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11 mois de voyage en Amérique du Sud : bilan

Cela faisait plusieurs années que nous avions un rêve : explorer l’Amérique du Sud. Et pas seulement aller dans l’un des pays du continent pour 2 ou 3 semaines mais y passer plusieurs mois, afin de découvrir la variété des paysages, les différentes cultures et s’imprégner totalement de cette expérience.

Nous avions déjà connu le voyage au long cours avec un road-trip de 11 mois autour de l’Australie. Mais c’était une expérience radicalement différente. Bien sûr les pays sont différents, l’Australie est un pays riche, les gens y parlent anglais, une langue que nous maîtrisons, alors que tous les pays d’Amérique du Sud ont un niveau de vie inférieur au nôtre, il y a de la misère, et les gens parlent seulement portugais et espagnol et très peu savent aligner quelques mots d’anglais.

Pas seulement cela, c’est aussi la façon de voyager qui fut différente. En Australie nous avons acheté un van aménagé et avons fait (littéralement) le tour du pays avec. Se trimballer avec notre maison roulante nous a procuré un immense sentiment de liberté. Nous étions libres de bouger quand on le voulait, de prolonger notre séjour dans un lieu où nous nous sentions bien et inversement, partir plus rapidement d’un endroit qui ne nous convenait pas.

Pour ce voyage en Amérique du Sud, avec les multiples pays, ça nous semblait plus compliqué d’acheter un véhicule (et de le revendre avant de partir). De plus, on nous avait dit que les transports en commun étaient très développés, nous avons donc choisi cette option. Ce fut donc très différent, moins facile et plus contraignant mais ça nous a permis de voyager au milieu des locaux, de tester de nombreux transports et de nous rendre compte de la bienveillance des gens, toujours prêts à nous renseigner et nous aider !

Notre voyage en quelques chiffres et infos

Combien de temps ce voyage a-t-il duré ?

  • 11 mois de voyage, 334 jours divisés ainsi :
  • 56 jours au Pérou
  • 24 jours en Équateur
  • 32 jours en Colombie
  • 35 jours au Mexique
  • 29 jours en Bolivie
  • 54 jours au Chili
  • 64 jours en Argentine
  • 40 jours au Brésil

Notre itinéraire en Amérique du Sud et au Mexique

Combien avons-nous dépensé ?

Niveau coût, nous sommes à une moyenne de 30 € par jour et par personne environ, tout compris, sauf les billets d’avion aller/retour depuis et vers la France et ceux pour aller à l’île de Pâques et aux îles Galápagos. Nous avons beaucoup mangé à l’extérieur (restos, marchés, petites cantines…) car ça valait moins cher, excepté dans les derniers pays (Chili, Argentine et Brésil) où nous avons régulièrement cuisiné pour faire des économies (et aussi car on en avait marre de manger du riz à tous les repas 🤪). Nous nous sommes fait plaisir et avons profité à fond du voyage : cocktails (souvent en happy hour !), restos, visites guidées, excursions et quelques activités insolites. L’Amérique du Sud est un continent où l’on peut facilement voyager à petit prix !

Comment nous sommes-nous déplacés ?

Nous avons utilisés beaucoup de transports différents pour traverser et visiter le continent sud-américain : bus, colectivo (taxi collectif ou mini-bus), taxi, uber, voiture, tuk-tuk, arrière d’une moto, avion, ferry, bateau, lancha (barque), arrière d’une jeep, téléphérique, métro, métrobus, vélo, et à pieds bien sûr !

Où avons-nous dormi ?

Nous avons principalement dormi dans des petits hôtels, des chambres d’hôtes et des auberges. Puis lorsque nous avons voyagé à quatre avec Audrey et Thomas (retrouvez-les ici : bonjourlemonde) nous privilégions les logements airbnb (plus économiques et bien pratiques pour cuisiner). Nous avons également passés quelques nuits insolites :

  • dans une cabane en bouteilles recyclées au milieu d’un désert en Colombie ;
  • dans un hamac au bord d’une plage, sous un simple toit de bois et de paille, avec une couverture et une moustiquaire en Colombie ;
  • dans un hôtel de sel en Bolivie ;
  • dans un ferry qui traverse les fjords chiliens, en squattant plusieurs sièges pour s’allonger ;
  • une nuit dans un « terminal » de ferry (pas prévue !!) avec des enfants qui font nuit blanche et une nuit à l’aéroport de Lima (blindé de monde !) 😆

Dangers et désagréments en Amérique Latine

Les bobos du voyage : de sérieux maux de ventre, une turista chacun, un virus tropical pour Mandy, ainsi que des dizaines de piqûres de moustiques et de borrachudos (une sorte de moucheron dont les piqures sont extrêmement urticantes) 😵🦟

La dangerosité en Amérique Latine : c’est un point qui fait peur avant de partir (merci France Diplomatie qui en fait des caisses). Il y a aussi pas mal de témoignages de voyageurs qui se sont fait voler leurs affaires (nous en avons rencontrés), il faut donc être prudent de ce côté-là.
Pour notre part : deux tentatives de vol dans un métrobus bondé en Équateur (pratiquement en même temps), des taxis pilotes de courses et c’est tout finalement.
Pour nous, le plus dangereux c’est l’état des routes et la façon de conduire des locaux (sans oublier qu’il n’y a pas toujours la ceinture de sécurité dans les voitures) qui parfois peut nous paraître risquée. Concernant le reste, nous sommes déjà méfiants en France (haha), il faut surtout faire attention dans les grandes villes, les locaux nous mettent souvent en garde si la situation est délicate. Dans les petites villes, les campagnes, les gens sont plutôt honnêtes, nous avons eu un bon ressenti général et ne nous sommes jamais senti en insécurité.

Les différents paysages rencontrés :

L’Amérique du Sud est un continent hyper contrasté, avec des paysages incroyables et fantastiques ! On en a vu des choses, entre autres : montagne, glacier, altiplano, forêt tropicale, désert, plage, volcan, île volcanique, lagune d’eau salée, désert de sel, lac de montagne, geyser, source d’eau chaude, oasis, canyon, grotte souterraine, cascade…

Le top de nos lieux coup de cœur en Amérique Latine

L’une des questions qu’on te pose à ton retour d’un long voyage c’est très souvent « alors tu as préféré quel pays ? ». Mais comment choisir ?! Tous ont des endroits exceptionnels, des paysages différents les uns des autres, des histoires diverses, des expériences variées. Alors voici plusieurs listes de nos endroits préférés par thèmes (tout cela est bien subjectif et ne reflète pas tout notre voyage !).

Vous retrouverez en lien les articles spécifiques à chaque endroit (cela évoluera au fur et à mesure que l’on écrit les articles restants).

Le top des lieux où voir des animaux (sauvages bien sûr) :

  • Les Galápagos ! C’est l’un des lieux les plus incroyables du monde en matière d’animaux, avec des iguanes partout (vraiment !), des otaries, des centaines de variétés d’oiseaux et la possibilité de voir de nombreux animaux et poissons marins (dauphins, raies, requins, poissons colorés…) ;
  • L’Amazonie : alors, on ne croise pas des jaguars à tous les coins bien évidemment mais il y a une grande bio-diversité. Nous avons eu la chance d’observer des paresseux, des singes (dont le plus petit singe du monde), des dauphins d’eau douce, des piranhas, plein d’espèces d’oiseaux et surtout beaucoup d’insectes, d’araignées et de grenouilles ;
  • La péninsule Valdés en Argentine : oiseaux, otaries, phoques, guanaco et surtout des manchots ! Et si on se trouve à la bonne période, même des baleines et des orques.

Nos régions préférées :

  • Le Sud Lípez, dans les montagnes boliviennes, entre 2500 et 5000m, on se régale des paysages sauvages et immaculés, en particulier des lagunes de toutes les couleurs. Les régions limitrophes, côté Chili (région d’Atacama) et Argentine (région de Salta) sont également de toute beauté ;
  • La Patagonie, territoire du bout du monde, ses longues routes désertes, ses lieux encore sauvages et ses montagnes aux formes uniques ;
  • Les Andes, les montagnes des Incas, des paysages à couper le souffle (dans les deux sens du terme !) et beaucoup d’endroits façonnés par le peuple Inca et les civilisations les précédant.

Les villes les plus jolies :

  • Carthagène des indes en Colombie, notre gros coup de cœur côté ville, malgré le nombre de touristes et des travers que ça implique dans le centre historique, celui-ci est magnifiquement préservé et coquet ;
  • Rio de Janeiro au Brésil, l’emplacement est exceptionnel, la vue à 360° depuis le Pain de Sucre est une merveille ;
  • Cuenca en Équateur, le centre historique est plein de charme, bien conservé et nous a vraiment séduit. Mais de manière générale, nous avons trouvé les villes en Équateur (notamment les centres historiques) bien entretenues et préservées.

Les vues les plus belles :

  • Gargantua del Diablo en Argentine et la vue d’ensemble des chutes d’Iguazu au Brésil, une émotion indescriptible quand on se trouve face à cette force de la nature ;
  • Le glacier Perito Moreno en Argentine, une gigantesque mer de glace aussi belle que terrifiante ;
  • Le lac Titicaca, immense et au bleu incroyable, avec les Andes au fond, au Pérou et en Bolivie ;
  • Les montagnes autour du Machu Picchu au Pérou ;
  • Le salar d’Uyuni, le plus grand désert de sel du monde, du blanc à perte de vue et des montagnes au loin ;
  • La laguna Colorada en Bolivie, un lac à la couleur rose/rouge spectaculaire ;
  • Le Fitz Roy et sa lagune, un décor qu’on croirait sorti d’un rêve ;
  • La forêt amazonienne à perte de vue, que ce soit lors de notre arrivée en avion, ou bien depuis le mirador de notre auberge pour admirer le coucher de soleil sur la canopée.

Les paysages les plus extraordinaires :

  • Le parc national de Sajama et son petit village en Bolivie, le genre de paysage qu’on rêvait de voir pendant ce voyage, ici la beauté côtoie l’authenticité et la simplicité ;
  • La cascade Gocta au Pérou, l’une des plus hautes du monde (771m), on se sent tout petit à côté ;
  • La Laguna 69 au Pérou, une lagune turquoise au milieu de paysages extraordinaires ;
  • Serranía de Hornocal, la montagne aux 14 couleurs, à côté de Humahuaca en Argentine, une vraie palette de peintre ;
  • Les chutes d’Iguazu en Argentine et au Brésil qui malgré leur célébrité, impressionnent et émerveillent ;
  • La forêt amazonienne, des arbres, des arbres, la nature à perte de vue, et de simples villages parsemés ;
  • Le Parc Torres del Paine au Chili, des paysages qui te font lâcher des wahou toutes les 30 secondes ;
  • La route pour aller à la Laguna Brava dans le nord ouest de l’Argentine, ainsi que la laguna en elle même, avec son effet miroir incroyable.

Nos lieux historiques préférés :

  • Le Machu Picchu au Pérou, cité inca à la hauteur de sa réputation ;
  • Les ruines mayas de Yaxchilan au Mexique, peu visitées, elles se trouvent au milieu d’une jungle peuplée de singes hurleurs ;
  • Rano Raraku, sur l’île de Pâques, le lieu où étaient fabriquées les fameuses statues, et où on en trouve le plus.

Nos plus belles randonnées :

  • La Laguna 69 au Pérou, difficile de marcher 14 km entre 4000 et 4600m, surtout quand ça ne fait que grimper, mais on est récompensé par la beauté du paysage, des panoramas et de la lagune turquoise, le cadeau final ;
  • Le Sendero Fitz Roy en Argentine, de beaux points de vue sur le chemin et une vision époustouflante sur le Fitz Roy et son lac font oublier les 7h30 de marche et la montée finale infernale ;
  • La Vallée de Cocora en Colombie, une randonnée assez difficile dans la forêt qui nous fait traverser des ponts en mode Indiana Jones et nous amène au milieu des plus grands palmiers du monde, avec une superbe vue sur la vallée.

Les activités les plus folles/insolites :

  • Voler au-dessus des lignes de Nazca au Pérou, dans un avion de 8 personnes (pilotes compris) ;
  • Faire de la balançoire au dessus d’un canyon dans lequel se jette une cascade immense, vers San Agustín en Colombie ;
  • Faire de la tyrolienne au dessus de la canopée de la forêt humide tropicale à Mindo en Équateur ;
  • Marcher sur un glacier, au Perito Moreno en Argentine ;
  • Assister au défilé dans le Sambodrome pour le Carnaval de Rio de Janeiro au Brésil.

Les plus belles plages du voyage :

  • Celestún au Mexique, un petit village de pêcheurs encore peu envahi par le tourisme (appréciable dans ce coin !) ;
  • Holbox une petite île dans les Caraïbes au Mexique, touristique mais qui reste quand même agréable (et en basse saison nous étions tranquilles) ;
  • Aventureiro au Brésil, sur Ilha Grande, accessible seulement en bateau ou après une rando sportive, mais en récompense : plage de sable blanc, eau turquoise, cocotiers et presque sauvage ;
  • Copacabana à Rio au Brésil, malgré l’urbanisation et les vieux immeubles qui l’entourent, elle garde son charme, avec sa longue plage et sa vue sur les collines environnantes, dont le Pain de Sucre.

Nos plats préférés :

  • Le ceviche : du poisson cru mariné dans du citron vert et des épices/condiments. Chaque pays a sa propre façon de le faire et à chaque fois c’est un régal ;
  • Les tacos au Mexique, en particulier le al pastor : de la viande marinée dans des tortillas de maïs traditionnelles, accompagnés de pico de gallo (tomate, oignon, coriandre fraîche) et de sauces pimentées ;
    Cliquez ici pour en savoir plus sur la délicieuse gastronomie mexicaine 😋
  • Les glaces maracuya (fruit de la passion), ce n’est pas un plat mais comment passer à côté d’une glace artisanale avec un bon fruit tropical qu’on ne trouve pas (ou très rarement) chez nous ?

Nos boissons préférées :

  • Le Pisco Sour au Pérou et au Chili : du pisco, un alcool local à base de raisin, du citron vert, du blanc d’œuf et des glaçons ;
  • La limonade maison aux citrons verts (non gazeuse), particulièrement au Pérou, on en a bu des litres (!) ;
  • La Margarita au Mexique : de la tequila, de la liqueur d’orange, des citrons verts et des glaçons, voilà la recette du bonheur !

Nos phrases préférées

Et pour finir sur une note rigolote, quelques mots, phrases qui ont rythmés le voyage :

  • Permiso!
  • Listo!
  • A donde va?
  • Todo bien
  • « Je suis fatigué patron » (La Ligne Verte)
  • « Pas ça Zinédine, pas ça, pas après tout ce que tu as fait » (Thierry Gilardi, Finale de la coupe du monde 2006 🤣)

Pour les deux dernières phrases, une explication s’impose : pendant une rando quand tu es au bout du rouleau et qu’une montée infernale se dresse devant toi ou quand tu cherches ton hébergement, avec ta carapace de Tortue Ninja Quechua qui pèse près de 15 kg sur tes épaules et que tu t’es gouré d’adresse et que tu n’en peux plus, c’était nos phrases fétiches et au moins en les disant, ça nous faisait rire et nous remontait le moral !

« Voyager c’est grandir. C’est la grande aventure. Celle qui laisse des traces dans l’âme. »

Ce voyage est fait de lieux qui nous ont marqué, des souvenirs gravés à vie, mais aussi des rencontres qui donnent le sourire et de retrouvailles qui donnent la pêche ! On n’oubliera pas Jorge au Pérou qui était trop heureux de rencontrer des français, Walter qui nous a fait découvrir l’Amazonie, la bonne humeur de Wilbur et Santusa qui se sont bien occupés de nous dans le Sud Lípez, cette fille à l’hôtel au Pérou qui nous a donné un mini cours d’espagnol, cette dame qui s’est demandé si on était mexicain tellement notre « hola » était parfait 🤣, ce chauffeur de taxi mexicain qui nous a dit que La Marseillaise était le meilleur hymne du monde, tous ces chauffeurs de taxi qui nous parlaient de Mbappé dès qu’on leur disait qu’on était français, tous ces gens qui ont pris de leur temps, sans râler, voire même plutôt dans la bonne humeur, pour nous aider, nous renseigner, nous conseiller, nous guider… 🙂

Sans oublier les voyageurs que nous avons rencontré pour un verre, une excursion, une visite ou parfois un bout de voyage. Et même un copain de San Diego, pas vu depuis 10 ans qu’on a rencontré par hasard (oui oui !) au détour d’une randonnée en Colombie. 😲🤯
Et bien sûr, certains de nos proches que nous avons retrouvé au fil du voyage, et avec qui nous avons vécu des souvenirs indélébiles au bout du monde.🥰

L’Amérique Latine est un pays où les rencontres sont riches et sincères. Les gens sont curieux mais respectueux et heureux de partager leur culture, leur petit bout de vie. Les sourires sont partout et les sud-américains ont le rire communicatif. Ils sont patients et on se fait rapidement comprendre, même sans bien parler espagnol (ou portugais). La vie est simple et en tant que voyageur, on le ressent, ici il n’y a jamais de problèmes, que des solutions ! No stress, zen, todo bien !
Un continent qui nous a marqué, sur bien des aspects, et qui fait maintenant partie de nous, à jamais ❤️

Les couleurs du désert de Tatacoa

Après un voyage chaotique jusqu’à San Agustin, nous décidons de changer un peu nos plans et ne pas refaire ce trajet en sens inverse (le cauchemar !) et préférons suivre Vincent, un voyageur français avec qui on a sympathisé, jusqu’au désert de Tatacoa.

Ça ne veut pas dire que le voyage est simple mais au moins ce ne sera pas 5h de combi sur une route pleine de trous !
Nous prenons un gros bus depuis San Agustin où nous sommes seulement tous les trois, tranquilles. À Pitalito, une petite ville sur la route, des colombiens montent mais le bus n’est pas rempli. Malheureusement gros problème de la Colombie dans les bus : la clim !!! Un froid de canard la-dedans même avec une veste. Nous mettrons quand même 5h30, à cause d’un accident sur la route qui nous retarde.
Arrivés au terminal de bus de Neiva – où il fait bien chaud ! Ça fait du bien après 5h30 de clim – nous montons à l’arrière d’une jeep avec un autre couple de touristes (pendant que les colombiens sont DANS la jeep ! XD). C’est assez folklorique, ça nous permet de bien voir les paysages ! Par contre, notre chance légendaire quand on est dans un désert à encore frappé : il pleut ! On était content d’arriver dans la chaleur mais avec cette pluie, il fait un peu frisquet à l’arrière de la jeep. Heureusement le trajet ne dure qu’une heure jusqu’à Villavieja. De là nous partageons un tuktuk avec Vincent jusqu’à notre hébergement (on le laissera un peu avant à son logement).

Cabane et ciel étoilé

Ce soir là nous dormirons dans une cabane ! Faite en recup’, toute simple mais nous avons une petite salle de bain avec wc, c’est parfait.

Mais avant de dormir nous allons à l’observatoire situé juste à côté (il y en a plusieurs dans le désert, car pas de pollution lumineuse par ici, des conditions optimales pour observer le ciel). On voit plusieurs étoiles au télescope, la lune en gros gros plan (et on repart avec une jolie photo ^^) mais surtout Jupiter avec ses rayures colorées et Saturne où l’on distingue ses anneaux ! Impressionnant de pouvoir observer ces planètes ! Comme c’était une pleine lune on ne voyait pas trop les étoiles mais c’était quand même super et on a vu tout de même plusieurs constellations.

Le désert gris

Le lendemain, après un petit dej à base de riz (!!) nous partons à pieds pour le désert gris, direction Los Hoyos. On met environ 1h30 pour y arriver c’est très dur car il fait TRÈS chaud (fini le temps frisquet de l’orage). Pas de vent, pas d’air, on sent bien qu’on est dans un désert… On maudit un peu les gens qui passent en voiture ou tuktuk x’) Mais au moins on profite bien du paysage !

Arrivés à Los Hoyos, on voit la piscine dont on nous parlait et finalement on ne regrette pas vraiment d’avoir oublié nos maillots de bain malgré la chaleur, car c’est vraiment moche ! Une piscine normale au milieu de ce beau paysage, ça gache vraiment la vue (on s’attendait à quelque chose de plus « naturel »)… On passe la piscine et on part se balader dans les formations du désert gris. C’est très joli ! Une balade facile et rapide.

On s’arrête à la piscine ensuite pour prendre un coca pas très frais malheureusement et une galette à la confiture (truc d’ici pas cher, très bien pour un petit creux).
Comme on est fatigué on négocie avec un tuk-tuk pour nous amener jusqu’au désert rouge, ce qui nous évitera de nombreux km en plein cagnard.

Le désert rouge

Il nous laisse au Labirinto del Cusco, d’où commence la balade. Le temps est gris, il tombe même quelques gouttes. Il y a plein de cactus, dont certains qui nous font penser à… des cupcakes ! Trop chou ! Le sol est vraiment très sec, on voit bien qu’il ne pleut jamais (sauf quand on est là ! XD)

À la fin le soleil revient et on croise Vincent avec qui on discute avant de repartir à pieds pour notre cabane, situé à environ 2km (on n’en peut plus ! Lol).

Après une bonne douche fraîche (plutôt tiède même tellement il fait chaud) on s’offre une petite bière avant notre repas (toujours du riz !), et on profite d’un dernier coucher de soleil sur le désert…

On ne s’attendait pas à découvrir un désert en Colombie et ça a été une belle surprise ! Surtout avec ces differences de couleurs entre les deux déserts. Les paysages sont vraiment beaux. Avec cette chaleur on se rend compte de la chance d’avoir de l’eau potable accessible partout en France. Car après avoir marché des heures dans le désert on rêvait d’un immense verre d’eau fraîche à vider d’un trait… Chose plus compliqué ici !

On conseille vivement de dormir dans le désert, il existe plein d’hébergements (et même plusieurs non répertoriés sur booking). Nous avons vraiment aimé le nôtre, Casa de Campo Los Cactus, dans une cabane, endroit hyper tranquille. C’est le silence absolu ! Un vrai luxe 🙂

iguane

10 jours aux îles Galapagos, récit et conseils

Les îles Galapagos… Un archipel dont le nom si exotique fait rêver (saviez-vous que cela signifie « tortues » en espagnol ? — bon nous on aurait plutôt opté pour les îles « iguanas », vu le nombre qu’on y a croisé 😂).

Juste avant de partir faire ce voyage au long cours en Amérique du Sud, je suis tombée plusieurs fois, par hasard, sur cette destination, notamment dans un livre, qui décrivait cet endroit comme un lieu unique au monde, où la trace de l’homme était toute récente et où les animaux n’avait pas appris à nous craindre. Comment résister à cet appel ?!
Pourtant on en a lu et entendu des phrases comme « Les Galapagos, c’est une destination trop chère ! » – Alors vrai ou pas ?
C’est plus cher que le reste de l’Équateur (pays auquel elles sont rattachées) mais nous y avons passé 10 jours sans avoir besoin de vendre un rein. Entre récit et conseils, on vous explique tout !

Avions et taxes : les frais obligatoires

Pour aller aux Galapagos, deux solutions : soit on passe par une croisière qui fait le tour des îles et nous dépose dessus pour des excursions groupées, soit on y va par soi-même, en avion. Nous avons bien évidemment choisi cette deuxième option, croisière signifiant prix élevé et du monde.

Niveau aéroport vous avez le choix de partir du continent depuis Quito ou Guayaquil (Equateur). Sur les îles il y a deux aéroports : Baltra (près de l’île de Santa Cruz) ou San Cristobal. Il existe des vols directs avec Latam.
(Pour notre part nous sommes partis de Guayaquil jusqu’à Santa Cruz, et avons fait le retour jusqu’à Quito, nous avons payé environ 350€ chacun)

Avant le départ il faudra payer une taxe de 20$ à l’aéroport.

Il est interdit d’amener des fruits, légumes, graines… Afin de ne pas amener de maladies. Dans l’avion, avant d’atterrir, les hôtesses de l’air balancent un spray insecticide sur les bagages à main, rangés au dessus de nos têtes. Ça rigole pas !

Une fois arrivé aux l’aéroport des Galapagos, quel qu’il soit, il faudra vous affranchir d’une taxe de 100$ ! Ça fait mal, alors autant s’y préparer. Mais c’est pour la protection des îles, celles-ci font en fait partie d’un parc national. L’avantage c’est qu’ensuite il y a beaucoup de choses gratuites, car comprises dans le prix de cette taxe.

A savoir : les îles Galapagos ont une heure de moins que le reste de l’Équateur.

île vue du ciel
Arrivée sur l’archipel en avion

Le transport de l’aéroport de Baltra jusqu’à Puerto Ayora (bus et ferry)

A l’aéroport on fouille nos bagages à mains et des chiens reniflent tous les bagages de la soute, avant qu’on puisse les récupérer.

On sort ensuite du petit aéroport, juste devant il y des bus. On peut acheter son ticket juste après avoir payé la taxe de 100$. On nous apprend que le prix du bus est 5$, alors que lors de nos recherches, on avait vu qu’il était gratuit ! Ils ne s’embêtent pas, surtout qu’on n’a pas vraiment le choix, il n’y a que les bus qui circulent là et à pieds c’est pas hyper envisageable… 5$ les 10 minutes, ça commence bien…

On doit ensuite prendre un ferry pour aller jusqu’à l’île de Santa Cruz (l’aéroport est situé sur une toute petite île juste à côté où il n’y a rien d’autre). La traversée dure 5 minutes et coûte 1$.

Puis on doit reprendre un bus qui traverse l’île du nord au sud, jusqu’à la ville de Puerto Ayora, la « grosse » ville de l’île. On avait lu que les prix étaient de 1 ou 2$, mais en fait ils ont bien augmenté : on a payé 5$ par personne ! Et tout ça pour se retrouver assis par terre à côté du chauffeur avec nos gros sacs à dos car il n’y avait plus de places (à l’arrache !)… Au final on aurait mieux fait de partager un taxi avec d’autres, on aurait payé le même prix ou moins, avec plus de confort.

Que faire sur l’ile de Santa Cruz avec un petit budget ?

Je me suis beaucoup aidé de l’article de Youngwildtravelers pour anticiper ce qu’on pouvait faire de gratuit ou pas cher sur cette île, merci à eux !

– Le centre Darwin (gratuit)

Notre première visite, après notre arrivée. Accessible à pieds depuis le centre de Puerto Ayora. On y trouve des informations sur la faune et la flore de l’île et c’est ici qu’on y rencontre nos premières tortues géantes ! Il y en a plein dans des enclos, elles sont vraiment impressionnantes. Elles ne bougent presque pas. Il y a aussi des bébés tortues et des iguanes (enfin on n’en a vu qu’un, mais alors quel spécimen ! Un vrai dinosaure). On découvre aussi George, la dernière tortue de son espèce, maintenant empaillé (il est mort en 2012 à 120 ans !). C’est une vraie star, il est gardé dans une pièce sombre et fraîche dont on n’accède qu’après être passé par un sas de « décontamination ».

– Tortuga Bay (gratuit)

On arrive à l’entrée après 15-30 minutes de marche selon où on se trouve dans la ville. Il faut inscrire son nom avec son heure de passage. Puis il y a une marche d’une trentaine de minutes sur un chemin « goudronné » au milieu de cactus immenses, endémiques aux îles. On rencontre plein de petits lézards et oiseaux.

On arrive d’abord à la grande plage, où la baignade est interdite, à cause des grosses vagues. Elle est vraiment superbe !

Il faut ensuite la traverser pour arriver jusqu’à la Playa Mansa, une plage plus petite, entourée de mangroves, où l’eau est très calme.

Nous avions prévu un pique nique, que nous avons mangé sous les arbres, juste avant d’y arriver. Entourés d’iguanes et d’oiseaux pas peureux qui viendront même manger quelques miettes dans nos mains.

Une fois à Playa Mansa, nous enfilons masque et tuba pour faire du snorkelling (4$ l’ensemble, loué en ville avant de partir). Ce sera une dépense totalement inutile car on ne voit strictement rien, l’eau est trop trouble ! Un peu dégoûté on décide de louer un kayak, dispo sur la plage (10$ par personne pour 1h). On peut s’éloigner plus facilement de la plage, s’approcher des mangroves… Et finalement c’est comme cela que l’on voit plein de raies (léopards et autres types…) ainsi que des tortues, dont une qui passe très proche près de nous et qui est bien grosse !

En repartant vers 16h30 (les plages ferment à 17h), on aperçoit une dernière raie qui nous passe juste à côté, alors qu’on marche les pieds dans l’eau ! Impressionnant comme elles s’approchent.

Ici on vous conseille donc de plutôt louer un kayak que de faire du snorkelling (mais si vous avez votre propre équipement, prenez le quand même bien sûr !).

– Las Grietas (gratuit)

Au port on prend un bateau taxi, à 0,80$ par personne, qui nous amène en quelques minutes de l’autre côté de la baie (c’est vraiment juste à côté). On marche ensuite sur un sentier facile, passant une plage (voir paragraphe suivant), des salins, des pierres volcaniques… Il fait très chaud et c’est avec joie qu’on découvre les crevasses rocheuses volcaniques remplies d’eau de las Grietas !

C’est très profond, l’eau est fraîche et il y a des petits poissons. Attention aux rochers par contre, je me suis fait mal! (la boulette) Il y a un peu de monde, mais ça dépend vraiment des moments… On s’est retrouvé seuls avec des familles du coin, mais quand un groupe d’américains arrivent, c’est le drame x)

baignade dans les crevasses

Il y a une toute petite marche très facile pour avoir d’autres vues sur la crevasse (et on découvre les différentes « piscines » accessibles si on passe les rochers au bout de la première piscine, et là c’est tranquillité assurée) ainsi que sur la baie.

A côté de las Grietas il y a aussi un coin pour pique-niquer.

– Playa Alemania (gratuit)

Au retour, on s’arrête sur la plage qu’on a vu à l’aller. Il y a un peu de monde, mais tant pis, on se pose et profite de cette eau claire et fraîche, avec des petits poissons. Deux raies passent juste à côté de nous ! Par contre la marée est beaucoup montée le temps qu’on barbote dans l’eau et on s’est retrouvé avec des affaires mouillées… Oups ! Heureusement pas de dégâts matériels, on a évité le drame à temps ! On repart en bateau taxi, toujours à 0,80$ chacun. Sachant que le soir et la nuit le tarif est un peu plus élevé.

plage

– Balade sur la jetée (gratuit)

Le soir, la meilleure occupation est d’aller sur la jetée, au port. Tous les soirs, c’est le même spectacle : les otaries prennent leurs aises pour la nuit et dorment sur le pont et les bancs ! Assez fou d’approcher ces animaux de si près, elles ne sont pas du tout gênées par notre présence. On peut aussi voir dans l’eau des tortues, des petits requins, des poissons, des crabes, d’autres otaries qui s’éclatent… Ainsi que des pélicans. Vraiment génial, on a adoré venir ici et les observer en toute simplicité.

– Le port de pêche (gratuit)

Ici aussi vous pourrez voir des animaux autour des bateaux de pêches. Le soir il y a des petits stands sur la placette. Nous avons aussi eu la chance de tomber sur une représentation de danse en costumes traditionnels, avec des adultes et des enfants de l’île, vraiment sympa !

– Tunnels de lave de Bellavista (3,5$)

Il existe plusieurs tunnels de lave sur l’île, nous avons choisi celui-ci parce que… C’était le « plus près » de Puerto Ayora !

En fait nous avons eu la brillante idée (ou pas) de louer des vélos (12$/personne/jour) pour sortir hors de la ville pour une journée et faire des excursions en autonomie, sans passer par un tour. On avait vu qu’il y avait une piste cyclable tout le long de la route principale de l’île, alors on s’est dit que c’était une bonne idée. Préparez vos cuissots car ça ne fait que monter ! (pourtant en voiture on ne dirait pas hein mais à vélo, oui oui on le sent!)

Après environ 6,5km, on arrive fatigués à la petite ville de Bellavista et visitons son tunnel de lave, pas mécontents de lâcher notre vélo. Même si on se fait piquer par des fourmis, et elles ne rigolent pas niveau douleur les coquines ! Nous sommes seuls avec deux jeunes filles arrivées en même temps en bus (pfff trop facile !).

Les tunnels font 2km de long, mais on en voit qu’une partie, ça fait un parcours où on se promène à notre rythme, à moitié éclairé (par moment il vaut mieux une lampe torche).

En fait quand la lave s’écoule, elle durcit à l’extérieur très rapidement mais continue de couleur à l’intérieur… Ce qui fait des tunnels naturels.

Une fois de retour à l’accueil, qui est en fait là où habite la dame, on discute avec elle. Comme elle a vu nos vélos, elle est impressionné qu’on soit venus depuis Puerto Ayora et nous demande où on va. On lui dit « El Rancho » mais horrifiée, elle nous dit que c’est beaucoup trop loin ! Elle nous conseille alors plusieurs endroits et on décide d’aller au Rancho Manzanillo, un endroit qu’elle aime beaucoup, un peu plus près et dans le même style. Une dame hyper sympa !

– Rancho El Manzanillo (gratuit)

La route est toujours aussi difficile, ça monte sans cesse, on commence à en avoir ras la casquette et sur les dernières montées je descends carrément du vélo et monte à pieds… (ça va pas faire plaisir à mon père, si un jour il lit ceci :p)

Après environ 8km, on arrive au panneau qui indique le ranch… Et là, malheur ! Horreur ! Le panneau annonce encore 3,5km avant d’arriver au ranch, via une route de terre ! Bon maintenant qu’on est là… Ca descend sec, on va à fond, ça fait un peu peur vu la route de terre remplie de gravillons. Heureusement on ne tombe pas et on torche ces 3,5km très rapidement.

Au ranch il y a des groupes d’américains venus en bus qui braillent mais ils vont rapidement au resto du ranch et on se peut se balader tranquillement au milieu des tortues après avoir engloutis notre pique-nique. Il y a plein de tortues ! Quand on s’approche un peu trop, elles rentrent leurs têtes en faisant un espèce de sifflement méchant. Ça nous fait rire ! Du coup vous remarquerez que sur les photos on se met derrière elles, histoire de pas trop les perturber… Et oui en se mettant derrière elles ne nous remarquent pas… lol !

On a besoin d’un petit remontant, Manu s’offre une bière à 1$ et moi je me contente de la délicieuse eau au gingembre, gratuite.

Au final un très bon plan découvert par hasard car c’était gratuit alors qu’on s’attendait à payer un droit d’entrée. La plupart des gens viennent en tour organisé et mangent sur place, ce qui fait leur affaire. Y’a peu de dingos comme nous pour venir en vélo ou à pieds ! XD

Par contre le retour est difficile, vu la descente de folie qu’on a faite. On le fait majoritairement à pieds, en poussant le vélo, mais ça nous permet de croiser encore quelques tortues.

route de terre à vélo

Une fois de retour sur la route principale, c’est le meilleur moment de la location de vélo : faire le trajet retour vers Puerto Ayora qui ne fait que descendre ! Youpiii ! On s’éclate à aller à fond, il y a quelques montées mais ce n’est pas grand-chose comparé à l’aller.

Si vous souhaitez faire comme nous, sachez donc que c’est possible ! Nous ne faisons jamais de vélo, et on a réussi (et tant pis si on l’a poussé plusieurs fois dans les côtes). Le soir on était très fatigués (près de 40 km quand même ; avec la moitié en côte) mais c’était quand même cool de découvrir les paysages de l’île en vélo, et le fait qu’il y ait une piste cyclable rend le trajet plus agréable, on peut aller à son rythme sans se stresser des voitures.

Où manger et boire un verre à Puerto Ayuro ?

Contrairement à ce qu’on peut croire il est facile de manger pour pas cher ici. Il y a bien des restos « touristiques » qui pratiquent des prix un peu forts mais ce ne sont certainement pas les seuls…

Il faut aller dans la rue Charles Binford. Le midi ce sont des petits restos avec menus pas chers… Le soir ils sortent les tables dans la rue, et exposent les poissons du jour ! Super ambiance, et on mange bien pour pas cher. Manu n’aime pas vraiment le poisson alors il a mangé des grillades, quand à moi j’ai testé le ceviche équatorien (une tuerie !!) et l’encocado (poisson au lait de coco). Nous avons également partagé une langoustine, à un prix très raisonnable. Bien sûr tout est accompagné de riz, et salades (comme d’hab).

On a testé des happy hours, certains ont osé nous servir des mojitos avec du sirop de menthe ! Sacrilège ! Ensuite on a trouvé THE bar à cocktails, toujours dans la même rue : le TJ (en bout de rue). Happy hours (toute la journée lol), des cocktails à base de fruits frais (margarita, mojitos, caipi…), le gérant les prépare avec passion !

Comment aller de Santa Cruz à Isabela ?

Acheter les tickets de bateau avant, il y a plein d’agence dans Santa Cruz. Nous l’avons acheté en face du port, la veille au soir et avons eu droit à une ristourne de « dernière minute » : 25$ chacun au lieu de 30$. Il nous a même fait le retour au même prix, alors que c’était plusieurs jours à l’avance.

A savoir : on prend d’abord un bateau-taxi depuis le port qui nous amène jusqu’au « ferry », pour 0,5$. C’est parti pour ensuite 1h30-2h de traversée, selon les conditions météo.
Une fois à Isabela c’est le même cirque : le bateau ne peut pas accoster au port (on se demande bien pourquoi) et il faut payer un autre taxi à 1$ cette fois.
Évidemment ça ne s’arrête pas là, on doit aussi payer une taxe de 10$ chacun une fois au port d’Isabela.

Ça commence à faire pas mal de frais dont on n’avait pas entendu parler, alors autant vous dire qu’on était un peu blasés.

entrée vers isabela

Il y a des espèces de bus qui amènent du port jusqu’au village mais nous avons fait le trajet à pieds, c’est plutôt rapide, environ 15 min. Par contre le chemin pour les piétons est en bonne partie en terre donc si vous avez une valise c’est pas hyper pratique, c’est mieux en sac à dos (ou sinon il faut marcher sur la route).

En arrivant sur l’île vous saurez que vous êtes au bon endroit : les otaries roupillent tout près du « port » !

otaries sur des bancs

Que faire sur l’île d’Isabela avec un petit budget ?

Il y a des bus touristiques mais tout est faisable à pied. On peut aussi louer des vélos (on n’a pas osé après le traumatisme à Santa Cruz !)

– Lagunas Salinas (gratuit)

On peut y voir des flamands roses… Nous n’en avons vu qu’un ! Mais l’endroit est dans la ville donc on peut facilement y faire un tour et c’est un paysage assez particulier : un salin — lac de sel aux teintes roses. On est tombé sur de jolies maisonnettes alentours aussi.

– Centre des Tortues (gratuit)

Dans le même style que le Centre Darwin de Santa Cruz. Et oui les tortues sont les stars de l’île ! On peut y aller en bus ou vélo mais mieux vaut y aller à pieds, il y a un chemin spécial très facile et rapide, et on y voit des flamands roses ! Plus qu’à la lagune pour notre part. On croise aussi des oiseaux et beaucoup d’iguanes.

Au centre il y a plein de tortues de différentes tailles/âges et on en apprend encore sur ces animaux étonnants.

– Plages (gratuites)

Il existe plusieurs plages, accessibles à pieds depuis le village. Très belles mais par contre il y a beaucoup de vagues et c’est difficile de se baigner. Mais sympa pour faire trempette et surtout observer les crabes et les iguanes qui viennent y nager ! Et oui les Galapagos abritent la seule espèce d’iguanes marins.

– Parque Los Humedales (gratuit)

Un parc agréable pour une journée randonnée. On peut également le faire à vélo, ce qui me semble être une bonne alternative. Il faut d’abord marcher environ 2km le long de la plage jusqu’à l’entrée où l’on s’inscrit. Puis on suit un parcours de 5 km (aller), il y a plusieurs points d’intérêts où s’arrêter : des lagons, des salins, un tunnel de lave où au fond il y a de l’eau, ainsi que plusieurs plages. La Playa del amor est assez réputée. Nous sommes allés juste à côté, avons pique-niqué sous les arbres et nous sommes baignés au retour, on était tout seuls ! Ca fait une petite crique où il n’y a pas de vagues, mais par contre beaucoup de cailloux.
Sur le chemin on rencontre beaucoup d’iguanes encore !

plage volcanique

Nous continuons sur le Camino de las Tortugas où nous croisons une tortue 🙂 Nous arrivons au mirador où on grimpe pour avoir une vue à 360°, on voit des plages, le village au loin et surtout des arbres ! On peut se rendre compte à quel point la nature est préservée ici. Ça vaut vraiment le coup.

vue sur les arbres

Comme nous ne sommes pas loin, nous continuons jusqu’au Muro de las Lagrimas (mur des larmes) : un mur restant d’une ancienne prison, construite par les prisonniers eux-mêmes, dans les années 1945.

mur

Il faut ensuite tout refaire à pieds ! (on s’est donc fait une pause baignade sur la fin).

– Snorkelling à la Concha de la Perla (gratuit)

L’accès est gratuit. Si vous n’avez pas d’équipement de snorkelling, vous pouvez le louer en ville. Nous avons loué à la journée masque+tuba+palmes pour 5$.

On y voit beaucoup de poissons. Aux endroits les plus profonds on peut voir des tortues. Nous en avons repéré une en l’entendant sortir sa tête pour respirer.

Nous avons aussi la surprise de voir une grosse raie pastenague ! Ça surprend !! Très impressionnant ! Un bon moment. Nous y sommes allés vers midi puis retournés en fin d’après-midi, à marée basse, on voyait un peu plus de poissons (mais il y avait plus de monde dans l’eau).

Sur le chemin (ponton) pour aller à la Concha, on croise plein d’otaries qui dorment. C’est excellent de les voir de si près ! Vous aurez peut-être la chance de nager avec ; nous, elles étaient en mode sieste. Et bien sûr, toujours des iguanes.

Où manger à Isabela ?

Sur la place principale il y a plein de restaurants qui proposent des menus midi et soir à 7 ou 8$ (entrée ou soupe + plat avec du riz + une boisson + un dessert de fruits ou gelée). La qualité est moyenne mais ça fait le taf !

Bon à savoir :

  • Il peut y avoir des coupures de courant sur l’île ! Ça nous est arrivé le premier soir à Isabela, on était dans le noir ^^
  • Les îles sont touristiques mais vous pouvez vous retrouver facilement seul… Le principal problème c’est les hordes d’américains, ils ne se déplacent qu’en troupeau et braillent à tout bout de champs, se croyant chez eux x)
  • Il y a aussi des tours organisés pour voir d’autres tunnels de lave, des petites îles qui abritent des animaux… Nous avons décidé de ne pas les faire, c’était cher (dans les 100$ la journée) et on a vu plein d’animaux et de jolis paysages sans aller trop loin. On ne le regrette pas.
  • On peut aussi faire de la plongée et je pense que c’est un bon endroit pour ! Pas trop trop cher (comparé au reste) et sans doute une belle faune marine.

Les Galapagos, une destination qui fait rêver ! On est très heureux d’avoir pu y aller, c’était vraiment magnifique. Malheureusement cet endroit restera associé à une triste nouvelle, ce qui fait que nous avons été moins enclin à faire plus d’activités.
Nous avons pris notre temps mais ce n’est pas un mal, c’est un endroit parfait pour se « laisser vivre ». Les rencontres animalières ne se calculent pas, mais ici on en voit beaucoup ! Un vrai bonheur de voir humain et faune locale vivre en harmonie.
Les paysages nous ont aussi beaucoup surpris, très sec et volcanique (les îles sont des volcans en fait). Parfait pour alterner rando et baignades.

Un endroit à découvrir une fois dans sa vie ! Ça vous tente ? 🙂

Pour terminer, un petit résumé vidéo de nos 10 jours aux Galapagos 🙂

https://youtu.be/JQP3D9D9GTU

Visite d’Arequipa et découverte du Canyon de Colca (en indépendant et en mode flemmard !)

Après avoir visité Cuzco et la vallée sacrée des Incas, nous partons pour le sud, dans un endroit un peu moins en altitude : Arequipa (tout de même à 2500m), la ville blanche.

Le volcan Misti que l’on peut admirer depuis Arequipa

Les joies du bus

Départ de Cuzco un dimanche soir, nous avons « seulement » 10h de bus, et c’est la nuit, donc parfait. Trop facile !

Vers 1h du matin le bus s’arrête. Après quelques minutes le moteur est carrément coupé. On se demande ce qu’il se passe, à moitié endormi. Puis l’hôte de terre comme nous aimons l’appeler (en gros comme les stewards et hôtesses de l’air en avion, mais dans le bus ! Oui oui ^^ ) nous informe que la route est bloquée par des agriculteurs, on ne peut pas passer. Sérieux à 1h du mat’ les gars sont là ! Il n’y a rien à faire alors on s’endort.

Vers 7h les gens se réveillent, ça s’agite… Mais tout ça pour rien. On sort un peu du bus, on observe… On va au village à côté se prendre à manger (et on se fait grave arnaquer ce qui n’arrange rien à notre humeur). Les gens du coin ont mit des pierres au milieu de la route pour la bloquer.

De notre côté nous sommes 3 malheureux bus arrêtés mais en face la file est immense. Finalement ils débloquent la route à 14h et nous pouvons enfin partir ! Ça a été très long ! On arrive à Arequipa dans la soirée alors qu’on aurait du y être à 6h du matin. 

Découverte de Arequipa

Balade dans le centre-ville

Nous nous baladons dans la ville, qui est très jolie avec ces façades en pierre blanche typiques d’ici. Comme d’habitude il y a une Plaza des Armas et elle est très belle entourées de ses arcades.Il y a aussi de jolies maisons coloniales bien conservées à découvrir à côté : la Casa de Moral et la Casa Ricketts.

Visite du couvent Santa Catalina

Le monasterio de Santa Catalina de Siena est le plus grand couvent du monde, construit en 1579. Situé au centre de la ville, pas loin de la Plaza des Armas, il se visite tous les jours pour la belle somme de 40 soles par personne (environ 10,5€). C’est un peu cher pour le Pérou mais c’est vraiment un bel édifice ! Nous n’avons pas regretté, c’est très grand et l’architecture colorée nous a beaucoup plu.

C’est clairement une ville dans la ville, comme ils le disent. Il y a des rues qui portent le nom de villes espagnoles (entre ça et l’architecture, ça nous a ramené à notre voyage en Andalousie avec Audrey et Thomas ^^). On peut aussi voir les chambres des sœurs, équipées de cuisine. Possibilité de prendre une guide francophone.

Marché San Camillo

Le marché local, situé en ville, où on peut boire plein de bons jus de fruits et manger pas cher.

C’est ici que j’ai testé mon premier ceviche (poisson cru mariné). On y a aussi acheté des feuilles de coca, en prévision de notre visite du canyon de Colca, situé en altitude.

Les bons jus de fruits frais (mon coin préféré ! :p )

Visite du musée Santuario Andino

Un petit musée proche de la Plaza des Armas également. Compter 20 soles (≈ 5.4 €) par personne, visite avec un guide obligatoire (espagnol, anglais ou parfois français apparemment).

On commence avec une vidéo d’une vingtaine de minutes (en anglais, sous-titres français) qui raconte la découverte de la momie Juanita, à côté de Arequipa, qui a entrainé la découverte d’autres dépouilles (en majorité des sacrifices de jeunes filles) dans les montagnes.

La visite continue dans plusieurs salles avec des objets découvert dans les tombes. Des souliers, des vases pour la chicha, des ponchos, dont un très bien conservé qui a toujours sa couleur bleue, des poupées habillées comme les victimes avec lesquelles elles ont été retrouvé, des figurines en or, en argent…

D’après les explications de la guide, les Incas savaient que El Niño allait arriver quand les coquillages arrivaient sur la plage, c’était un mauvais présage. Pour calmer les dieux, ils devaient leur faire un sacrifice. Ils choisissaient une jeune fille noble : la plus belle et en meilleure santé possible, afin que cela soit le plus beau cadeau. Ils partaient de Cuzco à pieds et faisaient des centaines de kilomètres jusqu’à une montagne sacrée. Ils montaient au sommet, parfois très très haut, dans des conditions très pénibles (comme nous ils ne pouvaient pas éviter le mal des montagnes à une certaine altitude, et ils n’étaient certainement pas aussi bien équipé que nos alpinistes modernes !).

Ils utilisaient des cordes pour l’ascension, celles-ci ont été retrouvées par les archéologues. La fille avait généralement entre 12 et 14 ans, avant qu’elle ne devienne une « femme ». Elle portait de magnifiques vêtements et une espèce de grande couronne. Juanita est l’une de ces sacrifiées. Elle a fait tout cela, arrivée au sommet, elle a bu de la chicha (boisson fermenté pour la plonger dans un état second) et s’est ensuite fait tué par un gros coup sur la tête.

Elle a ensuite été mise en position foetale, avec plusieurs objets pour sa renaissance (des petites chaussures d’enfant par exemple). On a aussi retrouvé son cordon ombilical avec elle. Ce qui prouve que Juanita était sans doute prédestinée à être sacrifiée.

C’est très étrange pour nous d’imaginer de telles pratiques. Mais à l’époque, mourir ainsi était un privilège, elle devenait presque égale aux dieux, 13 ans à jamais. 

Juanita – photo prise ici (interdit pendant la visite) : https://www.aracari.com/blog/luxury-travel-peru/juanita-mummy-arequipa-the-incan-ice-maiden/

La visite se termine avec l’exposition de Juanita, enfermée dans un coffret en verre. Elle est maintenue à une température de -20 degrés, avec une humidité qui ressemble à celle de la montagne, qui l’a conservé ainsi pendant des siècles.

C’était vraiment bizarre de la découvrir après toutes ces explications. Elle est toute petite, son corps s’étant rétracté avec le froid. On peut voir ses cheveux, sa peau… Son visage a cependant été brûlé à cause de son exposition au soleil  (quand la neige a fondu ; c’est comme ça que les archéologues l’ont découverte). Le reste du corps est incroyablement bien conservé, on voit même le gras qui est sortit du corps (processus naturel après la mort) et qui a gelé. Cela signifie qu’elle a gelé très rapidement.

C’est vraiment fou de se dire que ce corps exposé est celui d’une jeune fille d’il y a 500 ans…
Que pensait-elle de tout ça ? Avait-elle des rêves différents ? Que dirait-elle si elle savait que des gens du monde entier pouvait observer son corps sans vie ?

Notre visite d’Arequipa s’arrête la, nous partons ensuite pour le Canyon de Colca, accessible depuis la ville.

La Plaza San Antonio avec vue sur les montagnes environnantes

Le Canyon de Colca

Nous laissons nos gros sacs à dos à l’hôtel (service gratuit, ils ont l’habitude) et partons légers en direction du second canyon le plus profond du monde (le premier est juste à côté, au Pérou aussi).

Comme Manu a eu des soucis liés à l’altitude quelques jours plus tôt, nous avons hésité à venir au Canyon, en altitude. On a décidé d’y aller car tout le monde en dit beaucoup de bien.

Mais contrairement à la plupart des voyageurs nous n’avons pas fait de trek. On y est allé en mode tranquille. Il est possible de prendre un tour depuis Arequipa mais nous l’avons fait par nous-mêmes, moins cher et plus de liberté !

Nous prenons un bus à 11h30 et arrivons à 17h au petit village de Cabanaconde. Nous partons à l’auberge Pachamama, dont on a entendu parler sur des blogs et conseillé par notre guide Lonely Planet.

On prend une nuit dans une chambre double avec salle de bain commune. L’endroit est sympa, à peine arrivés un petit chat noir squatte notre chambre et ronronne de nos calins.

Celui qui s’occupe de l’auberge s’appelle aussi Manu et il parle français. Il est super cool ! Après avoir mangé de délicieuses pizzas au resto de l’auberge, il nous explique les chemins de randos etc.

On se rend compte qu’on va être un peu juste niveau argent car il n’y a pas de distributeur dans le villages et les établissements ne prennent que la visa (et j’ai laissé ma visa à l’hôtel évidemment….).

Bref on verra. En attendant on se couche tôt !

Moment magique devant les plus grands oiseaux du monde : les condors

Réveil matinal, on prend le petit dej à 6h30 et à 7h nous partons en voiture avec Jorge et un jeune couple de hollandais pour le point de vue « El Cruz del Condor » (organisé grâce à l’auberge). La-bas on paye pour le droit d’entrée du parc, 70 soles par personne.

Jorge est hyper sympa, il explique plein de trucs, on comprend pas tout car il parle seulement espagnol mais c’est hyper intéressant. Il est passionné par les condors.

Arrivés au fameux point de vue, on voit quelques condors posés. Il n’y a presque personne quand ils commencent à s’envoler et planer au dessus du canyon. C’est vraiment un moment merveilleux avec le soleil qui est à peine levé, le calme, la nature…

Jorge nous prête ses jumelles pour observer les condors. Lui aussi prend plein de photos, malgré qu’il les voit quasi tous les jours. Un vrai passionné on vous dit ! Un homme très touchant.

Il nous explique que les condors vivent en couple, avec le même condor toute leur vie. De plus, une fois vieux, et se sentant à la fin de leur vie, ils montent très haut dans le ciel et se laissent tomber à pic afin de mourir (ils se suicident)…

Des animaux vraiment fascinants.

Vers 8h – 8h15 des bus arrivent, il y a beaucoup de monde… Ça change totalement d’ambiance. Et c’est là qu’on est content de ne pas être venu avec un tour organisé et qu’on ne regrette pas de s’être levé aux aurores !

On repart avec Jorge qui nous montre le volcan pas loin qui est en activité.  On peut voir de la fumée en sortir ! Pour nous c’est très impressionnant, pour lui ça n’a pas l’air très choquant, ça doit être habituel.

Points de vue sur le canyon

Il nous dépose ensuite au mirador de San Miguel. On se balade un peu, on descend un peu dans le canyon, on croise des groupes qui font des treks.

La vue est superbe. Ça donne envie de se lancer dans le trek mais pas possible, on n’a rien prévu. La descente dans le canyon est relativement facile mais le retour est très difficile et il faut le faire très tôt le matin pour éviter la chaleur. 

Nous allons ensuite au musée Juanita à côté. Gratuit mais la moitié des pièces sont dans le noir (on s’éclaire avec le portable) et il n’y a aucune explication.

Apparemment il y a des momies, des objets mais qu’est ce que c’est, on ne sait pas. On ne s’attarde pas et on va voir un autre point de vue juste à côté. 

On repart ensuite à pieds vers Cabanaconde. Un couple d’américains s’arrêtent et nous proposent de nous y amener en voiture, ce qu’on accepte volontiers. Hyper sympas, on discute un peu avant de les quitter.

On prend ensuite un bus pour Chivay, situé à 2h de route environ. Nous ne pouvons pas rentrer directement à Arequipa car nous n’avons pas assez d’argent ! Juste assez pour aller à Chivay où on peut retirer de l’argent, ouf ^^

On mange dans un petit resto pas cher là-bas. Quand on retourne au terminal de bus, tout est prit. Il est 15h30 et on doit attendre 17h30 pour le prochain bus avec de la place pour Arequipa. Nos tickets achetés, on retourne dans le centre du village boire une limonade en squattant le wifi d’un bar.

On arrive à Arequipa à 21h, très fatigués. Et on retourne manger à notre découverte culinaire du coin, Food Wagen où ils nous reconnaissent et nous conseillent, super contents d’avoir deux étrangers qui apprécient leur cuisine 😀 

Arequipa est une ville très belle, on a adoré se retrouver entourés de montagnes et de volcans ! Les paysages sont plutôt secs, ce qui est étonnant pour un endroit en altitude. Le canyon de Colca est superbe et tranquille. Un bon moment dans la nature qui nous a fait beaucoup de bien. On aurait pu rester plus longtemps ! Le trek dans le canyon doit être difficile mais génial !

Où manger à Arequipa ?

  • comme d’habitude le marché pour un repas de midi local et pas cher
  • notre coup de cœur de notre voyage au Pérou : Food Wagen. Découvert par hasard car à côté de notre hôtel, sur la Plaza San Antonio. L’endroit, tout petit, nous a plu et nous avons donc décidé de tenter. Bonne musique d’ambiance, personnel hyper sympa et nourriture délicieuse ! Des classiques péruviens revisités en mode « fast-food » avec des boissons aux fruits super bonnes. Plusieurs types de viandes marinées, en mode sandwich ou accompagnée de frites. On y est allé 2 fois tellement on a adoré !

Où manger et dormir à Cabanaconde ?

Pachamama, super ambiance, hostal propre et confortable et le soir délicieuses pizzas (plus chères que les prix pratiqués habituellement au Pérou, mais très bonnes et cuites au feu de bois, dans un endroit comme ça, une agréable surprise !).

Cuzco et la Vallée Sacrée des Incas

Après quelques jours à Lima, nous partons pour Cuzco, la ville la plus touristique du Pérou. Il nous faudra 21h de bus pour y arriver ! Nous découvrons les paysages de la cordillère des Andes pour la première fois et c’est magnifique.
Nous avons un bus tout confort, avec la compagnie Cruz del Sur. Larges sièges inclinables pour dormir, repas du soir et petit dej compris. On a même droit au wifi qui marche de temps en temps ^^ Malgré ça c’est un soulagement d’arriver à Cuzco et de respirer l’air extérieur !

Nous retrouvons ma cousine Rachel au airbnb que nous avons loué ensemble. Cette première après-midi sera consacré aux courses, et au repos ! On sent vite qu’on est en altitude (3400m), monter quelques marches nous demandent plus d’efforts qu’habituellement. Le soir petit apéro avec les bières péruviennes Cusqueña puis on se regarde le dernier épisode de Game of Thrones 😉

Cuzco, le nombril du monde

Visite de Cuzco

Nous nous baladons dans la ville et découvrons la superbe Plaza des Armas. Ici beaucoup de jeunes femmes nous accostent pour nos proposer… des massages ! Bizarre, le Pérou n’est pas forcément réputé pour ça ? En fait on suppose que c’est pour soulager tous les gens qui font des randos et treks aux alentours. C’est sûr un petit massage ça peut aider 🙂

Sur cette place touristique, des églises, des restos, des boutiques pour des tours et aussi des enseignes bien connus comme McDo, KFC et Starbucks. Mais ici, leurs logos sont en noir, pour ne pas détoner avec le reste de cette place traditionnelle !

Nous allons au marché couvert, découvrons tous les stands, mangeons un menu pour 5 soles (1.33 € – une soupe de pâtes suivie d’un poulet à la milanaise accompagné de riz évidemment) et faisons quelques emplettes en attendant que la pluie s’arrête (bijoux, chocolat, maté de coca…).

Nous retournons sur la plaza des Armas pour joindre un « free walking tour », un guide anglophone va nous faire visiter la ville et à la fin on lui donne le pourboire que l’on souhaite. C’est très intéressant, surtout que Cuzco est sans doute la ville la plus vieille d’Amérique ! Cuzco (ou Cusco en espagnol) vient de « Cosco » qui signifie « nombril » en quechua : c’était la capitale et le centre du royaume inca. Ce qui est génial ici c’est qu’il reste beaucoup de vestiges de cette période. Les murs incas ont été conservé et tiennent depuis des centaines d’années. Ces murs ne sont pas droits mais inclinés afin de résister aux tremblements de terre, courant dans la région. On apprend aussi que la ville de Cuzco est construite en forme de puma (animal vénéré par les incas), vue du ciel on peut apparemment s’en rendre compte. Certains quartiers sont spécialement dans certaines parties du corps du puma, comme par exemple le site Saqsaywaman qui représente la tête de l’animal.

Après cela nous allons dans une chocolaterie et faisons une dégustation : chocolat blanc, chocolat au lait, chocolat noir, dont du 100 % cacao, très amer ! Nous goûtons aussi du thé fait avec les coques des fèves de cacao ainsi que des alcools au chocolat et fruits d’ici. Tout est délicieux.

La visite se termine avec le quartier de San Blas, sur les hauteurs de la ville, avec un petit Pisco Sour (le cocktail péruvien ! Super bon) avec vue sur Cuzco au coucher de soleil… Pas mal !

Les musées de Cusco

Nous achetons le boleto turistico, qui est obligatoire pour visiter certains coins de la vallée sacrée (autour de Cuzco) et qui nous permet également de visiter des musées de la ville. Nous en avons choisi 3, les photos étaient interdites partout.

– le Museo Historico Regional : retrace l’histoire du Pérou, le rez-de-chaussée parle des anciennes civilisations jusqu’aux Incas, avec des artefacts de l’époque. L’étage du musée est consacré à la conquête espagnole et aux révolutionnaires péruviens. C’est plutôt intéressant.

– le Museo de Arte Popular : vraiment bizarre. Une expo de poupées et figurines un peu flippantes et quelques photos de Cuzco datant du début du 20ème siècle. Pas terrible, on est resté 10 min.

– le Museo de Sitio Qorikancha : il se trouve en sous-sol, sous des ruines. On y trouve des artefacts incas et surtout 3 momies en position fœtale. Assez étonnant à voir.

Qorikancha  et l’ancien temple du soleil, transformé en église à l’arrivée des espagnols

Visite des ruines Saqsaywaman

Sur les hauteurs de Cuzco, c’est un grand site datant des incas, en forme donc de tête de puma. Nous y allons en taxi, et redescendons à pied en ville.

Certaines constructions ont des pierres immenses, très bien travaillées. C’est plutôt étonnant et on se demande comment ils ont fait pour amener ces pierres jusque là, juste à la force humaine.

On rencontre aussi des lamas et on a une vue magnifique sur Cuzco et les montagnes environnantes !

La Vallée Sacrée

Le village de Chinchero

Depuis Cuzco nous prenons un colectivo (on peut trouver le point de départ sur l’application maps.me) jusqu’à Chinchero, un petit village blanc. Ici la plupart des femmes sont habillées de manières traditionnelles.

Il y a des ruines à visiter (compris dans le boleto turistico), le paysage est très beau.

A l’entrée des ruines se trouve un petit marché, avec vente de tissus, tapis et babioles en tout genre.

Pour le repas du midi nous mangeons nos premiers vrais empanadas, cuits au four à bois. Des petits beignets typiques du continent fourrées à la viande, au fromage ou aux légumes. Accompagnés de Chicha Morada, une boisson péruvienne ancestrale (les incas et bien d’autres civilisations avant eux en buvaient) à base de maïs violet (oui oui ça existe ici!) fermenté. C’est étonnant mais plutôt bon !

Les terrasses de Moray

De retour sur la route principale de Chinchero, nous nous approchons des taxis. Une touriste vient nous voir et on comprend rapidement qu’elle est française. Elle nous propose de partager les frais d’un taxi avec elle et son mari pour visiter deux sites de la Vallée Sacrée : Moray et Maras. En effet si on ne passe pas par un tour, il faut un taxi, car les sites ne sont pas accessibles directement en bus ou colectivo.

Nous voici donc tous les quatre avec le chauffeur qui me demande sans arrêt si je veux m’arrêter prendre des photos. Oui juste moi, « la señorita » ! Ça nous a bien fait rire !

Les routes dans la vallée, au milieu des montagnes, l’environnement est juste splendide.

Nous allons d’abord aux terrasses de Moray, et à la première vision nous sommes juste époustouflés. C’est magnifique ! On en fait le tour en environ 30 minutes. On ne descend pas dans les terrasses car le taxi nous attend et nos acolytes sont plutôt ponctuels ! x)

Ces terrasses datent des incas, c’était un centre de recherche agricole. Entre la terrasse du bas et celle du haut, il y a une vingtaine de micro-climats (plus chaud en bas), ce qui permettait la culture de plus de 250 plantes différentes. Ingénieux !

Les salineras de Maras

Après cela, le taxi nous amène à l’autre point à voir, qui se trouve à proximité : 3000 bassins pour la culture du sel. C’est gigantesque ! Ces salines datent également de l’époque inca. Elles sont toujours utilisées par des locaux.

On peut se promener près de certaines salines.

Il y a des boutiques qui vendent des souvenirs et bien sûr du sel.

En repartant, le taxi nous arrête à un point de vue pour voir les salines dans leur globalité, vraiment impressionnant !

Après cela, le taxi nous dépose à un carrefour, près d’une grande route. Des taxis nous accostent mais nous attendons un colectivo qui nous amènera jusqu’à Ollantaytambo, notre prochaine étape.

Visite d’Ollantaytambo et sa forteresse

Ollantaytambo est une petite ville anciennement inca qui a gardé des rues de l’époque. Ici, la route est encore pavée.

On peut visiter sa forteresse qui fut le siège de bataille entre incas et conquistadors. Il y a un temple du Soleil, beaucoup de fontaines car il y avait aussi un temple de l’eau.

D’en haut on a une superbe vue et on peut apercevoir un autre site inca, Pinkuylluna sur la montagne en face.

Cette région est la plus touristique du Pérou, mais elle vaut bien le coup ! Cuzco est une superbe ville dans laquelle on se sent bien, et les alentours sont enchanteurs. C’est aussi depuis ici que l’on peut organiser son voyage pour le Machu Picchu. On a adoré en apprendre plus sur la culture inca et découvrir les paysages de la vallée sacrée qu’ils ont façonnés (on voit beaucoup de terrasses et ruines sur la route).

Infos pratiques :

– le boleto turistico coûte 130 soles (35 €) pour une durée de 10 jours. Inclus les visites de plusieurs musées de Cuzco, le site Saqsaywaman, Chinchero, les terrasses de Moray, Ollantaytambo, et d’autres sites autour de Cuzco que nous n’avons pas fait.

– les salineras de Maras coûtent 10 soles (moins de 3 €) par personne

– le taxi pour aller de Chinchero à Moray et Maras était à 70 soles (19 €, divisé en 4)

Où manger à Cuzco ?

– le Buffet Frances, pour une bonne raclette avec du fromage andin et de la charcuterie locale. Avec une cousine savoyarde, c’était un passage obligé x) Un petit plaisir bien sympa, et le vin argentin était également très bon!

Jardin Organiko, produits frais et locaux, des plats végétariens, idéal pour manger des légumes quand on en a marre du riz et des patates. Nous avons goûté les salades, superbes et délicieuses ! (première fois qu’on mange des fleurs ^^ ) Les limonades sont aussi super bonnes ! Un vrai régal.

– le marché San Pedro ! Pour manger pas cher dans une ambiance typique.

Où dormir et manger à Ollantaytambo ?

Hostel Apu Qhawarina, une auberge un peu à part du centre mais proche des ruines. Petite chambre avec salle de bain privée et petit déjeuner. Personnel très sympa !

Café la Esquina, très bon sandwiches, pas mal de choix végétarien et vraiment bon !

vue sur un lac

Les mystères du Loch Ness en une journée et la découverte des alentours : Inverness et Culloden Battlefield

J’ai l’impression que le Loch Ness fait partie de ces lieux que je connais depuis toujours (comme les pyramides d’Égypte ou la grande muraille de Chine), et je ne me voyais pas faire un road trip en Écosse sans passer par le plus célèbre loch !

Alors pour ceux qui ne sauraient pas, le Loch Ness n’est pas le nom du fameux monstre marin (comme je le croyais quand j’étais petite lol) mais c’est le nom du lac. Loch = lac en Écosse. Le fleuve Ness vient de ce lac, d’où le nom (ou inversement ? ^^).

Le loch est très long (39 km) mais pas large du tout (de 1 à 3 km), il est le plus grand loch d’Écosse en volume, car il est très profond, d’où la légende d’un monstre aquatique.

D’après les conseils de l’un de nos hôtes airbnb, nous avons décidé de faire le tour du lac en voiture. Il est possible de le faire à vélo, mais nous n’avions pas vraiment le temps (ni les mollets pour !).

Loch Ness : en route sur la rive Ouest

Le côté ouest du lac est le plus touristique. La route est large (enfin il y a 2 vraies voies quoi – on avait un peu perdu l’habitude haha) et on y croise beaucoup de voitures et de bus.

Visite du Loch Ness Centre & Exhibition

Nous faisons un arrêt au Loch Ness Centre & Exhibition, un musée à Drumnadrochit consacré au monstre et à ses apparitions. On en apprend aussi sur le loch en lui-même et les histoires qui l’entourent. Ce n’est pas incontournable mais pour notre part nous l’avons trouvé intéressant. C’est hyper kitsch ! Passez par les toilettes, le couloir pour y aller nous a bien fait tripper x) Si vous ne parlez pas anglais, vous pourrez apparemment demander à ce que les vidéos soient diffusées en français (le musée consiste en plusieurs vidéos explicatives). A la fin, vous pourrez vous faire votre propre idée sur l’histoire du monstre Nessie 😉

dans le musée

Le château d’Urquhart

Peu après se trouve le château d’Urquhart, l’un des plus célèbres d’Écosse du fait qu’il se trouve sur les bords du loch Ness. Nous n’avons pas pu nous approcher, c’était payant (9£ par personne pour « visiter » une ruine ça fait un peu cher) et en plus c’était blindé de monde, alors non merci ! Nous nous sommes garés sur le parking gratuit et avons remonté un peu la route à pied pour avoir différents points de vue sur le château, ça nous a suffit 🙂

Panorama sur le loch ness et le chateau d'urquhart
chateau d'urquhart

Nous continuons notre route en nous arrêtant par moment, guettant une apparition inespérée de Nessie… Mais sans succès !
Par contre nos amis les moutons sont toujours à l’appel 😀

moutons devant le loch ness

Retour à la tranquillité sur la rive Est du Loch Ness

A peine passés la ville de Fort Augustus, à la pointe sud du loch, nous constatons un changement, les routes deviennent de plus en plus étroites et bientôt sur le côté est, nous nous trouvons sur une route à une seule voie. On croise peu de monde, les paysages sont plus sauvages et spectaculaires, nous faisant penser au nord ouest du pays (qu’on a adoré). Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, nous offrant de beaux moments de lumière.
On ne voit pas le loch tout le long du chemin mais la route nous offre de superbes points de vue sur des collines et d’autres petits loch. Nous voici de retour dans l’Écosse comme on l’aime !

Nous faisons une petite balade afin de prendre de la hauteur et voir les environs, c’est vraiment splendide !

Nous passons ensuite par la petite commune de Foyers où il y a de jolies cascades. On y accède par un petit chemin facile et bien indiqué.

Nous reprenons la route et longeons le loch. Nous nous garons sur le bord de la route et faisons une halte tout près du loch au coucher de soleil. Un moment seuls, au calme, à regarder ces belles lumières sans oublier de chercher Nessie bien sûr.

coucher de soleil sur le loch ness

Nous rentrons ensuite au airbnb que nous avons loué et qui se trouve au nord du loch.

Petite visite d’Inverness, la capitale des Highlands

Pour notre dernière journée en Écosse, nous partons à la découverte d’Inverness. Je ne sais pas pourquoi mais cette ville attisait ma curiosité et mon imagination. Ce joli nom, cette promesse de la plus grande ville des highlands, plus toutes les aventures vécues par mes héros de Outlander à Inverness ou proximité, je me devais d’y passer !
Grande ville pour la région mais loin d’une mégalopole (46 000 habitants environ), on s’y sent bien, le centre ville est mignon, en particulier les alentours de la rivière Ness. Le château en ville est superbe (mais ne se visite pas).

Nous profitons du retour en ville pour nous faire plaisir, nous buvons une très bonne bière au Black Isle (ils brassent leur propre bière) dans une bonne ambiance. Puis sur les conseils de notre Lonely Planet, nous déjeunons a The Kitchen (réservation recommandée ; nous y sommes allés et avons réservé pour le 2ème service). Très contents de ce choix, un super rapport qualité / prix (11£ entrée + plat le midi), c’était très bon, produits frais, la carte change régulièrement. Et avec une petite vue sur la Ness !

Visite de Culloden Battlefield

Avant de quitter nos highlands, nous faisons un tour rapide au champs de bataille de Culloden. Clairement il n’y a pas grand-chose à voir, c’est un grand champs avec des pierres en mémoire aux clans. Il y a un audioguide payant mais nous ne l’avons pas prit car nous n’avions pas assez de temps, mais ça doit être intéressant. Je voulais quand même y aller car c’est un endroit important pour l’histoire de l’Écosse et elle a une place importante dans la saga Outlander (#relougirl) également. D’ailleurs la pierre du clan Fraser a des fleurs et autres petites attentions, lieu de « pèlerinage » pour les fans de la saga (livre / films) ^^

C’est la fin du road trip, nous prenons la route pour Édimbourg, roulant dans des endroits magnifiques (Cairngorms), disant au revoir à ces paysages qui nous ont tant marqués. Chère Écosse, il y a de grandes chances que nous revenions encore un jour, tu as tellement à offrir !

Les jardins Yoshikien et Isuien

 

Ces deux jardins datent de l’époque Meiji (1867-1912), ils sont à côté l’un de l’autre.
Nous sommes d’abord allé au jardin Yoshikien, qui est gratuit pour les étrangers (il suffit de montrer son passeport, même si je pense qu’il n’y en n’a pas forcément besoin pour comprendre qu’on n’est pas japonais :p).

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Puis nous avons visité le jardin Iusien (payant).
Les deux sont très beaux mais nous avons quand même eu une petite préférence pour le second (Isuien) qui offre de magnifiques paysages avec les monts en arrière-plan.

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