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Itinéraire en Patagonie : Chili et Argentine avec conseils et guide des randos

Quel itinéraire pour voyager en Patagonie, entre Chili et Argentine ? En effet, la Patagonie est un vaste territoire d’environ 2 000 km de long, que se partagent les deux pays (non la Patagonie n’est pas un pays ^^ ). C’est la région la plus au Sud du continent américain, et c’est ici que l’on peut se trouver dans les coins les plus australes du monde – en-dehors de l’Antarctique.

C’est un lieu difficile et long à atteindre mais qui vaut son pesant de cacahuètes une fois qu’on y est ! Dans cet article, vous retrouverez notre itinéraire en Patagonie, au Chili et en Argentine (à moduler selon le temps de votre séjour). Nous vous donnerons nos conseils et informations sur un séjour en Patagonie, principalement basés sur notre expérience.

Sommaire

Pourquoi visiter la Patagonie ?

Des routes mythiques, des paysages sauvages à perte de vues, des randonnées parmi les plus célèbres du monde, des rencontres animalières, c’est tout ce que l’on trouve lorsque l’on s’aventure jusqu’ici. Les amoureux de la nature seront aux anges et les guibolles pourront chauffer au rythme des nombreuses randonnées, lors d’un itinéraire en Patagonie, entre Chili et Argentine.

Visiter la Patagonie Chilienne ou la Patagonie Argentine ?

Il n’y a pas de bonne réponse à cette question, la Patagonie est un tout, il y a des endroits magnifiques dans les deux pays.

La Patagonie est une région chère (surtout comparée au reste du continent sud-américain), mais si vous avez un budget serré, mieux vaut privilégier la partie Argentine. En effet les parcs et les accès aux randonnées sont gratuits, ce qui n’est pas le cas au Chili (et en plus le touriste étranger doit payer le double, voir le triple du prix d’un chilien, ce qui assez agaçant à la longue).

Le mieux est de combiner les deux, on peut découvrir plusieurs lieux mythiques et magnifiques qui ne sont pas trop éloignés (évidemment tout est relatif, car ici les distances sont grandes et les routes pas toujours optimales).

A quelle période visiter la Patagonie ? Quel est le climat ?

C’est un climat rigoureux qui vous attend dans ce territoire, n’oublions pas qu’on se rapproche dangereusement du pole sud ! Plus on descend, plus il fait froid. Par ailleurs, le climat changeant très vite, mieux vaut être préparé à tous types de temps.

On vous rappelle que la Patagonie se situe dans l’hémisphère sud et que les saisons sont donc inversées par rapport à l’Europe. La période la plus clémente est de novembre à mars (qui correspond au printemps / été), mais c’est aussi à ce moment-là que l’afflux touristique est le plus important.

Si vous souhaitez y aller en hors saison, faites bien attention, les chemins de randonnées et commerces ne sont pas tous ouverts, il peut y avoir beaucoup de neige et il fait très froid (surtout en plein hiver) !

Le mieux serait d’y aller au début ou à la fin de la saison haute. Pour notre part nous y étions au moins de décembre principalement, nous avons eu globalement beau temps. Il est conseillé de se laisser quelques jours de battements, pour pouvoir changer ses plans en cas de météo très difficile.

Quels vêtements pour la Patagonie en décembre ?

En décembre (c’est valable aussi pour janvier, février) le climat est plutôt doux, bien qu’on ne soit pas à l’abri du mauvais temps.

A emmener impérativement : une veste imperméable et coupe-vent car la pluie peut vite arriver ; une veste chaude (nous avions nos doudounes mais à cette période de l’année elles ne sont pas indispensables, cependant il faut quand même une bonne veste, en polaire par exemple), des chaussures imperméables, des lunettes de soleil, de la crème solaire (quand le soleil tape, il ne fait pas semblant).

N’oubliez pas le matériel de base pour randonner, dont un petit sac à dos dans lequel vous pourrez transporter votre gourde (que vous pourrez remplir directement dans les sources, et oui !) et votre pique-nique.

Combien de temps pour un itinéraire en Patagonie, entre Chili et Argentine ?

La Patagonie est immense et il est difficile de tout voir en un voyage, sauf si vous faite un voyage au long court. Le mieux est de se limiter à une ou deux parties de la Patagonie pour un voyage de deux semaines (ce qui me semble être le minimum).

Pour notre part nous sommes restés 45 jours en Patagonie, avec une étape importante à Ushuaïa, où nous sommes restés près de 2 semaines (nous y avons fêté noël, le nouvel an et l’anniversaire de Manu entre autre !).

Comment se déplacer en Patagonie et est-ce facile ?

La région est vaste et il y a moins de transports en commun que dans le reste du Chili et de l’Argentine. Près de la carretera australe au Chili, c’est clairement la galère et c’est difficile de prévoir à l’avance, car on trouve peu d’info sur les bus.

Il y a la possibilité de prendre l’avion, il y a plusieurs aéroports dans la région. Pensez à prendre des vols internes pour ne pas exploser le budget (évitez donc de prendre un vol de Buenos Aires pour la Patagonie chilienne).

Lorsqu’on est en ville, on peut se déplacer à pied (les villes ne sont pas très grandes). Sinon il y a toujours les taxis, très abordables.

Lors d’un voyage en Patagonie, on passe régulièrement la frontière entre le Chili et l’Argentine. Il n’y a rien de compliqué, mais il faut savoir qu’on ne peut pas rentrer au Chili avec des fruits et légumes frais. Il y a un formulaire à remplir, et nous vous conseillons vivement de toujours cocher la case comme quoi vous transporter des aliments non autorisés, même si ce n’est pas le cas. C’est une mesure de précaution ! Si vous avez oublié une pomme dans un sac par exemple, que le douanier la trouve pendant la fouille et que vous n’avez pas mis que vous en transportiez, vous aurez droit à une amende…

Itinéraire en Patagonie : du Chili jusqu’en Argentine

Voici notre itinéraire en Patagonie, lors de notre voyage au long court en Amérique du Sud. C’est dans cette région que nous avons retrouvés Audrey et Thomas, et nous avions donc quelques impératifs au niveau des dates. (les temps indiqués pour chaque lieu sont de simples recommandations selon notre expérience – évidemment, on peut toujours rester plus longtemps, il y a toujours quelque chose à découvrir et il ne faut pas négliger les jours de repos).

La région des 7 lacs, Pucon – 2-3 jours

Que faire à Pucon :

  • visiter la petite ville, qui nous rappelle la Haute-Savoie entre autre, avec ses chalets ;
  • observer les volcans alentours (quand le ciel est dégagé… Malheureusement pour nous, nous sommes tombés lors d’une période très pluvieuse et n’avons rien vu !) ;
  • randonner dans le parc Huerquehue – 3 bus par jour depuis Pucon. Vérifier les horaires à la station de bus (nous avons renoncé à nous y rendre à cause de la pluie diluvienne…).

Où manger à Pucon : Il y a plein de petits restos dans le centre, mais nous avons découvert une petite pépite, un peu en dehors : Cinco sabores. Un tout petit resto thaïlandais délicieux et pas cher (5000 CLP le plat, soit environ 5€). Options végétariennes, thé offert, on y est allé 2 fois tellement c’était savoureux.

Où dormir à Pucon : l’auberge de jeunesse Willhouse, propre, sympa, quartier tranquille à 10 minutes à pieds du centre.

Depuis Pucon il est possible de se rendre en bus jusqu’à Bariloche en Argentine. Nous avons hésité mais finalement nous avons décidé de zapper ce coin. Nous avions peu de temps et comme la météo était très mauvaise… Mais c’est tout à fait possible !

La région des lacs, Puerto Varas – 2 jours

Pucon – Puerto Varas en bus avec la compagnie JAC 8500 CLP – 9,5€ pour 4h40 environ

Que faire à Puerto Varas :

  • se promener en ville, très mignonne avec ses petits chalets ;
  • aller jusqu’à Petrohué : un bus toutes les heures depuis le centre, 2500 CLP, 1h15 de route. On se retrouve au bord d’un lac, point de départ de randonnées, dont « Paso de la desolacion ». On aperçoit un volcan, les couleurs des fleurs printanières, on passe sur d’anciennes coulées de lave et on a le choix entre plusieurs points de vues, par exemple le Mirador El Alerces, où nous nous sommes rendus… Malheureusement pour nous, le mauvais temps nous poursuivait à cette période et nous avons fait cette rando sous la pluie et n’avons absolument RIEN vu du mirador ! Un échec total, nous sommes rentrés trempés ;
  • visiter la ville de Frutillar, apparemment très mignonne aussi. Nous avons du la rayer de nos plans, encore une fois, trop de pluie !.

Où manger à Puerto Varas ? Happy hour de pisco sour au café/resto Mamusia, où nous avons également testé le Küchen, un gâteau aux noix. Beaucoup d’allemands se sont installés dans cette région et on ressent beaucoup cette influence germanique, notamment dans les spécialités culinaires.

Passage par l’île de Chiloé – 2-5 jours

Bus Puerto Varas – Castro, sur Chiloé, 7000 CLP – 8€ pour 5h de bus (dont 30 minutes de ferry).

Que faire sur Chiloé, la plus grande île du Chili :

  • découvrir la ville de Castro et ses maisons multicolores sur pilotis ;
  • aller dans les autres villes de l’île ;
  • visiter les différentes églises de l’île, classées au Patrimoine mondial de l’Unesco ;
  • aller au parc national de Chiloé.

Pour visiter l’île facilement, il est recommandé de louer une voiture. Mais c’est également faisable sans voiture, comme le prouve Tania, dont vous pouvez retrouvez l’article ici.

Pour notre part, on continue sur la lancée du mauvais temps, il pleuvait trop pour partir explorer l’île. Nous nous sommes surtout baladés dans Castro, visitant l’église Saint François de Castro, en bois, très différente de toutes celles que l’on a pu croiser en Amérique Latine.

Où manger à Castro ? La Cevicheria, pour se régaler d’un ceviche de saumon (spécialité du coin) ou d’un autre poisson, accompagné d’un Pisco Sour (le délicieux cocktail que se disputent chiliens et péruviens !).

Où dormir à Castro ? Chez Alicia Magaly, qui tient une maison de famille propre et douillette, avec plusieurs chambres à louer.

Voyage en ferry dans les fjords chiliens – 2 jours

Pour descendre plus au sud du Chili, il y a toujours l’option bus ! Mais quand on a le temps (et qu’on n’est pas trop regardant sur le confort), il y a l’option ferry, que nous avons choisi, sans regret.

Bus Castro-Quellon, au sud de l’île, avec la compagnie ETM- 2500 CLP – 3€ pour 1h30.
Ferry avec la compagnie Naviera Austral (voir les jours de navigation sur leur site) → Quellon – Puerto Chacabuco 17 900 CLP – 20€. Départ le soir 23h pour deux nuits et une journée de voyage environ.

Cinq raisons de prendre le ferry :

  • les liaisons en bus ne sont pas au top dans cette région. Prendre un ferry (si l’on tombe au bon moment) peut être plus simple ;
  • le prix est très abordable pour un si long voyage, surtout quand on connaît le Chili et ses prix plutôt élevés pour le continent (et on économise 1 ou 2 nuits de logement) ;
  • pour découvrir des paysages différents : les fjords ;
  • afin d’admirer la nature à l’état pur, à la recherche des glaciers, des cascades, des oiseaux ;
  • pour se rendre compte de la vie des habitants de cette région, très isolés. En effet, le bateau s’arrête dans quelques villages. On se rend compte qu’en dehors des quelques maisons, il n’y a que la nature.

Quelques petits conseils pour le trajet en ferry : prendre des vêtements chauds (la compagnie fournit des couvertures, mais mieux vaut être prudent quand même !), de l’eau potable, de la nourriture simple (sandwiches, chips, noodles…), des sachets de thé (l’eau chaude est offerte – seul le contenant est payant si vous n’en avez pas) et de quoi s’occuper (livres, films sur l’ordinateur, jeux …). A savoir qu’il y a quelques prises pour recharger les appareils électroniques et un petit espace restauration qui vend des snacks, sandwiches et boissons.

→ le truc le plus gonflant pour nous, ce fut la télé allumée toute la journée à l’intérieur du ferry (alors prévoyez les boules quies si vous êtes sensibles).

Passage à Coyhaique – 2-3 jours

Une fois arrivés à Puerto Chacabuco (qui est juste un port, ce n’est même pas un village !) il faut prendre un bus (attention le dimanche il y en a moins ou pas du tout…) ou un taxi jusqu’à Puerto Aysen. Nous avons ensuite pris un bus pour Coyhaique, notre destination, où une fois arrivés, nous avons sauté sous la douche et profiter d’un bon lit pour se reposer (je vous passe les détails mais notre trajet en ferry s’est vu altéré à cause d’une course triathlon très importante en partance de Puerto Chacabuco, le même jour ! Et en gros après une nuit pas ultra reposante dans le ferry, nous avons enchaîné avec une nuit blanche… On était donc au bout du rouleau une fois à Coyhaique !).

Que faire à Coyhaique ? Nous étions trop fatigués et occupés à planifier la suite du voyage pour en profiter, mais il y a de nombreuses randonnées dans les alentours

Où dormir à Coyhaique ? En chambre privée chez Victor et Paulina, un jeune couple hyper sympa. La maison est propre et chaleureuse, un peu à l’écart du centre (15 min à pieds), bon rapport qualité/prix.

Où manger à Coyhaique ? Mamma Gaucha pour ses délicieuses pizzas, ses bières artisanales, ses desserts et sa bonne ambiance.

Route mythique : la carretera austral au Chili, de Coyhaique à Puerto Rio Tranquilo – 1-3 jours

Pour cette partie, nous avons eu énormément de chance. En effet, c’est un coin réputé compliqué pour voyager en transport en commun, il n’y a pas de bus tous les jours et les infos sont difficiles à trouver… Nous avons eu l’immense chance de rencontrer William et Jacques via la page facebook « les français au Chili » qui nous ont pris dans leurs bagages si l’on peut dire ! Ils devaient faire la route avec leur pick-up de location et nous ont proposé de les accompagner, ce qui nous a enlevé pas mal de tracas et nous a permis d’en profiter à fond.

Longue de 1 240 km, la carretera austral est l’une des plus belles routes du monde, alors ouvrez les yeux ! Si vous avez comme nous la chance d’être véhiculé, les arrêts seront multiples, les paysages sont de véritables peintures… Par contre une bonne partie de la route n’est pas revêtue, alors préparez votre popotin à être secoué !

Que faire à Puerto Rio Tranquilo ? Faire un tour en bateau ou en kayak sur le magnifique Lago Carrera General (2ème plus grand lac d’Amérique du Sud) et visiter les cathédrales de marbre. Accessibles depuis le village, mais si vous avez un véhicule (si possible 4×4 car la route est compliquée), allez jusqu’à Puerto Marmol à 6km de là.
10 000 CLP – 11,6€ pour une heure de bateau sur le lac avec la visite des cathédrales de marbre. Nous y étions en début d’après-midi, ce qui fait que sur le bateau, nous étions tous les 4, avec un couple d’australiens et accompagnés de deux guides, plutôt tranquilles. Il est recommandé d’y aller tôt le matin pour avoir plus de couleurs, mais j’imagine qu’il y a aussi plus de monde à ce moment-là.

Route mythique : la Ruta 40 de Chile Chico à El Chalten – 1-2 jours

Passage de frontière à Chile Chico, toute petite ville. Nous avons dormi dans une pension de famille et mangé dans un restaurant fusion arabe sur la place principal, absolument délicieux !

Une fois sur la Ruta 40 en Argentine, nous avalons les kilomètres, c’est une route droite et désertique, il n’y a pas grand-chose à voir, hormis les malheureux cadavres de guanacos qui se sont pris dans les barbelés qui suivent la route.

El Chalten, le paradis des randonneurs – 3-7 jours

El Chalten est un petit village en Argentine mais aussi le nom de la célèbre montagne que l’on voit depuis le village, re-baptisée par la suite mont Fitz Roy. C’est un lieu très touristique mais aussi un incontournable de la Patagonie.

Que faire à El Chalten ? Des randonnées évidemment !

  • Chorillo del Salto, 2h aller/retour, niveau facile, on traverse une forêt jusqu’à arriver à une cascade ;
  • Laguna Torre, 5h30 de marche aller/retour, niveau moyen (ça monte surtout au début, ensuite c’est plus tranquille) ;
  • la randonnée pour laquelle tout le monde vient jusqu’ici : Laguna de los tres, qui amène à un lac avec vue sur le Fitz Roy, 7h30 de marche, 20 km, niveau assez difficile (mais tout de même accessible pour tous les motivés !).

→ Nous vous recommandons vivement de partir le plus tôt possible (avant 8h) pour ces randonnées afin d’éviter le monde.

Retrouver ici notre article complet sur El Chalten.

Où dormir à El Chalten ?

  • pour 2 personnes : Refugio Chalten Hostel , petite auberge propre et sympa dans un coin tranquille.
  • pour 4 personnes : une cabane, à côté d’un camping. Un peu excentré mais proche des départs des randonnées.

Où manger à El Chalten ? Bourbon Smokehouse, happy hour, burgers et frites maison pour un prix très correct dans un lieu convivial.

El Calafate, arrêt obligatoire pour admirer un géant de glace, le Perito Moreno – 2-3 jours

Bus El Chalten – El Calafate avec Chalten Travel (1000ARS – 13€ pour 3h de route).

El Calafate est une ville ordinaire mais très touristique : c’est le point de départ pour aller visiter le Perito Moreno, l’un des glaciers les plus connus du monde.

Que faire à El Calafate ?

  • balade en ville, jusqu’à la laguna Nimez (entrée pour approcher la lagune payante) ;
  • aller voir le Perito Moreno (en excursion ou avec une navette) ;
  • marcher sur le Perito Moreno (en excursion avec Hielo Aventura) ;
  • randonner dans le parc Los Glaciares pour voir d’autres glaciers, moins touristiques.

Repasser au Chili pour l’un des plus beaux parcs nationaux du monde : Torres del Paine, près de Puerto Natales – 2-7 jours

Bus El Calafate – Puerto Natales, 5h.

Le parc Torres del Paine est très réputé et un incontournable de la Patagonie. De nombreux randonneurs y viennent pour faire le fameux trek W qui se réalise en 4-5 jours ou pour les plus courageux, le circuit O en 8-10 jours. Notre plan de base était de faire le circuit W, nous avons perdu passé des heures de recherches là-dessus mais nous avons finalement abandonné l’idée. C’est un trek très très touristique, les campings étaient déjà pleins 2 mois à l’avance et les prix étaient vraiment excessifs, ce qui nous a convaincu de faire autrement, en mode plus tranquille (et sans contrainte).

Que faire au Torres del Paine et autour de Puerto Natales si on ne fait pas de trek ?

  • visiter la Cueva del Milodon (nous ne nous sommes pas arrêtés car c’était envahi de bus au moment de notre passage) ;
  • faire la randonnée Mirador Base Torre au parc Torres del Paine, pour voir les célèbres tours du parc de plus près. 21km, 7h de marche, assez difficile (ça monte et ça descend) ;
  • passer une journée ou deux de plus dans le parc Torres del Paine avec une excursion ou en louant une voiture, pour voir le Glacier Grey, Salto Chico, Salto Grande et d’autres points de vue magnifiques.

Retrouver notre article complet sur Puerto Natales et le parc Torres del Paine ici !

Où manger à Puerto Natales ? Pachamama, petit resto avec menu du jour (dont des plats végétariens) et spécialité d’empanadas (délicieuses).

Voyager au bout du monde jusqu’à Ushuaïa 3-7 jours

Bus Puerto Natales – Ushuaïa : 12h de route dont 30-45 minutes de ferry dans le détroit de Magellan.

Ushuaïa est la ville la plus australe du monde (même si maintenant on sait qu’il y a un village chilien encore plus au sud !) et de ce fait, malgré le périple pour y arriver, c’est très touristique. Nous y avons passé pas mal de temps et nous l’avons apprécié, nous nous y sommes sentis comme chez nous.

Que faire à Ushuaïa ?

  • se balader dans le centre et près du port… En s’imaginant prendre un bateau pour l’Antarctique (ou être l’un des chanceux qui y va si le budget le permet !) ;
  • randonnée du Sendero Glaciar Martial, pour une vue sur Ushuaïa, 2h-5h30 de marche, selon l’endroit de départ (plusieurs possibles) ;
  • faire du bateau dans le canal de Beagle (nous recommandons la petite compagnie Tres Marias) pour voir la faune qui y vit et admirer Ushuaïa d’un autre point de vue ;
  • randonnée jusqu’à la Laguna Esmeralda, 10 km, 3-3h30 de marche, niveau facile (mais gare aux marécages !) ;
  • visiter le parc Tierra de Fuego (Terre de feu) pour ses paysages purs, ses randonnées et pour y poster une carte depuis la poste la plus australe du monde (conseil : acheter les timbres AVANT car c’est hyper cher dans le parc xD).

Pour plus de détails, rendez-vous sur notre article complet sur Ushuaïa et la Terre de Feu !

A la rencontre de la faune sur la péninsule Valdés – 2-4 jours

Pour cette partie nous avons craqué et pris un vol intérieur, Ushuaia – Trelew (à prononcer « Tréléou »), puis nous avons été jusqu’à la ville balnéaire Puerto Madryn. Nous avons ensuite loué une voiture pour visiter les alentours.

Que faire à Trelew et Puerto Madryn ?

  • visiter le musée paléontologique Egidio Feruglio à Trelew (de nombreux fossiles de dinosaures ont été retrouvés dans cette région) ;
  • aller voir la reconstitution de plus grand dinosaure du monde (le Titanosaure !), sur la route entre Trelew et Puerto Madryn ;
  • passer une journée sur la péninsule Valdès à la rencontre des otaries, phoques, tatous, manchots, guanacos, plein d’espèces d’oiseaux et, selon les périodes, baleines, orques…
  • visiter la réserve de manchots de magellan à Punta Tombo, il y en a jusqu’à 500 000 ! Vraiment incroyable d’admirer autant de ces animaux…

Où manger à Puerto Madryn ? Il y a plusieurs restos en bord de plage, mais nous avons suivi le conseil de notre hôte et avons testé (et approuvé !) le Mr Jones, un pub à la bonne ambiance et aux délicieuses bières.

« La nature n’est pas un endroit à visiter. C’est chez nous ».

Après environ un mois et demi de voyage en Patagonie, entre le Chili et l’Argentine, nous sommes revenus avec des jambes d’acier après toutes ces randos, de l’air pur dans nos poumons, et des paysages gravés dans nos esprits à jamais. Le côté touristique de certains endroits peut décevoir certains mais comment se plaindre ? Nous faisons partie de ces touristes. Cela n’empêche pas que la région est sauvage, sublime… Un retour à la nature, comme on l’imaginait. C’était un rêve d’aller jusque dans ces contrées et nous sommes heureux d’avoir pu y passer du temps et nous imprégner à fond de ces paysages qu’on ne voit qu’une fois dans sa vie.

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Duncansby Stacks, falaises

North Coast 500 – Partie 2 : la côte est depuis le nord, de Tongue à Inverness

Après vous avoir parlé de la côte ouest lors de notre road trip sur la NC500, nous continuons le voyage sur la côte est de cette fabuleuse route !

Jour 3 : côte nord et est, de Tongue à Wick

Après un petit déjeuner avec Al (qui nous loge en airbnb) où il nous en apprend un peu plus sur le sacré saint breuvage écossais – le whisky – nous reprenons la route, en longeant la côte nord.

Dunnet Head et John O’Groats, à l’extrême du Royaume-Uni

Nous arrivons à Dunnet Head, le point le plus au nord de l’île principale du Royaume-Uni. Il y a un vent de MALADE et la pluie rapplique rapidement, alors le moment n’est pas des plus agréable. On s’enfuit dans la voiture, on reste un peu là, à regarder la pluie tomber pendant qu’on est à l’abri. On se croit vraiment au bout du monde.

falaises près de la cote

On reprend la route, et après avoir klaxonné quelques moutons (une de nos activités favorites), nous faisons un petit arrêt au Castle of Mey, le château de feu la reine mère. Il est très mignon et on voulait le visiter pendant qu’il pleuvait, sauf qu’une fois là-bas le ciel est dégagé, il y a du soleil ! On décide alors de partir pour John O’Groats, un village connu pour être le point à l’extrême nord-ouest de l’île de Grande-Bretagne. On ne s’attarde pas, on va au « visitor center » demander quelques infos sur les Duncansby Stacks, et nous repartons avec une carte du lieu, qui est tout proche.

point john o'groats avec la mer

On se gare près du phare et entamons une petite marche à pied dans l’herbe mouillée. La vue est splendide avec ces rochers qui se détachent des falaises. Mais attention à ne pas trop lever les yeux vers ce joli paysage, nous sommes sur un terrain miné ! Les crottes de moutons sont partout et on doit slalomer entre pour atteindre les « Stacks ». La balade n’est pas difficile et on s’arrête quand on veut, chacun choisira s’il veut s’approcher plus ou non des « Stacks ».

C’était vraiment très beau, très peu de monde qui marche, donc on était tout seul pour profiter de la vue, et en plus il ne pleuvait pas !! Toujours beaucoup de vent par contre.

Castle Sinclair Girnigoe, château mystérieux

Nous prenons ensuite le chemin vers Wick. Là-bas, nous nous rendons au château Sinclair et Girnigoe, il faut se garer à proximité et ensuite s’y rendre à pieds (gratuit mais on peut laisser un don pour aider à la rénovation du lieu). Ces ruines en bord de falaises sont magnifiques, et encore une fois nous sommes tous seuls ! On se promène à l’intérieur tranquillement, il y a des panneaux qui expliquent comment était organisé le château, les différentes pièces, etc. Cependant le vent souffle très fort et nous commençons à geler sur place, alors nous partons à la recherche de notre airbnb, dans le centre de Wick.

Pour le dîner, nous décidons d’aller au Bistrot N°1, le restaurant de l’hotel McKays, qui est connu pour se trouver dans la « plus petite rue du monde ». En arrivant, on prend nos manteaux, on a l’impression d’être dans un endroit un peu trop guindé pour nous. Mais en lisant le menu, on voit que les prix sont abordables alors on se laisse tenter. Et vraiment, on ne peut que vous conseiller cet endroit ! Nous avons très bien mangé ! Entrée délicieuse et en plat nous choisissons le fameux fish n chips, fait maison avec du bon poisson, rien à voir avec du fast-food. Service au top et à la fin on nous offre même une liqueur de whisky (c’est très sucré, miam!).

Jour 4 : côte est, de Wick à Inverness (fin)

Visite d’une distillerie de whisky : Old Pulteney

Fin de matinée, nous allons à la distillerie du whisky Old Pulteney, située à Wick (nous avons réservé la visite à l’avance par e-mail). Jusqu’à récemment c’était la distillerie la plus au nord du pays, mais depuis quelques années le commerce de gin s’est intensifié en Écosse (plus facile à produire que le whisky) et on trouve maintenant des distilleries de gin encore plus au nord (on en a d’ailleurs croisé sur notre route). Nous sommes un petit groupe de 6 personnes, une dame nous fait la visite. Nous sommes les seuls non anglophones, et bien que nous comprenions l’anglais, nous n’avons pas tout saisi sur les aspects techniques, mais nous avons compris le principal et c’était très intéressant de visiter cette distillerie à taille humaine (ils sont une dizaine à y travailler). Nous avons vu les différentes étapes et c’était assez marrant de se promener dans les diverses salles où l’évolution du whisky pouvait se sentir (littéralement).
A la fin, petite dégustation, nous testons deux whisky aux goûts très distincts.

dizaines de tonneaux de whisky
Les tonneaux où vieillissent les whiskys pendant plusieurs années

Les Whaligoe Steps

Nous quittons Wick pour nous arrêter quelques kilomètres plus loin, aux Whaligoe Steps, un long escalier qui amène jusqu’au bas des falaises, près de la mer. Il faut guetter depuis la route « Cairn of get » pour prendre le chemin en face. Il y a un minuscule parking, mais comme il n’y avait plus de place, nous nous sommes garés un peu plus bas, à côté du restaurant. Nous commençons à avoir faim, alors nous faisons d’abord un arrêt au Whaligoe Steps Café, un petit endroit cosy décoré de peintures et photos, avec vue sur la mer. La carte est originale, il y en a pour tous les goûts. J’ai prit la soupe du jour, avec du halloumi (fromage) frit, je n’avais jamais goûté, c’était super bon. Manu s’est régalé d’un curry au poulet. Encore une belle découverte culinaire !

Nous avons ensuite descendu les 365 marches des Whaligoe Steps ; sur la digestion c’était pas la meilleure idée qu’on ait eu, mais finalement c’était plutôt rapide ! Ces marches ont été construites pour descendre jusque dans cet espèce de port naturel, où l’on trouvait au 19ème siècle des bateaux de pêches et des gens qui salaient et préparaient le poisson. En bas, il reste quelques objets et les falaises qui nous entourent sont plutôt atypiques. Encore une fois nous sommes seuls pour profiter du lieu !

Après avoir remonté les marches, nous retournons dans notre auto et continuons de sillonner cette route aux paysages verdoyants.

vue sur les côtes vertes

Dunrobin Castle

Un petit arrêt au château Dunrobin, nous arrivons trop tard pour visiter l’intérieur mais l’extérieur est ravissant et nous pouvons tout de même nous promener dans les jolis jardins du château (gratuit).

Notre journée se termine par notre arrivée à notre airbnb, près d’Inverness, « capitale des highlands ». Nous visiterons la ville ainsi que les alentours du Loch Ness les jours suivants (ça c’est une autre histoire).

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On parle de la North Coast 500 comme un ensemble, mais celle-ci est très diversifiée. Après avoir roulé la majorité du temps sur des petites routes à une voie dans l’ouest, croisant simplement quelques maisons au milieu des lochs, des collines et petites montagnes, rencontrant une majorité de moutons, la nature nous offrant une palette de vert, rouge, orange et violet, le contraste était saisissant avec la côte est, dans des tons plus verdoyants, avec beaucoup plus d’habitations, même des usines, et de grandes routes. Le nord est très beau, toujours sauvage mais on sent déjà une sorte de démarcation des couleurs en arrivant près de la côte est.
Nous avons adoré découvrir ces paysages assez peu connu et pourtant si beaux et mystiques ! L’Écosse comme on se l’imagine 🙂

Un mois de voyage en Asie

Nous avons passé un mois en Asie à découvrir trois pays, trois cultures.

 

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La Corée du Sud fut notre première étape, nous y avons passés dix jours intenses. C’était super de revoir Mi-Jae et sa famille, il nous ont super bien reçus, toujours aussi gentils, et en plus sa maman est une excellente cuisinière.

On y a découvert les toilettes chauffantes (qu’on a retrouvé au Japon) xD C’était pas mal, surtout qu’il faisait très froid !
On est arrivé pile quand le froid arrivait, dur dur ! Mais malgré ce froid, on était plutôt contente d’être venu à cette époque car l’automne est magnifique dans cette région du monde. Les arbres sont tous incroyablement colorés d’orange, de rouge, de jaune. On n’a pas l’habitude de voir autant de couleurs, aussi vives surtout sur les arbres et ça ajoute du charme au pays et aux endroits que l’on visitait.

On était également super content de revoir Young-Jung, une amie rencontrée à San Diego et de faire connaissance avec son mari, super sympa ! Et de voir June, un ami d’enfance que j’ai connu en primaire !

Découvrir la Corée avec ses habitants était un gros avantage. Nous avons apprit des choses sur la culture coréenne, découvert des plats à côté desquels on serait sûrement passé sans eux.

La nourriture coréenne est super bonne, on est fan ! Même si au bout de quelques jours on avait envie de manger quelque chose de plus « normal » pour nos palais pendant un repas au moins. Car la cuisine coréenne est extrêmement bonne mais ça n’a vraiment rien à voir avec ce que l’on a l’habitude de manger. Je trouve que ça ne ressemble à aucune autre cuisine, c’est vraiment une part de leur identité. Ils mangent beaucoup épicés aussi. En tout cas, depuis notre séjour, on apprécie plus le fameux « kimchi » !

Nous avons beaucoup aimé notre séjour en Corée du Sud, nous avons vu plein de choses, goûté plein de plats, vu plein de gens…

 

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Nous avons également beaucoup apprécié le Japon, notre seconde destination.

Nous avons été touché par la gentillesse des japonais. Souvent, quand nous étions perdus ou en difficulté, des gens venaient nous aider, même s’ils ne savaient pas parler anglais.

A ce propos, le gros problème du Japon est que si on ne parle pas japonais, on est vite limité et on galère pour tout ! Ça nous a surprit car en Corée beaucoup de choses sont traduites en anglais. Au Japon, étonnamment, ce n’est pas du tout le cas. Peu de choses sont écrites en alphabet et il nous est arrivé de devoir faire attention aux caractères japonais et chinois pour savoir si on allait au bon endroit (imaginez la galère !). De plus dans les musées et lieux touristiques il n’y avait pas d’explications en anglais, ça nous a donné l’impression qu’ils n’essayaient pas de partager leur culture avec les étrangers, on a trouvé ça dommage. Et bizarre car la plupart des gens sont très sympas avec les touristes.

Malgré ce petit inconvénient (qui nous a valu une fois de prendre le mauvais train pour rentrer chez notre hôte à Kyoto et qu’on a failli atterrir à Osaka…) nous avons visité de superbes endroits, apprécié la diversité de nos visites (du traditionnel au moderne) et ici aussi nous avons bien mangé !

La nourriture japonaise est délicieuse et raffinée, et on s’y accoutume très bien car ce n’est pas épicé ni relevé. Mais toujours bon !

Nous avons également aimé les différents types de logements que nous avons testé. A Kyoto dans une maison chez une hôte adorable. A Nara dans un ryokan traditionnel. Et à Tokyo dans un studio en plein centre ville. Car c’est tout ça à la fois le Japon !

 

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Concernant la Thaïlande, autant nous avons beaucoup aimé le Japon et la Corée, autant pour la Thaïlande nous n’avons pas un avis tranché. Difficile de savoir si nous avons adoré ou détesté ce pays.

Nous avons adoré les paysages, grandioses, les plages de sable blanc et aux magnifiques eaux turquoise et chaudes. Le bonheur de se baigner dans cette mer si belle et si chaude !

Nous avons aussi adoré la nourriture thaï, ce fut une grosse découverte. On avait jamais mangé thaï et maintenant, difficile de s’en passer !

Le climat super chaud et humide, c’était une découverte aussi ! Les rares fois où nous n’étions pas en short / t-shirt, c’était pour visiter des endroits sacrés ou… pour se protéger du soleil !

A côté de cela nous avons détesté ce tourisme de masse. Nous étions entourés de touristes de tous âges, partout, partout.

Nous avons détesté l’impression d’être prit pour des pigeons. Se faire arnaquer sans cesse et du coup devoir tout le temps être sur le qui vive, ça nous a fatigué…
Prendre du temps pour trouver un taxi honnête, ne pas savoir si quand quelqu’un veut nous aider c’est pour nous arnaquer ou pas…

C’est un pays plein de contraste et d’ailleurs ça vaut aussi pour sa population. Car à côté de ces gens sans scrupules, il y en a d’autres hyper sympas, comme cette dame à qui on demandait notre chemin (après qu’un type ait essayé de nous embobiner encore) et qui nous a carrément amener où on voulait aller, alors que ce n’était pas sur son chemin. Les gens sur les marchés étaient également adorables. En fait, les personnes les plus gentilles et prêtes à nous aider étaient celles qui ne parlaient pas anglais. Il fallait se méfier de ceux qui savaient parler la langue de Shakespeare ! (en général bien sûr, car tous ne sont pas comme ça ^^ Celle qui nous a loué l’appart à Bangkok parlait très bien l’anglais et était très sympa).

Bref, nous avons été un peu déçus de la Thaïlande. Mais je suppose qu’une fois qu’on sait tout ça, on apprécie plus.

La découverte de ces pays, ces cultures, bien qu’elle fut brève, fut géniale, on en garde de super souvenirs et de jolies photos 🙂

En route pour BKK !

Pour rejoindre l’Australie, nous devions prendre l’avion depuis Bangkok. Nous avions donc décidé d’y passer quelques jours, afin de découvrir la capitale de la Thaïlande.
Nous avons ainsi prit un bus pour faire Phuket – Bangkok : 11h de route ! Nous avons prit un bus de nuit, assez confortable (il y avait plusieurs choix de bus, avec des prix variants selon le confort). Les sièges étaient assez grands et on pouvait les déplier afin d’être presque allongés pour dormir.

La déco du bus était trop kitsch c’était marrant !

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Pendant le trajet on s’est arrêté pour manger dans un endroit où les plats étaient à environ 1€, ça change de Phuket où les prix sont plus élevés à cause du nombre de touristes !

Le trajet en bus s’est bien passé, ce fut finalement assez rapide vu qu’on a dormi.
Arrivée à Bangkok au milieu de la nuit, plein de taxis sont là. Ils essaient de nous embrouiller, on négocie mais comme on ne sait pas trop si la gare est loin de là où on veut aller, on ne sait pas trop quel est le bon prix et ils refusent de mettre le « compteur ». Fatigués, on monte dans un taxi et arrivés 10 minutes plus tard à destination on se rend compte qu’on s’est bien fait avoir ! Bien énervés mais ça nous a servi de leçon : ne jamais accepter de monter dans un taxi qui refuse de mettre le compteur. La plupart des chauffeurs de taxi ne veulent pas le mettre quand ils ont affaire à des occidentaux et annoncent un prix qu’il faut payer dès le début (histoire de gagner le double, le triple voire plus avec les gens qui n’y connaissent rien). Il ne faut jamais accepter ! Parfois ça peut prendre du temps mais on finit toujours par trouver un taxi honnête.

Nous arrivons quand même à bon port ; et découvrons le studio que nous avons loué. Il se trouve dans une petite résidence en dehors du centre de Bangkok, c’est un quartier tranquille, le studio est simple mais propre, on a une grande salle de bain et il y a la clim (c’est vraiment un gros avantage ici ^^).

Ensuite on se met au lit car il est « tôt » et on est très fatigués…

Arrivée à Tokyo !

Pour finir en beauté notre visite du Japon, direction Tokyo, qui, avec ses 37,7 millions d’habitants est l’aire urbaine la plus peuplée du monde (ça change de notre petit Lot-et-Garonne x) ).

Nous avons prit un train depuis Nara pour rejoindre Kyoto. Malheureusement vu que tout est très mal indiqué pour les étrangers (c’est le point négatif du Japon…), on a prit un train TRÈS lent qui s’arrêtait tout le temps. Ça nous a prit un bon moment pour arriver jusqu’à destination mais ça nous a permit de voir des lycéens en uniforme qui sortaient de cours. Et de constater que les jupes des jeunes étudiantes japonaises sont très très courtes ! C’était un peu sexy pour des uniformes scolaires !! x)

Arrivés à Kyoto, on achète nos billets pour Tokyo, les trains sont blindés, du coup on est obligé de prendre des sièges séparés (heureusement on était dans le même wagon 🙂 ). On reprend le Shinkansen, toujours confortable et super rapide.
Nous arrivons à la gare de Tokyo, qui fourmille de monde, ça change de la tranquillité provinciale de Nara !
Après avoir demandé de l’aide pour nous repérer, nous prenons le métro jusqu’à Shibuya, le quartier où nous logeons, qui est également l’un des grands centres de la ville.
En sortant de la station de métro, nous prenons notre premier bain de foule japonais, car nous nous retrouvons directement au cœur de Shibuya, avec ses fameux passages piétons qui se croisent.

Grâce aux explications détaillées de celui qui nous loue son appart, nous arrivons facilement à destination.
Nous prenons les clefs dans la boite aux lettres (fermée avec un cadenas à code) et ensuite nous découvrons notre studio ! C’est petit mais normal, nous sommes à Tokyo, qui plus est en plein centre-ville, largement suffisant pour nous deux et le studio est super bien aménagé. Nous avons tous ce dont nous avons besoin. L’immeuble est dans une rue calme, nous sommes à cinq minutes à pieds du centre de Shibuya : l’emplacement idéal ! 🙂

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Voyage jusqu’au pays du soleil levant

Pour aller au Japon, nous avons décidé de prendre le ferry depuis Busan. Depuis la coupe du monde de foot en 2002 il y a en effet des ferrys qui relient la Corée et le Japon (vu que la compétition se déroulait dans les deux pays).
Au départ du bateau des hôtesses étaient sur le quai pour nous saluer et nous faire coucou ! Du génie… !

Le trajet s’est bien passé, on n’a pas vu de baleines (snif) et c’est normal : apparemment depuis qu’un ferry s’est prit une baleine et a du faire demi-tour, ils équipent les bateaux de signaux sonores qui éloignent les baleines…

Nous arrivons 3h plus tard à Fukuoka, une petite ville portuaire où l’on ne restera pas. De là on prend le train, le fameux Shinkansen, pour rejoindre Kyoto. Là on se rend compte que le train est très cher au Japon (et les transports en commun en général en fait) ! Le Shinkansen est super rapide et très confortable (comme le train coréen), une dame passe en permanence avec un chariot de nourriture, boisson. Le truc qui nous a bien fait halluciner aussi c’est qu’à chaque fois qu’un membre de l’équipe ferroviaire passait dans notre wagon, il s’arrêtait à la porte pour nous saluer !! La dame du chariot, les contrôleurs, etc. Impressionnant ! Du coup je ne sais pas combien de fois ils saluent par trajet mais ça fait un bon paquet car ils passent souvent et doivent faire ça à chaque wagon !

Une fois arrivé à la gare de Kyoto (qui est très grande) il a fallu trouver comment aller jusqu’à notre maison d’accueil, ce qui n’était pas une mince affaire. Nous savions qu’il fallait prendre le train, nous savions notre arrêt, mais une fois au Japon tout devient compliqué car tout est écrit en japonais et pratiquement rien n’est traduit en alphabet… Vous imaginez le cauchemar, surtout après avoir voyagé toute la journée ! Nous étions donc en train d’essayer de comprendre comment acheter des tickets à une machine quand deux jeunes japonaises, nous voyant galérer, sont venus à notre secours ! Super sympas, elles ne parlaient pas anglais mais elles ont compris où on allait et nous ont aidé à acheter les tickets et nous ont amené jusqu’au train ! Heureusement qu’elles étaient là…!

Nous sommes arrivés à la bonne station après environ 10 minutes de train depuis la gare de Kyoto (assez près donc), et grâce au plan avons trouvé la maison de notre hôte (après avoir un peu galéré et demandé de l’aide à de gentils japonais qui travaillaient au 7-11 ! ^^).

Kiyoko habite une maison, dans une rue calme, à l’étage il y a plusieurs chambres pouvant accueillir des voyageurs ! Nous découvrons notre (petite) chambre, Kiyoko installe le futon (matelas japonais, très confortable d’ailleurs), on boit un thé, mange un peu et après au dodo !

Le quartier est tellement tranquille, que, chose étrange pour nous, la porte d’entrée n’avait pas de verrou ! La maison n’est jamais fermée à clef, il faut dire que le Japon est l’un des pays les plus sûrs du monde (et ça se ressent très vite) !

Si vous voyagez à Kyoto et souhaitez expérimenter la vie japonaise, je vous recommande la maison de Kiyoko (https://www.airbnb.fr/users/show/8372403), c’est une hôte super sympa (et c’était vraiment pas cher) ! En plus il est possible de tester le bain japonais, super relaxant en fin de journée (surtout en hiver quand il fait frisquet !)… L’eau est très chaude et je ne sais pas comment ça marche mais elle reste à la même température aussi longtemps qu’on le souhaite… 🙂

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Bon voyage !

Notre périple commence jeudi 7 novembre depuis Agen. Notre train part à 5h40, correspondance à Bordeaux, pour ensuite arriver à Paris à 11h45, directement à l’aéroport Charles de Gaulle. Le terminal où nous devons aller est près de la gare, pratique !

Nous prenons notre carte d’embarquement, laissons nos bagages en soute, patientons un peu et ensuite on embarque dans un avion A380, avec la compagnie Emirates. L’avion est confortable, les écrans devant les sièges nous permettent de choisir entre des centaines de films et séries télévisées (il y en a pour tout les goûts : sélection Disney, films américains, français, indiens…), des jeux, de la musique (là aussi un grand catalogue est disponible) et bien sûr un espace pour voir les kilomètres parcourus, la vitesse où nous allons, au-dessus de quel pays nous nous trouvons etc. Le truc qui nous a impressionné ce sont les 3 caméras disposées sur l’avion, à l’avant, à l’arrière en hauteur et dessous. Du coup grâce à ces caméras on pouvait voir le décollage et le voyage comme le pilote ou en vue d’ensemble, en temps réel. Vraiment sympa ! 🙂 Emirates est une très bonne compagnie, en entrant et en sortant de l’avion on nous donne des serviettes chaudes, les repas sont plutôt bons et copieux.

Nous faisons une escale à Dubai (6h de vol pour 5457 km), nous avons donc le loisir de découvrir cette ville immense depuis le ciel. Tout est illuminé, on croirait des décorations de Noël ! L’aéroport est aussi très beau, très classe. Il y a des chaises longues pour les gens qui veulent se reposer (malheureusement elles étaient toutes prises donc on n’a pas pu tester). On se balade un peu dans l’aéroport, au milieu des magasins Duty free et des nombreux restaurants, notre prochain avion ne décollant que 3h plus tard.

 

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Les toilettes avec la douche pour se nettoyer...!

Les toilettes avec la douche pour se nettoyer…!

 

Vers 3h du matin nous reprenons l’avion, cette fois-ci pour Séoul, la capitale de la Corée du Sud. Celle ci se trouve à 7170 km de Dubai, nous mettons 7h30 pour l’atteindre. Nous volons là aussi avec Emirates, les repas sont plus coréens, on peut même demander du kimchi (plat typiquement coréen) avec.

Arrivée à Séoul vendredi 8 novembre à 16h30 (et oui ! on a « perdu » une journée) on passe un bon moment à l’immigration et à la douane à cause du monde, on récupère les valises (cette fois-ci aucunes de perdues ! 😉 ) et on retrouve enfin Mi-Jae, mon amie d’enfance chez qui nous allons passer cette semaine à Séoul. Nous prenons le bus jusqu’à Anyang, qui se trouve en banlieue au Sud de Séoul. (Il faut un peu moins d’1h pour aller de chez nos amis au centre-ville de Séoul en métro, bus ou voiture, sauf quand il y a trop de bouchons 😉 )

Voilà pour notre voyage, on vous en dis plus sur le pays du matin calme dans les prochains articles ! 🙂