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Cochabamba, Torotoro et Sucre : entre Christ, paysages et dinosaures.

Passage à Cochabamba

Nous passons une journée à Cochabamba, à nous balader dans le centre, aller au marché pour manger un menu du midi, puis nous rendre au téléphérique qui amène en haut de la colline où se trouve une grande statue du Christ (elle serait apparemment un peu plus grande que celle de Rio de Janeiro !). On peut également y monter à pieds mais apparemment c’est un peu dangereux (risque de vol) et surtout… on est fatigués ! x)

Le lendemain nous laissons nos sacs à l’hôtel et partons léger jusqu’à l’arrêt des colectivos pour Torotoro. C’est un peu loin et surtout on passe par le marché qui est immense ! Un vrai labyrinthe, on s’y perd !

Arrivés au colectivo, on paye notre place et on attend que le minibus soit rempli… Après 1h30 nous partons enfin. La route n’est pas longue mais elle est difficile car pas goudronnée ! Le minibus ne peut pas aller vite, on arrive à destination après 4h (et heureusement un arrêt pipi/boisson en chemin).

Torotoro : randonnée au milieu de formations rocheuses et spéléologie dans la plus grande grotte de Bolivie

A Torotoro, on cherche un hôtel, un monsieur nous amène au Santa Barbara, tenu par deux papy très gentils. C’est pas cher et on est tous seuls dans l’hôtel, donc tranquilles.

On se lève tôt, on récupère notre lunch box commandée la veille au resto hôtel Torotoro, puis on se rend au bâtiment du parc où on paye le droit d’entrée avant d’aller au bureau des guides. Ici, il est obligatoire de se faire accompagner par un guide. On peut partager les frais avec d’autres personnes (6 maximum par groupe) pour que ça revienne moins cher. C’est pour ça qu’il vaut mieux arriver assez tôt, afin d’avoir le plus de chance de trouver des compagnons. Coup de bol, 3 argentines nous proposent de faire l’excursion ensemble, ce que nous acceptons. Un bolivien vient s’ajouter à notre groupe, parfait !

Nous partons en 4×4, tous les six, avec un chauffeur et un guide, Eusebio. Après une heure de route sur des chemins en terre qui grimpent, nous partons pour une randonnée de 2h30. Ça grimpe par moment, et pour certains endroits mieux vaut ne pas avoir le vertige, à part ça, l’allure est tranquille, on fait plein d’arrêts photos. Eusebio s’étonne de nous voir Manu et moi marcher à cette altitude sans être trop essoufflés, on lui explique qu’on commence à avoir l’habitude, surtout après être passé par Sajama !

On passe par la Ciudad de las itas, « ville de pierres », où notre guide nous fait deviner des animaux dans la forme des rochers.

Il y a aussi beaucoup de grottes où on s’amuse avec la lumière et on admire de superbes vues…

De retour à la voiture, on fait demi-tour et on s’arrête à un resto où l’on peut déjeuner le menu du jour. Nous y mangeons notre pique-nique, avec une jolie vue sur les étonnantes montagnes environnantes.

On repart pour quelques minutes de voiture, suivi d’une marche de 1 km environ, jusqu’à ce qu’on arrive à une cabane où on nous prête un casque avec une lampe de spéléologue. L’entrée de la grotte que nous allons visiter est située à quelques minutes.

Le début de la « rando » souterraine n’est pas difficile même si ça commence fort avec un endroit plein de vase, très étroit, où on est obligé de marcher à croupis. Le guide nous montre différentes formations, on s’enfonce de plus en plus dans la grotte.

A un moment, après nous avoir écarté les uns des autres, il nous demande d’éteindre nos lampes… On se retrouve dans le noir complet, on entend juste des gouttes tomber dans cette immensité… Un sentiment vraiment étrange et pas rassurant ! Il nous dit que nous sommes le dernier groupe de la journée à s’aventurer ici et que si nous n’avions plus de lumière, on devrait dormir là jusqu’au lendemain, dans l’obscurité, à attendre le prochain groupe… On n’a pas trop envie de tenter l’expérience ! C’est vraiment impressionnant comme sentiment. On rallume nos lumières et après nous avoir redemandé si on n’était pas claustrophobes, on passe à la deuxième partie de la rando, qui s’avère plus compliquée ! On doit passer dans un trou, très étriqué. C’est vraiment difficile, il faut se tordre dans tous les sens avant de trouver le bon angle pour passer, il nous faut un peu de temps avant de réussir à se faufiler, et Manu, étant le plus grand du groupe a bien cru rester coincé x)

Ce chemin nous amène à un lac souterrain où on peut observer des poissons sans yeux. Quelle étonnante découverte que de trouver de la vie, ici, dans ce lieu obscur.

On repart ensuite par un autre chemin, direction la lumière. Après deux heures à marcher avec prudence, glisser sur des rochers, grimper et descendre avec des cordes, se contorsionner… Nous sommes exténués ! On ne pensait pas faire autant d’effort et ils ne nous avaient pas prévenus sur ce qui nous attendait. Sachant que c’était un tour, sans recommandations particulières, on pensait que ce serait vraiment tranquille. Mais cette journée a été bien remplie et éprouvante. Je peux vous dire que la spéléologie c’est un vrai sport qui fait travailler tout le corps ! XD

Retour au village après 15 minutes de voiture. On devait rentrer pour 16h, finalement ce sera 18h ! Mais on se reposera après, on sort d’abord du village pour aller voir des traces de dinosaures, c’est à 10 minutes à pieds. Les traces sont entourées de grillages. On ne comprend pas trop ce que c’est sans explications mais c’est quand même sympa de voir ça.

Une fois à l’hôtel, une bonne douche bien méritée et nous sortons ensuite pour dîner au comedor, une salle avec des grandes tables et quelques stands qui proposent des plats simples pour 10Bs (1,35€). Nous en profitons avec une grande bière à partager, en discutant avec un couple de français au voyage au long court.

Le lendemain nous nous levons tôt pour prendre un colectivo pour retourner à Cochabamba, malheureusement il est rempli quand on arrive. On attendra plus de 2h que le suivant parte, un peu en stress car nous avons un avion à prendre. Malgré les multiples arrêts, la route horrible, nous arriverons à temps et finirons la journée à Sucre.

Repos et dinosaures à Sucre

Nous passons une bonne semaine à Sucre, la capitale constitutionnelle de la Bolivie. Nous avions besoin de nous poser quelque part, alors nous avons loué un airbnb confortable (avec un lit king size et une immense télé !) où nous pourrions cuisiner tranquillement. Nous nous sommes un peu baladé dans la ville blanche, qui est vraiment une jolie ville, mais on a aussi aimé admirer la vue sur la ville depuis notre logement qui se trouvait en haut d’un des rares immeubles.

Un endroit qu’on ne voulait pas louper à Sucre, c’est le Parque Cretacico. Pour tous les anciens gosses ayant grandit avec Jurassic Park, c’est un « must-see » !

Une fois devant l’entrée on s’imagine vraiment à Jurassic Park et on a la célèbre musique du film en tête…

Ici, on vient découvrir des empreintes de dinosaures fossilisées ! C’est un endroit très étonnant. Le mouvement des plaques tectoniques de la Terre a fait soulever des morceaux de terre, où des dinosaures évoluaient il y a environ 200 millions d’années. C’est ainsi qu’on peut observer des chemins d’empreintes sur un immense « mur » face à nous !

On découvre ce mur avec un groupe et un guide, pendant la pause déjeuner des ouvriers qui exploitent ce terrain. Mais comme on aime pas trop être au milieu du groupe et qu’on est « lent », on se retrouve au bout du groupe et finalement on est les derniers à quitter le lieu, ce qui fait qu’on a pu en profiter tranquillement, tous seuls.

Il y a ensuite des petits musées, des vidéos à découvrir, ainsi qu’un parc avec des reproductions de dinosaures grandeur nature. C’est vraiment sympa à voir pour se rendre compte de leur taille, surtout celle du « long-cou » local !

Infos pratiques :

  • Prix téléphérique jusqu’au Christ à Cochabamba : 13Bs (1,70€) l’aller/retour, par personne
  • Prix colectivos Cochambamba – Torotoro : 35Bs (4,60€). Point indiqué sur maps.me, 4h de route.
  • Un hôtel à Torotoro : Santa Barbara, 100Bs (13€) pour une chambre double, salle de bain commune (mais on était tous seuls), avec petit dej.
  • Prix d’une lunch box au resto hôtel Torotoro (en face du marché) : 25Bs (3,3€) pour un sanwich complet, un yaourt, une banane, une demie pomme et une boisson (eau ou soda). Au resto hôtel Dinosaurio les lunch box étaient à 40-45-50Bs. Réserver la veille. Sinon possibilité de manger dans un petit resto pendant l’excursion, menu à 25Bs.
  • Prix d’entrée au parc : 100Bs (13€)
  • Excursion pour la journée, obligatoire avec un guide, et si on n’a pas son propre véhicule, avec un chauffeur : 109Bs (14,5€) par personne en étant six (nombre maximum par groupe).
  • Se rendre au Parque Cretacico depuis le centre de Sucre : prendre le bus ligne 4, pendant environ 45 minutes pour 1,5Bs (0,20€).
  • Entrée du Parque Cretacico : 30 Bs (4€). 5Bs (0,67€) de plus pour le droit de faire des photos.
  • La visite en groupe pour voir les empreintes de dinos est à des heures précises, à 12h et 13h (le reste de la journée c’est une carrière avec des ouvriers qui bossent).

La Paz et ses environs : le canyon de Palca et les ruines de Tiwanaku

La Paz : la capitale la plus haute du monde

La Paz, capitale administrative de la Bolivie (la capitale constitutionnelle est Sucre), est une ville tentaculaire de 1,6 million d’habitants, perchée à 3 640 m d’altitude. On y déambule non sans difficulté car la ville grouille de monde. On dirait que la population entière se trouve dans les rues tant le centre est fréquenté. Nous logions près de l’église San Francisco devant laquelle se trouve une grande place. Ici il y a tout le temps du monde, et en particulier le soir en week-end, on se croirait en plein festival ! On peut y manger sur le pouce, des empanadas ou spécialités du pays comme les boulettes de pomme de terre fourrées à la viande (ou autre).

A la recherche d’un endroit où manger c’est là qu’on se rend compte que les boliviens ont un petit souci… Ils adorent le poulet frit, à la mode KFC. Il y en a PARTOUT ! Et on ne trouve que ça ! On tente les « Chifas », les restos « chinois » mais malheur, là aussi c’est poulet frit à gogo, et très souvent ils ne proposent que ça, et nous n’aimons vraiment pas cela… La découverte de la gastronomie bolivienne commence bien… xD

En se baladant dans le centre, nous allons faire un tour à une curiosité locale : el mercado de las brujas, le marché aux sorcières. Ce n’est pas un marché normal, ici pas de vêtements, d’artisanats, ni de nourriture. On y trouve des objets plus ou moins insolites, en rapport avec la culture des ayamaras (le peuple de cette région) qui, malgré leur catholicisme conservent des traditions ancestrales vénérant la Pachamama (la terre mère) : herbes séchées, petites flasques, talismans, fœtus de lamas séchés… Oui vous avez bien lu ! Assez étonnant de se balader dans ces rues où l’on croise des lamas morts… Ces lamas sont achetés lors d’évènements importants, ou par exemple à la construction d’une maison. On enterre un fœtus de lama sous la maison, en offrande à la Pachamama, pour s’attirer la chance, porter bonheur.

La grande particularité de La Paz, c’est que c’est une ville entourée de collines. Ici, la tendance est inversée par rapport au reste du monde : les riches vivent au plus bas, les pauvres sont sur les collines, qui sont plus en altitude, là où l’air se fait plus rare. Les transports se font en bus et minibus dans le centre, et pour relier le centre aux collines c’est en téléphérique.

Ici le téléphérique c’est comme le métro chez nous, il y a plusieurs lignes et plusieurs stations où on peut faire des correspondances. On se repère grâce aux couleurs. Le téléphérique on l’a souvent utilisé en Amérique du Sud (vu que les montagnes sont omniprésentes) mais on ne l’a jamais vu en tant que transport en commun, utilisé quotidiennement par la population d’une ville. Nous avons donc voulu tester, pour le fun, et puis pour le prix (3 Bs ≃ 0,40 €), on n’allait pas se priver d’une balade en téléphérique et de la vue sur La Paz ! Nous montons jusqu’à El Alto, le quartier/ville au-dessus de La Paz avec la ligne rouge. Nous sommes à plus de 4100 m ! Il fait bien plus frais que dans le centre, en bas. La vue sur la ville et ses alentours est impressionnante.

Le Canyon de Palca, coin de nature à 1h de la capitale

La Paz c’est sympa mais il y a dans les environs d’autres endroits à explorer. En arrivant dans la ville en bus, nous avions découvert les paysages désertiques qui l’entourent. Sur les conseils de Sundaystorms, nous décidons d’aller au Canyon de Palca. Après 45 minutes de route en colectivo (pour en savoir plus sur comment y aller, voir les infos à la fin de l’article), nous arrivons près du village de Uni.

On rejoint le centre du village et on demande notre chemin à une dame. Une fois sur le bon chemin, on suivra les indications de maps.me. C’est facile, un grand chemin où les voitures peuvent passer et ça descend. La vue est splendide, sur les montagnes de différentes couleurs.

On arrive ensuite près du canyon, on en prend plein les yeux !

On descend dans le canyon, arrêt pique-nique tranquille. Nous sommes tous seuls ! C’est impressionnant et génial de se retrouver là. Le paysage fait très far west. On traverse le canyon, on peut suivre le minuscule filet de la « rivière ».

À la fin une montée nous attend pour rejoindre le village de Palca. On croisera sur la route quelques agriculteurs dans leurs champs. Nous arrivons au village après 3h30 (pause comprise, et on a pris notre temps). Arrivés à la place du village, on trouve tout de suite un colectivo pour La Paz qui va partir. Il fait un petit tour du village en klaxonnant pour prévenir les gens qui voudraient partir. En passant devant une maison, une dame installe une armoire, une table et des chaises sur le toit ! Un vrai déménagement xD Nous sommes de retour à La Paz après 1h15-30 de route.

Retour dans le temps avec les ruines de Tiwanaku

Un endroit que nous ne voulions pas louper en Bolivie et accessible depuis La Paz : Tiwanaku. Nous allons à côté du cimetière, où se trouve les colectivos qui s’y rendent. Cependant nous arrivons un peu tard, à 11h30 et il n’y a personne d’autre pour remplir le colectivo ! Celui-ci doit être rempli pour partir et rentrer dans ses frais. Le chauffeur nous propose de payer 6 sièges de plus et de partir car d’après lui il n’y aura personne d’autre, et ayant déjà attendu un petit moment on se doute qu’il a probablement raison. On est prêt à craquer après un peu de négociation quand arrive un mec : c’est Steve, un québécois et finalement nous partagerons les frais du colectivo avec lui. On payera 100 bolivianos (≃ 13,25 €), soit 33 Bs (≃ 4,40 €) chacun (au lieu de 15 Bs, ≃ 2 €). Heureusement ici ça vaut quand même le coup ! On se retrouve donc tous les 3 en colectivo ! Bien rigolo comme situation. Nous avons 1h30 de route, ça nous laisse le temps de discuter avec Steve qui est super content de parler français et qui s’en donne à cœur joie côté accent et expressions québécoises quand on lui dit que oui on le comprend bien !

En arrivant, on paye l’entrée et avec Manu on décide de prendre un guide. Oscar nous fait la visite à moitié en espagnol et en anglais, curieux mélange, mais au moins on se comprend.

On apprend que la civilisation Tiwanaku est très vieille, et ces ruines étaient le lieu où se déroulaient les rituels : sacrifices de lamas, fêtes pour les équinoxes… Ces dernières existent encore. Nous y étions fin septembre et on a pu voir les restes d’un feu sur les ruines sacrées pour célébrer le 21 septembre. Sur la pyramide, il y a un immense puits en forme de croix andine (symbole reprit par les Incas). Ils s’en servaient pour observer les étoiles qui se reflétaient dedans (on avait déjà entendu ça au Pérou, à Chavin). La pyramide doit être excavée d’ici quelques années : on voit des gens travailler sur les ruines pendant la visite.

Comme chez les Incas ensuite (décidément ils se sont beaucoup inspirés), il y avait 3 mondes, qui sont représentés par trois temples : le haut (dieux, condors, la pyramide), le milieu (homme, puma, le temple à hauteur « normal »), le bas (serpent, la mort, un temple construit plus bas que le niveau de la terre). Dans ce dernier, le temple construit plus bas, on observe plusieurs visages sculptés, probablement des personnes importantes. Certaines ressemblent à des aliens… haha On peut également y voir des canaux pour acheminer l’eau jusqu’aux terrains agricoles (le temple est en pente).

On voit le point le plus connu d’ici, pour lequel on et venu : la porte du Soleil ! Elle a inspiré Hergé pour Tintin et le Temple du Soleil (l’un des meilleurs albums !) et elle apparait dans le générique des « Mystérieuses Cités d’Or », un beau dessin animé qu’on adore. En vrai elle est plus petite que ce que l’on imaginait. Elle est fêlée car elle a été déplacé par les conquistadors… Ces derniers ont d’ailleurs utilisés beaucoup des pierres des temples pour construire… des églises.

On visite ensuite le musée de la céramique où sont exposés des objets retrouvés (pot, flèche), une momie, des crânes déformés et allongés (une manière pour l’élite de se distinguer).
Un autre musée à côté abrite les monolithes découverts sur le site. Des petits et des très grands. Il y en a beaucoup et probablement encore plein d’autres qui n’ont pas été découverts.
Le plus imposant mesure presque 8 mètres de haut et pèse 20 tonnes !! Il a été abîmé après avoir été exposé en plein La Paz. Il a été placé ici pour le protéger mais beaucoup d’inscriptions ont disparu pour toujours…

Il y a un autre site à 5 minutes de marche, compris également dans le ticket. Mais il est vraiment en ruines et sans guide ici on ne comprend pas grand chose. On recroise la croix andine, des portes tombées…

Au retour on trouvera un colectivo où on paye le prix normal car il y a du monde dans ce sens et à cette heure qui part du village à côté. On profite de ces magnifiques paysages, dans une ambiance décontractée.

La Paz est une ville qui ne laisse pas indifférent ! Elle est pleine de vie, ce qui est un peu fatiguant. Les alentours sont impressionnants, le canyon de Palca, une beauté méconnue (et gratuite), et ces ruines, témoignant du passé précolombien de la Bolivie, sont les rares du pays encore visibles.

Infos générales :

  • Où dormir à La Paz ? York B&B. Nous avions une très belle chambre double avec salle de bain privée. Petit dej buffet compris. Très bien placé, dans le centre (il ne faut pas s’attendre au calme par contre, le centre est vivant et très bruyant)
  • Comment aller au Canyon de Palca ? Colectivo depuis La Paz, point sur maps.me, 15 min à pieds depuis l’église San Francisco. Direction Palca, demander au chauffeur de vous laisser à Uni (et surveiller la route sur maps.me car il nous avait oublié xD). Retour depuis le centre de Palca. (Possible dans le sens inverse mais rando plus facile dans le sens Uni-Palca). 10 Bs (1,30 €) par personne le trajet.
  • Comment aller à Tiwanaku ? En excursion depuis La Paz, ou en colectivo, à côté du cimetière (indiqué sur maps.me). Y aller assez tôt ! 15 Bs (2 €), arrêt aux ruines. Pour le retour, attendre un colectivo au même endroit. Il nous a laissé à El Alto (15 Bs – 2 €), au terminus nous avons pris un autre colectivo pour le centre-ville (2 Bs – 0,25 €, rapide).
  • Prix entrée de Tiwanaku : 100 Bs (13 €) par personne.
  • Prix du guide à Tiwanaku : 130 Bs (17 €), divisible.

Visite d’Arequipa et découverte du Canyon de Colca (en indépendant et en mode flemmard !)

Après avoir visité Cuzco et la vallée sacrée des Incas, nous partons pour le sud, dans un endroit un peu moins en altitude : Arequipa (tout de même à 2500m), la ville blanche.

Le volcan Misti que l’on peut admirer depuis Arequipa

Les joies du bus

Départ de Cuzco un dimanche soir, nous avons « seulement » 10h de bus, et c’est la nuit, donc parfait. Trop facile !

Vers 1h du matin le bus s’arrête. Après quelques minutes le moteur est carrément coupé. On se demande ce qu’il se passe, à moitié endormi. Puis l’hôte de terre comme nous aimons l’appeler (en gros comme les stewards et hôtesses de l’air en avion, mais dans le bus ! Oui oui ^^ ) nous informe que la route est bloquée par des agriculteurs, on ne peut pas passer. Sérieux à 1h du mat’ les gars sont là ! Il n’y a rien à faire alors on s’endort.

Vers 7h les gens se réveillent, ça s’agite… Mais tout ça pour rien. On sort un peu du bus, on observe… On va au village à côté se prendre à manger (et on se fait grave arnaquer ce qui n’arrange rien à notre humeur). Les gens du coin ont mit des pierres au milieu de la route pour la bloquer.

De notre côté nous sommes 3 malheureux bus arrêtés mais en face la file est immense. Finalement ils débloquent la route à 14h et nous pouvons enfin partir ! Ça a été très long ! On arrive à Arequipa dans la soirée alors qu’on aurait du y être à 6h du matin. 

Découverte de Arequipa

Balade dans le centre-ville

Nous nous baladons dans la ville, qui est très jolie avec ces façades en pierre blanche typiques d’ici. Comme d’habitude il y a une Plaza des Armas et elle est très belle entourées de ses arcades.Il y a aussi de jolies maisons coloniales bien conservées à découvrir à côté : la Casa de Moral et la Casa Ricketts.

Visite du couvent Santa Catalina

Le monasterio de Santa Catalina de Siena est le plus grand couvent du monde, construit en 1579. Situé au centre de la ville, pas loin de la Plaza des Armas, il se visite tous les jours pour la belle somme de 40 soles par personne (environ 10,5€). C’est un peu cher pour le Pérou mais c’est vraiment un bel édifice ! Nous n’avons pas regretté, c’est très grand et l’architecture colorée nous a beaucoup plu.

C’est clairement une ville dans la ville, comme ils le disent. Il y a des rues qui portent le nom de villes espagnoles (entre ça et l’architecture, ça nous a ramené à notre voyage en Andalousie avec Audrey et Thomas ^^). On peut aussi voir les chambres des sœurs, équipées de cuisine. Possibilité de prendre une guide francophone.

Marché San Camillo

Le marché local, situé en ville, où on peut boire plein de bons jus de fruits et manger pas cher.

C’est ici que j’ai testé mon premier ceviche (poisson cru mariné). On y a aussi acheté des feuilles de coca, en prévision de notre visite du canyon de Colca, situé en altitude.

Les bons jus de fruits frais (mon coin préféré ! :p )

Visite du musée Santuario Andino

Un petit musée proche de la Plaza des Armas également. Compter 20 soles (≈ 5.4 €) par personne, visite avec un guide obligatoire (espagnol, anglais ou parfois français apparemment).

On commence avec une vidéo d’une vingtaine de minutes (en anglais, sous-titres français) qui raconte la découverte de la momie Juanita, à côté de Arequipa, qui a entrainé la découverte d’autres dépouilles (en majorité des sacrifices de jeunes filles) dans les montagnes.

La visite continue dans plusieurs salles avec des objets découvert dans les tombes. Des souliers, des vases pour la chicha, des ponchos, dont un très bien conservé qui a toujours sa couleur bleue, des poupées habillées comme les victimes avec lesquelles elles ont été retrouvé, des figurines en or, en argent…

D’après les explications de la guide, les Incas savaient que El Niño allait arriver quand les coquillages arrivaient sur la plage, c’était un mauvais présage. Pour calmer les dieux, ils devaient leur faire un sacrifice. Ils choisissaient une jeune fille noble : la plus belle et en meilleure santé possible, afin que cela soit le plus beau cadeau. Ils partaient de Cuzco à pieds et faisaient des centaines de kilomètres jusqu’à une montagne sacrée. Ils montaient au sommet, parfois très très haut, dans des conditions très pénibles (comme nous ils ne pouvaient pas éviter le mal des montagnes à une certaine altitude, et ils n’étaient certainement pas aussi bien équipé que nos alpinistes modernes !).

Ils utilisaient des cordes pour l’ascension, celles-ci ont été retrouvées par les archéologues. La fille avait généralement entre 12 et 14 ans, avant qu’elle ne devienne une « femme ». Elle portait de magnifiques vêtements et une espèce de grande couronne. Juanita est l’une de ces sacrifiées. Elle a fait tout cela, arrivée au sommet, elle a bu de la chicha (boisson fermenté pour la plonger dans un état second) et s’est ensuite fait tué par un gros coup sur la tête.

Elle a ensuite été mise en position foetale, avec plusieurs objets pour sa renaissance (des petites chaussures d’enfant par exemple). On a aussi retrouvé son cordon ombilical avec elle. Ce qui prouve que Juanita était sans doute prédestinée à être sacrifiée.

C’est très étrange pour nous d’imaginer de telles pratiques. Mais à l’époque, mourir ainsi était un privilège, elle devenait presque égale aux dieux, 13 ans à jamais. 

Juanita – photo prise ici (interdit pendant la visite) : https://www.aracari.com/blog/luxury-travel-peru/juanita-mummy-arequipa-the-incan-ice-maiden/

La visite se termine avec l’exposition de Juanita, enfermée dans un coffret en verre. Elle est maintenue à une température de -20 degrés, avec une humidité qui ressemble à celle de la montagne, qui l’a conservé ainsi pendant des siècles.

C’était vraiment bizarre de la découvrir après toutes ces explications. Elle est toute petite, son corps s’étant rétracté avec le froid. On peut voir ses cheveux, sa peau… Son visage a cependant été brûlé à cause de son exposition au soleil  (quand la neige a fondu ; c’est comme ça que les archéologues l’ont découverte). Le reste du corps est incroyablement bien conservé, on voit même le gras qui est sortit du corps (processus naturel après la mort) et qui a gelé. Cela signifie qu’elle a gelé très rapidement.

C’est vraiment fou de se dire que ce corps exposé est celui d’une jeune fille d’il y a 500 ans…
Que pensait-elle de tout ça ? Avait-elle des rêves différents ? Que dirait-elle si elle savait que des gens du monde entier pouvait observer son corps sans vie ?

Notre visite d’Arequipa s’arrête la, nous partons ensuite pour le Canyon de Colca, accessible depuis la ville.

La Plaza San Antonio avec vue sur les montagnes environnantes

Le Canyon de Colca

Nous laissons nos gros sacs à dos à l’hôtel (service gratuit, ils ont l’habitude) et partons légers en direction du second canyon le plus profond du monde (le premier est juste à côté, au Pérou aussi).

Comme Manu a eu des soucis liés à l’altitude quelques jours plus tôt, nous avons hésité à venir au Canyon, en altitude. On a décidé d’y aller car tout le monde en dit beaucoup de bien.

Mais contrairement à la plupart des voyageurs nous n’avons pas fait de trek. On y est allé en mode tranquille. Il est possible de prendre un tour depuis Arequipa mais nous l’avons fait par nous-mêmes, moins cher et plus de liberté !

Nous prenons un bus à 11h30 et arrivons à 17h au petit village de Cabanaconde. Nous partons à l’auberge Pachamama, dont on a entendu parler sur des blogs et conseillé par notre guide Lonely Planet.

On prend une nuit dans une chambre double avec salle de bain commune. L’endroit est sympa, à peine arrivés un petit chat noir squatte notre chambre et ronronne de nos calins.

Celui qui s’occupe de l’auberge s’appelle aussi Manu et il parle français. Il est super cool ! Après avoir mangé de délicieuses pizzas au resto de l’auberge, il nous explique les chemins de randos etc.

On se rend compte qu’on va être un peu juste niveau argent car il n’y a pas de distributeur dans le villages et les établissements ne prennent que la visa (et j’ai laissé ma visa à l’hôtel évidemment….).

Bref on verra. En attendant on se couche tôt !

Moment magique devant les plus grands oiseaux du monde : les condors

Réveil matinal, on prend le petit dej à 6h30 et à 7h nous partons en voiture avec Jorge et un jeune couple de hollandais pour le point de vue « El Cruz del Condor » (organisé grâce à l’auberge). La-bas on paye pour le droit d’entrée du parc, 70 soles par personne.

Jorge est hyper sympa, il explique plein de trucs, on comprend pas tout car il parle seulement espagnol mais c’est hyper intéressant. Il est passionné par les condors.

Arrivés au fameux point de vue, on voit quelques condors posés. Il n’y a presque personne quand ils commencent à s’envoler et planer au dessus du canyon. C’est vraiment un moment merveilleux avec le soleil qui est à peine levé, le calme, la nature…

Jorge nous prête ses jumelles pour observer les condors. Lui aussi prend plein de photos, malgré qu’il les voit quasi tous les jours. Un vrai passionné on vous dit ! Un homme très touchant.

Il nous explique que les condors vivent en couple, avec le même condor toute leur vie. De plus, une fois vieux, et se sentant à la fin de leur vie, ils montent très haut dans le ciel et se laissent tomber à pic afin de mourir (ils se suicident)…

Des animaux vraiment fascinants.

Vers 8h – 8h15 des bus arrivent, il y a beaucoup de monde… Ça change totalement d’ambiance. Et c’est là qu’on est content de ne pas être venu avec un tour organisé et qu’on ne regrette pas de s’être levé aux aurores !

On repart avec Jorge qui nous montre le volcan pas loin qui est en activité.  On peut voir de la fumée en sortir ! Pour nous c’est très impressionnant, pour lui ça n’a pas l’air très choquant, ça doit être habituel.

Points de vue sur le canyon

Il nous dépose ensuite au mirador de San Miguel. On se balade un peu, on descend un peu dans le canyon, on croise des groupes qui font des treks.

La vue est superbe. Ça donne envie de se lancer dans le trek mais pas possible, on n’a rien prévu. La descente dans le canyon est relativement facile mais le retour est très difficile et il faut le faire très tôt le matin pour éviter la chaleur. 

Nous allons ensuite au musée Juanita à côté. Gratuit mais la moitié des pièces sont dans le noir (on s’éclaire avec le portable) et il n’y a aucune explication.

Apparemment il y a des momies, des objets mais qu’est ce que c’est, on ne sait pas. On ne s’attarde pas et on va voir un autre point de vue juste à côté. 

On repart ensuite à pieds vers Cabanaconde. Un couple d’américains s’arrêtent et nous proposent de nous y amener en voiture, ce qu’on accepte volontiers. Hyper sympas, on discute un peu avant de les quitter.

On prend ensuite un bus pour Chivay, situé à 2h de route environ. Nous ne pouvons pas rentrer directement à Arequipa car nous n’avons pas assez d’argent ! Juste assez pour aller à Chivay où on peut retirer de l’argent, ouf ^^

On mange dans un petit resto pas cher là-bas. Quand on retourne au terminal de bus, tout est prit. Il est 15h30 et on doit attendre 17h30 pour le prochain bus avec de la place pour Arequipa. Nos tickets achetés, on retourne dans le centre du village boire une limonade en squattant le wifi d’un bar.

On arrive à Arequipa à 21h, très fatigués. Et on retourne manger à notre découverte culinaire du coin, Food Wagen où ils nous reconnaissent et nous conseillent, super contents d’avoir deux étrangers qui apprécient leur cuisine 😀 

Arequipa est une ville très belle, on a adoré se retrouver entourés de montagnes et de volcans ! Les paysages sont plutôt secs, ce qui est étonnant pour un endroit en altitude. Le canyon de Colca est superbe et tranquille. Un bon moment dans la nature qui nous a fait beaucoup de bien. On aurait pu rester plus longtemps ! Le trek dans le canyon doit être difficile mais génial !

Où manger à Arequipa ?

  • comme d’habitude le marché pour un repas de midi local et pas cher
  • notre coup de cœur de notre voyage au Pérou : Food Wagen. Découvert par hasard car à côté de notre hôtel, sur la Plaza San Antonio. L’endroit, tout petit, nous a plu et nous avons donc décidé de tenter. Bonne musique d’ambiance, personnel hyper sympa et nourriture délicieuse ! Des classiques péruviens revisités en mode « fast-food » avec des boissons aux fruits super bonnes. Plusieurs types de viandes marinées, en mode sandwich ou accompagnée de frites. On y est allé 2 fois tellement on a adoré !

Où manger et dormir à Cabanaconde ?

Pachamama, super ambiance, hostal propre et confortable et le soir délicieuses pizzas (plus chères que les prix pratiqués habituellement au Pérou, mais très bonnes et cuites au feu de bois, dans un endroit comme ça, une agréable surprise !).

Le Grand Canyon et Horseshoe Bend, merveilles de la nature

Lorsque nous avions vécu à San Diego en 2010, nous en avions profité pour faire un petit road trip dans des parcs nationaux avec deux de nos amis qui étudiaient dans la même école que nous. Évidemment, un road trip dans l’ouest américain passe forcément par le Grand Canyon. Et ça a été une véritable claque. On a beau l’avoir vu en photo, savoir que c’est immense, rien ne nous prépare à cette vision hors norme, gigantesque et magnifique ! Un canyon à perte de vue, de quoi perdre pieds. C’est au Grand Canyon que j’ai eu pour la première fois de ma vie un incroyable vertige, la descente dans le canyon a été un calvaire à l’époque, j’avais beaucoup trop peur ! (on n’est pas allé jusqu’en bas, juste une petite partie, mais je ne m’en rappelle que trop bien !)

Ainsi, lorsque nous avons prévu de revenir dans l’ouest américain, nous avons naturellement décidé de revenir voir le plus célèbre des canyons. On en avait un si beau souvenir, et puis on voulait le revoir avec nos yeux d’aujourd’hui : est-ce qu’on le trouverait toujours aussi impressionnant ? La réponse est un grand oui !

Le Grand Canyon, merveille naturelle

Nous avions réservé un hôtel à Tusayan, petite « ville » la plus proche de l’entrée sud du Grand Canyon (partie la plus touristique). On se rappelle encore la première fois où nous y avons été et avons campé dans le parc, c’était en mai et il s’était mit à neiger quelques flocons ! Comment vous dire qu’on ne s’attendait pas à ça et qu’on était mort de froid xD

Nous avions décidé de passer 2 nuits à Tusayan afin d’avoir une journée complète au Grand Canyon.

Après s’être garé sur l’un des parkings, nous prenons un shuttle bleu qui nous amène d’abord au Grand Canyon Village, point de départ du Bright Angel Trail, une randonnée qui permet de descendre tout en bas du canyon. Mieux vaut être un peu préparé pour faire cette rando entièrement. Nous, nous regardons juste la vue et lisons les panneaux d’informations sur l’histoire de ce chemin.

Nous prenons ensuite un shuttle rouge qui nous dépose à Hermit’s Rest, où l’on trouve des toilettes (un trou quoi !), une boutique et une petite restauration (sandwich, boissons chaudes…). Nous marchons le long du canyon. Il y a la possibilité de prendre le shuttle et de s’arrêter aux divers points de vues, le shuttle passe régulièrement. On a préféré marcher un peu, histoire de s’imprégner de ce paysage fantastique et en plus on était tranquille. Nous mangeons notre pique nique face à une vue grandiose. Il y a du soleil mais le vent est glacé. Dans l’après-midi il commence à faire bon et on peut se permettre de faire tomber la veste !

Nous prenons ensuite un autre shuttle pour rejoindre un point de vue un peu plus loin, Yaki Point, afin d’assister au coucher de soleil. En chemin nous croisons une maman cerf et son petit ! On peut souvent en apercevoir par ici.
A Yaki Point il y a beaucoup de monde, ce n’est pas l’endroit le plus tranquille, mais ça reste raisonnable en cette période non touristique. Les couleurs du soleil couchant donne une autre ambiance au canyon, c’est vraiment merveilleux.

Une fois le soleil couché on se les pèle sévère alors nous repartons vite avec le shuttle jusqu’au parking où nous retrouvons notre voiture.

Le soir, nous sommes très fatigués et on se réchauffe avec des nouilles chinoises instantanées. Le repas de nos voyages ! Pas cher, rapide, facile et on trouve généralement une bouilloire (en Australie) ou une cafetière (USA) pour faire bouillir l’eau dans les chambres des motels.

Après une bonne nuit de sommeil, nous repartons sur la route. Nous roulons de nouveau jusqu’à l’entrée du parc national du Grand Canyon, mais cette fois c’est simplement parce que c’est sur notre route ! On fait quand même quelques arrêts pour voir d’autres points de vue du Grand Canyon – on ne s’en lasse pas – notamment à la Desert View Watchtower.

Bien après être sortit du parc on continue de voir le Grand Canyon, jusqu’à en voir le bout, qui commence par de simples crevasses  ! C’est assez surprenant et génial de voir ça.

Rapide arrêt à Horseshoe Bend

On continue notre route au milieu de magnifiques décors, on est sans arrêt émerveillés. On fait un arrêt à Horseshoe Bend, ce n’est pas un parc, juste un point de vue. Il y a un parking (gratuit quand on y est passé, mais on a comme l’impression que ça ne devrait pas durer vu les travaux qu’il y avait), il faut marcher un peu dans la terre poussiéreuse avant d’arriver à la fameuse vue. Compter environ 1h pour l’aller-retour, le temps pour les photos compris (oui c’est rapide, ça fait une petite pause sympa sur la route !).

 

L’endroit est vraiment magnifique ! Mais il y a tellement de gens, tout le monde veut sa photo !

Juste à côté se trouve la petite ville de Page où nous nous arrêtons pour manger et faire quelques courses à Walmart pour nos petits dej, pique nique et nouilles chinoises bien sûr x)

Nous reprenons la voiture, le soleil se couche et nous croisons plein de cerfs sur le bord de la route. Il y a même un raton laveur qui traverse devant nous (mais pas de drame !), avant d’arriver à Bryce Canyon City (to be continued…).

Blue mountains

A l’ouest de Sydney se trouve les Blue Mountains, la première étape de notre road trip en van. Les montagnes bleues portent ce nom à cause de la brume bleutée qui s’échappe de la vallée, dues aux forêts d’eucalyptus.

La route pour aller au Blue Mountains depuis Sydney est une grande route, on s’attendait à arriver sur de petites routes une fois proches des montagnes, mais pas du tout. Nous nous sommes d’abord arrêté à Glenbrook, une petite ville au début des Blue Mountains, tout près de la route, pour pique-niquer et aller au centre de renseignement où l’on a acheté une carte.

Puis direction Wentworth Falls, une ville un peu plus loin qui possède de jolis points de vue et chemins dans le bush.
Première impression en voyant les Blue Mountains : quand nous avions lu qu’elles étaient « bleutées » on ne pensait pas vraiment qu’on le verrait, mais en fait si, on peut vraiment voir ce bleu dans la vallée ! C’est très grand, et c’est plus un canyon que des montagnes.

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Nous avons prit quelques chemins à pieds, super agréable de marcher ici, le paysage est magnifique et en plus on a eu de la chance, le soleil était au rendez-vous !
Depuis ces chemins on peut admirer la cascade de Wentworth depuis différents points de vue, et même s’en approcher. Il y a également une longue balade (National Pass) qui amène au fond du canyon, et fait passer par des chemins étroits.

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Après cela nous allons en direction de Leura puis Katoomba (les deux villes sont justes à côté l’une de l’autre), où se trouve le paysage le plus célèbre des Blue Mountains : les Three Sisters !
Le meilleur point de vue pour les admirer est Echo Point, dans la petite ville de Katoomba. Nous manquons de peu le coucher de soleil, mais du coup nous attendons que la nuit tombe pour admirer les Three Sisters illuminées ! Super joli (mais en photo ça ne rend rien) !

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Ensuite on retourne à un endroit qu’on a repéré pour dormir, sur un parking près des cascades de Leura, où il n’y a personne, donc on est tranquille, avec des toilettes à proximité et surtout un robinet d’eau pour remplir nos bouteilles et bidons !

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Le lendemain on décide d’aller à Scenic World, une sorte de parc de loisirs au milieu des Blue Mountains. Le parking est gratuit et le pass illimité pour la journée est de 35$. Avec ce pass on peut faire autant de fois qu’on veut les « attractions » du Scenic World.

Cela comprend le « Skyway » : un téléphérique qui traverse une gorge horizontalement au dessus des cascades de Katoomba. De là on a une super vue sur la gorge et au milieu du Skyway le sol est transparent, pour bien apprécier la vue sous nos pieds. Une fois la gorge traversée, on peut se balader aux alentours, aller jusqu’à Echo Point admirer les Three Sisters, où, comme nous, aller voir les Katoomba Falls de plus près (et on en a profité pour pique-niquer à côté).

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 Il y a aussi le « Railway » un train qui descend dans les gorges, c’est le train le plus abrupt du monde (pente à 52°) ! Très sympa de descendre dans le canyon comme ça ! Ce train existe depuis les années 1880, à la base, c’était pour les miniers. Maintenant il sert aux touristes (en plus moderne bien sûr).

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Une fois en bas, on peut se promener dans la forêt tropicale, il y a différents parcours, plus ou moins long (de 10 à 50 minutes ; on a prit le plus long). Vraiment génial de se balader dans une forêt tropicale, au milieu des eucalyptus, avec des lianes un peu partout… On se croyait dans Jurassic Park…;) On a même croisé un nid de termites… Plutôt impressionnant !!

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Nid de termites !

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L’arbre blanc est un eucalyptus

 A la fin du parcours, on arrive à la dernière attraction : le « Cableway », un autre téléphérique, qui nous remonte en haut du canyon, ainsi, on a une superbe vue sur la vallée.

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 On n’a pas regretté d’y avoir été, c’était super, les attractions étaient très sympas (on a beaucoup aimé le train ^^), le personnel également et on a apprit des choses en plus ! ^^

 Après cela, on retourne à notre « spot » pour dormir, on se douche à l’extérieur grâce à notre douche installée dans le van (il fait un peu froid le soir dans les Blue Mountains pour se doucher à l’eau froide, glagla), on mange, on se regarde un truc sur l’ordi (Vikings a reprit 😉 ) et dodo !

 Le lendemain nous faisons une promenade depuis les cascades de Katoomba (où le parking est gratuit ; contrairement à celui d’Echo Point) pour rejoindre Echo Point puis aller jusqu’aux Three Sisters. Il ne faut qu’une quinzaine de minutes pour rejoindre le pont qui mène aux Three Sisters depuis Echo Point, puis on arrive au Giant Strairway : un long escalier de 900 marches qui descend depuis les Three Sisters jusqu’en bas du canyon ! Pour le faire, mieux vaut être préparé (surtout pour le remonter xD). On a juste descendu quelques marches pour aller jusqu’à la première des « Soeurs » et c’était bien assez x)

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Les escaliers pour descendrent en bas des Three Sisters

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L’une des « soeurs », de plus près

 Nous sommes restés une nuit de plus, on comptait faire la « Bells line of road », une route à prendre en voiture pour voir différents points de vues sur les montagnes mais en se réveillant le matin on a vu que ce n’était pas possible : trop de brouillard ! On est passé près de Echo Point, où on s’est arrêté, pour rigoler. On ne voyait pas du tout les Three Sisters x) Les pauvres gens venus juste pour une journée devaient être bien dégoûtés… !

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Magnifique vue x)