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Visiter Chachapoyas et la région Amazonas au Pérou

Après avoir profité du bord de mer de Huanchaco et visité ses ruines pré-colombiennes, nous partons de Trujillo vers l’intérieur du Pérou, direction Chachapoyas !

Nous arrivons dans la capitale de la région Amazonas après 13h30 de bus. Nous avons roulé en partie de nuit et nous débarquons très tôt à notre hôtel (6h), qui nous laisse gentiment nous installer dans notre chambre où nous pouvons finir notre nuit.

Chachapoyas est une ville de 32 000 habitants, située à 2 335m d’altitude. Elle est assez isolée du reste du pays et proche de la forêt amazonienne. C’est une ville peu fréquentée par les touristes étrangers. Nous sommes venus ici pour découvrir quelques merveilles alentour qui valent clairement le détour d’après nous !

Découvrir la ville de Chachapoyas

Le premier jour, nous faisons un petit tour dans la ville, tout simple, avec comme toujours au Pérou une Plaza de Armas superbe et pleine de vie. Durant notre séjour, nous assistons même à une célébration, des habitants des villages de la région se retrouvent ici pour faire la fête et portent leurs habits traditionnels.

Chachapoyas est une ville péruvienne authentique avec ses petits restos aux menus du midi pas cher, ses chifas (restos péruviens-chinois), sa street-food… C’est également ici que nous testerons un plat emblématique du Pérou, qui en fera grimacer certain… Du cochon d’inde ! Verdict : ça ressemble à du poulet mais en moins sec et beaucoup plus tendre. Par contre y’a pas grand-chose à manger, surtout que nous en avons partagé un (c’est devenu un truc touristique et donc ils gonflent les prix). Au moins on aura testé !

Visiter la forteresse de Kuelap

Nous réservons une excursion avec notre hôtel où nous expérimentons un beau quiproquo au moment où la fille nous demande de cancelar… « Mais on veut pas annuler, on réserve ! » Incompréhension totale, jusqu’au moment où elle nous apprend que cancelar qui signifie annuler veut aussi dire pagar donc payer/régler… Ah d’accord, très logique ! Au moins, on a retenu la leçon ^^

Bref, nous finissons par réussir et réservons une journée pour aller visiter Kuelap, une forteresse de l’époque du peuple Chachapoyas. On paye 90 soles chacun (environ 20€), tout compris (guide, entrée, trajet, repas). Nous partons en bus avec un guide anglophone, Augusto, super sympa.

Après 2h – 2h30 de voyage sur des petites routes de montagnes qui tournent dans tous les sens, nous arrivons à destination… Enfin presque ! Il faut prendre un téléphérique sur 4 km (20 minutes) pour accéder à la forteresse qui se trouve à 3 000m d’altitude. Il a été inauguré en mars 2017 et avant cela le lieu n’était accessible que par une randonnée d’environ 3h qui grimpe bien. Le téléphérique (le premier au Pérou, réalisé en partie par… des français haha) permet d’ouvrir ce lieu à plus de touristes. Pour l’instant l’afflux reste très raisonnable et on croise principalement des touristes péruviens. Mais qui sait, peut-être qu’un jour Kuelap devra affronter le même tourisme de masse que le Machu Picchu…

Après une courte marche qui grimpe un peu, nous nous retrouvons au sommet et découvrons la forteresse, impressionnante. Il existe 3 ou 4 entrées dont la principale qui se ressert peu à peu, afin de ne laisser passer qu’une personne à la fois (et limiter l’entrée des potentiels envahisseurs). Des fouilles sont encore en cours et une partie du lieu n’est pas accessible. Nous suivons le guide, au milieu des 400 petites maisons circulaires à l’intérieur de la citadelle. Le lieu est magique, avec cette vue sur les montagnes autour, on reste scotché !

Le guide nous apprend quelques petites anecdotes, par exemple il y a plus de pierres ici que dans la Grande Pyramide de Kheops en Egypte (ça paraît improbable, d’autant plus qu’on se demande comment ils les ont amené à cette hauteur !).

Les morts étaient enterrés à l’extérieur de la cité, puis une fois les corps décomposés, les squelettes étaient entreposés dans un trou au milieu de la maison, avec les restes des autres dépouilles de la famille.

Ils faisaient également des élevages de cuy (cochon d’inde), on a retrouvé des tunnels dans les maisons.

Une super visite, à faire avec un guide afin de comprendre où on se balade et en apprendre beaucoup sur un peuple peu connu mais intéressant, les chachapoyas. La vue autour de la forteresse est un gros point fort, c’est vraiment sublime !

Deux jours à Cocachimba, à la découverte de la Catarata Gocta, entre rando sportive et havre de paix tropical

Nous avions découvert l’existence de la cascade de Gocta, aussi appelée La Chorrera, juste avant notre départ pour le Pérou, grâce à un reportage et nous ne voulions pas passer à côté de l’occasion d’y aller !

Comment aller à la cascade de Gocta en indépendant ?

Depuis le Terminal Terrestre de Chachapoyas, nous avons pris un colectivo pour Cocahuaico (5 soles chacun), nous avons précisé où nous voulions aller et il nous a déposé à un embranchement vers une route de terre. Des tuk-tuk sont postés là et l’un d’eux nous amène jusqu’au village de Cocachimba (pour 5 soles également par personne).

Randonnée jusqu’à la cascade de Gocta

Nous déposons nos affaires à notre joli hébergement où on nous offre un verre de jus d’orange pressé, on voit au loin la cascade depuis notre chambre. Pas le temps de traîner, nous nous mettons en route pour aller jusqu’au pied de la cascade, après avoir payé un droit de passage de 10 soles par personne.

Le début de la rando est en plein soleil et nous sommes dans une région tropicale : il fait chaud ! Heureusement on arrive rapidement dans la forêt, à l’ombre… Mais le chemin monte et descend, il y a de la boue, beaucoup de pierres… Entre ça, la chaleur et le fort taux d’humidité, ce n’est pas simple.

Nous marchons au milieu des papillons et croisons des gens à cheval (pour ceux qui sont trop fatigués pour faire la rando aller/retour).

Sur le chemin on retrouve une péruvienne qui a visité Kuelap la veille avec nous ! On discute un peu, elle nous donne quelques indications. Puis nous rencontrons Jorge, qui vient de Lima. Il est fatigué de la marche mais très sympa et surtout ravi de trouver des français ici ! Il adore nous écouter parler et nous demande de faire une petite vidéo pour un ami à lui, français. Un petit moment assez rigolo qu’on garde en mémoire 🙂

Après 2 heures de marche, nous voici au pied de la cascade. Nous qui étions en sueur tout le long du chemin, une fois arrivé, c’est un déversement de fines gouttes, de vent et d’humidité qui nous accueille. Le choc est tellement impressionnant qu’on met nos imperméables. Même en se tenant à distance de la cascade, on se fait arroser comme si on prenait une douche ! Il faut dire que cette cascade envoie du pâté : d’une hauteur totale de 771 mètres, elle est composée de deux chutes, dont la seconde, la plus longue fait 540 mètres ! Cela en fait la cinquième plus grande cascade du monde, et la quinzième plus haute chute libre d’eau du monde (pour la seconde partie de 540 m).

C’est vraiment très très impressionnant ! Nous sommes également fascinés par les alentours de la cascade qui sont hyper verts et plein de mousse. Incroyable mais à certains endroits on se croirait presque en Écosse.

Après avoir mangé nos (immondes) sandwiches et regardé une dernière fois la cascade, nous repartons en sens inverse. L’interminable descente de l’aller devient une longue montée de 30 minutes ! Nous mettons un peu moins de temps que prévu au retour, 1h30. Au total nous aurons fait 11 km pour approcher cette incroyable cascade.

Profiter de l’atmosphère amazonienne à Cocachimba

Le soir on prend des forces dans un resto du petit village avec un chaufa, un plat à l’influence asiatique que l’on trouve partout au Pérou, consistant en du riz sauté avec des légumes. Ici, il est accompagné de spécialités du coin : de la cecina (viande séchée), des saucisses et des bananes plantains grillées. C’est délicieux et bien copieux, tout ce dont on avait besoin !

En rentrant à notre hôtel on se fait un petit kif et montons sur le toit pour observer le ciel de nuit. C’est fabuleux ! On distingue le ciel de l’hémisphère nord, avec assez peu d’étoiles et la Grande Ourse à l’envers. Mais aussi le ciel de l’hémisphère sud, rempli d’étoiles, la Voie Lactée hyper visible et la Croix du Sud. On voit même deux étoiles filantes. Un moment unique qu’on n’est pas prêt d’oublier.

Après une bonne nuit de repos nous partageons notre petit déjeuner avec un couple de péruvien, au milieu de la forêt tropicale et des colibris. Au menu fruits tropicaux, jus frais et infusion de muña (une menthe locale).

Les sarcophages de Karajia

Autre curiosité de la région, des sarcophages d’une ancienne civilisation, perchés sur des falaises. Nous avions vu des images qui nous ont donné envie d’aller voir ça par nous-même.

Comment aller aux sarcophages de Karajia en indépendant depuis Chachapoyas ?

Il est possible de payer une excursion avec un guide depuis Chachapoyas, mais nous avons décidé d’y aller tout seul. Depuis le Terminal Terrestre, nous prenons un colectivo pour Luya (5 soles par personne – 50 minutes de route). Une fois à Luya, un taxi collectif (une voiture mais nous partageons le trajet avec d’autres) nous amène à Cruz Pata, le village près de Karajia (6 soles par personnes – 45 minutes).

Pour le retour, nous avons fait pareil. Le taxi était là, il savait bien qu’on allait devoir repartir haha Donc au lieu de faire le chemin retour à vide, il nous a attendu.

Accéder aux sarcophages de Karajia

Après avoir payé 5 soles chacun à Cruz Pata, nous prenons le chemin qui amène jusqu’aux sarcophages. Le panneau indique 1km, ça ne fait que descendre et il fait très chaud. Il est possible de s’y rendre à cheval mais nous préférons marcher.

Au bout de 20 minutes, nous arrivons au point de vue sur les sarcophages, ils sont super haut ! Six sarcophages stylisés, faisant jusqu’à 2,5m de hauteur. Les défunts étaient insérés en position fœtale dans la partie « corps » des sarcophages.

L’application maps.me indique qu’il y a d’autres sarcophages un peu plus loin, nous les cherchons mais ne les trouvons pas.

Sur le chemin retour nous rencontrons un groupe de touristes en excursion. A ce moment-là, on est bien content de les avoir éviter et d’avoir profité du lieu seuls et en toute tranquillité.

Nous avons beaucoup aimé ce passage à Chachapoyas, qui regorge d’endroits à découvrir et qui nous a plongé dans une atmosphère différente du Pérou. Nous avons échangé avec plein de péruviens, locaux ou touristes, toujours super contents de voir des occidentaux s’intéresser à leur pays (et pas juste au Machu Picchu !). Nous gardons de super souvenirs de ce lieu, entre les rencontres et les paysages grandioses et sauvages !

Conseils pratiques

Où manger à Chachapoyas ? Le restaurant El Batan del Tayta, un endroit à la décoration atypique et aux plats revisités et uniques (j’ai mangé du porc façon ceviche). Les cocktails sont aussi originaux, il y en a même avec des fourmis (mais on n’a pas testé) ! Un resto à découvrir si vous voulez une petite soirée qui change.

Où dormir à Cocachimba, près de la cascade de Gocta ? Gocta Miradors, un petit hôtel avec vue sur la cascade, propre, bon petit déjeuner et la gérante est juste adorable ! Chambre double avec salle de bain privée pour 35€ (un peu « cher » pour le Pérou mais l’endroit est vraiment sympa !).

Visiter Santiago du Chili et Valparaiso…

…Et ce, en période de crise et de manifestations 😅

Nous sommes arrivés au Chili le jeudi 17 octobre 2019 au soir, la veille du début de grosses manifestations dans tout le pays. Nous avons connu quelques répercussions, en allant au désert d’Atacama, et à cause des problèmes sur la route nous avons préféré prendre un avion de Calama jusqu’à Santiago plutôt qu’un long bus afin de ne pas louper notre vol pour l’île de Pâques. Mais c’est en retournant pour de bon à Santiago du Chili, après notre séjour sur l’île de Pâques, que nous nous sommes vraiment rendus compte de l’ampleur du phénomène.

A Calama, « petite » ville de 180 000 habitants, nous avions déjà vu des manifs, nous avions remarqué les drones voler le soir pour surveiller le centre-ville, nous avions senti l’odeur des bombes lacrymogènes qui piquent encore les yeux et la gorge un lendemain d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, nous avions expérimenté le couvre-feu (interdiction de sortir dans les rues après 20h). Mais c’est à Santiago, capitale du pays, puis à Valparaiso, que nous avons vraiment vu l’importance de ces manifs.

Nous avons passé quelques jours à Santiago dans une résidence tranquille (en airbnb) avant de partir pour l’île de Pâques ; c’est pendant ce laps de temps que le couvre-feu s’est levé, et nous en avons profité pour sortir et commander des sushis à un resto à côté (libertéééé). Mais les supermarchés restaient fermés, on voulait faire des provisions avant de partir sur l’île de Pâques qui est très chère, mais ça a été compliqué. Heureusement on a trouvé quelques petites choses en épicerie.

Après notre séjour sur l’île loin de toute cette agitation, à peine revenus à Santiago, on a senti la différence quand on a pris un uber jusqu’à notre logement et qu’on a vu tout ces graffitis sur les murs et les rues bloquées par des feux (souvent de pneus) sur la route.

Santiago du Chili dévastée

Visiter la capitale d’un pays alors que son peuple est en pleine révolution, c’est assez spécial.
Nous logions dans une auberge, dans un quartier tranquille, en-dehors du centre-ville pour ne pas se retrouver au milieu des manifestations. Nous avons vu quelques personnes manifester depuis notre fenêtre mais rien de plus, la vie dans le quartier se déroulait plutôt normalement.
Il était par contre préférable de sortir visiter Santiago en début de journée, car c’était en fin d’après-midi que les manifestations commençaient et que ça pouvaient déraper. Nous rentrions donc à notre auberge pour 16h environ, par mesure de sécurité.
Nos déplacements furent également impactés car certains métros ne circulaient pas et certaines stations étaient fermées. Nous avons demandé conseils aux employés de l’auberge, qui, mieux au courant que nous, se tenaient informés via un compte Twitter qui recensait les métros et stations toujours ouvertes. Par chance le métro le plus proche de chez nous était ouvert mais une station où nous voulions nous arrêter était fermé. On a compris pourquoi quand on est passé devant : l’entrée était totalement bouchée, défoncée.

Plaza des Armas

La station de métro de la Plaza des Armas (place centrale, comme dans toutes les villes d’Amérique latine) étant fermée, nous prenons un métro qui nous amène au plus proche (Bella Artes) puis on fini à pieds. Ça nous permet de découvrir un peu plus le centre. C’est une très grande place, il y a beaucoup de monde. Quelques statues devant l’église vandalisées mais ça va.

Mercado Central

Nous avions pris l’habitude d’aller au marché dans les villes que nous visitons et d’y manger car on y trouve de la gastronomie simple, locale, et généralement bonne, copieuse et pas chère. Nous voulions donc tenter cela au Chili. Mais ici, ça n’a rien à voir ! Le marché n’est pas du tout un endroit où les locaux viennent manger, c’est un enchainement de petits restos, sympas oui, mais pas du tout authentiques comme on en avait l’habitude. Le mercado central est un marché couvert, vers le centre on trouve les prix les plus chers, les restos situés vers l’extérieur sont meilleur marché, c’est là, à la Caleta, où nous avons mangé un ceviche de poisson frais (pour environ 5€ chacun), avec un mini-verre de Pisco Sour offert.

Cerro Santa Lucia

Près de la station de métro Bella Artes, nous nous rendons au Cerro Santa Lucia, un jardin sur une petite colline. L’entrée est gratuite, mais il faut s’inscrire à l’entrée. C’est mignon et étonnamment calme, alors que c’est entouré de la ville et de voitures qui passent plus bas.
On voit un groupe de personne qui débattent (politique, révolution ?).
La vue en haut est jolie, il y a des traces du passé défensif du lieu. Un endroit bien agréable pour savourer notre pique-nique.

Le quartier Bellavista et le Cerro de San Cristobal

Nous passons par la plaza Italia, le centre des manifestations (qu’on voyait à chaque fois à la télé aux infos pendant les manifs). Sur le chemin on croise énormément de statues dégradées, taguées, de messages politiques sous forme de graffitis.
Arrivés dans le quartier Bellavista, on remarque que c’est aussi un endroit qui a pris cher, les feux de circulation ne marchent plus, des objets jonchent les routes, et on arrive même devant un feu de poubelle en pleine rue et en pleine journée.

On tombe par hasard sur un coin très sympa qui fait contraste avec le reste, où il y a plein de bars et restaurants. Ça fait bizarre de voir ce genre d’endroits fonctionner comme si de rien n’était au milieu de ce chaos.

Nous marchons jusqu’au parc San Cristobal, où nous prenons le funiculaire qui nous amène en haut du Cerro San Cristobal, une haute colline d’où on a une impressionnante vue sur la ville et les montagnes qui l’entourent. Il y a aussi une statue de la vierge Marie (toujours très important d’avoir une Marie ou un Jésus qui veille sur la ville).

En repartant, nous devons marcher un peu pour arriver à une station de métro ouverte, ça sent la bombe lacrymo, des commerces ont été vandalisés, sont vides…

La déception à Valparaiso

Depuis Santiago nous prenons un bus pour Valparaiso, une ville bohème et tendance en bord de mer qu’on nous a beaucoup vanté. Il y a des bus régulièrement entre les deux villes, mais arrivés à la gare de Valparaiso, on se rend compte que la route devant est barrée et qu’il y a des manifs qui se préparent. On trouve quand même un uber qui nous amène à notre chambre airbnb, qui se trouve sur une des nombreuses collines de la ville. Nous rencontrons Paco et Ximena, un couple chilien qui nous accueille chaleureusement dans leur maison d’artiste, avec leur chien et leurs trois chats (pour notre plus grand bonheur !).

Balade sur les collines autour de Valpo

Suivant les conseils de Paco, nous prenons la rue Alemania, d’où l’on a des points de vues sur le ville en amphithéâtre. On voit aussi beaucoup de street-art, l’une des caractéristiques de la ville. On se promène dans le Cerro Alegre et le Cerro Concepcion, où l’on voit encore beaucoup d’autres œuvres de rue, mais avec des petits restos et salons de thé tendance. C’est agréable.

Pour voir de nombreux street-art, on se rend (difficilement) au musée à ciel ouvert, un regroupement d’œuvres murales de divers artistes, inauguré en 1992.

Le centre-ville de Valparaiso

Promenade dans le centre, au bord de mer. C’est pas folichon, tout est très très sale, c’est moche, ça pue. On ne peut pas trop lever les yeux vers les tags sur les murs car on doit surveiller où on pose les pieds pour éviter les crottes de chien ! Nombreux commerces sont fermés à cause des grèves et manifs. On va vers le port, quelques personnes sont posées au bord, à lire un livre, observer les otaries en face, fumer un joint…
Petit aparté : la consommation de marijuana est illégale au Chili, pourtant ça sent le cannabis partout ! Les chiliens sont également des fumeurs de tabac, ce qui nous a fait bizarre, car dans les pays précédents, personne ne fume (à part à Mexico City et certains endroits en Colombie).

Comme Valparaiso est une ville entourée de collines, il y a beaucoup d’escaliers (parfaits pour le cardio !) et de funiculaires, appelés ascensor. Cependant il existe un véritable ascenseur publique : Ascensor Polanco, qu’on utilise pour monter en haut d’une colline (c’est comme un transport en commun quoi). On y accède via un tunnel sombre et on monte dans l’ascenseur à plusieurs, avec un « liftier » (le monsieur qui appuie sur le bouton pour monter et descendre). Cet ascenseur date de 1915.

Coincés à cause des manifs, c’est reparti !

Le jour de notre départ de Valparaiso, imprévu : la journée a été déclaré jour de manif nationale ! Il n’y a aucun bus pour retourner à Santiago ! Évidemment on apprend ça le jour même. Heureusement nous pouvons prolonger notre séjour d’une nuit chez Paco et Ximena, et nous profiterons de cette journée pour nous reposer, avancer sur le blog, discuter avec Paco de la situation au Chili et des gilets jaunes (oui oui) et profiter de ses bons conseils de choses à voir pour la suite de notre voyage ! Il connait bien son pays et nous a fait une liste de plein de choses à visiter, pas forcément connues des touristes étrangers. Hyper sympa, on suivra certaines de ses recommandations, même si on ne pourra pas tout voir, surtout en se déplaçant en transport en commun (c’est plus simple avec son propre véhicule).

Pour résumé, ce fut un moment un peu spécial du voyage, se retrouver dans cette ferveur révolutionnaire. Santiago est une ville qui semble plutôt intéressante, les montagnes environnantes ajoutent du charme et il y a quelques quartiers très agréables. Par contre grosse déception à Valparaiso. C’est le coup de cœur de nombreux voyageurs mais nous n’avons pas aimé, en dehors de la vue depuis les collines et du très beau street-art, nous avons été choqué par la saleté… Et pourtant après plus de 6 mois en Amérique du Sud, on ne pensait plus être choqué par ça ! D’ailleurs il semblerait qu’elle soit peu appréciée des chiliens pour ces mêmes raisons.

Infos pratiques, conseils (prix fin 2019)

  • Où dormir à Santiago du Chili ? → Hostal Vitalia, très agréable, personnel jeune et sympa (des voyageurs), dans un quartier cool, beaucoup de français xD
  • Où dormir à Valparaiso ? → Chez Paco et Ximena en Airbnb (ils louent deux chambres). Un coup de cœur, on se sent super bien chez eux, belle vue depuis la chambre et on a beaucoup discuté avec Paco qui parlait un peu anglais. On était super contents de pouvoir câliner le chien et les chats mais si vous n’êtes pas à l’aise avec ces petites bêtes, cet endroit n’est pas pour vous.
  • Prix du funiculaire San Cristobal à Santiago : 2500 CLP A/R la semaine ; 2900 CLP le week-end (entre 3 et 3,5€)
  • Prix de l’ascensor Polanco : 100 CLP (environ 0.20€)

Quito, le milieu du monde et une parenthèse à Mindo dans la forêt de nuage

Visite du centre-ville de Quito

Nous décidons de visiter la capitale de l’Équateur avec un tour guidé en anglais. Rendez-vous à 10h20 au Community Hostel. Une jeune équatorienne nous fait découvrir la ville et nous parle un peu de l’histoire du pays, en échange d’un pourboire d’un montant libre.

Nous commençons par le marché, où l’on peut manger pour quelques dollars (oui, car on paye en dollars américains en Équateur, voir notre article sur les différences culturelles en Équateur) , on y découvre des nouveaux fruits, on peut y boire des jus et nous testons le Morochos, une boisson à base de maïs (on dirait un peu du lait végétal très très épais).

On se promène ensuite dans le centre-ville, direction la Plaza Grande. Comme tous les lundis, il y a une petite cérémonie, une sorte de « relève de la garde » devant le Palais Présidentiel. Parfois le Président est présent pour saluer la foule, ce jour-là, ce sera juste des ministres.

On voit plusieurs églises, on rentre dans l’une d’elle, très chargée. Ces églises ont été en majorité construites par les indigènes (esclaves), et en étant attentifs on peut retrouver des éléments qu’ils ont insérés pour laisser leur trace (des personnages indigènes dans les tableaux, sculptures…).

Nous passons aussi devant la banque nationale, et notre guide en profite pour nous expliquer comment s’est passé le changement de monnaie équatorien pour passer au dollar américain. On parle politique, religion, géographie : la Colombie, l’Équateur et le Vénézuela était un seul et même pays avant de se dissoudre, ce qui explique pourquoi leurs drapeaux sont similaires.

Nous mangeons un petit menu à 2,50 $US (≃ 2.30 €, on se ruine, n’est-ce pas !), et l’après-midi nous suivons les conseils de la guide et visitons l’Église Jésuite (5 $US/personne, ≃ 4.60 €). L’intérieur a été recouvert d’or, c’est impressionnant, mais très chargé (style baroque, on n’est pas hyper fan lol).

On va dans la rue La Ronda, où nous sommes rapidement passé le matin pendant la visite guidé, c’est hyper mignon. On en découvre un peu plus sur le chocolat dans le magasin artisanal Chez Tiff. Et bien sûr on repart avec du très bon chocolat et du beurre de cacao pur pour s’hydrater la peau. Ça sent trop bon !

Sur les hauteurs de Quito

Le lendemain nous prenons le bus 131 (0,25 $US le trajet, soit 0,20 €) qui passe près de notre hostel, on dit au chauffeur en montant qu’on veut aller au TeleferiQo et il nous dépose au bon arrêt. De là on prend un minibus gratuit qui amène jusqu’au parc d’attraction « Volcano ». Ça grimpe sec alors on est bien content de pas avoir à monter à pieds ! Il y a ensuite encore 5 minutes de montée jusqu’au TéléfériQo. On paye 8,5 $US (≃ 7,80 €) chacun pour l’aller/retour en téléphérique (20 minutes de trajet).

En haut on peut manger, acheter des souvenirs et surtout profiter de la vue sur la ville et les alentours. Quand le ciel est bien dégagé on peut apercevoir une vingtaine de volcan. Nous il y a trop de nuages… Mais c’est quand même très beau. Un petit air écossais encore une fois, c’est très sauvage alors qu’on est juste à côté de la capitale. Les plus motivés pourront faire une randonnée de 5/6 heures jusqu’à un proche volcan mais il faut être préparé. Avec l’altitude et le climat changeant, c’est une rando assez difficile, il est obligatoire de partir le matin.

La mitad del Mundo : au milieu du monde !

Nous prenons le métrobus et un bus pour aller jusqu’à la Mitad del Mundo, un endroit touristique incontournable lors d’un séjour à Quito.

Après avoir testé notre premier fast-food du voyage, KFC, toujours aussi dégueulasse (mais au moins c’était pas cher et rapide), nous allons au centre de la Mitad del Mundo (5 $US ≃ 4.60 €) où on peut visiter plusieurs musées et le monument situé sur la ligne de l’Équateur.

On visite quelques musées, il y en a un sur l’expédition française venue sur la ligne de l’Équateur en 1736 pour vérifier la taille du méridien et la taille de la Terre. C’est d’ailleurs depuis cette époque que le pays s’appelle Ecuador, en référence à la fameuse ligne qui le traverse.

On va ensuite devant le monument qui se trouve sur une ligne jaune symbolique, représentant le milieu du monde. Il faut savoir que ce point n’est pas tout à fait correct. Déjà la ligne de l’équateur ne fait pas 10 centimètres mais plusieurs centaines de mètres et elle bouge un peu selon les saisons, etc. Des calculs savants qui me dépassent, mais même si on n’était pas VRAIMENT en plein milieu de la ligne, on n’a jamais été aussi proche ! C’était bien marrant de s’imaginer au milieu de notre planète 🙂

Nous sommes ensuite allés dans le monument, on monte en ascenseur jusqu’en haut d’où il y a une jolie vue. Puis on descend les 9 niveaux par l’escalier où l’on trouve des informations sur le pays, sa culture, ses habitants. Vers le bas ce sont des expériences scientifiques, très ludiques, explications sur les équinoxes, les saisons… C’est très amusant ! J’apprends qu’ici, à l’équateur, je pèse environ 1kg de moins qu’en France, sur la Lune je pèserai 10kg et sur le soleil 1900 ! :O

Escapade de deux jours à Mindo : cascades, papillons et zipline

Après quelques jours dans la capitale, nous laissons nos gros sacs à notre hostel et partons léger pour Mindo, situé à 2h de bus.

On arrive rapidement dans la forêt tropicale, les montagnes, il y a beaucoup de brume, c’est super beau. Il fait plus chaud et humide qu’à Quito, le climat n’est vraiment pas le même ! La ville est petite et tranquille, on adore.

A peine arrivés on prend un taxi qui nous amène jusqu’à Tarabita (et on négocie avec lui pour qu’il revienne nous chercher). On traverse au-dessus de la canopée avec une sorte de téléphérique actionné manuellement. C’est plutôt fun mais il ne faut pas avoir le vertige !

Arrivés de l’autre côté, on fait une randonnée qui amène jusqu’à des cascades. Comme nous avons peu de temps (on ne doit pas louper le dernier trajet retour du téléphérique à 16h30 !) on va assez vite et on ne voit que deux cascades. Mais c’est déjà super de se balader ici, c’est très calme, avec juste le bruit des gouttes d’eau et des insectes. On adore cette ambiance !

Le soir on déguste des bières sur la terrasse en haut de notre hostel, au milieu des arbres. La vue est jolie et tout est tranquille…

Le lendemain, nous allons à pieds jusqu’à la ferme aux papillons. Les paysages sont super beaux et tout est tranquille encore une fois.

Nous rentrons dans la serre, il y a des centaines de papillons ! Certains sont vraiment grands. On peut les nourrir en mettant de la banane sur le bout du doigt, on les récupère très délicatement (sans toucher leurs ailes fragiles) et hop ils restent sur nos doigts, se délectant de bananes ! On adore, on restera un moment à faire ça et à essayer « d’attraper » les plus petits papillons, qui sont plus farouches !

On observe également des chrysalides et des papillons qui se font sécher les ailes à la sortie de leur chrysalide avant de pouvoir papillonner…

On se balade ensuite dans le jardin, où on découvre de superbes plantes et des colibris. Ils sont trop mignons ! Et difficiles à prendre en photo tellement ils sont rapides.

De retour dans le village nous mangeons une pizza puis prenons un taxi pour Mindo Canopy Adventure.

C’est parti pour 1h30 de tyrolienne au dessus de la canopée ! Nous sommes avec deux accompagnateurs, on peut tester des positions improbables (en mode superman ou bien la tête en bas !). C’est bien marrant, on s’éclate ! Il se met ensuite à pleuvoir, ce qui fait qu’on va encore plus vite ! Un bon moment dans un lieu magique.

Le taxi pris à l’aller nous récupère comme convenu, et nous prenons ensuite le bus retour à Quito. On serait bien resté un peu plus dans ce cadre si calme et enchanteur.

Quito a également été une belle découverte, la ville est très jolie et plusieurs escapades sont possibles dans les alentours, ce qui en fait une belle destination !

Infos pratiques :

Hôtel à Quito : La Chorrera, simple, vieillot (mais ça a son charme !) et surtout propre et avec des propriétaires (une dame et sa maman) adorables ! Les petits dej dans leur cuisine, varient tous les jours, que du fait maison (confiture, jus de fruits frais…), un bon moment pour bien attaquer la journée. A un tout petit prix, on recommande.

  • Comment aller à la Mitad del Mundo ? Métrobus direction nord, jusqu’au Terminal de la Ofelia (0,25 $US, ≃ 0,20 €, pour 35 minutes depuis notre hôtel). De là, un bus direction Unasur, Mitad del Mundo (0,15 $US pour 20/30 minutes).
  • Hostel à Mindo : Guesthouse Mindo, proprio hyper gentils, terrasse sur le toit avec cuisine commune.

La Paz et ses environs : le canyon de Palca et les ruines de Tiwanaku

La Paz : la capitale la plus haute du monde

La Paz, capitale administrative de la Bolivie (la capitale constitutionnelle est Sucre), est une ville tentaculaire de 1,6 million d’habitants, perchée à 3 640 m d’altitude. On y déambule non sans difficulté car la ville grouille de monde. On dirait que la population entière se trouve dans les rues tant le centre est fréquenté. Nous logions près de l’église San Francisco devant laquelle se trouve une grande place. Ici il y a tout le temps du monde, et en particulier le soir en week-end, on se croirait en plein festival ! On peut y manger sur le pouce, des empanadas ou spécialités du pays comme les boulettes de pomme de terre fourrées à la viande (ou autre).

A la recherche d’un endroit où manger c’est là qu’on se rend compte que les boliviens ont un petit souci… Ils adorent le poulet frit, à la mode KFC. Il y en a PARTOUT ! Et on ne trouve que ça ! On tente les « Chifas », les restos « chinois » mais malheur, là aussi c’est poulet frit à gogo, et très souvent ils ne proposent que ça, et nous n’aimons vraiment pas cela… La découverte de la gastronomie bolivienne commence bien… xD

En se baladant dans le centre, nous allons faire un tour à une curiosité locale : el mercado de las brujas, le marché aux sorcières. Ce n’est pas un marché normal, ici pas de vêtements, d’artisanats, ni de nourriture. On y trouve des objets plus ou moins insolites, en rapport avec la culture des ayamaras (le peuple de cette région) qui, malgré leur catholicisme conservent des traditions ancestrales vénérant la Pachamama (la terre mère) : herbes séchées, petites flasques, talismans, fœtus de lamas séchés… Oui vous avez bien lu ! Assez étonnant de se balader dans ces rues où l’on croise des lamas morts… Ces lamas sont achetés lors d’évènements importants, ou par exemple à la construction d’une maison. On enterre un fœtus de lama sous la maison, en offrande à la Pachamama, pour s’attirer la chance, porter bonheur.

La grande particularité de La Paz, c’est que c’est une ville entourée de collines. Ici, la tendance est inversée par rapport au reste du monde : les riches vivent au plus bas, les pauvres sont sur les collines, qui sont plus en altitude, là où l’air se fait plus rare. Les transports se font en bus et minibus dans le centre, et pour relier le centre aux collines c’est en téléphérique.

Ici le téléphérique c’est comme le métro chez nous, il y a plusieurs lignes et plusieurs stations où on peut faire des correspondances. On se repère grâce aux couleurs. Le téléphérique on l’a souvent utilisé en Amérique du Sud (vu que les montagnes sont omniprésentes) mais on ne l’a jamais vu en tant que transport en commun, utilisé quotidiennement par la population d’une ville. Nous avons donc voulu tester, pour le fun, et puis pour le prix (3 Bs ≃ 0,40 €), on n’allait pas se priver d’une balade en téléphérique et de la vue sur La Paz ! Nous montons jusqu’à El Alto, le quartier/ville au-dessus de La Paz avec la ligne rouge. Nous sommes à plus de 4100 m ! Il fait bien plus frais que dans le centre, en bas. La vue sur la ville et ses alentours est impressionnante.

Le Canyon de Palca, coin de nature à 1h de la capitale

La Paz c’est sympa mais il y a dans les environs d’autres endroits à explorer. En arrivant dans la ville en bus, nous avions découvert les paysages désertiques qui l’entourent. Sur les conseils de Sundaystorms, nous décidons d’aller au Canyon de Palca. Après 45 minutes de route en colectivo (pour en savoir plus sur comment y aller, voir les infos à la fin de l’article), nous arrivons près du village de Uni.

On rejoint le centre du village et on demande notre chemin à une dame. Une fois sur le bon chemin, on suivra les indications de maps.me. C’est facile, un grand chemin où les voitures peuvent passer et ça descend. La vue est splendide, sur les montagnes de différentes couleurs.

On arrive ensuite près du canyon, on en prend plein les yeux !

On descend dans le canyon, arrêt pique-nique tranquille. Nous sommes tous seuls ! C’est impressionnant et génial de se retrouver là. Le paysage fait très far west. On traverse le canyon, on peut suivre le minuscule filet de la « rivière ».

À la fin une montée nous attend pour rejoindre le village de Palca. On croisera sur la route quelques agriculteurs dans leurs champs. Nous arrivons au village après 3h30 (pause comprise, et on a pris notre temps). Arrivés à la place du village, on trouve tout de suite un colectivo pour La Paz qui va partir. Il fait un petit tour du village en klaxonnant pour prévenir les gens qui voudraient partir. En passant devant une maison, une dame installe une armoire, une table et des chaises sur le toit ! Un vrai déménagement xD Nous sommes de retour à La Paz après 1h15-30 de route.

Retour dans le temps avec les ruines de Tiwanaku

Un endroit que nous ne voulions pas louper en Bolivie et accessible depuis La Paz : Tiwanaku. Nous allons à côté du cimetière, où se trouve les colectivos qui s’y rendent. Cependant nous arrivons un peu tard, à 11h30 et il n’y a personne d’autre pour remplir le colectivo ! Celui-ci doit être rempli pour partir et rentrer dans ses frais. Le chauffeur nous propose de payer 6 sièges de plus et de partir car d’après lui il n’y aura personne d’autre, et ayant déjà attendu un petit moment on se doute qu’il a probablement raison. On est prêt à craquer après un peu de négociation quand arrive un mec : c’est Steve, un québécois et finalement nous partagerons les frais du colectivo avec lui. On payera 100 bolivianos (≃ 13,25 €), soit 33 Bs (≃ 4,40 €) chacun (au lieu de 15 Bs, ≃ 2 €). Heureusement ici ça vaut quand même le coup ! On se retrouve donc tous les 3 en colectivo ! Bien rigolo comme situation. Nous avons 1h30 de route, ça nous laisse le temps de discuter avec Steve qui est super content de parler français et qui s’en donne à cœur joie côté accent et expressions québécoises quand on lui dit que oui on le comprend bien !

En arrivant, on paye l’entrée et avec Manu on décide de prendre un guide. Oscar nous fait la visite à moitié en espagnol et en anglais, curieux mélange, mais au moins on se comprend.

On apprend que la civilisation Tiwanaku est très vieille, et ces ruines étaient le lieu où se déroulaient les rituels : sacrifices de lamas, fêtes pour les équinoxes… Ces dernières existent encore. Nous y étions fin septembre et on a pu voir les restes d’un feu sur les ruines sacrées pour célébrer le 21 septembre. Sur la pyramide, il y a un immense puits en forme de croix andine (symbole reprit par les Incas). Ils s’en servaient pour observer les étoiles qui se reflétaient dedans (on avait déjà entendu ça au Pérou, à Chavin). La pyramide doit être excavée d’ici quelques années : on voit des gens travailler sur les ruines pendant la visite.

Comme chez les Incas ensuite (décidément ils se sont beaucoup inspirés), il y avait 3 mondes, qui sont représentés par trois temples : le haut (dieux, condors, la pyramide), le milieu (homme, puma, le temple à hauteur « normal »), le bas (serpent, la mort, un temple construit plus bas que le niveau de la terre). Dans ce dernier, le temple construit plus bas, on observe plusieurs visages sculptés, probablement des personnes importantes. Certaines ressemblent à des aliens… haha On peut également y voir des canaux pour acheminer l’eau jusqu’aux terrains agricoles (le temple est en pente).

On voit le point le plus connu d’ici, pour lequel on et venu : la porte du Soleil ! Elle a inspiré Hergé pour Tintin et le Temple du Soleil (l’un des meilleurs albums !) et elle apparait dans le générique des « Mystérieuses Cités d’Or », un beau dessin animé qu’on adore. En vrai elle est plus petite que ce que l’on imaginait. Elle est fêlée car elle a été déplacé par les conquistadors… Ces derniers ont d’ailleurs utilisés beaucoup des pierres des temples pour construire… des églises.

On visite ensuite le musée de la céramique où sont exposés des objets retrouvés (pot, flèche), une momie, des crânes déformés et allongés (une manière pour l’élite de se distinguer).
Un autre musée à côté abrite les monolithes découverts sur le site. Des petits et des très grands. Il y en a beaucoup et probablement encore plein d’autres qui n’ont pas été découverts.
Le plus imposant mesure presque 8 mètres de haut et pèse 20 tonnes !! Il a été abîmé après avoir été exposé en plein La Paz. Il a été placé ici pour le protéger mais beaucoup d’inscriptions ont disparu pour toujours…

Il y a un autre site à 5 minutes de marche, compris également dans le ticket. Mais il est vraiment en ruines et sans guide ici on ne comprend pas grand chose. On recroise la croix andine, des portes tombées…

Au retour on trouvera un colectivo où on paye le prix normal car il y a du monde dans ce sens et à cette heure qui part du village à côté. On profite de ces magnifiques paysages, dans une ambiance décontractée.

La Paz est une ville qui ne laisse pas indifférent ! Elle est pleine de vie, ce qui est un peu fatiguant. Les alentours sont impressionnants, le canyon de Palca, une beauté méconnue (et gratuite), et ces ruines, témoignant du passé précolombien de la Bolivie, sont les rares du pays encore visibles.

Infos générales :

  • Où dormir à La Paz ? York B&B. Nous avions une très belle chambre double avec salle de bain privée. Petit dej buffet compris. Très bien placé, dans le centre (il ne faut pas s’attendre au calme par contre, le centre est vivant et très bruyant)
  • Comment aller au Canyon de Palca ? Colectivo depuis La Paz, point sur maps.me, 15 min à pieds depuis l’église San Francisco. Direction Palca, demander au chauffeur de vous laisser à Uni (et surveiller la route sur maps.me car il nous avait oublié xD). Retour depuis le centre de Palca. (Possible dans le sens inverse mais rando plus facile dans le sens Uni-Palca). 10 Bs (1,30 €) par personne le trajet.
  • Comment aller à Tiwanaku ? En excursion depuis La Paz, ou en colectivo, à côté du cimetière (indiqué sur maps.me). Y aller assez tôt ! 15 Bs (2 €), arrêt aux ruines. Pour le retour, attendre un colectivo au même endroit. Il nous a laissé à El Alto (15 Bs – 2 €), au terminus nous avons pris un autre colectivo pour le centre-ville (2 Bs – 0,25 €, rapide).
  • Prix entrée de Tiwanaku : 100 Bs (13 €) par personne.
  • Prix du guide à Tiwanaku : 130 Bs (17 €), divisible.

Week-end à Edimbourg

Édimbourg ce n’est pas que Harry Potter bien sûr ! Mais il est vrai que la ville se prête bien à ce genre d’univers, à la sorcellerie… 😀

La capitale de l’Écosse est une ville agréable, il suffit de s’y promener pour se sentir dans une autre époque, avec toutes ces petites rues pavées, ces maisons grises, ces bâtiments un peu étranges….

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De plus c’est une ville à étage…! Difficile à expliquer, mais par exemple il y a souvent des terrasses sous le niveau de la rue (devant les immeubles, pubs…). Parfois on peut observer un bout de rue au dessous… C’est vraiment sympa !

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Comme nous y sommes allés mi-novembre, les décorations de Noël commençaient à être installées. C’est toujours sympa à voir ! Apparemment Édimbourg est une destination prisée pour le nouvel an (et ça doit être vraiment cool en effet !).

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Le premier jour, nous avions décidé d’aller au sommet de Calton Hill (une colline dans la ville) au coucher de soleil. Mais nous n’avions pas prévu que la nuit tombait à 16h30 ! Du coup on est arrivé un peu tard mais on a pu voir la vue sur la ville de nuit, éclairée. C’était très joli, il y avait pas mal de monde, mais par contre quel froid ! Le vent est glacial.

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Vue sur Arthur’s Seat, l’autre colline d’Édimbourg

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Pour aller jusqu’au château d’Édimbourg, nous sommes passés sur l’un des ponts, depuis celui-ci, on peut voir que la ville est vraiment entourées de collines verdoyantes. On a beaucoup aimé (ça rend beaucoup moins bien en photo). Il faut également prendre la Royale Mile, une succession de rues entre les deux châteaux de la ville. Près du château, il y a des coins qui font très Moyen Âge.

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Il est possible de visiter le château d’Édimbourg, ce que nous avons fait. Ce n’est pas exceptionnel (surtout parce qu’on trouve le prix un peu élevé : 16£) mais c’est quand même intéressant. Depuis le château on a une superbe vue sur la ville.

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On avait décidé de visiter le château le jour où la pluie était annoncée… Grossière erreur !! Car en fait la visite se fait également en extérieur… On s’est fait rouler sur ce coup ! ^^

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Le prix de la visite comprend les musées (sur la guerre…) ainsi que les salles ouvertes au public, comme la salle à manger, des chambres… Mais il n’y a pas grand-chose à y voir, il manque beaucoup de mobiliers et c’est donc un peu vide, difficile de se faire une réelle idée.

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La grande salle à manger

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Le grand moment de la visite c’est la découverte des joyaux de la couronne d’Écosse. Impossible de faire une photo (c’est interdit et il y a des personnes qui surveillent !), mais c’est vraiment magnifique. Tout est gardé sous verre : la couronne, le sceptre, des bijoux… Mais également la pierre du destin, une grosse pierre qui a une longue histoire : c’est sur celle-ci que les rois d’Écosse étaient sacrés. Cette pierre fut dérobé par les anglais en 1296 qui la mirent à l’abbaye de Westminster. Elle ne retourna en Écosse qu’en 1996 ! Depuis, elle est exposée au château d’Édimbourg mais comme les joyaux, il est interdit de la prendre en photo, ce qui rajoute à son caractère mystique.

En tout cas l’ambiance du château est super, de plus en plus glauque à mesure que la nuit approche…

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L’entrée du château

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Nous avons fait un petit tour au musée de la ville, qui est situé juste à côté du cimetière Greyfriars (voir article précédent). Il est grand et il y a plein de catégories différentes. Comme on avait peu de temps à y consacrer, on a juste fait un petit tour au premier étage, en particulier la partie histoire naturelle. On a quand même découvert le squelette d’un ancêtre du cerf, qui était vraiment géant ! C’est impressionnant de voir les créatures qui ont foulé notre planète bien avant nous.

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Nous nous sommes ensuite baladés jusqu’à Holyroodhouse, qui est le palais de la Reine lorsqu’elle vient en visite en Écosse. Nous ne l’avons pas visité. Depuis cet endroit, on a cependant une bonne vue sur Arthur’s Seat, une colline de 251m. A la base nous voulions la grimper pendant notre séjour mais nous avions peu de temps et nous n’avions pas prévu de bonnes chaussures pour une balade dans la boue (et oui, on est en Écosse, et à cette période, il pleut et le soleil est trop peu présent pour sécher les terres ^^). Pour un court séjour, il faut faire des choix ! Mais ça doit être une super balade, très nature, alors que le centre de la ville est juste à côté.

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Cimetière en hauteur, près de Holyroodhouse

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Holyroodhouse

 

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Arthur’s Seat. Ça parait tout petit en photo ! ^^

En tant que fans de Trainspotting, on voulait voir les lieux de tournage du film. En fait il n’y a que la première scène qui est tourné à Édimbourg, le reste est à Glasgow (bien que l’intrigue se passe à Édimbourg). Prince Street, pas de soucis à trouver, c’est une des rues principales de« New Town », on y trouve plein de magasins… Mais aussi le Scott Monument, un grand monument dédié à l’écrivain Walter Scott. Mais pour nous, c’était le « Mordor » vu comme il était grand et sombre !! x)

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Depuis cette rue on peut voir la vieille ville et le château qui surplombe la ville. C’est super beau ! Il y a aussi un grand parc où l’on peut flâner et apercevoir quelques écureuils.

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Pour continuer sur Trainspotting, on a crû qu’on allait jamais trouver le fameux « tunnel » par où ils passent lors de la course poursuite ! Tout ça à cause du fait que justement la ville soit à étages… On l’a trouvé le dernier jour, en fin d’après-midi, en remontant une petite (mais très longue) rue depuis Holyroodhouse. Et c’était franchement sympa avec ces éclairages. En plus, juste à côté on a découvert les petits escaliers qui apparaissent également dans la scène. Bref, c’était rigolo !

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Au niveau des repas nous avons testé dès le premier soir un pub écossais « The world’s end ». Super ambiance, de bonnes bières (dont celle du pub), du bon whisky et des serveurs très sympas. Pour ce qui est de la nourriture en elle-même… Ce n’était pas mauvais mais rien d’extraordinaire non plus. On va plus dans ce genre d’endroits pour l’ambiance (qu’on adore) que pour la qualité culinaire. ^^

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Nous y avons découvert un dessert écossais, à base de yaourt, flocons d’avoine et fruits rouges marinés au whisky (toujours là !). C’était bien bon ! Accompagné d’un petit whisky, parce que bon, l’Écosse c’est quand même le pays du whisky ! (et on a découvert la liqueur de whisky, très sucrée, c’est délicieux !)

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Ensuite, notre petit plaisir quand on se retrouve dans une capitale multi-culturelle, c’est d’aller dans des restos retrouver des saveurs qu’on n’a pas par chez nous. Nous étions ainsi obligés de nous faire un barbecue coréen ! On a marché sous la pluie pour trouver ce fameux restaurant « Korean BBQ », on avait les chaussettes trempées mais pas grave, la récompense était là : c’était délicieux !

Et pour finir notre séjour en beauté, nous sommes allés au resto le mieux noté sur Tripadvisor : « Nok’s Kitchen », parce qu’on avait très envie de manger thaïlandais (on n’en a pas souvent l’occasion non plus). Les prix étaient très abordables et on s’est vraiment régalé !

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Et je ne pouvais pas terminer cet article sans vous partager la photo la plus clichée de notre séjour : un roux en kilt qui joue de la cornemuse… sous la pluie ! Oui, on est bien en Ecosse là !! (et d’ailleurs on a vu pas mal de gens en kilt ! On aurait pas crû ! Mais c’est trop cool 🙂 )

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Conseils :

– Pour la visite du château d’Edimbourg, à vous de voir selon votre budget. Les 16£ ne sont pas vraiment justifiés à notre avis, mais ça vaut quand même le coup d’y aller.

– Si vous voulez vous imaginer dans Trainspotting : direction Prince Street, grande rue commerçante (fan du film ou pas, vous passerez probablement par cette rue à un moment de votre séjour !). Pour passer sous le « pont / tunnel » où Renton manque de se faire renverser, il faut trouver Calton Street Bridge. Donc c’est effectivement pas très loin de Calton Hill, mais on n’a pas réussi à trouver depuis ce coin. Lorsqu’on est allé à Holyroodhouse, nous avons prit Calton Road et en la suivant nous sommes arrivés jusqu’au fameux pont, puis on a découvert à côté les escaliers qui nous ramènent vers Prince Street.

– Notre logement (airbnb partagé) était près de Haymarket . Nous avons pu tout faire à pieds, et étions très proches de Dean Village.

Ronda

Ronda est une petite ville perchée en haut de montagnes, envahie de touristes et de bus chinois. Nous y avons fait un arrêt rapide pendant notre road trip espagnol (une après-midi).

Déjà pour y aller, il faut grimper sur des routes assez sinueuses, et le jour où nous y sommes allés, un dimanche, il y avait vraisemblablement un rassemblement de motards dans les parages et du coup nous en avons croisé beaucoup sur la route. Nous avons aussi été retardé car l’un d’eux a eu un accident et du coup la route était bloquée, ça a fait un petit bouchon de voitures arrêtées dans les montagnes jusqu’à ce qu’un hélico vienne le récupérer… :/ Après cela, nous repartons prudemment en direction de Ronda. Arrivés là-bas on se gare en ville, au parking (souterrain) de l’église Santa Maria.

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Ensuite on suit la foule (lol) dans des jardins, on a une magnifique vue sur la vallée. On prend un plan à l’office du tourisme et on continue notre chemin, on passe sur l’attraction de la ville : le Pont Neuf, qui est splendide et offre encore une fois une superbe vue.

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On s’arrête pour manger aux abords du pont, dans un petit resto avec une jolie vue sur la vallée et les maisons blanches. Le gérant est super sympa et les menus pas chers.

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Sangria y Gazpacho !

Une fois repus, nous partons pour une petite marche digestive qui nous fait descendre un peu afin d’avoir un bon point de vue sur le fameux pont. Quelle merveille !!

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Ensuite il est déjà bientôt l’heure de repartir (nous avons un peu de route jusqu’à Grenade, et on nous y attend) du coup on ne peut pas faire d’autres balades (on peut aller sous le pont, et même visiter l’intérieur si j’ai bien compris). La remontée est difficile ! (heureusement ce n’est pas trop long)

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Avec ses bâtiments blancs, ce splendide pont et ses petits restos, Ronda vaut vraiment le détour !

Nos conseils :
– Ronda est un endroit à ne pas manquer !
– Prévoir un peu de temps pour pouvoir faire toutes les balades
– Manger dans un resto avec vue, il y en a pour tous les budgets 🙂

Photos par Audrey et Mandy

Gibraltar

Ah, Gibraltar. Elle nous avait appâté avec les photos de son magnifique rocher, ses singes qui la peuplent et son statut de ville tout au sud avec son détroit. Mais on en est revenu très déçu !

Comme la ville est anglaise, pour éviter que ce ne soit trop compliqué, nous avons décidé de passer la frontière à pied et de laisser la voiture du côté espagnol. Bon déjà, obligé de se garer sur un parking payant, mais passons, on s’en doutait.

Nous passons donc la frontière assez facilement, il n’y a pas vraiment de contrôle. Juste un type qui « surveille » vite fait (mais vraiment vite fait). A peine de l’autre côté, nous sommes directement accueilli par une cabine téléphonique rouge, histoire de bien nous rappeler qu’on n’est plus en Espagne ! 😉 On voit aussi rapidement les fameux bus rouges.

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Ensuite il faut traverser la piste d’atterrissage (et de décollage) pour relier la ville. Ce qui fait que toutes les heures environ, les piétons, voitures, et autres doivent s’arrêter pour laisser passer un avion ! Véridique ! Quand nous sommes arrivés, on a du attendre un peu avant de passer car un avion décollait ! :O Du coup je vous dis pas les bouchons à chaque fois, vu que ça reste bloqué environ 15 minutes à chaque fois.

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On passe donc sur la piste, on découvre que le tabac est encore moins cher ici qu’en Espagne, on s’arrête à un arrêt de bus, où une dame, voyant qu’on est touriste, nous demande où est-ce qu’on veut aller, nous indique le chemin et nous tape un peu la causette. On sent déjà la différence de culture entre les espagnols et les anglais, qui sont toujours très ouverts et prêts à rendre service (j’ai l’impression que c’est vraiment une mentalité anglo-saxonne). Elle nous explique que les singes ne sont plus en libertés dans Gibraltar comme dans le passé mais que maintenant ils essaient de les laisser en haut du rocher, pour ne pas qu’ils importunent trop les habitants et les touristes. Première désillusion ! Nous qui pensions croiser des singes à chaque coins de rue x)
Bref,  on prend ensuite le bus qui nous amène jusqu’à notre arrêt, pour prendre le téléphérique, comme indiqué dans notre guide Lonely Planet. Au moment de descendre du bus, un monsieur nous dit quelque chose, on comprend la moitié vu qu’on est en train de descendre, il nous dit que le téléphérique c’est trop cher et on croit comprendre qu’on peut prendre le bus plutôt pour monter en haut du rocher ! On est alors dans le doute, on n’est pas sûr de ce qu’il nous a dit, on cherche sur internet, on trouve des trucs, on tente de prendre un bus. Finalement grosse erreur, le bus nous amène à un point, mais ce n’est pas du tout ce qu’on espérait ! Du coup je demande au chauffeur s’il est possible d’aller en haut du rocher en bus et sa réponse est « non ». On est dégouté d’avoir perdu notre temps ! Du coup, on retourne aux téléphériques ! On veut quand même monter en haut de ce satané rocher !! Sinon c’est à pieds mais avec toutes nos péripéties (car oui il y en a eu plusieurs, mais je vous les épargne ^^), il est un peu tard pour ça. On paye pratiquement 20€ chacun pour ces *%$d& de téléphériques ! Une fortune ! :O Le trajet dure à peine quelques minutes, une fois en haut on rencontre quelques singes (enfin !), mais pour en voir plus il faut payer encore pour avoir accès à leur réserve (ce sera sans nous !).

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On admire la vue, il n’y a pratiquement aucunes indications (ah si, on peut encore payer pour avoir des explications !). En fait on n’est pas tout en haut du rocher, mais du coup à un point qui donne une jolie vue sur le rocher et Gibraltar. Vu le prix payé on prends moult photos, on achète une carte postale dans le magasin de souvenirs / bar et ensuite ben on redescend parce que y’a pas grand-chose à faire en fait.

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Les singes n’ont vraiment pas le vertige !

On a trouvé que c’était vraiment trop cher pour ce que c’était, et vraiment l’impression d’être prit pour des pigeons. Le rocher de Gibraltar c’est LA chose à voire/faire et du coup ils se gavent sur les prix. On n’était pas très content ! Heureusement la vue était jolie, mais bon ça laisse un goût amer quand même.

Ensuite on se balade un peu dans la ville en passant par le centre. On décide de ne pas manger là (déjà qu’on est déçu, la bouffe anglaise ne risque pas de nous remonter le moral !), on quitte Gibraltar pour faire quelques courses et manger dans notre joli appart loué sur Airbnb, à une vingtaine de km de Gibraltar ! 🙂

 

Nos conseils :
– Se garer avant la frontière. Prendre un ticket de bus « aller retour » à 3€. En fait c’est trajets illimités pour toute la journée !
– Pour accéder au rocher en téléphérique, à vous de décider si ça vaut 20€ ! Si vous arrivez assez tôt, il vaut mieux prendre un tour avec un mini-bus (un tour) je pense. Le prix sera à peu près le même ou à peine plus cher (à vérifier) et il vous amènera à plusieurs points d’intérêts.
– Pas la peine de trop s’attarder dans cette ville, il n’y a pas grand-chose…
– Pour les fumeurs : acheter du tabac dans les petits kiosques juste après la frontière, ça vaut vraiment le coup. Attention par contre ils ferment tous à 20h pile…

Kakadu National Park

/!\ Attention cet article est TRES long ! Mais, je l’espère, intéressant… Bon courage 😉

Le parc national de Kakadu est le plus grand d’Australie (19 000 km²) et est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Souvent Darwin n’est qu’une escale avant d’aller à Kakadu (comme nous).
Le parc est dans une zone tropicale, qui a une saison sèche et une saison humide, il est géré conjointement par le gouvernement australien et les tribus aborigènes qui sont là depuis environ 50 000 ans.
Le parc abrite de nombreux animaux, dont des crocodiles et plusieurs centaines d’espèces d’oiseaux. Il est également infesté de moustiques, ce qui est vachement moins cool !

Nous sommes arrivés au parc en début de soirée et nous avons prit un camping très sommaire (5$ chacun, avec seulement des toilettes sèches), dès que la nuit commence à tomber, les moustiques sortent par centaines. C’est assez insupportable, il y en a tellement qu’on croirait un essaim d’abeilles. L’odeur de notre pauvre petite bougie à la citronnelle ne les gênait absolument pas, nous étions obligés de mettre des vêtements longs malgré la chaleur pour éviter de se faire dévorer. Une fois le repas fini nous nous sommes précipités à l’intérieur du van, heureusement nous avons une moustiquaire à l’arrière du van donc nous pouvions ouvrir le coffre pour laisser la fraîcheur de la nuit rentrer.

Le parc organise des promenades (gratuites) avec des rangers, du coup le lendemain matin nous sommes allés assister à l’une d’elles qui se trouvait à proximité de là où nous campions.
La balade en soi n’avait rien d’extraordinaire, une simple balade dans le bush, mais avec Annie, la ranger c’était hyper intéressant !
Elle nous a apprit beaucoup de choses sur la flore du parc ainsi que sur les aborigènes qui vivent ici et tout ce qu’ils ont pu leur apprendre.

Par exemple avec les fleurs d’un certain arbre, en le frottant entre les mains avec de l’eau, on obtient une mousse savonneuse. Si on jette ces fleurs dans l’eau, cela enlève l’oxygène de l’eau et les poissons remontent à la surface comme s’ils étaient saouls, ainsi il est facile de les pêcher.

Nous avons croisé un arbre dont les fruits sont des « wild mangoes », ces fruits sont apparemment très bon, riches en nutriments, ils sont également antioxydant et un conservateur naturel. Du coup les grosses industries sont intéressées pour le cultiver et en produire en grande quantité sauf que pour le moment ils n’ont pas réussi. Cet arbre fait partie d’un écosystème complexe et il ne peux pousser que dans la nature !

L’Australie est un pays très différent de nos pays européens et comme disait la ranger, pour nous, le feu est signe de catastrophe, il va brûler les arbres, la nature. Ici c’est totalement différent, la terre a besoin du feu. Ainsi dans le parc, avec les conseils des aborigènes, il y a des feux contrôlés pour régénérer la terre. Les aborigènes ont fait ça de tout temps ; sans le feu, la terre devient mauvaise, plus rien ne pousse. Il faut que ça brûle au moins tous les cinq ans. Et c’est vraiment impressionnant, nous étions sur un chemin, et la ranger nous a montré un côté qui n’avait pas été brûlé depuis longtemps, c’était tout sec, l’herbe était jaune, etc., l’autre côté avait été brûlé seulement quelques mois plus tôt et déjà l’herbe avait repoussée et était bien verte ! On voyait vraiment la différence et on a bien comprit l’utilité de ces feux.

Certains arbres ne peuvent pas pousser trop haut car ils sont remplis de termites, du coup ils risqueraient de s’effondrer. Cependant sans ces mêmes termites, les arbres ne pourraient pas pousser du tout, car ces insectes leur sont vitales.

Nous avons croisé un nid de fourmis dans la feuille d’un arbre, quand la ranger tapotait dessus, toutes les fourmis sortaient pour voir ce qu’il se passait. Ces fourmis piquent (je pense qu’on s’était fait piqué les pieds par des fourmis de la même espèce à Darwin lol), le piqûre est un peu douloureuse mais ça va. Par contre ça devient insupportable s’il y en a plusieurs qui piquent en même temps et qu’elles piquent à des endroits sensibles comme la gorge.

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Les aborigènes utilisent ces fourmis comme rite d’initiation, les jeunes garçons doivent s’asseoir sur un nid de fourmis et les laisser les piquer sans broncher jusqu’à ce qu’un adulte dise que c’est bon ils peuvent bouger. A partir de là ils deviennent des hommes, et s’ils ne résistent pas assez longtemps, ils se font battre par l’adulte.
Ce qui est étonnant c’est que la piqûre de ces fourmis a un goût citronné, certaines personnes du groupe avec nous en ont fait l’expérience : la ranger posait une fourmi sur leur langue, celle ci les piquait et ils sentaient le goût du citron. Les aborigènes utilisent ces fourmis et leur nid pour faire des limonades x) Mais ces nids, correctement utilisés (bouillis dans de l’eau entre autres choses… j’en sais pas plus, il faut demander aux aborigènes ^^), quand ils contiennent des œufs sont également un puissant remède contre la toux, comme a pu l’expérimenter un ami de notre guide.

La ranger nous a montré comment les femmes aborigènes utilisent les longues feuilles d’une plante pour les tresser afin d’en faire un panier. Elles utilisent des colorants naturels pour colorer ces sacs. Ces paniers et sacs se vendent assez chers, dans les 200$, mais quand on voit le travail et le temps passé, on comprend ! Apparemment ces sacs sont très résistants et durent une vingtaine d’années.

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Les aborigènes ont une culture totalement différente de la nôtre et nous n’avons pas la même façon de penser. Un exemple qu’elle nous a donné est que quand les premiers colons sont arrivés, ils échangeaient ces fameux sacs contre un paquet de tabac aux femmes aborigènes puis, les revendaient une fortune aux musées du monde entier. Ils les arnaquaient ! Sauf que du point de vue des aborigènes, c’étaient elles qui les arnaquaient. Elles leur donnaient des sacs de mauvaise qualité qui ne pouvaient servir à rien et qui ne valaient rien selon elles. Mais elles gagnaient quand même un paquet de tabac 😉

Pendant la balade on a également mangé les pétales d’une fleur… Mais ça n’avait pas trop de goût.

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La promenade finie nous faisons un tour au centre des visiteurs où il y a quelques expos sur la faune et la flore du parc. Puis nous partons vers Ubirr, l’un des endroits les plus populaires du parc et accessibles à tous (car malheureusement certains endroits ne sont accessibles qu’en 4×4…). Sur la route le paysage est déjà très beau.

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Nous partons pour une petite randonnée où l’on peut voir des peintures rupestres datant de plusieurs milliers d’années pour certaines.

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Parfois il y a des dessins qui en recouvrent d’autres car pour les aborigènes c’est l’acte de peindre qui est important et pas le dessin en lui-même. De plus, certains dessins sont impossibles à comprendre si l’on n’était pas là au moment où ils ont été effectués.

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Après cela nous escaladons une petite colline de cailloux et là nous arrivons sur la plus belle vue de Kakadu qui nous a laissé sans voix ! Une magnifique vue sur la plaine, qui était hyper verte, ce qui était bizarre car presque partout tout était jaune et sec, de beaux rochers et des billabongs… Bref c’était trop beau ! En photo on se rend moins compte de la beauté et l’immensité de la plaine. Il est conseillé d’aller voir la vue au coucher du soleil mais nous y sommes allées dans l’après-midi et nous avons bien fait car je crois qu’après il y avait trop de monde pour le coucher de soleil. Au moins on était tranquille 🙂

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Ensuite nous sommes allés voir le dessin du serpent arc-en-ciel, dont ils parlaient dans les guides. Bon ce dessin n’avait rien de spécial x) Mais c’est assez célèbre car le serpent arc-en-ciel, qui est l’un des dieux de la « création », se retrouve dans pratiquement toutes les cultures aborigènes du pays.
Les aborigènes ne laissent jamais leurs jeunes enfants pleurer, ils vont toujours les réconforter, cela fait partie de leur culture et cela est lié à ce serpent géant qui n’aime pas entendre les enfants pleurer… Sous peine de venir le dévorer ainsi qu’une partie de la tribu !

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Le soir nous sommes allés dans un autre camping avec seulement des toilettes (sèches), après une petite douche grâce à notre douche solaire, nous préparons à manger et ce soir nous pouvons mangez dehors sans trop nous faire attaquer par les moustiques, grâce à un couple de retraités qui nous a donné un espèce d’encens qui fait fuir les moustiques. Ca marche plutôt bien !

Le lendemain nous allons à Nourlangie (ou Burrunggui, son nom aborigène), où nous voyons d’autres peintures rupestres. A certaines heures de la matinée un ranger vient donner des informations à certains sites. Nous assistons à l’un d’eux, et nous retrouvons Annie, la ranger de la veille.
Nous sommes dans une espèce de caverne, un refuge pour les aborigènes, à l’abri du soleil, du vent et de la pluie. Ici il fait très frais, ça fait du bien, on comprend pourquoi les aborigènes des environs venaient ici !
La ranger nous explique diverses choses sur le parc et les peuples aborigènes, elle nous montre des objets, comme une flèche, des pierres polies qui servaient à écraser la nourriture, les plantes…

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Il y a 50 000 ans les aborigènes étaient plutôt avancés par rapport à l’homme préhistorique européen , par exemple ils utilisaient des outils plus élaborés. Mais les aborigènes n’ont jamais évolué comme l’homme blanc l’a fait, car pour eux le plus important est la tradition, la transmission du savoir.

Comme je l’ai dit plus haut ils ont une culture très différente de la nôtre, nous voyons le temps comme une chose linéaire, ce qui n’est pas leur cas. Pour eux le présent, le passé et le futur sont étroitement liés. C’est ce qu’on en a compris, mais c’est difficile de bien saisir cette culture qui n’a rien à voir avec la nôtre et qui n’est pas vraiment mise en valeur en Australie. Nous sommes donc contents d’en avoir plus apprit à Kakadu grâce à cette ranger qui était très impliquée et passionnée par la culture aborigène.

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A côté du site de Nourlangie il y a un billabong (trou d’eau laissé par les rivières une fois asséchées) que nous sommes allés voir. C’était super joli il y avait plein d’oiseaux. Mais on ne s’est pas trop approché de l’eau car les crocodiles peuvent y élire domicile.

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Ensuite nous sommes allés au Mirrai Lookout, pour y accéder il faut monter une petite colline sur environ 1 km. C’était assez épuisant car c’était assez raide, avec des cailloux et surtout il faisait trop chaud ! Malins comme on est on a fait ça quand il était environ 13h donc quand la chaleur est vraiment étouffante !
En haut on a une vue à 360° sur les environs, c’était sympa mais on était un peu déçus, après ces efforts on s’attendait à mieux x)

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Après cela nous avons fait un petit tour à Yellow Water mais nous n’y sommes pas restés longtemps, c’est d’ici que partent les bateaux qui proposent des petites croisières sur la rivière.

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Une journée à Hong Kong !

En allant du Japon jusqu’en Thaïlande, nous avions une escale à Hong-Kong. Nous arrivions le matin très tôt et notre second avion ne décollait que tard dans le soirée. Nous en avons donc profité pour faire un petit tour dans Hong Kong, où, contrairement au reste de la Chine, il n’y a pas besoin de visa spécial pour circuler !

Un train relie l’aéroport au centre de Hong Kong en 30 minutes environ, super simple, ils vendent des tickets allers-retours à l’aéroport. Puis nous avons prit le bus pour nous déplacer. Au moins ici, tout le monde parle anglais, ça change du Japon !

Nous nous sommes d’abord rendus à Victoria Peak, qui a une altitude de 552 mètres, afin d’y observer la vue sur la ville. Malheureusement un épais brouillard cache en partie la vue, mais apparemment c’est tout le temps comme ça, probablement la pollution…

Ensuite nous avons exploré la ville à pieds et vu un petit temple.

Je n’étais pas plus attirée que ça par Hong Kong mais finalement j’ai bien aimé cette ville, il y a un charme un peu désuet et puis c’est impressionnant cette végétation tropicale en pleine ville !

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