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11 mois de voyage en Amérique du Sud : bilan

Cela faisait plusieurs années que nous avions un rêve : explorer l’Amérique du Sud. Et pas seulement aller dans l’un des pays du continent pour 2 ou 3 semaines mais y passer plusieurs mois, afin de découvrir la variété des paysages, les différentes cultures et s’imprégner totalement de cette expérience.

Nous avions déjà connu le voyage au long cours avec un road-trip de 11 mois autour de l’Australie. Mais c’était une expérience radicalement différente. Bien sûr les pays sont différents, l’Australie est un pays riche, les gens y parlent anglais, une langue que nous maîtrisons, alors que tous les pays d’Amérique du Sud ont un niveau de vie inférieur au nôtre, il y a de la misère, et les gens parlent seulement portugais et espagnol et très peu savent aligner quelques mots d’anglais.

Pas seulement cela, c’est aussi la façon de voyager qui fut différente. En Australie nous avons acheté un van aménagé et avons fait (littéralement) le tour du pays avec. Se trimballer avec notre maison roulante nous a procuré un immense sentiment de liberté. Nous étions libres de bouger quand on le voulait, de prolonger notre séjour dans un lieu où nous nous sentions bien et inversement, partir plus rapidement d’un endroit qui ne nous convenait pas.

Pour ce voyage en Amérique du Sud, avec les multiples pays, ça nous semblait plus compliqué d’acheter un véhicule (et de le revendre avant de partir). De plus, on nous avait dit que les transports en commun étaient très développés, nous avons donc choisi cette option. Ce fut donc très différent, moins facile et plus contraignant mais ça nous a permis de voyager au milieu des locaux, de tester de nombreux transports et de nous rendre compte de la bienveillance des gens, toujours prêts à nous renseigner et nous aider !

Notre voyage en quelques chiffres et infos

Combien de temps ce voyage a-t-il duré ?

  • 11 mois de voyage, 334 jours divisés ainsi :
  • 56 jours au Pérou
  • 24 jours en Équateur
  • 32 jours en Colombie
  • 35 jours au Mexique
  • 29 jours en Bolivie
  • 54 jours au Chili
  • 64 jours en Argentine
  • 40 jours au Brésil

Notre itinéraire en Amérique du Sud et au Mexique

Combien avons-nous dépensé ?

Niveau coût, nous sommes à une moyenne de 30 € par jour et par personne environ, tout compris, sauf les billets d’avion aller/retour depuis et vers la France et ceux pour aller à l’île de Pâques et aux îles Galápagos. Nous avons beaucoup mangé à l’extérieur (restos, marchés, petites cantines…) car ça valait moins cher, excepté dans les derniers pays (Chili, Argentine et Brésil) où nous avons régulièrement cuisiné pour faire des économies (et aussi car on en avait marre de manger du riz à tous les repas 🤪). Nous nous sommes fait plaisir et avons profité à fond du voyage : cocktails (souvent en happy hour !), restos, visites guidées, excursions et quelques activités insolites. L’Amérique du Sud est un continent où l’on peut facilement voyager à petit prix !

Comment nous sommes-nous déplacés ?

Nous avons utilisés beaucoup de transports différents pour traverser et visiter le continent sud-américain : bus, colectivo (taxi collectif ou mini-bus), taxi, uber, voiture, tuk-tuk, arrière d’une moto, avion, ferry, bateau, lancha (barque), arrière d’une jeep, téléphérique, métro, métrobus, vélo, et à pieds bien sûr !

Où avons-nous dormi ?

Nous avons principalement dormi dans des petits hôtels, des chambres d’hôtes et des auberges. Puis lorsque nous avons voyagé à quatre avec Audrey et Thomas (retrouvez-les ici : bonjourlemonde) nous privilégions les logements airbnb (plus économiques et bien pratiques pour cuisiner). Nous avons également passés quelques nuits insolites :

  • dans une cabane en bouteilles recyclées au milieu d’un désert en Colombie ;
  • dans un hamac au bord d’une plage, sous un simple toit de bois et de paille, avec une couverture et une moustiquaire en Colombie ;
  • dans un hôtel de sel en Bolivie ;
  • dans un ferry qui traverse les fjords chiliens, en squattant plusieurs sièges pour s’allonger ;
  • une nuit dans un « terminal » de ferry (pas prévue !!) avec des enfants qui font nuit blanche et une nuit à l’aéroport de Lima (blindé de monde !) 😆

Dangers et désagréments en Amérique Latine

Les bobos du voyage : de sérieux maux de ventre, une turista chacun, un virus tropical pour Mandy, ainsi que des dizaines de piqûres de moustiques et de borrachudos (une sorte de moucheron dont les piqures sont extrêmement urticantes) 😵🦟

La dangerosité en Amérique Latine : c’est un point qui fait peur avant de partir (merci France Diplomatie qui en fait des caisses). Il y a aussi pas mal de témoignages de voyageurs qui se sont fait voler leurs affaires (nous en avons rencontrés), il faut donc être prudent de ce côté-là.
Pour notre part : deux tentatives de vol dans un métrobus bondé en Équateur (pratiquement en même temps), des taxis pilotes de courses et c’est tout finalement.
Pour nous, le plus dangereux c’est l’état des routes et la façon de conduire des locaux (sans oublier qu’il n’y a pas toujours la ceinture de sécurité dans les voitures) qui parfois peut nous paraître risquée. Concernant le reste, nous sommes déjà méfiants en France (haha), il faut surtout faire attention dans les grandes villes, les locaux nous mettent souvent en garde si la situation est délicate. Dans les petites villes, les campagnes, les gens sont plutôt honnêtes, nous avons eu un bon ressenti général et ne nous sommes jamais senti en insécurité.

Les différents paysages rencontrés :

L’Amérique du Sud est un continent hyper contrasté, avec des paysages incroyables et fantastiques ! On en a vu des choses, entre autres : montagne, glacier, altiplano, forêt tropicale, désert, plage, volcan, île volcanique, lagune d’eau salée, désert de sel, lac de montagne, geyser, source d’eau chaude, oasis, canyon, grotte souterraine, cascade…

Le top de nos lieux coup de cœur en Amérique Latine

L’une des questions qu’on te pose à ton retour d’un long voyage c’est très souvent « alors tu as préféré quel pays ? ». Mais comment choisir ?! Tous ont des endroits exceptionnels, des paysages différents les uns des autres, des histoires diverses, des expériences variées. Alors voici plusieurs listes de nos endroits préférés par thèmes (tout cela est bien subjectif et ne reflète pas tout notre voyage !).

Vous retrouverez en lien les articles spécifiques à chaque endroit (cela évoluera au fur et à mesure que l’on écrit les articles restants).

Le top des lieux où voir des animaux (sauvages bien sûr) :

  • Les Galápagos ! C’est l’un des lieux les plus incroyables du monde en matière d’animaux, avec des iguanes partout (vraiment !), des otaries, des centaines de variétés d’oiseaux et la possibilité de voir de nombreux animaux et poissons marins (dauphins, raies, requins, poissons colorés…) ;
  • L’Amazonie : alors, on ne croise pas des jaguars à tous les coins bien évidemment mais il y a une grande bio-diversité. Nous avons eu la chance d’observer des paresseux, des singes (dont le plus petit singe du monde), des dauphins d’eau douce, des piranhas, plein d’espèces d’oiseaux et surtout beaucoup d’insectes, d’araignées et de grenouilles ;
  • La péninsule Valdés en Argentine : oiseaux, otaries, phoques, guanaco et surtout des manchots ! Et si on se trouve à la bonne période, même des baleines et des orques.

Nos régions préférées :

  • Le Sud Lípez, dans les montagnes boliviennes, entre 2500 et 5000m, on se régale des paysages sauvages et immaculés, en particulier des lagunes de toutes les couleurs. Les régions limitrophes, côté Chili (région d’Atacama) et Argentine (région de Salta) sont également de toute beauté ;
  • La Patagonie, territoire du bout du monde, ses longues routes désertes, ses lieux encore sauvages et ses montagnes aux formes uniques ;
  • Les Andes, les montagnes des Incas, des paysages à couper le souffle (dans les deux sens du terme !) et beaucoup d’endroits façonnés par le peuple Inca et les civilisations les précédant.

Les villes les plus jolies :

  • Carthagène des indes en Colombie, notre gros coup de cœur côté ville, malgré le nombre de touristes et des travers que ça implique dans le centre historique, celui-ci est magnifiquement préservé et coquet ;
  • Rio de Janeiro au Brésil, l’emplacement est exceptionnel, la vue à 360° depuis le Pain de Sucre est une merveille ;
  • Cuenca en Équateur, le centre historique est plein de charme, bien conservé et nous a vraiment séduit. Mais de manière générale, nous avons trouvé les villes en Équateur (notamment les centres historiques) bien entretenues et préservées.

Les vues les plus belles :

  • Gargantua del Diablo en Argentine et la vue d’ensemble des chutes d’Iguazu au Brésil, une émotion indescriptible quand on se trouve face à cette force de la nature ;
  • Le glacier Perito Moreno en Argentine, une gigantesque mer de glace aussi belle que terrifiante ;
  • Le lac Titicaca, immense et au bleu incroyable, avec les Andes au fond, au Pérou et en Bolivie ;
  • Les montagnes autour du Machu Picchu au Pérou ;
  • Le salar d’Uyuni, le plus grand désert de sel du monde, du blanc à perte de vue et des montagnes au loin ;
  • La laguna Colorada en Bolivie, un lac à la couleur rose/rouge spectaculaire ;
  • Le Fitz Roy et sa lagune, un décor qu’on croirait sorti d’un rêve ;
  • La forêt amazonienne à perte de vue, que ce soit lors de notre arrivée en avion, ou bien depuis le mirador de notre auberge pour admirer le coucher de soleil sur la canopée.

Les paysages les plus extraordinaires :

  • Le parc national de Sajama et son petit village en Bolivie, le genre de paysage qu’on rêvait de voir pendant ce voyage, ici la beauté côtoie l’authenticité et la simplicité ;
  • La cascade Gocta au Pérou, l’une des plus hautes du monde (771m), on se sent tout petit à côté ;
  • La Laguna 69 au Pérou, une lagune turquoise au milieu de paysages extraordinaires ;
  • Serranía de Hornocal, la montagne aux 14 couleurs, à côté de Humahuaca en Argentine, une vraie palette de peintre ;
  • Les chutes d’Iguazu en Argentine et au Brésil qui malgré leur célébrité, impressionnent et émerveillent ;
  • La forêt amazonienne, des arbres, des arbres, la nature à perte de vue, et de simples villages parsemés ;
  • Le Parc Torres del Paine au Chili, des paysages qui te font lâcher des wahou toutes les 30 secondes ;
  • La route pour aller à la Laguna Brava dans le nord ouest de l’Argentine, ainsi que la laguna en elle même, avec son effet miroir incroyable.

Nos lieux historiques préférés :

  • Le Machu Picchu au Pérou, cité inca à la hauteur de sa réputation ;
  • Les ruines mayas de Yaxchilan au Mexique, peu visitées, elles se trouvent au milieu d’une jungle peuplée de singes hurleurs ;
  • Rano Raraku, sur l’île de Pâques, le lieu où étaient fabriquées les fameuses statues, et où on en trouve le plus.

Nos plus belles randonnées :

  • La Laguna 69 au Pérou, difficile de marcher 14 km entre 4000 et 4600m, surtout quand ça ne fait que grimper, mais on est récompensé par la beauté du paysage, des panoramas et de la lagune turquoise, le cadeau final ;
  • Le Sendero Fitz Roy en Argentine, de beaux points de vue sur le chemin et une vision époustouflante sur le Fitz Roy et son lac font oublier les 7h30 de marche et la montée finale infernale ;
  • La Vallée de Cocora en Colombie, une randonnée assez difficile dans la forêt qui nous fait traverser des ponts en mode Indiana Jones et nous amène au milieu des plus grands palmiers du monde, avec une superbe vue sur la vallée.

Les activités les plus folles/insolites :

  • Voler au-dessus des lignes de Nazca au Pérou, dans un avion de 8 personnes (pilotes compris) ;
  • Faire de la balançoire au dessus d’un canyon dans lequel se jette une cascade immense, vers San Agustín en Colombie ;
  • Faire de la tyrolienne au dessus de la canopée de la forêt humide tropicale à Mindo en Équateur ;
  • Marcher sur un glacier, au Perito Moreno en Argentine ;
  • Assister au défilé dans le Sambodrome pour le Carnaval de Rio de Janeiro au Brésil.

Les plus belles plages du voyage :

  • Celestún au Mexique, un petit village de pêcheurs encore peu envahi par le tourisme (appréciable dans ce coin !) ;
  • Holbox une petite île dans les Caraïbes au Mexique, touristique mais qui reste quand même agréable (et en basse saison nous étions tranquilles) ;
  • Aventureiro au Brésil, sur Ilha Grande, accessible seulement en bateau ou après une rando sportive, mais en récompense : plage de sable blanc, eau turquoise, cocotiers et presque sauvage ;
  • Copacabana à Rio au Brésil, malgré l’urbanisation et les vieux immeubles qui l’entourent, elle garde son charme, avec sa longue plage et sa vue sur les collines environnantes, dont le Pain de Sucre.

Nos plats préférés :

  • Le ceviche : du poisson cru mariné dans du citron vert et des épices/condiments. Chaque pays a sa propre façon de le faire et à chaque fois c’est un régal ;
  • Les tacos au Mexique, en particulier le al pastor : de la viande marinée dans des tortillas de maïs traditionnelles, accompagnés de pico de gallo (tomate, oignon, coriandre fraîche) et de sauces pimentées ;
    Cliquez ici pour en savoir plus sur la délicieuse gastronomie mexicaine 😋
  • Les glaces maracuya (fruit de la passion), ce n’est pas un plat mais comment passer à côté d’une glace artisanale avec un bon fruit tropical qu’on ne trouve pas (ou très rarement) chez nous ?

Nos boissons préférées :

  • Le Pisco Sour au Pérou et au Chili : du pisco, un alcool local à base de raisin, du citron vert, du blanc d’œuf et des glaçons ;
  • La limonade maison aux citrons verts (non gazeuse), particulièrement au Pérou, on en a bu des litres (!) ;
  • La Margarita au Mexique : de la tequila, de la liqueur d’orange, des citrons verts et des glaçons, voilà la recette du bonheur !

Nos phrases préférées

Et pour finir sur une note rigolote, quelques mots, phrases qui ont rythmés le voyage :

  • Permiso!
  • Listo!
  • A donde va?
  • Todo bien
  • « Je suis fatigué patron » (La Ligne Verte)
  • « Pas ça Zinédine, pas ça, pas après tout ce que tu as fait » (Thierry Gilardi, Finale de la coupe du monde 2006 🤣)

Pour les deux dernières phrases, une explication s’impose : pendant une rando quand tu es au bout du rouleau et qu’une montée infernale se dresse devant toi ou quand tu cherches ton hébergement, avec ta carapace de Tortue Ninja Quechua qui pèse près de 15 kg sur tes épaules et que tu t’es gouré d’adresse et que tu n’en peux plus, c’était nos phrases fétiches et au moins en les disant, ça nous faisait rire et nous remontait le moral !

« Voyager c’est grandir. C’est la grande aventure. Celle qui laisse des traces dans l’âme. »

Ce voyage est fait de lieux qui nous ont marqué, des souvenirs gravés à vie, mais aussi des rencontres qui donnent le sourire et de retrouvailles qui donnent la pêche ! On n’oubliera pas Jorge au Pérou qui était trop heureux de rencontrer des français, Walter qui nous a fait découvrir l’Amazonie, la bonne humeur de Wilbur et Santusa qui se sont bien occupés de nous dans le Sud Lípez, cette fille à l’hôtel au Pérou qui nous a donné un mini cours d’espagnol, cette dame qui s’est demandé si on était mexicain tellement notre « hola » était parfait 🤣, ce chauffeur de taxi mexicain qui nous a dit que La Marseillaise était le meilleur hymne du monde, tous ces chauffeurs de taxi qui nous parlaient de Mbappé dès qu’on leur disait qu’on était français, tous ces gens qui ont pris de leur temps, sans râler, voire même plutôt dans la bonne humeur, pour nous aider, nous renseigner, nous conseiller, nous guider… 🙂

Sans oublier les voyageurs que nous avons rencontré pour un verre, une excursion, une visite ou parfois un bout de voyage. Et même un copain de San Diego, pas vu depuis 10 ans qu’on a rencontré par hasard (oui oui !) au détour d’une randonnée en Colombie. 😲🤯
Et bien sûr, certains de nos proches que nous avons retrouvé au fil du voyage, et avec qui nous avons vécu des souvenirs indélébiles au bout du monde.🥰

L’Amérique Latine est un pays où les rencontres sont riches et sincères. Les gens sont curieux mais respectueux et heureux de partager leur culture, leur petit bout de vie. Les sourires sont partout et les sud-américains ont le rire communicatif. Ils sont patients et on se fait rapidement comprendre, même sans bien parler espagnol (ou portugais). La vie est simple et en tant que voyageur, on le ressent, ici il n’y a jamais de problèmes, que des solutions ! No stress, zen, todo bien !
Un continent qui nous a marqué, sur bien des aspects, et qui fait maintenant partie de nous, à jamais ❤️

Visiter Santiago du Chili et Valparaiso…

…Et ce, en période de crise et de manifestations 😅

Nous sommes arrivés au Chili le jeudi 17 octobre 2019 au soir, la veille du début de grosses manifestations dans tout le pays. Nous avons connu quelques répercussions, en allant au désert d’Atacama, et à cause des problèmes sur la route nous avons préféré prendre un avion de Calama jusqu’à Santiago plutôt qu’un long bus afin de ne pas louper notre vol pour l’île de Pâques. Mais c’est en retournant pour de bon à Santiago du Chili, après notre séjour sur l’île de Pâques, que nous nous sommes vraiment rendus compte de l’ampleur du phénomène.

A Calama, « petite » ville de 180 000 habitants, nous avions déjà vu des manifs, nous avions remarqué les drones voler le soir pour surveiller le centre-ville, nous avions senti l’odeur des bombes lacrymogènes qui piquent encore les yeux et la gorge un lendemain d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, nous avions expérimenté le couvre-feu (interdiction de sortir dans les rues après 20h). Mais c’est à Santiago, capitale du pays, puis à Valparaiso, que nous avons vraiment vu l’importance de ces manifs.

Nous avons passé quelques jours à Santiago dans une résidence tranquille (en airbnb) avant de partir pour l’île de Pâques ; c’est pendant ce laps de temps que le couvre-feu s’est levé, et nous en avons profité pour sortir et commander des sushis à un resto à côté (libertéééé). Mais les supermarchés restaient fermés, on voulait faire des provisions avant de partir sur l’île de Pâques qui est très chère, mais ça a été compliqué. Heureusement on a trouvé quelques petites choses en épicerie.

Après notre séjour sur l’île loin de toute cette agitation, à peine revenus à Santiago, on a senti la différence quand on a pris un uber jusqu’à notre logement et qu’on a vu tout ces graffitis sur les murs et les rues bloquées par des feux (souvent de pneus) sur la route.

Santiago du Chili dévastée

Visiter la capitale d’un pays alors que son peuple est en pleine révolution, c’est assez spécial.
Nous logions dans une auberge, dans un quartier tranquille, en-dehors du centre-ville pour ne pas se retrouver au milieu des manifestations. Nous avons vu quelques personnes manifester depuis notre fenêtre mais rien de plus, la vie dans le quartier se déroulait plutôt normalement.
Il était par contre préférable de sortir visiter Santiago en début de journée, car c’était en fin d’après-midi que les manifestations commençaient et que ça pouvaient déraper. Nous rentrions donc à notre auberge pour 16h environ, par mesure de sécurité.
Nos déplacements furent également impactés car certains métros ne circulaient pas et certaines stations étaient fermées. Nous avons demandé conseils aux employés de l’auberge, qui, mieux au courant que nous, se tenaient informés via un compte Twitter qui recensait les métros et stations toujours ouvertes. Par chance le métro le plus proche de chez nous était ouvert mais une station où nous voulions nous arrêter était fermé. On a compris pourquoi quand on est passé devant : l’entrée était totalement bouchée, défoncée.

Plaza des Armas

La station de métro de la Plaza des Armas (place centrale, comme dans toutes les villes d’Amérique latine) étant fermée, nous prenons un métro qui nous amène au plus proche (Bella Artes) puis on fini à pieds. Ça nous permet de découvrir un peu plus le centre. C’est une très grande place, il y a beaucoup de monde. Quelques statues devant l’église vandalisées mais ça va.

Mercado Central

Nous avions pris l’habitude d’aller au marché dans les villes que nous visitons et d’y manger car on y trouve de la gastronomie simple, locale, et généralement bonne, copieuse et pas chère. Nous voulions donc tenter cela au Chili. Mais ici, ça n’a rien à voir ! Le marché n’est pas du tout un endroit où les locaux viennent manger, c’est un enchainement de petits restos, sympas oui, mais pas du tout authentiques comme on en avait l’habitude. Le mercado central est un marché couvert, vers le centre on trouve les prix les plus chers, les restos situés vers l’extérieur sont meilleur marché, c’est là, à la Caleta, où nous avons mangé un ceviche de poisson frais (pour environ 5€ chacun), avec un mini-verre de Pisco Sour offert.

Cerro Santa Lucia

Près de la station de métro Bella Artes, nous nous rendons au Cerro Santa Lucia, un jardin sur une petite colline. L’entrée est gratuite, mais il faut s’inscrire à l’entrée. C’est mignon et étonnamment calme, alors que c’est entouré de la ville et de voitures qui passent plus bas.
On voit un groupe de personne qui débattent (politique, révolution ?).
La vue en haut est jolie, il y a des traces du passé défensif du lieu. Un endroit bien agréable pour savourer notre pique-nique.

Le quartier Bellavista et le Cerro de San Cristobal

Nous passons par la plaza Italia, le centre des manifestations (qu’on voyait à chaque fois à la télé aux infos pendant les manifs). Sur le chemin on croise énormément de statues dégradées, taguées, de messages politiques sous forme de graffitis.
Arrivés dans le quartier Bellavista, on remarque que c’est aussi un endroit qui a pris cher, les feux de circulation ne marchent plus, des objets jonchent les routes, et on arrive même devant un feu de poubelle en pleine rue et en pleine journée.

On tombe par hasard sur un coin très sympa qui fait contraste avec le reste, où il y a plein de bars et restaurants. Ça fait bizarre de voir ce genre d’endroits fonctionner comme si de rien n’était au milieu de ce chaos.

Nous marchons jusqu’au parc San Cristobal, où nous prenons le funiculaire qui nous amène en haut du Cerro San Cristobal, une haute colline d’où on a une impressionnante vue sur la ville et les montagnes qui l’entourent. Il y a aussi une statue de la vierge Marie (toujours très important d’avoir une Marie ou un Jésus qui veille sur la ville).

En repartant, nous devons marcher un peu pour arriver à une station de métro ouverte, ça sent la bombe lacrymo, des commerces ont été vandalisés, sont vides…

La déception à Valparaiso

Depuis Santiago nous prenons un bus pour Valparaiso, une ville bohème et tendance en bord de mer qu’on nous a beaucoup vanté. Il y a des bus régulièrement entre les deux villes, mais arrivés à la gare de Valparaiso, on se rend compte que la route devant est barrée et qu’il y a des manifs qui se préparent. On trouve quand même un uber qui nous amène à notre chambre airbnb, qui se trouve sur une des nombreuses collines de la ville. Nous rencontrons Paco et Ximena, un couple chilien qui nous accueille chaleureusement dans leur maison d’artiste, avec leur chien et leurs trois chats (pour notre plus grand bonheur !).

Balade sur les collines autour de Valpo

Suivant les conseils de Paco, nous prenons la rue Alemania, d’où l’on a des points de vues sur le ville en amphithéâtre. On voit aussi beaucoup de street-art, l’une des caractéristiques de la ville. On se promène dans le Cerro Alegre et le Cerro Concepcion, où l’on voit encore beaucoup d’autres œuvres de rue, mais avec des petits restos et salons de thé tendance. C’est agréable.

Pour voir de nombreux street-art, on se rend (difficilement) au musée à ciel ouvert, un regroupement d’œuvres murales de divers artistes, inauguré en 1992.

Le centre-ville de Valparaiso

Promenade dans le centre, au bord de mer. C’est pas folichon, tout est très très sale, c’est moche, ça pue. On ne peut pas trop lever les yeux vers les tags sur les murs car on doit surveiller où on pose les pieds pour éviter les crottes de chien ! Nombreux commerces sont fermés à cause des grèves et manifs. On va vers le port, quelques personnes sont posées au bord, à lire un livre, observer les otaries en face, fumer un joint…
Petit aparté : la consommation de marijuana est illégale au Chili, pourtant ça sent le cannabis partout ! Les chiliens sont également des fumeurs de tabac, ce qui nous a fait bizarre, car dans les pays précédents, personne ne fume (à part à Mexico City et certains endroits en Colombie).

Comme Valparaiso est une ville entourée de collines, il y a beaucoup d’escaliers (parfaits pour le cardio !) et de funiculaires, appelés ascensor. Cependant il existe un véritable ascenseur publique : Ascensor Polanco, qu’on utilise pour monter en haut d’une colline (c’est comme un transport en commun quoi). On y accède via un tunnel sombre et on monte dans l’ascenseur à plusieurs, avec un « liftier » (le monsieur qui appuie sur le bouton pour monter et descendre). Cet ascenseur date de 1915.

Coincés à cause des manifs, c’est reparti !

Le jour de notre départ de Valparaiso, imprévu : la journée a été déclaré jour de manif nationale ! Il n’y a aucun bus pour retourner à Santiago ! Évidemment on apprend ça le jour même. Heureusement nous pouvons prolonger notre séjour d’une nuit chez Paco et Ximena, et nous profiterons de cette journée pour nous reposer, avancer sur le blog, discuter avec Paco de la situation au Chili et des gilets jaunes (oui oui) et profiter de ses bons conseils de choses à voir pour la suite de notre voyage ! Il connait bien son pays et nous a fait une liste de plein de choses à visiter, pas forcément connues des touristes étrangers. Hyper sympa, on suivra certaines de ses recommandations, même si on ne pourra pas tout voir, surtout en se déplaçant en transport en commun (c’est plus simple avec son propre véhicule).

Pour résumé, ce fut un moment un peu spécial du voyage, se retrouver dans cette ferveur révolutionnaire. Santiago est une ville qui semble plutôt intéressante, les montagnes environnantes ajoutent du charme et il y a quelques quartiers très agréables. Par contre grosse déception à Valparaiso. C’est le coup de cœur de nombreux voyageurs mais nous n’avons pas aimé, en dehors de la vue depuis les collines et du très beau street-art, nous avons été choqué par la saleté… Et pourtant après plus de 6 mois en Amérique du Sud, on ne pensait plus être choqué par ça ! D’ailleurs il semblerait qu’elle soit peu appréciée des chiliens pour ces mêmes raisons.

Infos pratiques, conseils (prix fin 2019)

  • Où dormir à Santiago du Chili ? → Hostal Vitalia, très agréable, personnel jeune et sympa (des voyageurs), dans un quartier cool, beaucoup de français xD
  • Où dormir à Valparaiso ? → Chez Paco et Ximena en Airbnb (ils louent deux chambres). Un coup de cœur, on se sent super bien chez eux, belle vue depuis la chambre et on a beaucoup discuté avec Paco qui parlait un peu anglais. On était super contents de pouvoir câliner le chien et les chats mais si vous n’êtes pas à l’aise avec ces petites bêtes, cet endroit n’est pas pour vous.
  • Prix du funiculaire San Cristobal à Santiago : 2500 CLP A/R la semaine ; 2900 CLP le week-end (entre 3 et 3,5€)
  • Prix de l’ascensor Polanco : 100 CLP (environ 0.20€)

Cochabamba, Torotoro et Sucre : entre Christ, paysages et dinosaures.

Passage à Cochabamba

Nous passons une journée à Cochabamba, à nous balader dans le centre, aller au marché pour manger un menu du midi, puis nous rendre au téléphérique qui amène en haut de la colline où se trouve une grande statue du Christ (elle serait apparemment un peu plus grande que celle de Rio de Janeiro !). On peut également y monter à pieds mais apparemment c’est un peu dangereux (risque de vol) et surtout… on est fatigués ! x)

Le lendemain nous laissons nos sacs à l’hôtel et partons léger jusqu’à l’arrêt des colectivos pour Torotoro. C’est un peu loin et surtout on passe par le marché qui est immense ! Un vrai labyrinthe, on s’y perd !

Arrivés au colectivo, on paye notre place et on attend que le minibus soit rempli… Après 1h30 nous partons enfin. La route n’est pas longue mais elle est difficile car pas goudronnée ! Le minibus ne peut pas aller vite, on arrive à destination après 4h (et heureusement un arrêt pipi/boisson en chemin).

Torotoro : randonnée au milieu de formations rocheuses et spéléologie dans la plus grande grotte de Bolivie

A Torotoro, on cherche un hôtel, un monsieur nous amène au Santa Barbara, tenu par deux papy très gentils. C’est pas cher et on est tous seuls dans l’hôtel, donc tranquilles.

On se lève tôt, on récupère notre lunch box commandée la veille au resto hôtel Torotoro, puis on se rend au bâtiment du parc où on paye le droit d’entrée avant d’aller au bureau des guides. Ici, il est obligatoire de se faire accompagner par un guide. On peut partager les frais avec d’autres personnes (6 maximum par groupe) pour que ça revienne moins cher. C’est pour ça qu’il vaut mieux arriver assez tôt, afin d’avoir le plus de chance de trouver des compagnons. Coup de bol, 3 argentines nous proposent de faire l’excursion ensemble, ce que nous acceptons. Un bolivien vient s’ajouter à notre groupe, parfait !

Nous partons en 4×4, tous les six, avec un chauffeur et un guide, Eusebio. Après une heure de route sur des chemins en terre qui grimpent, nous partons pour une randonnée de 2h30. Ça grimpe par moment, et pour certains endroits mieux vaut ne pas avoir le vertige, à part ça, l’allure est tranquille, on fait plein d’arrêts photos. Eusebio s’étonne de nous voir Manu et moi marcher à cette altitude sans être trop essoufflés, on lui explique qu’on commence à avoir l’habitude, surtout après être passé par Sajama !

On passe par la Ciudad de las itas, « ville de pierres », où notre guide nous fait deviner des animaux dans la forme des rochers.

Il y a aussi beaucoup de grottes où on s’amuse avec la lumière et on admire de superbes vues…

De retour à la voiture, on fait demi-tour et on s’arrête à un resto où l’on peut déjeuner le menu du jour. Nous y mangeons notre pique-nique, avec une jolie vue sur les étonnantes montagnes environnantes.

On repart pour quelques minutes de voiture, suivi d’une marche de 1 km environ, jusqu’à ce qu’on arrive à une cabane où on nous prête un casque avec une lampe de spéléologue. L’entrée de la grotte que nous allons visiter est située à quelques minutes.

Le début de la « rando » souterraine n’est pas difficile même si ça commence fort avec un endroit plein de vase, très étroit, où on est obligé de marcher à croupis. Le guide nous montre différentes formations, on s’enfonce de plus en plus dans la grotte.

A un moment, après nous avoir écarté les uns des autres, il nous demande d’éteindre nos lampes… On se retrouve dans le noir complet, on entend juste des gouttes tomber dans cette immensité… Un sentiment vraiment étrange et pas rassurant ! Il nous dit que nous sommes le dernier groupe de la journée à s’aventurer ici et que si nous n’avions plus de lumière, on devrait dormir là jusqu’au lendemain, dans l’obscurité, à attendre le prochain groupe… On n’a pas trop envie de tenter l’expérience ! C’est vraiment impressionnant comme sentiment. On rallume nos lumières et après nous avoir redemandé si on n’était pas claustrophobes, on passe à la deuxième partie de la rando, qui s’avère plus compliquée ! On doit passer dans un trou, très étriqué. C’est vraiment difficile, il faut se tordre dans tous les sens avant de trouver le bon angle pour passer, il nous faut un peu de temps avant de réussir à se faufiler, et Manu, étant le plus grand du groupe a bien cru rester coincé x)

Ce chemin nous amène à un lac souterrain où on peut observer des poissons sans yeux. Quelle étonnante découverte que de trouver de la vie, ici, dans ce lieu obscur.

On repart ensuite par un autre chemin, direction la lumière. Après deux heures à marcher avec prudence, glisser sur des rochers, grimper et descendre avec des cordes, se contorsionner… Nous sommes exténués ! On ne pensait pas faire autant d’effort et ils ne nous avaient pas prévenus sur ce qui nous attendait. Sachant que c’était un tour, sans recommandations particulières, on pensait que ce serait vraiment tranquille. Mais cette journée a été bien remplie et éprouvante. Je peux vous dire que la spéléologie c’est un vrai sport qui fait travailler tout le corps ! XD

Retour au village après 15 minutes de voiture. On devait rentrer pour 16h, finalement ce sera 18h ! Mais on se reposera après, on sort d’abord du village pour aller voir des traces de dinosaures, c’est à 10 minutes à pieds. Les traces sont entourées de grillages. On ne comprend pas trop ce que c’est sans explications mais c’est quand même sympa de voir ça.

Une fois à l’hôtel, une bonne douche bien méritée et nous sortons ensuite pour dîner au comedor, une salle avec des grandes tables et quelques stands qui proposent des plats simples pour 10Bs (1,35€). Nous en profitons avec une grande bière à partager, en discutant avec un couple de français au voyage au long court.

Le lendemain nous nous levons tôt pour prendre un colectivo pour retourner à Cochabamba, malheureusement il est rempli quand on arrive. On attendra plus de 2h que le suivant parte, un peu en stress car nous avons un avion à prendre. Malgré les multiples arrêts, la route horrible, nous arriverons à temps et finirons la journée à Sucre.

Repos et dinosaures à Sucre

Nous passons une bonne semaine à Sucre, la capitale constitutionnelle de la Bolivie. Nous avions besoin de nous poser quelque part, alors nous avons loué un airbnb confortable (avec un lit king size et une immense télé !) où nous pourrions cuisiner tranquillement. Nous nous sommes un peu baladé dans la ville blanche, qui est vraiment une jolie ville, mais on a aussi aimé admirer la vue sur la ville depuis notre logement qui se trouvait en haut d’un des rares immeubles.

Un endroit qu’on ne voulait pas louper à Sucre, c’est le Parque Cretacico. Pour tous les anciens gosses ayant grandit avec Jurassic Park, c’est un « must-see » !

Une fois devant l’entrée on s’imagine vraiment à Jurassic Park et on a la célèbre musique du film en tête…

Ici, on vient découvrir des empreintes de dinosaures fossilisées ! C’est un endroit très étonnant. Le mouvement des plaques tectoniques de la Terre a fait soulever des morceaux de terre, où des dinosaures évoluaient il y a environ 200 millions d’années. C’est ainsi qu’on peut observer des chemins d’empreintes sur un immense « mur » face à nous !

On découvre ce mur avec un groupe et un guide, pendant la pause déjeuner des ouvriers qui exploitent ce terrain. Mais comme on aime pas trop être au milieu du groupe et qu’on est « lent », on se retrouve au bout du groupe et finalement on est les derniers à quitter le lieu, ce qui fait qu’on a pu en profiter tranquillement, tous seuls.

Il y a ensuite des petits musées, des vidéos à découvrir, ainsi qu’un parc avec des reproductions de dinosaures grandeur nature. C’est vraiment sympa à voir pour se rendre compte de leur taille, surtout celle du « long-cou » local !

Infos pratiques :

  • Prix téléphérique jusqu’au Christ à Cochabamba : 13Bs (1,70€) l’aller/retour, par personne
  • Prix colectivos Cochambamba – Torotoro : 35Bs (4,60€). Point indiqué sur maps.me, 4h de route.
  • Un hôtel à Torotoro : Santa Barbara, 100Bs (13€) pour une chambre double, salle de bain commune (mais on était tous seuls), avec petit dej.
  • Prix d’une lunch box au resto hôtel Torotoro (en face du marché) : 25Bs (3,3€) pour un sanwich complet, un yaourt, une banane, une demie pomme et une boisson (eau ou soda). Au resto hôtel Dinosaurio les lunch box étaient à 40-45-50Bs. Réserver la veille. Sinon possibilité de manger dans un petit resto pendant l’excursion, menu à 25Bs.
  • Prix d’entrée au parc : 100Bs (13€)
  • Excursion pour la journée, obligatoire avec un guide, et si on n’a pas son propre véhicule, avec un chauffeur : 109Bs (14,5€) par personne en étant six (nombre maximum par groupe).
  • Se rendre au Parque Cretacico depuis le centre de Sucre : prendre le bus ligne 4, pendant environ 45 minutes pour 1,5Bs (0,20€).
  • Entrée du Parque Cretacico : 30 Bs (4€). 5Bs (0,67€) de plus pour le droit de faire des photos.
  • La visite en groupe pour voir les empreintes de dinos est à des heures précises, à 12h et 13h (le reste de la journée c’est une carrière avec des ouvriers qui bossent).

Quito, le milieu du monde et une parenthèse à Mindo dans la forêt de nuage

Visite du centre-ville de Quito

Nous décidons de visiter la capitale de l’Équateur avec un tour guidé en anglais. Rendez-vous à 10h20 au Community Hostel. Une jeune équatorienne nous fait découvrir la ville et nous parle un peu de l’histoire du pays, en échange d’un pourboire d’un montant libre.

Nous commençons par le marché, où l’on peut manger pour quelques dollars (oui, car on paye en dollars américains en Équateur, voir notre article sur les différences culturelles en Équateur) , on y découvre des nouveaux fruits, on peut y boire des jus et nous testons le Morochos, une boisson à base de maïs (on dirait un peu du lait végétal très très épais).

On se promène ensuite dans le centre-ville, direction la Plaza Grande. Comme tous les lundis, il y a une petite cérémonie, une sorte de « relève de la garde » devant le Palais Présidentiel. Parfois le Président est présent pour saluer la foule, ce jour-là, ce sera juste des ministres.

On voit plusieurs églises, on rentre dans l’une d’elle, très chargée. Ces églises ont été en majorité construites par les indigènes (esclaves), et en étant attentifs on peut retrouver des éléments qu’ils ont insérés pour laisser leur trace (des personnages indigènes dans les tableaux, sculptures…).

Nous passons aussi devant la banque nationale, et notre guide en profite pour nous expliquer comment s’est passé le changement de monnaie équatorien pour passer au dollar américain. On parle politique, religion, géographie : la Colombie, l’Équateur et le Vénézuela était un seul et même pays avant de se dissoudre, ce qui explique pourquoi leurs drapeaux sont similaires.

Nous mangeons un petit menu à 2,50 $US (≃ 2.30 €, on se ruine, n’est-ce pas !), et l’après-midi nous suivons les conseils de la guide et visitons l’Église Jésuite (5 $US/personne, ≃ 4.60 €). L’intérieur a été recouvert d’or, c’est impressionnant, mais très chargé (style baroque, on n’est pas hyper fan lol).

On va dans la rue La Ronda, où nous sommes rapidement passé le matin pendant la visite guidé, c’est hyper mignon. On en découvre un peu plus sur le chocolat dans le magasin artisanal Chez Tiff. Et bien sûr on repart avec du très bon chocolat et du beurre de cacao pur pour s’hydrater la peau. Ça sent trop bon !

Sur les hauteurs de Quito

Le lendemain nous prenons le bus 131 (0,25 $US le trajet, soit 0,20 €) qui passe près de notre hostel, on dit au chauffeur en montant qu’on veut aller au TeleferiQo et il nous dépose au bon arrêt. De là on prend un minibus gratuit qui amène jusqu’au parc d’attraction « Volcano ». Ça grimpe sec alors on est bien content de pas avoir à monter à pieds ! Il y a ensuite encore 5 minutes de montée jusqu’au TéléfériQo. On paye 8,5 $US (≃ 7,80 €) chacun pour l’aller/retour en téléphérique (20 minutes de trajet).

En haut on peut manger, acheter des souvenirs et surtout profiter de la vue sur la ville et les alentours. Quand le ciel est bien dégagé on peut apercevoir une vingtaine de volcan. Nous il y a trop de nuages… Mais c’est quand même très beau. Un petit air écossais encore une fois, c’est très sauvage alors qu’on est juste à côté de la capitale. Les plus motivés pourront faire une randonnée de 5/6 heures jusqu’à un proche volcan mais il faut être préparé. Avec l’altitude et le climat changeant, c’est une rando assez difficile, il est obligatoire de partir le matin.

La mitad del Mundo : au milieu du monde !

Nous prenons le métrobus et un bus pour aller jusqu’à la Mitad del Mundo, un endroit touristique incontournable lors d’un séjour à Quito.

Après avoir testé notre premier fast-food du voyage, KFC, toujours aussi dégueulasse (mais au moins c’était pas cher et rapide), nous allons au centre de la Mitad del Mundo (5 $US ≃ 4.60 €) où on peut visiter plusieurs musées et le monument situé sur la ligne de l’Équateur.

On visite quelques musées, il y en a un sur l’expédition française venue sur la ligne de l’Équateur en 1736 pour vérifier la taille du méridien et la taille de la Terre. C’est d’ailleurs depuis cette époque que le pays s’appelle Ecuador, en référence à la fameuse ligne qui le traverse.

On va ensuite devant le monument qui se trouve sur une ligne jaune symbolique, représentant le milieu du monde. Il faut savoir que ce point n’est pas tout à fait correct. Déjà la ligne de l’équateur ne fait pas 10 centimètres mais plusieurs centaines de mètres et elle bouge un peu selon les saisons, etc. Des calculs savants qui me dépassent, mais même si on n’était pas VRAIMENT en plein milieu de la ligne, on n’a jamais été aussi proche ! C’était bien marrant de s’imaginer au milieu de notre planète 🙂

Nous sommes ensuite allés dans le monument, on monte en ascenseur jusqu’en haut d’où il y a une jolie vue. Puis on descend les 9 niveaux par l’escalier où l’on trouve des informations sur le pays, sa culture, ses habitants. Vers le bas ce sont des expériences scientifiques, très ludiques, explications sur les équinoxes, les saisons… C’est très amusant ! J’apprends qu’ici, à l’équateur, je pèse environ 1kg de moins qu’en France, sur la Lune je pèserai 10kg et sur le soleil 1900 ! :O

Escapade de deux jours à Mindo : cascades, papillons et zipline

Après quelques jours dans la capitale, nous laissons nos gros sacs à notre hostel et partons léger pour Mindo, situé à 2h de bus.

On arrive rapidement dans la forêt tropicale, les montagnes, il y a beaucoup de brume, c’est super beau. Il fait plus chaud et humide qu’à Quito, le climat n’est vraiment pas le même ! La ville est petite et tranquille, on adore.

A peine arrivés on prend un taxi qui nous amène jusqu’à Tarabita (et on négocie avec lui pour qu’il revienne nous chercher). On traverse au-dessus de la canopée avec une sorte de téléphérique actionné manuellement. C’est plutôt fun mais il ne faut pas avoir le vertige !

Arrivés de l’autre côté, on fait une randonnée qui amène jusqu’à des cascades. Comme nous avons peu de temps (on ne doit pas louper le dernier trajet retour du téléphérique à 16h30 !) on va assez vite et on ne voit que deux cascades. Mais c’est déjà super de se balader ici, c’est très calme, avec juste le bruit des gouttes d’eau et des insectes. On adore cette ambiance !

Le soir on déguste des bières sur la terrasse en haut de notre hostel, au milieu des arbres. La vue est jolie et tout est tranquille…

Le lendemain, nous allons à pieds jusqu’à la ferme aux papillons. Les paysages sont super beaux et tout est tranquille encore une fois.

Nous rentrons dans la serre, il y a des centaines de papillons ! Certains sont vraiment grands. On peut les nourrir en mettant de la banane sur le bout du doigt, on les récupère très délicatement (sans toucher leurs ailes fragiles) et hop ils restent sur nos doigts, se délectant de bananes ! On adore, on restera un moment à faire ça et à essayer « d’attraper » les plus petits papillons, qui sont plus farouches !

On observe également des chrysalides et des papillons qui se font sécher les ailes à la sortie de leur chrysalide avant de pouvoir papillonner…

On se balade ensuite dans le jardin, où on découvre de superbes plantes et des colibris. Ils sont trop mignons ! Et difficiles à prendre en photo tellement ils sont rapides.

De retour dans le village nous mangeons une pizza puis prenons un taxi pour Mindo Canopy Adventure.

C’est parti pour 1h30 de tyrolienne au dessus de la canopée ! Nous sommes avec deux accompagnateurs, on peut tester des positions improbables (en mode superman ou bien la tête en bas !). C’est bien marrant, on s’éclate ! Il se met ensuite à pleuvoir, ce qui fait qu’on va encore plus vite ! Un bon moment dans un lieu magique.

Le taxi pris à l’aller nous récupère comme convenu, et nous prenons ensuite le bus retour à Quito. On serait bien resté un peu plus dans ce cadre si calme et enchanteur.

Quito a également été une belle découverte, la ville est très jolie et plusieurs escapades sont possibles dans les alentours, ce qui en fait une belle destination !

Infos pratiques :

Hôtel à Quito : La Chorrera, simple, vieillot (mais ça a son charme !) et surtout propre et avec des propriétaires (une dame et sa maman) adorables ! Les petits dej dans leur cuisine, varient tous les jours, que du fait maison (confiture, jus de fruits frais…), un bon moment pour bien attaquer la journée. A un tout petit prix, on recommande.

  • Comment aller à la Mitad del Mundo ? Métrobus direction nord, jusqu’au Terminal de la Ofelia (0,25 $US, ≃ 0,20 €, pour 35 minutes depuis notre hôtel). De là, un bus direction Unasur, Mitad del Mundo (0,15 $US pour 20/30 minutes).
  • Hostel à Mindo : Guesthouse Mindo, proprio hyper gentils, terrasse sur le toit avec cuisine commune.

La Paz et ses environs : le canyon de Palca et les ruines de Tiwanaku

La Paz : la capitale la plus haute du monde

La Paz, capitale administrative de la Bolivie (la capitale constitutionnelle est Sucre), est une ville tentaculaire de 1,6 million d’habitants, perchée à 3 640 m d’altitude. On y déambule non sans difficulté car la ville grouille de monde. On dirait que la population entière se trouve dans les rues tant le centre est fréquenté. Nous logions près de l’église San Francisco devant laquelle se trouve une grande place. Ici il y a tout le temps du monde, et en particulier le soir en week-end, on se croirait en plein festival ! On peut y manger sur le pouce, des empanadas ou spécialités du pays comme les boulettes de pomme de terre fourrées à la viande (ou autre).

A la recherche d’un endroit où manger c’est là qu’on se rend compte que les boliviens ont un petit souci… Ils adorent le poulet frit, à la mode KFC. Il y en a PARTOUT ! Et on ne trouve que ça ! On tente les « Chifas », les restos « chinois » mais malheur, là aussi c’est poulet frit à gogo, et très souvent ils ne proposent que ça, et nous n’aimons vraiment pas cela… La découverte de la gastronomie bolivienne commence bien… xD

En se baladant dans le centre, nous allons faire un tour à une curiosité locale : el mercado de las brujas, le marché aux sorcières. Ce n’est pas un marché normal, ici pas de vêtements, d’artisanats, ni de nourriture. On y trouve des objets plus ou moins insolites, en rapport avec la culture des ayamaras (le peuple de cette région) qui, malgré leur catholicisme conservent des traditions ancestrales vénérant la Pachamama (la terre mère) : herbes séchées, petites flasques, talismans, fœtus de lamas séchés… Oui vous avez bien lu ! Assez étonnant de se balader dans ces rues où l’on croise des lamas morts… Ces lamas sont achetés lors d’évènements importants, ou par exemple à la construction d’une maison. On enterre un fœtus de lama sous la maison, en offrande à la Pachamama, pour s’attirer la chance, porter bonheur.

La grande particularité de La Paz, c’est que c’est une ville entourée de collines. Ici, la tendance est inversée par rapport au reste du monde : les riches vivent au plus bas, les pauvres sont sur les collines, qui sont plus en altitude, là où l’air se fait plus rare. Les transports se font en bus et minibus dans le centre, et pour relier le centre aux collines c’est en téléphérique.

Ici le téléphérique c’est comme le métro chez nous, il y a plusieurs lignes et plusieurs stations où on peut faire des correspondances. On se repère grâce aux couleurs. Le téléphérique on l’a souvent utilisé en Amérique du Sud (vu que les montagnes sont omniprésentes) mais on ne l’a jamais vu en tant que transport en commun, utilisé quotidiennement par la population d’une ville. Nous avons donc voulu tester, pour le fun, et puis pour le prix (3 Bs ≃ 0,40 €), on n’allait pas se priver d’une balade en téléphérique et de la vue sur La Paz ! Nous montons jusqu’à El Alto, le quartier/ville au-dessus de La Paz avec la ligne rouge. Nous sommes à plus de 4100 m ! Il fait bien plus frais que dans le centre, en bas. La vue sur la ville et ses alentours est impressionnante.

Le Canyon de Palca, coin de nature à 1h de la capitale

La Paz c’est sympa mais il y a dans les environs d’autres endroits à explorer. En arrivant dans la ville en bus, nous avions découvert les paysages désertiques qui l’entourent. Sur les conseils de Sundaystorms, nous décidons d’aller au Canyon de Palca. Après 45 minutes de route en colectivo (pour en savoir plus sur comment y aller, voir les infos à la fin de l’article), nous arrivons près du village de Uni.

On rejoint le centre du village et on demande notre chemin à une dame. Une fois sur le bon chemin, on suivra les indications de maps.me. C’est facile, un grand chemin où les voitures peuvent passer et ça descend. La vue est splendide, sur les montagnes de différentes couleurs.

On arrive ensuite près du canyon, on en prend plein les yeux !

On descend dans le canyon, arrêt pique-nique tranquille. Nous sommes tous seuls ! C’est impressionnant et génial de se retrouver là. Le paysage fait très far west. On traverse le canyon, on peut suivre le minuscule filet de la « rivière ».

À la fin une montée nous attend pour rejoindre le village de Palca. On croisera sur la route quelques agriculteurs dans leurs champs. Nous arrivons au village après 3h30 (pause comprise, et on a pris notre temps). Arrivés à la place du village, on trouve tout de suite un colectivo pour La Paz qui va partir. Il fait un petit tour du village en klaxonnant pour prévenir les gens qui voudraient partir. En passant devant une maison, une dame installe une armoire, une table et des chaises sur le toit ! Un vrai déménagement xD Nous sommes de retour à La Paz après 1h15-30 de route.

Retour dans le temps avec les ruines de Tiwanaku

Un endroit que nous ne voulions pas louper en Bolivie et accessible depuis La Paz : Tiwanaku. Nous allons à côté du cimetière, où se trouve les colectivos qui s’y rendent. Cependant nous arrivons un peu tard, à 11h30 et il n’y a personne d’autre pour remplir le colectivo ! Celui-ci doit être rempli pour partir et rentrer dans ses frais. Le chauffeur nous propose de payer 6 sièges de plus et de partir car d’après lui il n’y aura personne d’autre, et ayant déjà attendu un petit moment on se doute qu’il a probablement raison. On est prêt à craquer après un peu de négociation quand arrive un mec : c’est Steve, un québécois et finalement nous partagerons les frais du colectivo avec lui. On payera 100 bolivianos (≃ 13,25 €), soit 33 Bs (≃ 4,40 €) chacun (au lieu de 15 Bs, ≃ 2 €). Heureusement ici ça vaut quand même le coup ! On se retrouve donc tous les 3 en colectivo ! Bien rigolo comme situation. Nous avons 1h30 de route, ça nous laisse le temps de discuter avec Steve qui est super content de parler français et qui s’en donne à cœur joie côté accent et expressions québécoises quand on lui dit que oui on le comprend bien !

En arrivant, on paye l’entrée et avec Manu on décide de prendre un guide. Oscar nous fait la visite à moitié en espagnol et en anglais, curieux mélange, mais au moins on se comprend.

On apprend que la civilisation Tiwanaku est très vieille, et ces ruines étaient le lieu où se déroulaient les rituels : sacrifices de lamas, fêtes pour les équinoxes… Ces dernières existent encore. Nous y étions fin septembre et on a pu voir les restes d’un feu sur les ruines sacrées pour célébrer le 21 septembre. Sur la pyramide, il y a un immense puits en forme de croix andine (symbole reprit par les Incas). Ils s’en servaient pour observer les étoiles qui se reflétaient dedans (on avait déjà entendu ça au Pérou, à Chavin). La pyramide doit être excavée d’ici quelques années : on voit des gens travailler sur les ruines pendant la visite.

Comme chez les Incas ensuite (décidément ils se sont beaucoup inspirés), il y avait 3 mondes, qui sont représentés par trois temples : le haut (dieux, condors, la pyramide), le milieu (homme, puma, le temple à hauteur « normal »), le bas (serpent, la mort, un temple construit plus bas que le niveau de la terre). Dans ce dernier, le temple construit plus bas, on observe plusieurs visages sculptés, probablement des personnes importantes. Certaines ressemblent à des aliens… haha On peut également y voir des canaux pour acheminer l’eau jusqu’aux terrains agricoles (le temple est en pente).

On voit le point le plus connu d’ici, pour lequel on et venu : la porte du Soleil ! Elle a inspiré Hergé pour Tintin et le Temple du Soleil (l’un des meilleurs albums !) et elle apparait dans le générique des « Mystérieuses Cités d’Or », un beau dessin animé qu’on adore. En vrai elle est plus petite que ce que l’on imaginait. Elle est fêlée car elle a été déplacé par les conquistadors… Ces derniers ont d’ailleurs utilisés beaucoup des pierres des temples pour construire… des églises.

On visite ensuite le musée de la céramique où sont exposés des objets retrouvés (pot, flèche), une momie, des crânes déformés et allongés (une manière pour l’élite de se distinguer).
Un autre musée à côté abrite les monolithes découverts sur le site. Des petits et des très grands. Il y en a beaucoup et probablement encore plein d’autres qui n’ont pas été découverts.
Le plus imposant mesure presque 8 mètres de haut et pèse 20 tonnes !! Il a été abîmé après avoir été exposé en plein La Paz. Il a été placé ici pour le protéger mais beaucoup d’inscriptions ont disparu pour toujours…

Il y a un autre site à 5 minutes de marche, compris également dans le ticket. Mais il est vraiment en ruines et sans guide ici on ne comprend pas grand chose. On recroise la croix andine, des portes tombées…

Au retour on trouvera un colectivo où on paye le prix normal car il y a du monde dans ce sens et à cette heure qui part du village à côté. On profite de ces magnifiques paysages, dans une ambiance décontractée.

La Paz est une ville qui ne laisse pas indifférent ! Elle est pleine de vie, ce qui est un peu fatiguant. Les alentours sont impressionnants, le canyon de Palca, une beauté méconnue (et gratuite), et ces ruines, témoignant du passé précolombien de la Bolivie, sont les rares du pays encore visibles.

Infos générales :

  • Où dormir à La Paz ? York B&B. Nous avions une très belle chambre double avec salle de bain privée. Petit dej buffet compris. Très bien placé, dans le centre (il ne faut pas s’attendre au calme par contre, le centre est vivant et très bruyant)
  • Comment aller au Canyon de Palca ? Colectivo depuis La Paz, point sur maps.me, 15 min à pieds depuis l’église San Francisco. Direction Palca, demander au chauffeur de vous laisser à Uni (et surveiller la route sur maps.me car il nous avait oublié xD). Retour depuis le centre de Palca. (Possible dans le sens inverse mais rando plus facile dans le sens Uni-Palca). 10 Bs (1,30 €) par personne le trajet.
  • Comment aller à Tiwanaku ? En excursion depuis La Paz, ou en colectivo, à côté du cimetière (indiqué sur maps.me). Y aller assez tôt ! 15 Bs (2 €), arrêt aux ruines. Pour le retour, attendre un colectivo au même endroit. Il nous a laissé à El Alto (15 Bs – 2 €), au terminus nous avons pris un autre colectivo pour le centre-ville (2 Bs – 0,25 €, rapide).
  • Prix entrée de Tiwanaku : 100 Bs (13 €) par personne.
  • Prix du guide à Tiwanaku : 130 Bs (17 €), divisible.

Visiter la Perle des Caraïbes : Carthagène en Colombie

Carthagène des Indes, un nom qui prête à rêver ! Située tout au nord de la Colombie, sur la côte caribéenne, nous l’avons rejoint en avion depuis Medellín, pour gagner du temps et éviter de longues et pénibles heures de bus (à savoir que les billets d’avion intérieurs ne sont vraiment pas chers). Nous quittons le temps nuageux de Medellín pour la chaleur et la moiteur de la belle Carthagène…

El centro historico de Cartagena

Fondée en 1533, le quartier historique de Carthagène n’a presque pas bougé. C’est un petit bijou de l’époque coloniale et elle n’a pas volé son surnom de « Perle des Caraïbes ». Il est d’ailleurs classé au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Dès notre première balade dans les couleurs de la fin d’après-midi nous tombons sous le charme. Ses maisons colorées à balcons, ses plantes tropicales qui poussent un peu partout, ses vendeurs de fruits tropicaux…

La ville est superbe et y flâner est la meilleure chose à faire. Le seul problème c’est que la ville est très très touristique. On n’avait pas vu autant de touristes depuis la région sud du Pérou.

De ce fait beaucoup de monde sur les petits trottoirs et surtout énormément de vendeurs dans les rues qui nous accostent. Toutes les 30 secondes quelqu’un vient nous parler pour nous vendre un truc ou nous faire un rap en échange d’une pièce. C’est très pénible !

Ils nous agacent tellement qu’on a développé une technique : quand on nous demande d’où on vient on ne dit plus France car ils connaissent un peu trop bien et comme l’espagnol est similaire au français ils nous tapent la causette ! Non, on dit qu’on ne comprend pas et qu’on vient de Roumanie, en général ça les calme ! 😆

Le quartier San Diego possède de nombreuses maisons coloniales colorées et il est un peu plus tranquille !

Plaza Bolivar et Museo del Oro

Il y a de nombreuses places dans Carthagène, dont la Plaza Bolivar où se trouve le Musée de l’Inquisition, que nous avons décidé de zapper (moyennement motivés et la quantité d’avis négatifs sur cette visite nous a décidé).

À côté on trouve également le musée de l’or. Il est petit mais gratuit, avec des artefacts, bijoux pré-colombiens en or et quelques explications.

La Casa Nuñez

On visite la Casa Nuñez, qui était la maison d’un ancien président. L’entrée est gratuite. C’est une superbe maison coloniale (on s’y verrait bien !)

India Catalina

Sur maps.me nous voyons qu’il y a une statue de Pocahontas, nous sommes donc bien sûr allé voir ^^
En fait il ne s’agit pas de Pocahontas mais d’une autre jeune indigène qui a servit de traductrice à un conquistador dans la région de Carthagène.
Au moins on aura appris quelque chose (le gars qui a mis le point sur maps.me par contre pas trop !)

Parque del Centenario

Un petit parc (gratuit) dans le centre à ne pas rater car on y rencontre plein d’animaux ! Perroquets, plein d’écureuils et surtout des petits singes ! Et si on est attentifs ou qu’on a un peu d’aide (ce fut notre cas) on peut même y voir des paresseux ! Génial, on y a passé pas mal de temps et on y est allé deux fois. Les singes sont trop rigolos ^^

Les remparts de Carthagène

La ville a longtemps été la proie des pirates car elle conservait de nombreux trésors… Pour la protéger des remparts ont été érigé tout autour du centre. On peut marcher sur certaines portions et même y boire un verre au coucher de soleil.

Il y a un bar, le Cafe del Mar, face à la mer, ou si on veut économiser quelques pesos, il suffit d’acheter une bière fraîche à l’un des nombreux vendeurs qui déambulent et profiter de la même vue.

Le Castillo de San Felipe de Barajas

Ayant vu dans le Lonely Planet et sur divers blogs que c’est un incontournable quand on est à Carthagène, on part visiter cette forteresse, qui est la plus grande bâtie par les espagnols dans leurs colonies. L’entrée n’est pas donnée pour le pays : 25 000 COP/personne (6,60 €).

Alors incontournable ? Pour nous européens pas vraiment, on aurait clairement pu se passer de cette visite. Le fort n’a pas grand chose de plus que les remparts (qui eux sont accessibles gratuitement). Pour des sud américains c’est probablement exotique et un endroit étonnant, car c’est le seul sur le continent. Il y a juste quelques souterrains sympas mais rien de folichon. En plus très peu d’informations.
Au final, on conseille de venir voir les remparts par curiosité, mais sans forcément effectuer la visite payante (on a trouvé que c’était bien loin de « l’incontournable » que l’on veut nous faire croire !).

Quartier Getsemani

C’est le quartier dans lequel nous logions et c’était un bon choix : proche à pieds du centre historique tout en étant à l’écart de la foule. Ce quartier à l’extérieur des remparts était celui des esclaves, il est maintenant reconnu pour son street-art et son ambiance plus « populaire ». En se baladant on peut également tomber sur de drôles de sculptures… x)

Carthagène est une ville qui nous a beaucoup plu. Elle a vraiment une personnalité et un charme fou. Il faut juste faire abstraction du grand nombre de touristes (c’est la ville la plus visitée de Colombie ) et de ce que cela implique (prix excessifs par rapport au reste du pays, se faire harceler par les vendeurs…) et ne pas trop craindre la chaleur humide (des petites pauses pendant la journée dans des centres commerciaux, supérettes peuvent être bien utiles pour échapper à la chaleur grâce à la clim !).

C’est pour nous une des plus belles villes que nous ayons vu et sans aucun doute la plus jolie du continent américain (on ne pense pas trouver plus charmant !).
Un lieu incontournable lors d’un passage en Colombie ! ❤️

Conseils pratiques :

Si comme nous vous arrivez en avion à Carthagène, sachez qu’il n’y a pas de bus jusqu’au centre. Obligé de prendre un taxi. Il faut faire la queue en sortant, un stand fixe le prix selon le quartier où vous allez avant de monter en voiture.

Où dormir à Carthagène ?

  • Hôtel Mi Llave : super sympa, certaines chambres avec clim (et ça fait du bien avec cette chaleur !), cuisine à disposition, petit dej compris et resto/bar. Les happy-hours sur les 2 Mojitos à 15 000 COP (4 € !) font bien plaisir. On est proche à pieds du centre tout en étant assez éloigné pour être tranquille 😁

Où manger à Carthagène ?

  • Novo Kebab Grill. Oui un kebab en Colombie ! Et franchement quel délice ! Presque aussi bon que ceux de Berlin haha. D’énormes kebabs pour 19 000 COP (≃ 5 €), au poulet, porc ou végétarien (falafel, miam !) avec plein de légumes, sauces yaourts…
  • Food Truck sur le parking en face de l’hôtel Mi Llave. Plusieurs camions en cercle qui proposent nourriture et boisson. Il y en a pour tous les goûts : tacos, sushis, burgers, vins, bières… Tout ça dans un endroit tout mignon avec vue sur le fleuve et le downtown.
  • Stands de rues pour tester des spécialités du coin (on est incapable de ressortir de noms) ainsi que les arepas (classiques de la cuisine colombienne). Et bien sûr jus de fruits et glaces pour se rafraîchir !

Découverte de Medellin et la Comuna 13

La plupart d’entre vous (et nous compris) connaissent Medellin à cause d’un certain Pablo Escobar… En effet il était le chef du cartel de Medellin. La ville a donc plutôt mauvaise réputation, malgré le fait que cette histoire date de plus de 20 ans.

Medellin est la deuxième plus grande ville du pays et est surnommée la ville du printemps éternel.
Nous profitons d’être dans une grande ville pour nous poser un peu, avec un airbnb en dehors du centre. On a une superbe vue depuis l’appart, situé dans une tour.

On en profite aussi pour faire un tour au centre commercial Oviedo, où on mange un bento japonais et surtout on en profite pour aller au cinéma. On va voir le film Le Roi Lion, en vost, donc en anglais sous-titré espagnol. Heureusement on comprend très bien l’anglais et le film n’est pas très compliqué 😅 Le centre commercial est très classe, très joli, ça fait très riche, comparé aux rues quand on s’éloigne du centre…

En traversant la ville on découvre beaucoup de SDF, beaucoup beaucoup plus que dans les pays précédents (Pérou et Équateur). En fait, la majorité d’entre eux sont des vénézuéliens, fuyant leur pays, situé à côté de la Colombie.

Nous ne visiterons pas trop Medellin, ayant peu de temps. Nous avons décidé de nous consacrer à un quartier : Comuna 13. Nous faisons un tour guidé avec Zippy Walking Tour (le guide est payé aux pourboires).
Nous sommes un gros groupe mais notre jeune guide Esteban est vraiment sympa et énergique, la visite est super. On ne peut que la recommander, c’était hyper intéressant !

Il faut savoir que Comuna 13 était le quartier le plus dangereux de la ville, avec de nombreux cartels et était même deuxième dans le top des lieux les plus dangereux du monde… Gloups, ça donne envie de le visiter n’est ce pas ?!

Et bien justement, comme personne ne pouvait (ni ne voulait) y mettre les pieds, le gouvernement a pris une mesure radicale : envoyer l’armée. Pendant trois jours, la police et les cartels se sont échangés des balles, pendant que le reste des habitants du quartier restaient cloitrés chez eux. On voit encore des impacts de balles dans les murs.

Pour se « faire pardonner », la ville a fait construire des escalators extérieurs, qui relie le quartier, sur les hauteurs de la ville, au centre. Les habitants ont ainsi la possibilité de rejoindre le centre ville beaucoup plus rapidement (et donc plus facile pour travailler) mais cela a aussi ouvert le quartier au reste du monde si on peut dire.

Comuna 13 est un quartier très pauvre, c’est un entassement de maisons construites par les habitants eux-mêmes. Il y a une seule vraie rue dans le quartier, ce qui rend la distribution du courrier difficile. Le quartier est donc divisé en trois parties, afin de s’y retrouver un peu (on ne sait pas trop comment ils font mais bon !).

Depuis quelques années le quartier est devenu le repère du street-art, très engagé. Pour les fans de street-art c’est un incontournable, les œuvres sont vraiment superbes.

On assiste à un spectacle de danse de rue. Les jeunes d’ici ont la motivation pour s’en sortir et changer les préjugés sur leur quartier. D’ailleurs ici les gens sont bienveillants et très contents de voir des touristes venir. Et oui, car si des touristes du monde entier viennent ici, c’est que le pari est gagné et que le quartier ne fait plus peur comme avant.

D’ailleurs Esteban nous dit que si en tant qu’étrangers nous avons tous des images clichés de la Colombie (la drogue, les cartels, la violence…), les colombiens ont aussi des à priori sur nous. Ils pensent que les touristes qui viennent dans leur pays ne viennent ici que pour la drogue. Évidemment ça ne leur plaît pas, car ce sont eux qui subissent les désagréments liés à la vente de drogues (les trafiquants, les règlements de compte). La vision change peu à peu, des deux côtés, le pays s’ouvrant de plus en plus et attirant chaque année plus de visiteurs.

Franchement qui aurait crû qu’un escalator pouvait changer tant de choses ? Jamais je n’y aurais pensé. On a trouvé que c’était une bien jolie histoire !

Cuenca et le parc national de Cajas

Nous passons la frontière en bus depuis le Pérou, pour partir à la découverte du deuxième pays de notre voyage en Amérique Latine : l’Équateur ! En commençant par la superbe ville de Cuenca.

Nous avons vraiment eu un coup de coeur pour son centre historique. Pour être honnête, nous avons vraiment aimé toutes les villes que nous avons visité en Équateur. Mais revenons à Cuenca qui reste tout de même la plus agréable.

La cathédrale de Cuenca

La cathédrale Immaculée Conception est à côté de notre auberge. Il y a un parc juste devant, c’est agréable. Nous y sommes allés le samedi, il y avait plein (mais vraiment plein !) de monde bien habillés, endimanchés comme on dit ^^ Tout ça pour aller à la messe, ici ils sont très croyants.

On peut monter en haut de l’église, en passant par un escalier en colimaçon (2$ par personne). Il y a une superbe vue sur la ville et le dôme bleu. C’est vraiment très joli.

Balade en ville et près de la rivière

A côté de la cathédrale se trouve un marché aux fleurs (devant une autre église ; il y en a plein !) et une ribambelle de stands en tout genre. Une ville animée, comme toujours en Amérique du sud.

La ville est très mignonne et traversée par une rivière. Se balader à côté est très agréable.
On passe aussi à côté de plein de beaux street-art (courant sur ce continent)

Le musée Pumapungo (gratuit)

Un musée sur l’Equateur, il y a un parc à côté où il y a des ruines (pas grand chose) ainsi que des volieres avec des perroquets et des rapaces. On n’est pas fan, c’est un peu triste de voir ces oiseaux en cages…

Le musée est par contre très sympa, ludique. Il montre les différentes cultures en Équateur, des objets retrouvés lors de fouilles à Cuenca, les habitats et costumes traditionnels… On arrive ensuite dans un coin dans l’obscurité où il y a des têtes réduites ! D’abord animales (paresseux) puis humaines. Je n’aurais jamais pensé voir ça dans ma vie ! C’est vraiment bizarre et assez dérangeant….

Le parc national Cajas

À côté de Cuenca se trouve un parc national, accessible en 1h de bus depuis le terminal terrestre de la ville. Déjà sur la route nous nous émerveillons de ces paysages qu’on ne s’attendait pas à trouver en Équateur.

L’entrée du parc est gratuite, il faut juste s’enregistrer.
Il y a plusieurs randonnées, nous faisons la Ruta 1. On nous donne quelques explications ainsi qu’une carte et c’est parti ! Il faut suivre les marques roses pendant la rando.

Tout de suite les paysages sont magnifiques. On croise des lamas, qu’on ne peut s’empêcher d’approcher, ils ne sont pas trop craintifs.

On se croit de retour en Écosse avec ces couleurs (les lamas en plus) ! Il y a même une fine pluie par moment, histoire de bien compléter le tableau.

On passe par une petite forêt avec des arbres tout tordus, ça fait forêt enchantée. On mange dans une petite caverne nos bons burritos achetés le matin à Cuenca.

On dépasse un groupe de Sud Américains, nous sommes seuls sur le chemin, c’est vraiment tranquille. Par contre le chemin est très très boueux ! On glisse une dizaine de fois chacun, on tombe trois fois par terre et on a tous les deux une chaussure qui finit enfoncée dans la boue ! On finit la rando vraiment dégueulasses, les chaussures et le pantalon pleins de boue x)

Nous mettons 3h30 pour faire la rando avec arrêts repas, photos, lamas, glissades compris xD C’était très beau et agréable de se retrouver dans cette nature.

À la fin nous arrivons à une grande route (indiqué par le « ranger » à notre arrivée), on attend qu’un bus passe et quand enfin il y en a dans le bon sens, on lui fait signe. Il s’arrête à l’arrache pour nous faire monter et nous ramène à Cuenca.

Une belle escapade dans la nature juste à côté d’une ville très mignonne, le combo parfait pour bien commencer la découverte de l’Équateur ! En quittant Cuenca en direction de Guayaquil, nous repassons en bus par le parc, allant plus en altitude et découvrant de merveilleux points de vue, avant de quitter cette région (et retrouver le soleil et la chaleur !).

Une journée à Hong Kong !

En allant du Japon jusqu’en Thaïlande, nous avions une escale à Hong-Kong. Nous arrivions le matin très tôt et notre second avion ne décollait que tard dans le soirée. Nous en avons donc profité pour faire un petit tour dans Hong Kong, où, contrairement au reste de la Chine, il n’y a pas besoin de visa spécial pour circuler !

Un train relie l’aéroport au centre de Hong Kong en 30 minutes environ, super simple, ils vendent des tickets allers-retours à l’aéroport. Puis nous avons prit le bus pour nous déplacer. Au moins ici, tout le monde parle anglais, ça change du Japon !

Nous nous sommes d’abord rendus à Victoria Peak, qui a une altitude de 552 mètres, afin d’y observer la vue sur la ville. Malheureusement un épais brouillard cache en partie la vue, mais apparemment c’est tout le temps comme ça, probablement la pollution…

Ensuite nous avons exploré la ville à pieds et vu un petit temple.

Je n’étais pas plus attirée que ça par Hong Kong mais finalement j’ai bien aimé cette ville, il y a un charme un peu désuet et puis c’est impressionnant cette végétation tropicale en pleine ville !

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La ville, la nuit

Avec Mi-Jae et son amie Estelle nous avons prit le bus pour touristes (qui fait le tour de la ville afin de montrer les endroits clefs) qui, la nuit, montrent les lumières sur les ponts. Ce fut une belle arnaque car, on l’a apprit plus tard par le père de Mi-Jae, en hiver les ponts ne sont pas allumés !

Mais avec ce bus nous nous sommes arrêtés à la tour de Séoul, qui fait 236 mètres de hauteur et qui est construite au sommet de la colline Namsan, qui surplombe Seoul. Autant dire que de là il y a une chouette vue !

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