte, la ville est très jolie et plusieurs escapades sont possibles dans les alentours, ce qui en fait une belle destination !

Infos pratiques :

Hôtel à Quito : La Chorrera, simple, vieillot (mais ça a son charme !) et surtout propre et avec des propriétaires (une dame et sa maman) adorables ! Les petits dej dans leur cuisine, varient tous les jours, que du fait maison (confiture, jus de fruits frais…), un bon moment pour bien attaquer la journée. A un tout petit prix, on recommande.

  • Comment aller à la Mitad del Mundo ? Métrobus direction nord, jusqu’au Terminal de la Ofelia (0,25 $US, ≃ 0,20 €, pour 35 minutes depuis notre hôtel). De là, un bus direction Unasur, Mitad del Mundo (0,15 $US pour 20/30 minutes).
  • Hostel à Mindo : Guesthouse Mindo, proprio hyper gentils, terrasse sur le toit avec cuisine commune.

La Paz et ses environs : le canyon de Palca et les ruines de Tiwanaku

La Paz : la capitale la plus haute du monde

La Paz, capitale administrative de la Bolivie (la capitale constitutionnelle est Sucre), est une ville tentaculaire de 1,6 million d’habitants, perchée à 3 640 m d’altitude. On y déambule non sans difficulté car la ville grouille de monde. On dirait que la population entière se trouve dans les rues tant le centre est fréquenté. Nous logions près de l’église San Francisco devant laquelle se trouve une grande place. Ici il y a tout le temps du monde, et en particulier le soir en week-end, on se croirait en plein festival ! On peut y manger sur le pouce, des empanadas ou spécialités du pays comme les boulettes de pomme de terre fourrées à la viande (ou autre).

A la recherche d’un endroit où manger c’est là qu’on se rend compte que les boliviens ont un petit souci… Ils adorent le poulet frit, à la mode KFC. Il y en a PARTOUT ! Et on ne trouve que ça ! On tente les « Chifas », les restos « chinois » mais malheur, là aussi c’est poulet frit à gogo, et très souvent ils ne proposent que ça, et nous n’aimons vraiment pas cela… La découverte de la gastronomie bolivienne commence bien… xD

En se baladant dans le centre, nous allons faire un tour à une curiosité locale : el mercado de las brujas, le marché aux sorcières. Ce n’est pas un marché normal, ici pas de vêtements, d’artisanats, ni de nourriture. On y trouve des objets plus ou moins insolites, en rapport avec la culture des ayamaras (le peuple de cette région) qui, malgré leur catholicisme conservent des traditions ancestrales vénérant la Pachamama (la terre mère) : herbes séchées, petites flasques, talismans, fœtus de lamas séchés… Oui vous avez bien lu ! Assez étonnant de se balader dans ces rues où l’on croise des lamas morts… Ces lamas sont achetés lors d’évènements importants, ou par exemple à la construction d’une maison. On enterre un fœtus de lama sous la maison, en offrande à la Pachamama, pour s’attirer la chance, porter bonheur.

La grande particularité de La Paz, c’est que c’est une ville entourée de collines. Ici, la tendance est inversée par rapport au reste du monde : les riches vivent au plus bas, les pauvres sont sur les collines, qui sont plus en altitude, là où l’air se fait plus rare. Les transports se font en bus et minibus dans le centre, et pour relier le centre aux collines c’est en téléphérique.

Ici le téléphérique c’est comme le métro chez nous, il y a plusieurs lignes et plusieurs stations où on peut faire des correspondances. On se repère grâce aux couleurs. Le téléphérique on l’a souvent utilisé en Amérique du Sud (vu que les montagnes sont omniprésentes) mais on ne l’a jamais vu en tant que transport en commun, utilisé quotidiennement par la population d’une ville. Nous avons donc voulu tester, pour le fun, et puis pour le prix (3 Bs ≃ 0,40 €), on n’allait pas se priver d’une balade en téléphérique et de la vue sur La Paz ! Nous montons jusqu’à El Alto, le quartier/ville au-dessus de La Paz avec la ligne rouge. Nous sommes à plus de 4100 m ! Il fait bien plus frais que dans le centre, en bas. La vue sur la ville et ses alentours est impressionnante.

Le Canyon de Palca, coin de nature à 1h de la capitale

La Paz c’est sympa mais il y a dans les environs d’autres endroits à explorer. En arrivant dans la ville en bus, nous avions découvert les paysages désertiques qui l’entourent. Sur les conseils de Sundaystorms, nous décidons d’aller au Canyon de Palca. Après 45 minutes de route en colectivo (pour en savoir plus sur comment y aller, voir les infos à la fin de l’article), nous arrivons près du village de Uni.

On rejoint le centre du village et on demande notre chemin à une dame. Une fois sur le bon chemin, on suivra les indications de maps.me. C’est facile, un grand chemin où les voitures peuvent passer et ça descend. La vue est splendide, sur les montagnes de différentes couleurs.

On arrive ensuite près du canyon, on en prend plein les yeux !

On descend dans le canyon, arrêt pique-nique tranquille. Nous sommes tous seuls ! C’est impressionnant et génial de se retrouver là. Le paysage fait très far west. On traverse le canyon, on peut suivre le minuscule filet de la « rivière ».

À la fin une montée nous attend pour rejoindre le village de Palca. On croisera sur la route quelques agriculteurs dans leurs champs. Nous arrivons au village après 3h30 (pause comprise, et on a pris notre temps). Arrivés à la place du village, on trouve tout de suite un colectivo pour La Paz qui va partir. Il fait un petit tour du village en klaxonnant pour prévenir les gens qui voudraient partir. En passant devant une maison, une dame installe une armoire, une table et des chaises sur le toit ! Un vrai déménagement xD Nous sommes de retour à La Paz après 1h15-30 de route.

Retour dans le temps avec les ruines de Tiwanaku

Un endroit que nous ne voulions pas louper en Bolivie et accessible depuis La Paz : Tiwanaku. Nous allons à côté du cimetière, où se trouve les colectivos qui s’y rendent. Cependant nous arrivons un peu tard, à 11h30 et il n’y a personne d’autre pour remplir le colectivo ! Celui-ci doit être rempli pour partir et rentrer dans ses frais. Le chauffeur nous propose de payer 6 sièges de plus et de partir car d’après lui il n’y aura personne d’autre, et ayant déjà attendu un petit moment on se doute qu’il a probablement raison. On est prêt à craquer après un peu de négociation quand arrive un mec : c’est Steve, un québécois et finalement nous partagerons les frais du colectivo avec lui. On payera 100 bolivianos (≃ 13,25 €), soit 33 Bs (≃ 4,40 €) chacun (au lieu de 15 Bs, ≃ 2 €). Heureusement ici ça vaut quand même le coup ! On se retrouve donc tous les 3 en colectivo ! Bien rigolo comme situation. Nous avons 1h30 de route, ça nous laisse le temps de discuter avec Steve qui est super content de parler français et qui s’en donne à cœur joie côté accent et expressions québécoises quand on lui dit que oui on le comprend bien !

En arrivant, on paye l’entrée et avec Manu on décide de prendre un guide. Oscar nous fait la visite à moitié en espagnol et en anglais, curieux mélange, mais au moins on se comprend.

On apprend que la civilisation Tiwanaku est très vieille, et ces ruines étaient le lieu où se déroulaient les rituels : sacrifices de lamas, fêtes pour les équinoxes… Ces dernières existent encore. Nous y étions fin septembre et on a pu voir les restes d’un feu sur les ruines sacrées pour célébrer le 21 septembre. Sur la pyramide, il y a un immense puits en forme de croix andine (symbole reprit par les Incas). Ils s’en servaient pour observer les étoiles qui se reflétaient dedans (on avait déjà entendu ça au Pérou, à Chavin). La pyramide doit être excavée d’ici quelques années : on voit des gens travailler sur les ruines pendant la visite.

Comme chez les Incas ensuite (décidément ils se sont beaucoup inspirés), il y avait 3 mondes, qui sont représentés par trois temples : le haut (dieux, condors, la pyramide), le milieu (homme, puma, le temple à hauteur « normal »), le bas (serpent, la mort, un temple construit plus bas que le niveau de la terre). Dans ce dernier, le temple construit plus bas, on observe plusieurs visages sculptés, probablement des personnes importantes. Certaines ressemblent à des aliens… haha On peut également y voir des canaux pour acheminer l’eau jusqu’aux terrains agricoles (le temple est en pente).

On voit le point le plus connu d’ici, pour lequel on et venu : la porte du Soleil ! Elle a inspiré Hergé pour Tintin et le Temple du Soleil (l’un des meilleurs albums !) et elle apparait dans le générique des « Mystérieuses Cités d’Or », un beau dessin animé qu’on adore. En vrai elle est plus petite que ce que l’on imaginait. Elle est fêlée car elle a été déplacé par les conquistadors… Ces derniers ont d’ailleurs utilisés beaucoup des pierres des temples pour construire… des églises.

On visite ensuite le musée de la céramique où sont exposés des objets retrouvés (pot, flèche), une momie, des crânes déformés et allongés (une manière pour l’élite de se distinguer).
Un autre musée à côté abrite les monolithes découverts sur le site. Des petits et des très grands. Il y en a beaucoup et probablement encore plein d’autres qui n’ont pas été découverts.
Le plus imposant mesure presque 8 mètres de haut et pèse 20 tonnes !! Il a été abîmé après avoir été exposé en plein La Paz. Il a été placé ici pour le protéger mais beaucoup d’inscriptions ont disparu pour toujours…

Il y a un autre site à 5 minutes de marche, compris également dans le ticket. Mais il est vraiment en ruines et sans guide ici on ne comprend pas grand chose. On recroise la croix andine, des portes tombées…

Au retour on trouvera un colectivo où on paye le prix normal car il y a du monde dans ce sens et à cette heure qui part du village à côté. On profite de ces magnifiques paysages, dans une ambiance décontractée.

La Paz est une ville qui ne laisse pas indifférent ! Elle est pleine de vie, ce qui est un peu fatiguant. Les alentours sont impressionnants, le canyon de Palca, une beauté méconnue (et gratuite), et ces ruines, témoignant du passé précolombien de la Bolivie, sont les rares du pays encore visibles.

Infos générales :

  • Où dormir à La Paz ? York B&B. Nous avions une très belle chambre double avec salle de bain privée. Petit dej buffet compris. Très bien placé, dans le centre (il ne faut pas s’attendre au calme par contre, le centre est vivant et très bruyant)
  • Comment aller au Canyon de Palca ? Colectivo depuis La Paz, point sur maps.me, 15 min à pieds depuis l’église San Francisco. Direction Palca, demander au chauffeur de vous laisser à Uni (et surveiller la route sur maps.me car il nous avait oublié xD). Retour depuis le centre de Palca. (Possible dans le sens inverse mais rando plus facile dans le sens Uni-Palca). 10 Bs (1,30 €) par personne le trajet.
  • Comment aller à Tiwanaku ? En excursion depuis La Paz, ou en colectivo, à côté du cimetière (indiqué sur maps.me). Y aller assez tôt ! 15 Bs (2 €), arrêt aux ruines. Pour le retour, attendre un colectivo au même endroit. Il nous a laissé à El Alto (15 Bs – 2 €), au terminus nous avons pris un autre colectivo pour le centre-ville (2 Bs – 0,25 €, rapide).
  • Prix entrée de Tiwanaku : 100 Bs (13 €) par personne.
  • Prix du guide à Tiwanaku : 130 Bs (17 €), divisible.

Canberra – Le parlement et les ambassades

Canberra, la capitale de l’Australie, avec ses 365 000 habitants, est le siège du gouvernement australien. C’est une ville assez modeste. Quand l’Australie a obtenu son indépendance en 1901, il a fallu définir une capitale, le choix portait entre Sydney et Melbourne. Après hésitation, les législateurs décidèrent alors de créer une nouvelle ville pour accueillir la capitale, entre Sydney et Melbourne (pas de jaloux comme ça !) et en même temps un nouvel état, propre à la capitale : l’Australian Capital Territory. La ville est construite sur la base d’un triangle et d’un cercle et possède de nombreux espaces verts et arbres. C’est comme une ville au milieu d’un parc !

Sur Capital Hill (le cercle) se trouvent le Parlement où siègent le Sénat et la House of Representative.

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Le Parlement est ouvert aux visiteurs, c’est un imposant bâtiment en haut d’une colline, d’où on a une magnifique vue sur la ville.
On peut y découvrir les portraits (peintures) des Premiers Ministres Australiens, un morceau de la Magna Carta (un document sur les droits individuels, datant du 11ème siècle !), le bureau de la reine Victoria où fut signé l’accord du Commonwealth et d’autres papiers et discours important sur l’histoire politique de l’Australie.

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Deux emblèmes de l’Australie : le kangourou et l’émeu

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Bureau de la reine Victoria

On peut également assister au débat de la House of Representative et du Senat. Nous sommes allés jeter un œil aux deux, les sénateurs étaient très agités, c’était bien marrant de les voir s’engueuler (mais on n’a pas saisi pourquoi) ! x)

Un truc à faire aussi est de monter sur le toit du Parlement pour voir la vue sur la ville.

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Après cela, nous sommes allés voir les ambassades. En effet, à Canberra, elles sont toutes à côtés les unes des autres et leur particularité ici est que les bâtiments reflètent l’architecture de leurs pays d’origines (pas toutes mais beaucoup).
On a particulièrement aimé la Chine, l’Inde, la Papouasie Nouvelle-Guinée, l’Indonésie.
Par contre on n’a pas pu approcher ni même apercevoir l’ambassade russe, il y avait de hauts murs, des barbelés (!!) et des panneaux « no photos »… Un peu barj’ !! lol

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Chine

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Papouasie Nouvelle Guinée

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Egypte

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Etats Unis d’Amérique

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Inde

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et la France ! ^^