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Huaraz : randonnée jusqu’à la laguna 69

Après deux excursions aux alentours de Huaraz, on termine en beauté ! C’est parti pour une éprouvante mais superbe journée à la découverte de l’une des lagunes (ou lacs) les plus célèbres du Pérou.

Réveil très matinal, un minibus vient nous chercher à 4h50. La tête dans le coltar, emmitouflés dans nos doudounes, une fois que le minibus a récupéré tous les randonneurs du jour, tout le monde finit sa nuit (avec en fond sonore l’horrible musique que le chauffeur écoute).

Vers 7h, nous faisons un petit arrêt pour prendre le petit dej : un sandwich pour moi, un hamburger pour Manu ! Lol Le tout accompagné de maté de coca, car nous sommes en altitude. On profite aussi des derniers wc.

Arrivés au parc Huascaran, on paye l’entrée, qui n’est pas comprise dans le prix du tour.
Les routes de terres et de cailloux secouent bien le minibus.
Notre guide Noel, nous donne quelques conseils pour la rando et nous prie de redescendre si on commence à ressentir des effets du soroche (mal des montagnes) : maux de tête, vertiges… La rando est en altitude et va de plus en plus haut. Le mal des montagnes peut devenir dangereux si on n’y prête pas attention.

On s’arrête rapidement à une première lagune, Chinancocha (qui signifie femme en quechua). C’est déjà magnifique ! Juste le temps de l’admirer un peu et faire quelques photos avant de repartir. Nous ne sommes pas ici pour ça.

Notre guide nous montre la montagne Huascaran, d’où vient le nom du parc où nous sommes. C’est le plus haut sommet du Pérou (6768m !).

On arrive au point de départ de la randonnée, qui fait 14km aller-retour, commençant à 3800m et dont le point culminant (et de retour) est la lagune à 4600m.

Le début descend un peu (et on pense déjà au retour où il faudra remonter ces derniers mètres après tous ces efforts xD).
La rando commence sur du plat, on y va tranquille pour ne pas se fatiguer trop rapidement. À cette altitude, il vaut mieux ménager ses efforts.
On croise pas mal de vaches. Dans ces décors on se croirait presque en Suisse.

Après 2 ou 3 km, ça commence à grimper. Le guide ferme la marche (en cas de soucis). Nous marcherons avec pratiquement toujours les mêmes personnes : des chinois, des japonais et des péruviens.
Le paysage est magnifique !

On mâche de la coca pour se donner des forces. Ça aide contre le mal d’altitude mais c’est aussi un énergisant, un coupe-faim et coupe-soif. On prend quelques feuilles et on les mâche jusqu’à en faire une boule qu’on coince entre la gencive et la joue/lèvre et on laisse ça « infuser ». Honnêtement ça aide pas mal. Surtout en altitude où on manque de souffle et on respire donc plus facilement par la bouche, ce qui donne soif généralement. Avec ça on n’a pas eu ce souci.

On double quelques marcheurs qui sont allés trop vite et se retrouvent à bout de souffle à force de monter. On leur offre un peu d’agua de Florida pour les rebooster (remède péruvien qu’il faut sniffer !).

Nous passons près d’une petite lagune, certains se reposent, ressentent les effets du soroche.

Il y a un peu de plat, youpi ! Les paysages sont de plus en plus beaux.
On arrive ensuite à un panneau qui indique qu’il reste 1 km. Première pensée : génial ! Deuxième pensée une seconde plus tard quand on voit le dénivelé qui nous attend : oh m**** !

Le souffle est court, le cœur bat la chamade… La montée est très difficile. Manu me devance. Je souffre ! Mais la motivation est là malgré la difficulté. Une fois en haut je sais que je suis proche. Puis je la vois au loin, cette couleur turquoise ! Manu m’y attend.

Il nous a fallu 2h35-40 pour braver ces 7 km. On n’est pas des grands sportifs mais on l’a fait !

Une fois devant la lagune c’est l’émerveillement. Le paysage est grandiose !! Une lagune à la couleur de l’eau incroyable, entourée de montagnes et surtout du glacier d’où vient cette eau si pure.
Il y a peu de monde, c’est génial. On fait des photos et on se pose au bord de l’eau pour manger notre pique-nique bien mérité. Les gens arrivent petit à petit.

Il est interdit de se baigner sous peine d’une lourde amende, afin de préserver la pureté et la beauté du lieu. De toutes façons, après avoir trempé un doigt dedans, je vous assure qu’on avait aucune envie d’y plonger ! C’est tout simplement gelé ! Et c’est pas comme s’il faisait une chaleur folle à 4600m d’altitude !

On restera là 1h20, à profiter de ce paysage incroyable, avant de prendre le chemin inverse.
Le retour est plus facile car ça descend mais c’est pas simple non plus car il faut rester prudent avec tous ces cailloux qui n’attendent qu’une cheville à tordre…
Nous mettrons 2h10 pour revenir au minibus.

Sur la route retour, la majorité des gens dorment durant le trajet, exténués.
Le soir on fera pas long feu !

Entre le dénivelé et l’altitude, ce fut difficile mais aussi une des plus belles rando qu’on ait faite ! Partout, les vues étaient splendides, et l’arrivée à la lagune, la cerise sur le gâteau (et quelle cerise !).

Infos pratiques :

Randonnée : 14km aller/retour
Altitude : de 3800m à 4600m
Entrée du parc : 30 soles (≈ 7.90 €)
Difficile d’y aller par soi-même, mieux vaut passer par un tour. Ou alors en louant un véhicule et en passant plus de temps dans ce parc qui a l’air canon !

Huaraz : le glacier Pastoruri et les ruines de Chavin

Après avoir fait une boucle dans le sud du Pérou, nous prenons un bus de nuit depuis Lima pour arriver à Huaraz ! Après avoir pris une journée tranquille à se reposer et s’acclimater à l’altitude (Huaraz est située à 3000m), nous ferons 3 excursions à la journée.

Le glacier Pastoruri et la cordillère blanche

Départ en bus pour la Cordillère Blanche. On s’arrête à un endroit superbe, entouré de montagnes (ainsi que de péruviennes avec leur lamas déguisés… spécialement pour les touristes que nous sommes). Il y a une source d’eau gazeuse, naturelle. Étonnant ! Le guide nous fait goûter un tout petit peu.

Nous faisons un autre arrêt pour voir les Puna Raimondi, arbres endémiques du Pérou, qui ne poussent qu’à une certaine altitude. Certains sont vraiment immenses !
Juste à côté il y a aussi une « mare » aux sept couleurs. Mais le temps est couvert et pour notre part on ne voit pas de couleurs.

Retour dans le bus jusqu’au « camp de base », où la route s’arrête. Il faut ensuite marcher pendant une quarantaine de minute pour aller jusqu’au glacier. Le chemin est goudronné, ça monte un peu. Rien d’insurmontable mais à 5200m les efforts sont décuplés dû au manque d’oxygène. Ce n’est pas long mais nous mettons plus de temps que lors d’une rando au niveau de la mer. Peu de souffle et on se sent lourd. En plus il se met à neiger !

Nous arrivons à un mirador qui nous indique que le glacier arrivait jusque là en 2015. Incroyable de voir comme il est loin maintenant ! On peut voir à quel point son rétrécissement s’accélère avec les années.

On s’approche ensuite du glacier, on restera en haut environ 1h, à l’observer, ainsi que les alentours qui sont magnifiques.

Sur le chemin retour nous nous arrêtons dans un resto où nous avions commandé un plat à l’aller. Il est 17h ! L’altitude coupe l’appétit mais nous commençons quand même à avoir faim. Nous mangeons en compagnie de deux françaises avec qui nous parlons… voyage bien entendu ^^

Les ruines de Chavin de Huantar

Le lendemain nous retrouvons le même guide que la veille mais aujourd’hui c’est pour une découverte culturelle.
Sur la route nous faisons un premier arrêt à la lagune Querococha, à une altitude de 3980m. Le paysage est très beau ! On retrouve des lamas déguisés mais aussi des chevaux pour ceux qui n’auraient vraiment pas envie de marcher (lol).

Apparemment il y a un relief dans la montagne qui ressemble à la carte du Pérou mais pour notre part on n’arrive pas à la voir xD

On passe sous un tunnel, creusé dans la cordillère en altitude. On nous en a fait tout un plat mais c’est pas très grand finalement (on a vu plus impressionnant). De l’autre côté on découvre un Jésus (Christo Blanco) au milieu des montagnes, plutôt stylé !

On arrive dans la ville de Chavin, le bus nous amène directement aux ruines. Nous mangeons nos sandwiches (pas mécontents d’avoir prévu le coup !).

Il y a quelques ruines, le guide nous donne des explications, des hypothèses…

On va dans des souterrains. Seulement les chamans pouvaient venir ici, ils prenaient du San Pedro (drogue de cactus qu’on trouve encore au Pérou) et méditaient.
Dans un autre souterrain il y a une grande stèle sacrée, le Lanzon. Entourée de mur et protégée par une vitre (photo interdite). Cette stèle est la depuis 3000 ans environ !

À l’entrée du temple de Chavin il reste une tête, il y en avait plein avant mais elles ont été enlevées.
Elles protégeaient la cité. C’était sans doute la représentation des choses qu’ils voyaient quand ils étaient en transe.

Les boules dans le nez : du coton car à force de se droguer, leur nez saignait ! xD

À la fin de la visite, il y a des stands de souvenirs. Un occidental nous accoste, nous demandant d’où on vient : il est français lui aussi ! On sympathise rapidement, il nous dit qu’il est la depuis 1 mois et demi et apprend sur la culture chavin. Il nous explique plein de choses qu’il a apprise ici, la signification de la pierre Raimondi (le guide nous l’a juste montré).

La stèle Raimondi, qui représente les différentes étapes de la méditation.

C’est hyper intéressant ! Malheureusement il faut y aller.
On fait un arrêt repas pour le reste du groupe (nous on se balade dans le village et on se partage une bière).

On va ensuite au musée de Chavin situé un peu plus loin. Dedans il y a les statues des têtes qui ont été retiré du site (pour les garder à l’abri) ainsi que des objets retrouvés par les archéologues.

À refaire on ne prendrait pas de tour organisé pour venir ici. Je pense qu’il n’est pas compliqué de trouver un bus ou colectivo. Et ensuite de prendre un guide sur place.
Le français rencontré nous a dit que les guides de Huaraz et ceux de Chavin ne racontaient pas la même chose. Ceux de Huaraz sont plus portés sur le côté découverte archéologique (on a pu le constater) tandis que ceux de Chavin parlent plus des légendes, la signification des symboles (ce qu’il a pu nous raconter et qu’il a appris ici). À vous de voir donc si vous décidez de découvrir cet endroit. En tout cas, c’est une culture très intéressante, on aurait aimé en apprendre plus. Elle a beaucoup influencé les civilisations suivantes.

Pour notre dernière journée à Huaraz, nous avons fait une randonnée pour voir la Laguna 69, qui est très connue. Mais on vous en parlera dans un autre article ! 🙂

Huacachina, Paracas et Moron : oasis et animaux

Après Nazca, nous continuons de monter vers le nord en suivant la côte.

L’oasis de Huacachina

Nous arrivons dans la ville d’Ica pour une courte escale. Nous avons réservé un hôtel proche de Huacachina, l’oasis. Nous nous y rendons en moto-taxi (le plus économique).
L’oasis fait très usine à touristes. Direct on nous aborde pour essayer de nous vendre des tours en buggy et compagnie. On passe notre tour.

Nous recherchons un resto, il y en a une ribambelle autour de l’oasis. Dans le premier on nous ignore totalement, impossible de passer la commande alors nous partons (dommage ça avait l’air bien) et en choisissons un autre. Rien de fou mais il est 16h et nous commençons à crever la dalle !

Nous grimpons ensuite sur une des dunes qui entourent l’oasis afin de regarder le coucher de soleil. Pas facile de marcher dans tout ce sable !

Cependant la vue autour de nous est belle : des dunes, un bout de la ville d’Ica et bien sûr l’oasis. Il y a beaucoup de monde qui se pose et regarde ce spectacle. Certains en profitent pour redescendre avec une planche (comme en snowboard).

Nous regardons les lumières de l’oasis s’allumer puis rentrons à notre hôtel, toujours en moto-taxi.

Paracas

Nous nous arrêtons dans la petite ville balnéaire de Paracas. La plupart des routes sont en terre (mais c’était aussi le cas à Nazca), il y a plein de restos en bord de mer qui proposent des happy hours (auxquels nous ne résisteront pas).

Découverte en bateau des îles Ballestas

Départ matinal avec un groupe d’une vingtaine de personne sur un petit bateau, accompagné de deux guides pour aller jusqu’aux îles Ballestas. Celles-ci sont accessibles seulement en bateau, c’est un repère pour les oiseaux et animaux marins.

Sur la « route » on passe devant le Chandelier, un dessin possiblement fait par la civilisation Paracas ou par des pirates. Encore un mystère !

Arrivés aux îles, on ne peut pas débarquer dessus, on en fait juste le tour en bateau. On voit énormément d’oiseaux, c’est impressionnant ! On a également la chance d’observer des otaries et même des manchots ! Plutôt étonnant d’en voir ici, si proche de la ligne de l’équateur.

Par contre le temps est couvert et il fait très froid (surtout que le bateau n’est pas fermé alors on est en plein vent). Mieux vaut prévoir un coupe-vent.

La réserve de Paracas

Comme le tour des îles est assez rapide (environ 2h) nous avons le temps de faire un autre tour (organisé) dans la réserve, dont l’entrée est proche de la ville.
L’endroit est immense et nous n’en verrons qu’une petite partie.

Notre guide est sympa et explique beaucoup de choses, même TROP. En plus il donne les explications en espagnol et en anglais (en soit c’est super), alors il ne s’arrête jamais de brailler, au bout d’un moment c’est fatiguant xD

On voit des flamands roses de loin, puis on visite un musée sur le parc et ses habitants actuels et anciens (des pélicans et manchots géants ainsi que le terrible megalodon – requin géant).

Vous voyez les flamands roses ?

On nous amène à divers point de vue, dont la « Cathédrale » (écroulée en 2007 suite à un séisme), on voit plusieurs plages.

On descend une grosse « colline » de sable qui est très raide, c’est un peu flippant ! Pas sûr qu’on avait le droit car juste après un garde du parc arrive et a l’air d’enguirlander le guide !

On finit le tour dans un « village » de pêcheurs où il n’y a que des restos en fait. Ça pue l’arnaque à touristes ! Les plats sont un peu chers et on n’a pas très faim, alors on ne fera pas leur affaire.

Petit détour par Pisco

Une fois rentrés à notre petit hôtel, notre hôte nous explique comment nous rendre à Pisco. Un colectivo doit passer dans la rue, parfait !

On se retrouve sur la banquette arrière d’une voiture à priori normale, accompagné d’un péruvien. À l’avant le chauffeur et une femme avec son bébé (pas attachés – normal). Nos sacs tiennent à peine dans le coffre. Plutôt improbable comme expérience ^^

La laguna Morón – ou l’autre oasis

La fille à l’accueil de notre hôtel nous renseigne pour aller à la laguna Morón, une oasis pas très touristique, accessible depuis Pisco.
Un moto-taxi nous amène jusqu’au Mercado (on s’attendait à un marché couvert mais ce sont juste des stands dans la rue… Un gros bordel ! Lol)
Le tuktuk nous indique où sont les colectivos pour le village de Bernales, situé à côté de la laguna.

Après environ 30 minutes de colectivo, nous arrivons à Bernales. Le gars nous dit qu’on doit decendre et heureusement un monsieur dans le colectivo nous indique le chemin pour aller à la laguna.

Nous partons à pieds (il est aussi possible de payer un tuktuk ou un taxi), sur le chemin nous rencontrons des écolières, toutes contentes de nous voir, qui nous font coucou et nous lancent des « hello » « how are you ? » en riant.

On se retrouve rapidement au milieu des champs, on croise des agriculteurs. Dont une voiture avec 3 hommes qui s’arrêtent et nous demandent si on va à la laguna moron. On pense qu’ils vont nous dire que c’est fermé ou qu’on doit être véhiculé ou on ne sait quoi, histoire de nous soutirer quelques soles mais pas du tout, ils veulent juste nous indiquer le chemin.

Les gens sont juste sympas !

Après 45 minutes nous arrivons à l’oasis. Il n’y a personne, excepté 3 personnes (2 françaises -toujouuurs des français !!- et leur guide, qui nous ont doublé en voiture).
Un endroit hyper tranquille et sauvage ! On se pose sur une dune. C’est juste dommage qu’il fasse gris, s’il avait fait beau on aurait pu se baigner mais là il fait trop froid.

Sur le chemin retour, nous aurons droit à une pluie fine. De retour au village nous interpellons un colectivo et retournons à Pisco.
Le soir nous mangeons à l’hôtel et discutons avec la réceptionniste, adorable et ravie de nous faire travailler notre espagnol.

Conseils pratiques

Comment aller à l’oasis de Moron depuis Pisco.

Tuktuk jusqu’au mercado : entre 2,5 et 3 soles (moins d’un euro).
Colectivo pisco – bernales : 4 soles (1.10 €) par personne.
Puis en taxi ou à pieds jusqu’à l’oasis (demander votre chemin et regarder sur maps.me. Pas compliqué, il faut suivre une route de terre, terrain plat). Prévoir un pique-nique ou manger avant / après (ça nous a prit une demi-journée).
En comparaison nous avons vu que les tours pour y aller étaient à 150 soles (41 €) par personne…!

Visite d’Arequipa et découverte du Canyon de Colca (en indépendant et en mode flemmard !)

Après avoir visité Cuzco et la vallée sacrée des Incas, nous partons pour le sud, dans un endroit un peu moins en altitude : Arequipa (tout de même à 2500m), la ville blanche.

Le volcan Misti que l’on peut admirer depuis Arequipa

Les joies du bus

Départ de Cuzco un dimanche soir, nous avons « seulement » 10h de bus, et c’est la nuit, donc parfait. Trop facile !

Vers 1h du matin le bus s’arrête. Après quelques minutes le moteur est carrément coupé. On se demande ce qu’il se passe, à moitié endormi. Puis l’hôte de terre comme nous aimons l’appeler (en gros comme les stewards et hôtesses de l’air en avion, mais dans le bus ! Oui oui ^^ ) nous informe que la route est bloquée par des agriculteurs, on ne peut pas passer. Sérieux à 1h du mat’ les gars sont là ! Il n’y a rien à faire alors on s’endort.

Vers 7h les gens se réveillent, ça s’agite… Mais tout ça pour rien. On sort un peu du bus, on observe… On va au village à côté se prendre à manger (et on se fait grave arnaquer ce qui n’arrange rien à notre humeur). Les gens du coin ont mit des pierres au milieu de la route pour la bloquer.

De notre côté nous sommes 3 malheureux bus arrêtés mais en face la file est immense. Finalement ils débloquent la route à 14h et nous pouvons enfin partir ! Ça a été très long ! On arrive à Arequipa dans la soirée alors qu’on aurait du y être à 6h du matin. 

Découverte de Arequipa

Balade dans le centre-ville

Nous nous baladons dans la ville, qui est très jolie avec ces façades en pierre blanche typiques d’ici. Comme d’habitude il y a une Plaza des Armas et elle est très belle entourées de ses arcades.Il y a aussi de jolies maisons coloniales bien conservées à découvrir à côté : la Casa de Moral et la Casa Ricketts.

Visite du couvent Santa Catalina

Le monasterio de Santa Catalina de Siena est le plus grand couvent du monde, construit en 1579. Situé au centre de la ville, pas loin de la Plaza des Armas, il se visite tous les jours pour la belle somme de 40 soles par personne (environ 10,5€). C’est un peu cher pour le Pérou mais c’est vraiment un bel édifice ! Nous n’avons pas regretté, c’est très grand et l’architecture colorée nous a beaucoup plu.

C’est clairement une ville dans la ville, comme ils le disent. Il y a des rues qui portent le nom de villes espagnoles (entre ça et l’architecture, ça nous a ramené à notre voyage en Andalousie avec Audrey et Thomas ^^). On peut aussi voir les chambres des sœurs, équipées de cuisine. Possibilité de prendre une guide francophone.

Marché San Camillo

Le marché local, situé en ville, où on peut boire plein de bons jus de fruits et manger pas cher.

C’est ici que j’ai testé mon premier ceviche (poisson cru mariné). On y a aussi acheté des feuilles de coca, en prévision de notre visite du canyon de Colca, situé en altitude.

Les bons jus de fruits frais (mon coin préféré ! :p )

Visite du musée Santuario Andino

Un petit musée proche de la Plaza des Armas également. Compter 20 soles (≈ 5.4 €) par personne, visite avec un guide obligatoire (espagnol, anglais ou parfois français apparemment).

On commence avec une vidéo d’une vingtaine de minutes (en anglais, sous-titres français) qui raconte la découverte de la momie Juanita, à côté de Arequipa, qui a entrainé la découverte d’autres dépouilles (en majorité des sacrifices de jeunes filles) dans les montagnes.

La visite continue dans plusieurs salles avec des objets découvert dans les tombes. Des souliers, des vases pour la chicha, des ponchos, dont un très bien conservé qui a toujours sa couleur bleue, des poupées habillées comme les victimes avec lesquelles elles ont été retrouvé, des figurines en or, en argent…

D’après les explications de la guide, les Incas savaient que El Niño allait arriver quand les coquillages arrivaient sur la plage, c’était un mauvais présage. Pour calmer les dieux, ils devaient leur faire un sacrifice. Ils choisissaient une jeune fille noble : la plus belle et en meilleure santé possible, afin que cela soit le plus beau cadeau. Ils partaient de Cuzco à pieds et faisaient des centaines de kilomètres jusqu’à une montagne sacrée. Ils montaient au sommet, parfois très très haut, dans des conditions très pénibles (comme nous ils ne pouvaient pas éviter le mal des montagnes à une certaine altitude, et ils n’étaient certainement pas aussi bien équipé que nos alpinistes modernes !).

Ils utilisaient des cordes pour l’ascension, celles-ci ont été retrouvées par les archéologues. La fille avait généralement entre 12 et 14 ans, avant qu’elle ne devienne une « femme ». Elle portait de magnifiques vêtements et une espèce de grande couronne. Juanita est l’une de ces sacrifiées. Elle a fait tout cela, arrivée au sommet, elle a bu de la chicha (boisson fermenté pour la plonger dans un état second) et s’est ensuite fait tué par un gros coup sur la tête.

Elle a ensuite été mise en position foetale, avec plusieurs objets pour sa renaissance (des petites chaussures d’enfant par exemple). On a aussi retrouvé son cordon ombilical avec elle. Ce qui prouve que Juanita était sans doute prédestinée à être sacrifiée.

C’est très étrange pour nous d’imaginer de telles pratiques. Mais à l’époque, mourir ainsi était un privilège, elle devenait presque égale aux dieux, 13 ans à jamais. 

Juanita – photo prise ici (interdit pendant la visite) : https://www.aracari.com/blog/luxury-travel-peru/juanita-mummy-arequipa-the-incan-ice-maiden/

La visite se termine avec l’exposition de Juanita, enfermée dans un coffret en verre. Elle est maintenue à une température de -20 degrés, avec une humidité qui ressemble à celle de la montagne, qui l’a conservé ainsi pendant des siècles.

C’était vraiment bizarre de la découvrir après toutes ces explications. Elle est toute petite, son corps s’étant rétracté avec le froid. On peut voir ses cheveux, sa peau… Son visage a cependant été brûlé à cause de son exposition au soleil  (quand la neige a fondu ; c’est comme ça que les archéologues l’ont découverte). Le reste du corps est incroyablement bien conservé, on voit même le gras qui est sortit du corps (processus naturel après la mort) et qui a gelé. Cela signifie qu’elle a gelé très rapidement.

C’est vraiment fou de se dire que ce corps exposé est celui d’une jeune fille d’il y a 500 ans…
Que pensait-elle de tout ça ? Avait-elle des rêves différents ? Que dirait-elle si elle savait que des gens du monde entier pouvait observer son corps sans vie ?

Notre visite d’Arequipa s’arrête la, nous partons ensuite pour le Canyon de Colca, accessible depuis la ville.

La Plaza San Antonio avec vue sur les montagnes environnantes

Le Canyon de Colca

Nous laissons nos gros sacs à dos à l’hôtel (service gratuit, ils ont l’habitude) et partons légers en direction du second canyon le plus profond du monde (le premier est juste à côté, au Pérou aussi).

Comme Manu a eu des soucis liés à l’altitude quelques jours plus tôt, nous avons hésité à venir au Canyon, en altitude. On a décidé d’y aller car tout le monde en dit beaucoup de bien.

Mais contrairement à la plupart des voyageurs nous n’avons pas fait de trek. On y est allé en mode tranquille. Il est possible de prendre un tour depuis Arequipa mais nous l’avons fait par nous-mêmes, moins cher et plus de liberté !

Nous prenons un bus à 11h30 et arrivons à 17h au petit village de Cabanaconde. Nous partons à l’auberge Pachamama, dont on a entendu parler sur des blogs et conseillé par notre guide Lonely Planet.

On prend une nuit dans une chambre double avec salle de bain commune. L’endroit est sympa, à peine arrivés un petit chat noir squatte notre chambre et ronronne de nos calins.

Celui qui s’occupe de l’auberge s’appelle aussi Manu et il parle français. Il est super cool ! Après avoir mangé de délicieuses pizzas au resto de l’auberge, il nous explique les chemins de randos etc.

On se rend compte qu’on va être un peu juste niveau argent car il n’y a pas de distributeur dans le villages et les établissements ne prennent que la visa (et j’ai laissé ma visa à l’hôtel évidemment….).

Bref on verra. En attendant on se couche tôt !

Moment magique devant les plus grands oiseaux du monde : les condors

Réveil matinal, on prend le petit dej à 6h30 et à 7h nous partons en voiture avec Jorge et un jeune couple de hollandais pour le point de vue « El Cruz del Condor » (organisé grâce à l’auberge). La-bas on paye pour le droit d’entrée du parc, 70 soles par personne.

Jorge est hyper sympa, il explique plein de trucs, on comprend pas tout car il parle seulement espagnol mais c’est hyper intéressant. Il est passionné par les condors.

Arrivés au fameux point de vue, on voit quelques condors posés. Il n’y a presque personne quand ils commencent à s’envoler et planer au dessus du canyon. C’est vraiment un moment merveilleux avec le soleil qui est à peine levé, le calme, la nature…

Jorge nous prête ses jumelles pour observer les condors. Lui aussi prend plein de photos, malgré qu’il les voit quasi tous les jours. Un vrai passionné on vous dit ! Un homme très touchant.

Il nous explique que les condors vivent en couple, avec le même condor toute leur vie. De plus, une fois vieux, et se sentant à la fin de leur vie, ils montent très haut dans le ciel et se laissent tomber à pic afin de mourir (ils se suicident)…

Des animaux vraiment fascinants.

Vers 8h – 8h15 des bus arrivent, il y a beaucoup de monde… Ça change totalement d’ambiance. Et c’est là qu’on est content de ne pas être venu avec un tour organisé et qu’on ne regrette pas de s’être levé aux aurores !

On repart avec Jorge qui nous montre le volcan pas loin qui est en activité.  On peut voir de la fumée en sortir ! Pour nous c’est très impressionnant, pour lui ça n’a pas l’air très choquant, ça doit être habituel.

Points de vue sur le canyon

Il nous dépose ensuite au mirador de San Miguel. On se balade un peu, on descend un peu dans le canyon, on croise des groupes qui font des treks.

La vue est superbe. Ça donne envie de se lancer dans le trek mais pas possible, on n’a rien prévu. La descente dans le canyon est relativement facile mais le retour est très difficile et il faut le faire très tôt le matin pour éviter la chaleur. 

Nous allons ensuite au musée Juanita à côté. Gratuit mais la moitié des pièces sont dans le noir (on s’éclaire avec le portable) et il n’y a aucune explication.

Apparemment il y a des momies, des objets mais qu’est ce que c’est, on ne sait pas. On ne s’attarde pas et on va voir un autre point de vue juste à côté. 

On repart ensuite à pieds vers Cabanaconde. Un couple d’américains s’arrêtent et nous proposent de nous y amener en voiture, ce qu’on accepte volontiers. Hyper sympas, on discute un peu avant de les quitter.

On prend ensuite un bus pour Chivay, situé à 2h de route environ. Nous ne pouvons pas rentrer directement à Arequipa car nous n’avons pas assez d’argent ! Juste assez pour aller à Chivay où on peut retirer de l’argent, ouf ^^

On mange dans un petit resto pas cher là-bas. Quand on retourne au terminal de bus, tout est prit. Il est 15h30 et on doit attendre 17h30 pour le prochain bus avec de la place pour Arequipa. Nos tickets achetés, on retourne dans le centre du village boire une limonade en squattant le wifi d’un bar.

On arrive à Arequipa à 21h, très fatigués. Et on retourne manger à notre découverte culinaire du coin, Food Wagen où ils nous reconnaissent et nous conseillent, super contents d’avoir deux étrangers qui apprécient leur cuisine 😀 

Arequipa est une ville très belle, on a adoré se retrouver entourés de montagnes et de volcans ! Les paysages sont plutôt secs, ce qui est étonnant pour un endroit en altitude. Le canyon de Colca est superbe et tranquille. Un bon moment dans la nature qui nous a fait beaucoup de bien. On aurait pu rester plus longtemps ! Le trek dans le canyon doit être difficile mais génial !

Où manger à Arequipa ?

  • comme d’habitude le marché pour un repas de midi local et pas cher
  • notre coup de cœur de notre voyage au Pérou : Food Wagen. Découvert par hasard car à côté de notre hôtel, sur la Plaza San Antonio. L’endroit, tout petit, nous a plu et nous avons donc décidé de tenter. Bonne musique d’ambiance, personnel hyper sympa et nourriture délicieuse ! Des classiques péruviens revisités en mode « fast-food » avec des boissons aux fruits super bonnes. Plusieurs types de viandes marinées, en mode sandwich ou accompagnée de frites. On y est allé 2 fois tellement on a adoré !

Où manger et dormir à Cabanaconde ?

Pachamama, super ambiance, hostal propre et confortable et le soir délicieuses pizzas (plus chères que les prix pratiqués habituellement au Pérou, mais très bonnes et cuites au feu de bois, dans un endroit comme ça, une agréable surprise !).

C’est pas le Pérou ! Différences culturelles et culinaires

L’Amérique du Sud c’est bien différent de notre chère France, de l’Europe, et même des pays occidentaux en général.
Notre voyage au Pérou étant fini, voici une petite liste non exhaustive de choses qui ont attiré notre attention (article totalement subjectif bien évidemment).

La conduite au Pérou

  • le klaxon est un véritable langage ! Il y en a de toutes les sortes, des brefs, des longs, des tut-tut, pour dire merci, pour faire coucou, pour dire « j’arrive » à une intersection, pour dire aux gens et surtout aux chiens de se pousser de la route (et ils comprennent bien en plus mdr). Nous on se demande si c’est pas un vrai langage comme le morse quand on voit comment tout le monde se comprend :p
  • il y a rarement des stop et cédez le passage, c’est à celui qui s’incrustera le plus vite jusqu’à forcer la main de l’autre
  • un bus qui double en plein virage c’est courant
  • de même qu’un bus ou une voiture qui double alors qu’il y a une voiture en face – pas grave quand on passe à 3 véhicules sur la route !
  • les feux rouges ont souvent un décompte (on sait combien de secondes il reste avant qu’il ne passe vert) et généralement les conducteurs n’attendent pas la fin, ils passent alors que le feu est toujours rouge (pas l’temps !)

Les transports

  • dans certains endroits il n’y a pas d’arrêts de bus, tu lui fais signe et il s’arrête, où que tu sois
  • les colectivos : généralement des mini-bus qui vont d’un point à un autre et peuvent te déposer n’importe où sur le chemin. Généralement tu payes en sortant, mais parfois c’est avant de le départ. Comme les bus, on peut les héler et ils s’arrêtent, s’ils ont de la place (ou pas d’ailleurs, parfois on est entassé comme des sardines). Les colectivos peuvent être aussi des voitures, comme un taxi collectif quoi. C’est un moyen de transport économique et bien local ! On est d’ailleurs souvent les seuls passagers blanc-becs 😀
  • les taxis n’ont pas de compteur, il faut toujours négocier le prix de la course avant de monter en voiture
  • dans certaines régions il y a aussi des moto-taxis : une moto avec un chariot à l’arrière où on peut tenir à 2 (comme les tuktuk en Asie). Encore moins cher que le taxi.
  • les bus hyper confortables avec larges sièges inclinables
  • ils adorent nous mettre des films doublés en espagnol à fond dans certains bus longue distance
  • dans les bus normalement on voit la vitesse à laquelle le conducteur conduit
  • avant que le bus parte, la plupart du temps on se fait filmer !

Jésus

  • les noms de tour opérateurs, de bus, de station essence et j’en passe qui ont des noms d’expressions liées à la religion sont légions comme « El corazon de Jesus », « Evangelio » ou autre truc du genre
  • beaucoup de voitures ont des phrases sur leur capot en mode « Dieu est mon sauveur »
  • il n’est pas rare de voir des images de Jésus devant les conducteurs de taxi ou de bus
  • on a vu une seule statue de la vierge Marie et elle était carrément bonnasse avec des gros seins o__O
  • par contre les représentations de Jésus sur sa croix sont clairement faite pour donner des cauchemars aux enfants ! De vraies affiches de film d’horreur, haha !

La propreté / l’hygiène

  • les marchés avec la viande qui est gardé des heures à températures ambiantes
  • les déchets sur les bords des routes, dans les villes… parfois ce sont de vrais dépotoirs
  • certains péruviens qui jettent leurs déchets, quels qu’ils soient, par la fenêtre quand on est en bus / colectivo… ça fait mal au cœur !

La nourriture

  • du riz, du riz, toujouuuuurs du riz ! La majorité de leurs plats sont accompagnés de riz blanc, à force on en peut plus x)
  • et comme le riz n’est pas assez nourrissant, ils adorent l’associer avec des pâtes (spaghettis ou vermicelles dans la soupe) et/ou des patates (généralement des frites pas très cuites XD)
  • en dehors des féculents, le poulet est généralement la base de leurs plats
  • en « dessert » il y a souvent une gelée de soda. C’est pas folichon mais au final c’est pas si mauvais.
  • ils ont des espèces de boulangeries où ils vendent des petits pains individuels (qui n’ont pas beaucoup d’épaisseur, la mie est pas trop présente lol), des gâteaux et des beignets
  • beaucoup de street-food entre les camions à burgers ou tacos ou salchipapas (frites avec des saucisses et de la sauce), généralement délicieux, et les gens qui sont avec leur petit stand ou carrément juste un barbecue pour faire des brochettes devant chez eux
  • le plat emblématique du Pérou c’est le ceviche : du poisson cru mariné dans du citron vert et du piment, accompagné de maïs et de patate douce ou manioc. C’est très bon ! On peut en trouver à tous les prix, selon si c’est au resto ou au marché
  • ils ont des restaurants « Chifa », soi-disant des chinois mais c’est plutôt un mélange péruvien-chinois.
  • les plats de base qu’on aime :
    • lomo saltado, du bœuf sauté avec des légumes, influence asiat. Peut aussi se décliner au poulet et aux légumes (moins courant mais déjà testé !). Accompagné de riz évidemment.
    • pollo con arroz, poulet au riz… Mais tout cela mariné avec des épices
    • chaufa : toujours du riz mais sauté avec des légumes, omelettes et poulet
    • papas a la huancahina : une entrée de patates froides dans une sauce jaune relevée
    • dans la région de Chachapoyas, on mange de la Cecina, du porc fumé. C’est très bon !
    • et bien sûr je suis obligé de parler du cuy ! Mais qu’est-ce que c’est ?! Le plat ancestral du pays : le cochon d’inde grillé ! Servi en entier, tête comprise. Aujourd’hui c’est un met de luxe, qui est servi pour les grandes occasions, et c’est donc très cher en restaurant. Nous avons pu goûté une fois, pour un menu à 10 soles (donc pas cher) où il y avait 1/4 de cuy chacun (pas grand-chose donc !).

Les boissons

  • la bière locale Cusqueña est pas mal du tout et bon marché (souvent servie en bouteille de 600mL au restaurant)
  • le Inca Cola, le coca péruvien, jaune fluo au goût indéfinissable (on n’a pas aimé, vraiment trop chimique)
  • au marché ou dans les rues ils font des jus de fruits frais. C’est délicieux. Ce qui m’a étonné c’est que les péruviens boivent ça très rapidement, ils ne se posent pas vraiment pour déguster.
  • la Chicha morada, une boisson de maïs violet fermenté, ancestrale
  • le Pisco, vin fermenté, originaire du Pérou et du Chili (ils se disputent l’origine – un peu comme les français et les belges pour les frites… même si on sait tous qu’elles ont été inventé en France, mouahaha)
  • le fameux Pisco Sour, LE cocktail, à base de pisco, de citron vert et de blanc d’oeuf
  • le Chiclano, un autre cocktail populaire à base de pisco et ginger ale
  • la limonada : limonade faite maison, surtout dans la partie sud du pays. Notre petit plaisir !
  • ici l’eau n’est pas potable, il faut la filtrer ou acheter de l’eau en bouteille

Autre

  • les pubs pour les garages ce sont souvent des jeunes femmes en petite tenue et pose suggestive… Digne de posters de camionneurs (mode cliché activé :p) ! Quel est le rapport avec la mécanique ? On cherche encore, lol !
  • les péruviens sont mats de peau et typé amérindien ou métissé. Pourtant à la télé et dans les panneaux publicitaires, on ne voit pratiquement que des blancs… C’est assez dérangeant.
  • de même pour les mannequins dans les magasins qui sont toujours blanche, grande… et avec des énormes seins XD (ça doit être pour ressembler à la vierge marie, haha)
  • il est plus facile d’avoir un bon wifi qu’une douche chaude avec de la pression (les 2 combinés, c’est le graal !)
  • il y a plein de chiens dans les rues. Mais ils sont plutôt bien acceptés, ne sont pas agressifs, généralement ils roupillent tranquillement.
  • parfois le camion poubelle émet une musique en boucle (comme ça on l’entend arriver et on sort les poubelles). À Arequipa les éboueurs avaient le bonheur d’entendre une version instrumentale de « Sous l’océan » de « La petite sirène » de Disney (en boucle !). À Chachapoyas on se faisait réveiller à 4h du matin par une musique à fond et surtout une voix de femme qui répétait HYPER FORT (j’insiste !) de ne pas jeter les déchets dans la rue, de dénoncer ceux qui font ça… Enfin pour ce que j’en ai compris car en pleine nuit, compliqué x)

Et nous en avons évidement oublié ! Des questions, des remarques ? N’hésitez pas 🙂