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Visiter Chachapoyas et la région Amazonas au Pérou

Après avoir profité du bord de mer de Huanchaco et visité ses ruines pré-colombiennes, nous partons de Trujillo vers l’intérieur du Pérou, direction Chachapoyas !

Nous arrivons dans la capitale de la région Amazonas après 13h30 de bus. Nous avons roulé en partie de nuit et nous débarquons très tôt à notre hôtel (6h), qui nous laisse gentiment nous installer dans notre chambre où nous pouvons finir notre nuit.

Chachapoyas est une ville de 32 000 habitants, située à 2 335m d’altitude. Elle est assez isolée du reste du pays et proche de la forêt amazonienne. C’est une ville peu fréquentée par les touristes étrangers. Nous sommes venus ici pour découvrir quelques merveilles alentour qui valent clairement le détour d’après nous !

Découvrir la ville de Chachapoyas

Le premier jour, nous faisons un petit tour dans la ville, tout simple, avec comme toujours au Pérou une Plaza de Armas superbe et pleine de vie. Durant notre séjour, nous assistons même à une célébration, des habitants des villages de la région se retrouvent ici pour faire la fête et portent leurs habits traditionnels.

Chachapoyas est une ville péruvienne authentique avec ses petits restos aux menus du midi pas cher, ses chifas (restos péruviens-chinois), sa street-food… C’est également ici que nous testerons un plat emblématique du Pérou, qui en fera grimacer certain… Du cochon d’inde ! Verdict : ça ressemble à du poulet mais en moins sec et beaucoup plus tendre. Par contre y’a pas grand-chose à manger, surtout que nous en avons partagé un (c’est devenu un truc touristique et donc ils gonflent les prix). Au moins on aura testé !

Visiter la forteresse de Kuelap

Nous réservons une excursion avec notre hôtel où nous expérimentons un beau quiproquo au moment où la fille nous demande de cancelar… « Mais on veut pas annuler, on réserve ! » Incompréhension totale, jusqu’au moment où elle nous apprend que cancelar qui signifie annuler veut aussi dire pagar donc payer/régler… Ah d’accord, très logique ! Au moins, on a retenu la leçon ^^

Bref, nous finissons par réussir et réservons une journée pour aller visiter Kuelap, une forteresse de l’époque du peuple Chachapoyas. On paye 90 soles chacun (environ 20€), tout compris (guide, entrée, trajet, repas). Nous partons en bus avec un guide anglophone, Augusto, super sympa.

Après 2h – 2h30 de voyage sur des petites routes de montagnes qui tournent dans tous les sens, nous arrivons à destination… Enfin presque ! Il faut prendre un téléphérique sur 4 km (20 minutes) pour accéder à la forteresse qui se trouve à 3 000m d’altitude. Il a été inauguré en mars 2017 et avant cela le lieu n’était accessible que par une randonnée d’environ 3h qui grimpe bien. Le téléphérique (le premier au Pérou, réalisé en partie par… des français haha) permet d’ouvrir ce lieu à plus de touristes. Pour l’instant l’afflux reste très raisonnable et on croise principalement des touristes péruviens. Mais qui sait, peut-être qu’un jour Kuelap devra affronter le même tourisme de masse que le Machu Picchu…

Après une courte marche qui grimpe un peu, nous nous retrouvons au sommet et découvrons la forteresse, impressionnante. Il existe 3 ou 4 entrées dont la principale qui se ressert peu à peu, afin de ne laisser passer qu’une personne à la fois (et limiter l’entrée des potentiels envahisseurs). Des fouilles sont encore en cours et une partie du lieu n’est pas accessible. Nous suivons le guide, au milieu des 400 petites maisons circulaires à l’intérieur de la citadelle. Le lieu est magique, avec cette vue sur les montagnes autour, on reste scotché !

Le guide nous apprend quelques petites anecdotes, par exemple il y a plus de pierres ici que dans la Grande Pyramide de Kheops en Egypte (ça paraît improbable, d’autant plus qu’on se demande comment ils les ont amené à cette hauteur !).

Les morts étaient enterrés à l’extérieur de la cité, puis une fois les corps décomposés, les squelettes étaient entreposés dans un trou au milieu de la maison, avec les restes des autres dépouilles de la famille.

Ils faisaient également des élevages de cuy (cochon d’inde), on a retrouvé des tunnels dans les maisons.

Une super visite, à faire avec un guide afin de comprendre où on se balade et en apprendre beaucoup sur un peuple peu connu mais intéressant, les chachapoyas. La vue autour de la forteresse est un gros point fort, c’est vraiment sublime !

Deux jours à Cocachimba, à la découverte de la Catarata Gocta, entre rando sportive et havre de paix tropical

Nous avions découvert l’existence de la cascade de Gocta, aussi appelée La Chorrera, juste avant notre départ pour le Pérou, grâce à un reportage et nous ne voulions pas passer à côté de l’occasion d’y aller !

Comment aller à la cascade de Gocta en indépendant ?

Depuis le Terminal Terrestre de Chachapoyas, nous avons pris un colectivo pour Cocahuaico (5 soles chacun), nous avons précisé où nous voulions aller et il nous a déposé à un embranchement vers une route de terre. Des tuk-tuk sont postés là et l’un d’eux nous amène jusqu’au village de Cocachimba (pour 5 soles également par personne).

Randonnée jusqu’à la cascade de Gocta

Nous déposons nos affaires à notre joli hébergement où on nous offre un verre de jus d’orange pressé, on voit au loin la cascade depuis notre chambre. Pas le temps de traîner, nous nous mettons en route pour aller jusqu’au pied de la cascade, après avoir payé un droit de passage de 10 soles par personne.

Le début de la rando est en plein soleil et nous sommes dans une région tropicale : il fait chaud ! Heureusement on arrive rapidement dans la forêt, à l’ombre… Mais le chemin monte et descend, il y a de la boue, beaucoup de pierres… Entre ça, la chaleur et le fort taux d’humidité, ce n’est pas simple.

Nous marchons au milieu des papillons et croisons des gens à cheval (pour ceux qui sont trop fatigués pour faire la rando aller/retour).

Sur le chemin on retrouve une péruvienne qui a visité Kuelap la veille avec nous ! On discute un peu, elle nous donne quelques indications. Puis nous rencontrons Jorge, qui vient de Lima. Il est fatigué de la marche mais très sympa et surtout ravi de trouver des français ici ! Il adore nous écouter parler et nous demande de faire une petite vidéo pour un ami à lui, français. Un petit moment assez rigolo qu’on garde en mémoire 🙂

Après 2 heures de marche, nous voici au pied de la cascade. Nous qui étions en sueur tout le long du chemin, une fois arrivé, c’est un déversement de fines gouttes, de vent et d’humidité qui nous accueille. Le choc est tellement impressionnant qu’on met nos imperméables. Même en se tenant à distance de la cascade, on se fait arroser comme si on prenait une douche ! Il faut dire que cette cascade envoie du pâté : d’une hauteur totale de 771 mètres, elle est composée de deux chutes, dont la seconde, la plus longue fait 540 mètres ! Cela en fait la cinquième plus grande cascade du monde, et la quinzième plus haute chute libre d’eau du monde (pour la seconde partie de 540 m).

C’est vraiment très très impressionnant ! Nous sommes également fascinés par les alentours de la cascade qui sont hyper verts et plein de mousse. Incroyable mais à certains endroits on se croirait presque en Écosse.

Après avoir mangé nos (immondes) sandwiches et regardé une dernière fois la cascade, nous repartons en sens inverse. L’interminable descente de l’aller devient une longue montée de 30 minutes ! Nous mettons un peu moins de temps que prévu au retour, 1h30. Au total nous aurons fait 11 km pour approcher cette incroyable cascade.

Profiter de l’atmosphère amazonienne à Cocachimba

Le soir on prend des forces dans un resto du petit village avec un chaufa, un plat à l’influence asiatique que l’on trouve partout au Pérou, consistant en du riz sauté avec des légumes. Ici, il est accompagné de spécialités du coin : de la cecina (viande séchée), des saucisses et des bananes plantains grillées. C’est délicieux et bien copieux, tout ce dont on avait besoin !

En rentrant à notre hôtel on se fait un petit kif et montons sur le toit pour observer le ciel de nuit. C’est fabuleux ! En effet, nous sommes assez près de la ligne de l’équateur et ainsi on distingue le ciel de l’hémisphère nord, avec assez peu d’étoiles et la Grande Ourse à l’envers. Mais aussi bien sûr le ciel de l’hémisphère sud, rempli d’étoiles, la Voie Lactée hyper visible et la Croix du Sud. On voit même deux étoiles filantes. Un moment unique qu’on n’est pas prêt d’oublier.

Après une bonne nuit de repos nous partageons notre petit déjeuner avec un couple de péruvien, au milieu de la forêt tropicale et des colibris. Au menu fruits tropicaux, jus frais et infusion de muña (une menthe locale).

Les sarcophages de Karajia

Autre curiosité de la région, des sarcophages d’une ancienne civilisation, perchés sur des falaises. Nous avions vu des images qui nous ont donné envie d’aller voir ça par nous-même.

Comment aller aux sarcophages de Karajia en indépendant depuis Chachapoyas ?

Il est possible de payer une excursion avec un guide depuis Chachapoyas, mais nous avons décidé d’y aller tout seul. Depuis le Terminal Terrestre, nous prenons un colectivo pour Luya (5 soles par personne – 50 minutes de route). Une fois à Luya, un taxi collectif (une voiture mais nous partageons le trajet avec d’autres) nous amène à Cruz Pata, le village près de Karajia (6 soles par personnes – 45 minutes).

Pour le retour, nous avons fait pareil. Le taxi était là, il savait bien qu’on allait devoir repartir haha Donc au lieu de faire le chemin retour à vide, il nous a attendu.

Accéder aux sarcophages de Karajia

Après avoir payé 5 soles chacun à Cruz Pata, nous prenons le chemin qui amène jusqu’aux sarcophages. Le panneau indique 1km, ça ne fait que descendre et il fait très chaud. Il est possible de s’y rendre à cheval mais nous préférons marcher.

Au bout de 20 minutes, nous arrivons au point de vue sur les sarcophages, ils sont super haut ! Six sarcophages stylisés, faisant jusqu’à 2,5m de hauteur. Les défunts étaient insérés en position fœtale dans la partie « corps » des sarcophages.

L’application maps.me indique qu’il y a d’autres sarcophages un peu plus loin, nous les cherchons mais ne les trouvons pas.

Sur le chemin retour nous rencontrons un groupe de touristes en excursion. A ce moment-là, on est bien content de les avoir éviter et d’avoir profité du lieu seuls et en toute tranquillité.

Nous avons beaucoup aimé ce passage à Chachapoyas, qui regorge d’endroits à découvrir et qui nous a plongé dans une atmosphère différente du Pérou. Nous avons échangé avec plein de péruviens, locaux ou touristes, toujours super contents de voir des occidentaux s’intéresser à leur pays (et pas juste au Machu Picchu !). Nous gardons de super souvenirs de ce lieu, entre les rencontres et les paysages grandioses et sauvages !

Quelques conseils de plus

Où manger à Chachapoyas ? Le restaurant El Batan del Tayta, un endroit à la décoration atypique et aux plats revisités et uniques (j’ai mangé du porc façon ceviche). Les cocktails sont aussi originaux, il y en a même avec des fourmis (mais on n’a pas testé) ! Un resto à découvrir si vous voulez une petite soirée qui change.

Où dormir à Cocachimba, près de la cascade de Gocta ? Gocta Miradors, un petit hôtel avec vue sur la cascade, propre, bon petit déjeuner et la gérante est juste adorable ! Chambre double avec salle de bain privée pour 35€ (un peu « cher » pour le Pérou mais l’endroit est vraiment sympa !).

11 mois de voyage en Amérique du Sud : bilan

Cela faisait plusieurs années que nous avions un rêve : explorer l’Amérique du Sud. Et pas seulement aller dans l’un des pays du continent pour 2 ou 3 semaines mais y passer plusieurs mois, afin de découvrir la variété des paysages, les différentes cultures et s’imprégner totalement de cette expérience.

Nous avions déjà connu le voyage au long cours avec un road-trip de 11 mois autour de l’Australie. Mais c’était une expérience radicalement différente. Bien sûr les pays sont différents, l’Australie est un pays riche, les gens y parlent anglais, une langue que nous maîtrisons, alors que tous les pays d’Amérique du Sud ont un niveau de vie inférieur au nôtre, il y a de la misère, et les gens parlent seulement portugais et espagnol et très peu savent aligner quelques mots d’anglais.

Pas seulement cela, c’est aussi la façon de voyager qui fut différente. En Australie nous avons acheté un van aménagé et avons fait (littéralement) le tour du pays avec. Se trimballer avec notre maison roulante nous a procuré un immense sentiment de liberté. Nous étions libres de bouger quand on le voulait, de prolonger notre séjour dans un lieu où nous nous sentions bien et inversement, partir plus rapidement d’un endroit qui ne nous convenait pas.

Pour ce voyage en Amérique du Sud, avec les multiples pays, ça nous semblait plus compliqué d’acheter un véhicule (et de le revendre avant de partir). De plus, on nous avait dit que les transports en commun étaient très développés, nous avons donc choisi cette option. Ce fut donc très différent, moins facile et plus contraignant mais ça nous a permis de voyager au milieu des locaux, de tester de nombreux transports et de nous rendre compte de la bienveillance des gens, toujours prêts à nous renseigner et nous aider !

Notre voyage en quelques chiffres et infos

Combien de temps ce voyage a-t-il duré ?

  • 11 mois de voyage, 334 jours divisés ainsi :
  • 56 jours au Pérou
  • 24 jours en Équateur
  • 32 jours en Colombie
  • 35 jours au Mexique
  • 29 jours en Bolivie
  • 54 jours au Chili
  • 64 jours en Argentine
  • 40 jours au Brésil

Notre itinéraire en Amérique du Sud et au Mexique

Combien avons-nous dépensé ?

Niveau coût, nous sommes à une moyenne de 30 € par jour et par personne environ, tout compris, sauf les billets d’avion aller/retour depuis et vers la France et ceux pour aller à l’île de Pâques et aux îles Galápagos. Nous avons beaucoup mangé à l’extérieur (restos, marchés, petites cantines…) car ça valait moins cher, excepté dans les derniers pays (Chili, Argentine et Brésil) où nous avons régulièrement cuisiné pour faire des économies (et aussi car on en avait marre de manger du riz à tous les repas 🤪). Nous nous sommes fait plaisir et avons profité à fond du voyage : cocktails (souvent en happy hour !), restos, visites guidées, excursions et quelques activités insolites. L’Amérique du Sud est un continent où l’on peut facilement voyager à petit prix !

Comment nous sommes-nous déplacés ?

Nous avons utilisés beaucoup de transports différents pour traverser et visiter le continent sud-américain : bus, colectivo (taxi collectif ou mini-bus), taxi, uber, voiture, tuk-tuk, arrière d’une moto, avion, ferry, bateau, lancha (barque), arrière d’une jeep, téléphérique, métro, métrobus, vélo, et à pieds bien sûr !

Où avons-nous dormi ?

Nous avons principalement dormi dans des petits hôtels, des chambres d’hôtes et des auberges. Puis lorsque nous avons voyagé à quatre avec Audrey et Thomas (retrouvez-les ici : bonjourlemonde) nous privilégions les logements airbnb (plus économiques et bien pratiques pour cuisiner). Nous avons également passés quelques nuits insolites :

  • dans une cabane en bouteilles recyclées au milieu d’un désert en Colombie ;
  • dans un hamac au bord d’une plage, sous un simple toit de bois et de paille, avec une couverture et une moustiquaire en Colombie ;
  • dans un hôtel de sel en Bolivie ;
  • dans un ferry qui traverse les fjords chiliens, en squattant plusieurs sièges pour s’allonger ;
  • une nuit dans un « terminal » de ferry (pas prévue !!) avec des enfants qui font nuit blanche et une nuit à l’aéroport de Lima (blindé de monde !) 😆

Dangers et désagréments en Amérique Latine

Les bobos du voyage : de sérieux maux de ventre, une turista chacun, un virus tropical pour Mandy, ainsi que des dizaines de piqûres de moustiques et de borrachudos (une sorte de moucheron dont les piqures sont extrêmement urticantes) 😵🦟

La dangerosité en Amérique Latine : c’est un point qui fait peur avant de partir (merci France Diplomatie qui en fait des caisses). Il y a aussi pas mal de témoignages de voyageurs qui se sont fait voler leurs affaires (nous en avons rencontrés), il faut donc être prudent de ce côté-là.
Pour notre part : deux tentatives de vol dans un métrobus bondé en Équateur (pratiquement en même temps), des taxis pilotes de courses et c’est tout finalement.
Pour nous, le plus dangereux c’est l’état des routes et la façon de conduire des locaux (sans oublier qu’il n’y a pas toujours la ceinture de sécurité dans les voitures) qui parfois peut nous paraître risquée. Concernant le reste, nous sommes déjà méfiants en France (haha), il faut surtout faire attention dans les grandes villes, les locaux nous mettent souvent en garde si la situation est délicate. Dans les petites villes, les campagnes, les gens sont plutôt honnêtes, nous avons eu un bon ressenti général et ne nous sommes jamais senti en insécurité.

Les différents paysages rencontrés :

L’Amérique du Sud est un continent hyper contrasté, avec des paysages incroyables et fantastiques ! On en a vu des choses, entre autres : montagne, glacier, altiplano, forêt tropicale, désert, plage, volcan, île volcanique, lagune d’eau salée, désert de sel, lac de montagne, geyser, source d’eau chaude, oasis, canyon, grotte souterraine, cascade…

Le top de nos lieux coup de cœur en Amérique Latine

L’une des questions qu’on te pose à ton retour d’un long voyage c’est très souvent « alors tu as préféré quel pays ? ». Mais comment choisir ?! Tous ont des endroits exceptionnels, des paysages différents les uns des autres, des histoires diverses, des expériences variées. Alors voici plusieurs listes de nos endroits préférés par thèmes (tout cela est bien subjectif et ne reflète pas tout notre voyage !).

Vous retrouverez en lien les articles spécifiques à chaque endroit (cela évoluera au fur et à mesure que l’on écrit les articles restants).

Le top des lieux où voir des animaux (sauvages bien sûr) :

  • Les Galápagos ! C’est l’un des lieux les plus incroyables du monde en matière d’animaux, avec des iguanes partout (vraiment !), des otaries, des centaines de variétés d’oiseaux et la possibilité de voir de nombreux animaux et poissons marins (dauphins, raies, requins, poissons colorés…) ;
  • L’Amazonie : alors, on ne croise pas des jaguars à tous les coins bien évidemment mais il y a une grande bio-diversité. Nous avons eu la chance d’observer des paresseux, des singes (dont le plus petit singe du monde), des dauphins d’eau douce, des piranhas, plein d’espèces d’oiseaux et surtout beaucoup d’insectes, d’araignées et de grenouilles ;
  • La péninsule Valdés en Argentine : oiseaux, otaries, phoques, guanaco et surtout des manchots ! Et si on se trouve à la bonne période, même des baleines et des orques.

Nos régions préférées :

  • Le Sud Lípez, dans les montagnes boliviennes, entre 2500 et 5000m, on se régale des paysages sauvages et immaculés, en particulier des lagunes de toutes les couleurs. Les régions limitrophes, côté Chili (région d’Atacama) et Argentine (région de Salta) sont également de toute beauté ;
  • La Patagonie, territoire du bout du monde, ses longues routes désertes, ses lieux encore sauvages et ses montagnes aux formes uniques ;
  • Les Andes, les montagnes des Incas, des paysages à couper le souffle (dans les deux sens du terme !) et beaucoup d’endroits façonnés par le peuple Inca et les civilisations les précédant.

Les villes les plus jolies :

  • Carthagène des indes en Colombie, notre gros coup de cœur côté ville, malgré le nombre de touristes et des travers que ça implique dans le centre historique, celui-ci est magnifiquement préservé et coquet ;
  • Rio de Janeiro au Brésil, l’emplacement est exceptionnel, la vue à 360° depuis le Pain de Sucre est une merveille ;
  • Cuenca en Équateur, le centre historique est plein de charme, bien conservé et nous a vraiment séduit. Mais de manière générale, nous avons trouvé les villes en Équateur (notamment les centres historiques) bien entretenues et préservées.

Les vues les plus belles :

  • Gargantua del Diablo en Argentine et la vue d’ensemble des chutes d’Iguazu au Brésil, une émotion indescriptible quand on se trouve face à cette force de la nature ;
  • Le glacier Perito Moreno en Argentine, une gigantesque mer de glace aussi belle que terrifiante ;
  • Le lac Titicaca, immense et au bleu incroyable, avec les Andes au fond, au Pérou et en Bolivie ;
  • Les montagnes autour du Machu Picchu au Pérou ;
  • Le salar d’Uyuni, le plus grand désert de sel du monde, du blanc à perte de vue et des montagnes au loin ;
  • La laguna Colorada en Bolivie, un lac à la couleur rose/rouge spectaculaire ;
  • Le Fitz Roy et sa lagune, un décor qu’on croirait sorti d’un rêve ;
  • La forêt amazonienne à perte de vue, que ce soit lors de notre arrivée en avion, ou bien depuis le mirador de notre auberge pour admirer le coucher de soleil sur la canopée.

Les paysages les plus extraordinaires :

  • Le parc national de Sajama et son petit village en Bolivie, le genre de paysage qu’on rêvait de voir pendant ce voyage, ici la beauté côtoie l’authenticité et la simplicité ;
  • La cascade Gocta au Pérou, l’une des plus hautes du monde (771m), on se sent tout petit à côté ;
  • La Laguna 69 au Pérou, une lagune turquoise au milieu de paysages extraordinaires ;
  • Serranía de Hornocal, la montagne aux 14 couleurs, à côté de Humahuaca en Argentine, une vraie palette de peintre ;
  • Les chutes d’Iguazu en Argentine et au Brésil qui malgré leur célébrité, impressionnent et émerveillent ;
  • La forêt amazonienne, des arbres, des arbres, la nature à perte de vue, et de simples villages parsemés ;
  • Le Parc Torres del Paine au Chili, des paysages qui te font lâcher des wahou toutes les 30 secondes ;
  • La route pour aller à la Laguna Brava dans le nord ouest de l’Argentine, ainsi que la laguna en elle même, avec son effet miroir incroyable.

Nos lieux historiques préférés :

  • Le Machu Picchu au Pérou, cité inca à la hauteur de sa réputation ;
  • Les ruines mayas de Yaxchilan au Mexique, peu visitées, elles se trouvent au milieu d’une jungle peuplée de singes hurleurs ;
  • Rano Raraku, sur l’île de Pâques, le lieu où étaient fabriquées les fameuses statues, et où on en trouve le plus.

Nos plus belles randonnées :

  • La Laguna 69 au Pérou, difficile de marcher 14 km entre 4000 et 4600m, surtout quand ça ne fait que grimper, mais on est récompensé par la beauté du paysage, des panoramas et de la lagune turquoise, le cadeau final ;
  • Le Sendero Fitz Roy en Argentine, de beaux points de vue sur le chemin et une vision époustouflante sur le Fitz Roy et son lac font oublier les 7h30 de marche et la montée finale infernale ;
  • La Vallée de Cocora en Colombie, une randonnée assez difficile dans la forêt qui nous fait traverser des ponts en mode Indiana Jones et nous amène au milieu des plus grands palmiers du monde, avec une superbe vue sur la vallée.

Les activités les plus folles/insolites :

  • Voler au-dessus des lignes de Nazca au Pérou, dans un avion de 8 personnes (pilotes compris) ;
  • Faire de la balançoire au dessus d’un canyon dans lequel se jette une cascade immense, vers San Agustín en Colombie ;
  • Faire de la tyrolienne au dessus de la canopée de la forêt humide tropicale à Mindo en Équateur ;
  • Marcher sur un glacier, au Perito Moreno en Argentine ;
  • Assister au défilé dans le Sambodrome pour le Carnaval de Rio de Janeiro au Brésil.

Les plus belles plages du voyage :

  • Celestún au Mexique, un petit village de pêcheurs encore peu envahi par le tourisme (appréciable dans ce coin !) ;
  • Holbox une petite île dans les Caraïbes au Mexique, touristique mais qui reste quand même agréable (et en basse saison nous étions tranquilles) ;
  • Aventureiro au Brésil, sur Ilha Grande, accessible seulement en bateau ou après une rando sportive, mais en récompense : plage de sable blanc, eau turquoise, cocotiers et presque sauvage ;
  • Copacabana à Rio au Brésil, malgré l’urbanisation et les vieux immeubles qui l’entourent, elle garde son charme, avec sa longue plage et sa vue sur les collines environnantes, dont le Pain de Sucre.

Nos plats préférés :

  • Le ceviche : du poisson cru mariné dans du citron vert et des épices/condiments. Chaque pays a sa propre façon de le faire et à chaque fois c’est un régal ;
  • Les tacos au Mexique, en particulier le al pastor : de la viande marinée dans des tortillas de maïs traditionnelles, accompagnés de pico de gallo (tomate, oignon, coriandre fraîche) et de sauces pimentées ;
    Cliquez ici pour en savoir plus sur la délicieuse gastronomie mexicaine 😋
  • Les glaces maracuya (fruit de la passion), ce n’est pas un plat mais comment passer à côté d’une glace artisanale avec un bon fruit tropical qu’on ne trouve pas (ou très rarement) chez nous ?

Nos boissons préférées :

  • Le Pisco Sour au Pérou et au Chili : du pisco, un alcool local à base de raisin, du citron vert, du blanc d’œuf et des glaçons ;
  • La limonade maison aux citrons verts (non gazeuse), particulièrement au Pérou, on en a bu des litres (!) ;
  • La Margarita au Mexique : de la tequila, de la liqueur d’orange, des citrons verts et des glaçons, voilà la recette du bonheur !

Nos phrases préférées

Et pour finir sur une note rigolote, quelques mots, phrases qui ont rythmés le voyage :

  • Permiso!
  • Listo!
  • A donde va?
  • Todo bien
  • « Je suis fatigué patron » (La Ligne Verte)
  • « Pas ça Zinédine, pas ça, pas après tout ce que tu as fait » (Thierry Gilardi, Finale de la coupe du monde 2006 🤣)

Pour les deux dernières phrases, une explication s’impose : pendant une rando quand tu es au bout du rouleau et qu’une montée infernale se dresse devant toi ou quand tu cherches ton hébergement, avec ta carapace de Tortue Ninja Quechua qui pèse près de 15 kg sur tes épaules et que tu t’es gouré d’adresse et que tu n’en peux plus, c’était nos phrases fétiches et au moins en les disant, ça nous faisait rire et nous remontait le moral !

« Voyager c’est grandir. C’est la grande aventure. Celle qui laisse des traces dans l’âme. »

Ce voyage est fait de lieux qui nous ont marqué, des souvenirs gravés à vie, mais aussi des rencontres qui donnent le sourire et de retrouvailles qui donnent la pêche ! On n’oubliera pas Jorge au Pérou qui était trop heureux de rencontrer des français, Walter qui nous a fait découvrir l’Amazonie, la bonne humeur de Wilbur et Santusa qui se sont bien occupés de nous dans le Sud Lípez, cette fille à l’hôtel au Pérou qui nous a donné un mini cours d’espagnol, cette dame qui s’est demandé si on était mexicain tellement notre « hola » était parfait 🤣, ce chauffeur de taxi mexicain qui nous a dit que La Marseillaise était le meilleur hymne du monde, tous ces chauffeurs de taxi qui nous parlaient de Mbappé dès qu’on leur disait qu’on était français, tous ces gens qui ont pris de leur temps, sans râler, voire même plutôt dans la bonne humeur, pour nous aider, nous renseigner, nous conseiller, nous guider… 🙂

Sans oublier les voyageurs que nous avons rencontré pour un verre, une excursion, une visite ou parfois un bout de voyage. Et même un copain de San Diego, pas vu depuis 10 ans qu’on a rencontré par hasard (oui oui !) au détour d’une randonnée en Colombie. 😲🤯
Et bien sûr, certains de nos proches que nous avons retrouvé au fil du voyage, et avec qui nous avons vécu des souvenirs indélébiles au bout du monde.🥰

L’Amérique Latine est un pays où les rencontres sont riches et sincères. Les gens sont curieux mais respectueux et heureux de partager leur culture, leur petit bout de vie. Les sourires sont partout et les sud-américains ont le rire communicatif. Ils sont patients et on se fait rapidement comprendre, même sans bien parler espagnol (ou portugais). La vie est simple et en tant que voyageur, on le ressent, ici il n’y a jamais de problèmes, que des solutions ! No stress, zen, todo bien !
Un continent qui nous a marqué, sur bien des aspects, et qui fait maintenant partie de nous, à jamais ❤️

Découverte des cultures Chimus et Moches à Huanchaco

Nous quittons les montagnes de Huaraz pour la côte Pacifique, direction la ville de Trujillo, et plus précisément Huanchaco, petite ville balnéaire à côté, qui nous conviendra mieux pour poser nos sacs. Ici, on vient pour profiter de l’air marin mais aussi et surtout pour se plonger dans l’histoire de deux anciens peuples du Pérou. On connaît beaucoup les Incas, mais ils arrivent très tard dans l’histoire ! Avant eux vivaient de nombreux peuples, dont les Chimus et les Moches, dont nous allons en apprendre un peu plus ici.

La petite ville de Huanchaco

A Huanchaco nous prenons le temps de nous promener, de savourer tranquillement, sans se presser. Nous en profitons pour tester quelques restos, dont un de sushis, très bon (infos à la fin de l’article). Nous allons près de la plage, voyons les barques traditionnelles des pêcheurs d’ici, qui sont utilisés depuis l’époque des Chimus.

La ville est toute petite, nous faisons un tour au marché, qui est riquiqui ! Il n’y a que quelques stands mais c’est suffisant pour y faire nos provisions en fruits et légumes frais, mais aussi y manger un petit plat : poisson frit pour Manu, ceviche pour moi, qu’une vieille dame prépare devant nous, nous appelant « mi niños » et s’étonnant de nous voir manger épicé, pas courant pour des gringos (oui on s’est fait traité de gringos par une mamie péruvienne haha).

Le soir, on se pose au bar déguster des Pisco Sour et autres cocktails devant un superbe coucher de soleil, le plus beau du voyage !

Découvrir les Chimus : le site archéologique de Chan Chan

Nous partons pour Chan Chan avec un bus qui fait la liaison entre Huanchaco et Trujillo et qui nous dépose sur la route principale à notre demande. Nous marchons une dizaine de minutes jusqu’à l’entrée du site.

A l’entrée, une guide nous accoste en nous parlant français, nous décidons de faire la visite en sa compagnie, afin d’en apprendre plus sur cet endroit.

Le peuple Chimu qui habitait ses lieux était un peuple d’agriculteurs et de pêcheurs, qui a vécu jusqu’à l’arrivée des Incas (ces grands guerriers qui ont conquis une grosse partie de l’Amérique du Sud). Nous visitons les restes des bâtiments en adobe dans lesquels ils vivaient, et où on trouve encore différents motifs qui décoraient les murs.

Beaucoup de bâtiments sont encore ensevelis, le travail des archéologues est loin d’être terminé. Notre guide nous apprend que les chefs étaient polygames et pouvaient avoir jusqu’à 200 femmes ! Ils s’embêtaient pas ! Cela faisait donc de très très grande famille, il fallait donc de la place pour accueillir tout ce monde. Quand le chef mourrait, des sacrifices humains étaient perpétués pour être enterrés à ses côtés (surtout des jeunes femmes). Elle nous explique aussi qu’à cette époque le cochon d’inde était un repas ordinaire, alors qu’à présent c’est plus pour des occasions spéciales.

Un endroit vraiment particulier, et à faire de préférence avec un guide car il n’y a aucune explications et ce serait dommage de se promener ici sans savoir de quoi il s’agit. Il y a juste un petit musée à l’entrée avec quelques artéfacts.

Chez les Moches : Huaca de la Luna et del Sol

Nous nous rendons sur un autre site historique des alentours, en bus puis avec un colectivo. Arrivés sur place à 14h30 on nous dit qu’aujourd’hui c’était gratuit jusqu’à 14h mais que c’est maintenant fermé (nous sommes dimanche, est-ce pour cela?). On ne sait pas quoi faire, on est venu jusqu’ici, on aimerait visiter ce lieu, on réfléchit, et finalement quelqu’un nous dit que puisqu’on est ici, on peut visiter finalement ! On n’a pas tout compris mais ok, c’est bon pour nous !

Nous visitons la Huaca de la Luna avec un groupe et un guide obligatoire (nous sommes les seuls étrangers donc c’est en espagnol).

Le guide nous raconte l’histoire des Moche (oui y’a un peuple qui s’appelle comme cela ! Mais à prononcer « motché »), qui étaient là avant les Chimus (le peuple dont je parlais au-dessus). La Huaca de la Luna était un centre religieux, tandis que la Huaca del Sol (qu’on ne peut pas visiter pour l’instant) était un lieu administratif. Il faut aussi noter que ces noms de Huaca del Sol et de la Luna (qui signifie Temple du Soleil et de la Lune) sont les noms donnés par les espagnols lorsqu’ils ont découvert ces endroits, se basant sur les croyances Incas. Contrairement à ces derniers, les Moches ne vénéraient ni le soleil ni la lune.

Entre ses deux « poles » se trouvaient une grande ville.

Nous nous retrouvons devant une espèce de pyramide, chaque étage était en fait construit à chaque nouvelle dynastie, entre 100 et 700 après J-C. Il reste de belles fresques et encore des couleurs. C’est très joli et aussi très intéressant de pouvoir admirer cela, c’est assez rare de trouver des lieux aussi bien conservés par ici.

Trujillo, Huanchaco et les alentours sont souvent boudés par les touristes étrangers (la plupart des gens visitent plutôt la partie sud du Pérou), pourtant cet endroit mérite plus d’attention ! Nous nous sommes sentis super bien à Huanchaco, ça faisait plaisir de retrouver la mer, le soleil, une ambiance vacances, et nous avons vraiment apprécié nos visites à Chan Chan et à la Huaca de la Luna, c’était intéressant d’en apprendre plus sur des peuples qu’on ne connaissait pas et qui restent encore mystérieux…

Infos pratiques (prix mai 2019)

  • Comment se rendre à Chan Chan : prendre le bus orange qui fait la liaison régulièrement Trujillo – Huanchaco pour 2 soles par personne (0,50€).
  • Prix d’entrée Chan Chan : 10 soles (2,7€)
  • Prix d’une guide francophone : 50 soles pour nous deux (13,5€)
  • Comment se rendre à la Huaca de la Luna : depuis Huanchaco nous avons pris le bus jusqu’à Trujillo, à l’Ovalo Grau (un grand rond-point) et de la un colectivo qui amène jusqu’au site archéologique (en 15 minute environ).
  • Prix d’entrée de la Huaca de la Luna : 10 soles, la visite en groupe avec un guide est compris dedans (et obligatoire).

Où manger à Huanchaco ?

  • Umi Sushi Bar : un petit resto sans devanture, il faut frapper à la porte pour se faire ouvrir (ça fait très resto clandestin !) mais délicieux avec des mélanges originaux, au guacamole, crevette tempura, et des makis ceviche super bon !
  • Coco pizza : tout petit endroit pizzas et vin pas cher mais très bon
  • Chocolate Café : des bons jus de fruits frais, des patisseries qui font plaisir et des options végétariennes. Bon et copieux !

visiter l'île de pâques lever de soleil à tongariki

Visiter l’île de Pâques en 10 jours : guide, récit, expériences et conseils

L’île de Pâques… Un lieu populaire dans l’imaginaire collectif. On a tous en tête les mystérieuses statues qui peuplent cette île. Tellement connue qu’il nous parait impossible de se rendre dans cet endroit éloigné de tout. Avant d’entamer notre voyage de plusieurs mois en Amérique du Sud, nous étions bien décidés à visiter ce lieu au bout du monde, qui appartient au Chili. C’est ainsi que nous avons pris nos billets des mois à l’avance, avant même de nous retrouver sur le continent sud-américain, pour visiter la célèbre île de Pâques.

Sommaire

L’article étant assez long, le sommaire suivant vous permettra d’aller directement aux parties qui vous intéressent.

Comment voyager à l’île de Pâques, les démarches administratives (et notre expérience stressante !)

Démarches administratives pour s’envoler vers l’île de Pâques

L’île de Pâques ou Rapa Nui, de son vrai nom, fait partie de la région Valparaiso au Chili. On y arrive en avion depuis Santiago du Chili ou depuis Tahiti. En nous y prenant à l’avance, nous avons trouvé des billets aller retour depuis Santiago à 350 € chacun avec Latam, ce qui est un prix assez honnête, pour un vol de 5h.

Il faut savoir que le Chili a décidé depuis l’été 2019 de limiter l’accès à l’île, afin de la préserver. De plus en plus de touristes font le voyage jusqu’ici et beaucoup de chiliens décident de s’y installer. Pour limiter l’impact négatif de tout ce monde, on ne peut rester que 30 jours maximum.

Avant de s’envoler pour l’île, il y a plusieurs étapes « obligatoires » (vous allez comprendre pourquoi les guillemets) :

  • Remplir un formulaire unique d’entrée. Totalement obligatoire, on ne vous laissera pas embarquer sans que cela soit fait. Il se remplit en ligne à l’avance ou à l’arrivée à l’aéroport de départ, et il faut présenter le mail de confirmation à la PDI (Police d’investigation chilienne) ;
  • Avoir un billet retour (sans excéder 30 jours sur place) ;
  • Avoir un logement certifié Sernatur, la liste étant disponible sur le formulaire d’entrée ;
  • Si vous n’avez pas de logement certifié, comme par exemple un airbnb, il vous faut une lettre d’invitation d’un habitant de l’île. C’est un document officiel, la mairie fournit un numéro d’invitation.

Notre expérience chaotique, ou, quand on a bien crû qu’on arriverait jamais à partir pour l’île de Pâques

Et dans les faits ?
Je vais vous raconter notre expérience, qui pourra peut-être en rassurer quelques uns.

Trouver un logement et se rendre compte que rien n’est simple

Les logements sur l’île de Pâques sont à des prix très élevés, et nous avions réservé un camping pas cher (avec tente, matelas et sac de couchage inclus). Malheureusement, un mois après avoir fait la réservation, le gérant nous contacte pour nous informer qu’il y a eu un soucis avec les réservations et qu’il ne peut pas nous accueillir ! On était bien dégoûté car c’était le moins cher de l’île…

Après recherches nous avons finalement loué une chambre privée chez un habitant de l’île, via airbnb. Naïfs, nous n’étions pas au courant qu’il fallait un logement certifié ou une invitation. Nous l’apprenons quelques jours seulement avant le départ. Au même moment, notre hôte airbnb nous demande nos informations de passeport pour faire l’invitation, tout va bien. Sauf que la veille du départ, aucune nouvelle ! Nous devons remplir le formulaire mais nous n’avons pas de numéro d’invitation, ce qui rend la chose impossible. Gros gros stress. Le mec ne nous répond pas, malgré les mails et appels téléphoniques.

Le lendemain, jour du départ, nous arrivons à l’aéroport avec la boule au ventre, la peur de se faire refuser d’embarquer. Une hôtesse nous dit qu’on doit remplir le formulaire. Nous sommes piégés, que faire ?! Quand on informe l’hôtesse que nous ne trouvons pas notre logement dans la liste, sa réponse est simple : cocher n’importe lequel ! – Ah bon, ok ! Mais on on nous avait dit qu’il fallait une preuve (papier de confirmation de réservation) ? – Non non, pas de soucis.

On voit bien que ça doit arriver souvent ce genre de cas, d’ailleurs d’autres personnes galèrent autour de nous. On fait donc comme elle nous a dit. Effectivement, quand on a donné à la PDI notre numéro de confirmation, nous avons vu le policier prendre notre papelard et le poser tout en haut d’une énorme pile, sans nous demander un quelconque justificatif.

Bien sûr mieux vaut être en règle ! Mais si vous vous retrouvez dans une situation identique à la nôtre, pas de panique, la paperasse chilienne c’est comme en France : inutile ! xD

Des habitants qui ne connaissent pas le stress !

Pour finir avec notre airbnb et notre dose de stress, le mec était sensé venir nous chercher à l’aéroport. Évidemment une fois arrivés à destination, accueillis par de la musique polynésienne et une foule de gens tenant des pancartes avec des noms dessus, on a beau chercher, nos noms ne sont nulle part ! Re-stress ! On essaie de contacter notre hôte, mais il ne répond pas au téléphone. Tout le monde part, on se retrouve bientôt les derniers.

On se fait aborder par plusieurs chauffeurs de taxi, très gentils. Notre logement n’a pas vraiment d’adresse mais heureusement il y a le point GPS sur airbnb (et merci la carte sim chilienne pour la 4G). Notre taxi se débrouillera avec ça et finira par trouver la maison.

Il n’y a personne sur place, un monsieur qui bosse sur une maison juste à côté vient à notre rencontre et nous dit que « oui oui c’est bien la maison de Hinariru » (notre hôte). Il nous fait entrer (tout est ouvert), nous offre du thé et après quelques minutes nous dit qu’il nous laisse car il doit retourner travailler. Ok… On espère être au bon endroit, on inspecte la maison et on trouve une chambre mieux rangée que le reste de la maison, qui est identique aux photos sur l’annonce. Bon, ça doit être ça !

Après une demi-heure à s’occuper, à se demander ce qu’on fait, tout à coup quelqu’un sort d’une chambre qui était fermée : Hinariru ! Un peu étonné de nous trouver ici, mais pas tant choqué qu’on soit rentré et se soit installé, il nous dit qu’il s’y est prit trop tard pour l’invitation (sans rire !) et qu’il pensait qu’on ne venait plus… Mec, on a les billets depuis plus de six mois, on a payé un hébergement, bien sûr qu’on vient !! xD Bref Hinariru est un peu glandeur mais hyper sympa et il parle anglais avec un bon accent, ce qui fait que nos échanges sont facilités. On rencontre ensuite son oncle, avec qui il vit. Il est adorable, même si en temps que chilien, il parle espagnol avec un accent à couper au couteau qu’on a beaucoup de mal à comprendre xD

Tout est bien qui fini bien !

Malgré ce début de mésaventure, nous avons passé un excellent séjour chez eux. Ils nous ont accueillis comme si nous étions de la famille, on se sentait chez nous. On n’a pas du tout regretté de vivre chez l’habitant pour une petite immersion dans leur vie quotidienne. Nos hôtes vivaient de la pêche et Hinariru profitait des belles vagues autour de l’île pour surfer. Ils nous ont plusieurs fois offert à manger, dont un bon barbecue avec leur récolte de pêche et on a même eu droit de tester à un délicieux Pisco ! Et bien sûr plein d’autres anecdotes et bons souvenirs avec eux 🙂 Les habitants de l’île de Pâques sont des bons vivants, d’une grande gentillesse, et pas stressés de la vie, on se sent bien avec eux.

Quand visiter l’île de Pâques et combien de temps y rester ?

L’île possède un climat subtropical, plutôt doux toute l’année. On peut y aller à n’importe quelle période, mais si possible mieux vaut éviter de s’y rendre de juillet à septembre, car il y pleut plus que le reste de l’année. Nous y étions fin octobre / début novembre, et nous sommes tombés sur plusieurs jours de pluie. Bien regarder la météo pour organiser ses visites en fonction du temps ^^

Nous sommes restés 10 jours sur l’île, ce qui était un peu trop. En effet elle n’est pas très grande. Même en prenant le temps, nous n’avions plus grand chose à faire à la fin, surtout sans véhicule.

Je recommanderai d’y rester au minimum 5 jours (tant qu’à venir jusque là, autant en profiter) et pour prendre bien son temps, jusqu’à 7 jours.

Quel est le prix d’entrée sur l’île ?

Si l’on souhaite visiter les sites archéologiques de l’île, il faut payer un ticket au prix de 80 USD ou 54000 CLP (environ 72 €). Cela donne accès à tous les sites en illimités, à l’exception de deux lieux, qui ne sont accessibles qu’une fois (pour leur préservation). On achète ce ticket dès l’arrivée à l’aéroport de l’île, où on nous donne une carte de l’île avec les différents lieux à voir.

Vous pouvez bien sûr venir sur l’île sans payer ce ticket et vous pourrez voir des statues et vous balader. Cependant, vous louperez beaucoup de choses et tant qu’à venir jusqu’ici (je rappelle que cette île est située au milieu du Pacifique et est l’un des lieux les plus isolés de la planète !), autant en profiter à fond.

Comment se déplacer sur l’île de Pâques ?

Il y a plusieurs sites accessibles à pieds, sur de courtes distances ou en randonnée depuis l’unique ville de l’île, Hanga Roa.
Ensuite on peut prendre des excursions pour visiter les coins plus éloignés de l’île Pâques mais le mieux est de louer une voiture. Il y a plusieurs loueurs en ville, ils louent tous des « Jimny », une sorte de petite jeep (c’est le véhicule le moins cher). Vous pourrez partager les frais avec d’autres voyageurs si vous êtes en auberge, camping… Pour notre part nous avons loué un Jimny tous les deux, pour être libre de notre planning et pendant 3 jours afin de bien profiter (mais 2 jours sont suffisants).
Si vous êtes sportif, vous pouvez également louer un vélo pour aller jusqu’au nord de l’île.

Petit lexique de l’île de Pâques

L’île appartient au Chili. Ainsi, on parle espagnol, mais elle est de culture polynésienne, et ils ont donc leur propre langue. Voici quelques mots avec leur définition, dont certains que j’utiliserai par la suite.

  • Rapa Nui : c’est le nom de l’île, de ses habitants et de la langue parlée ici ;
  • Moai ou moaï 🗿 : nom donné aux statues de l’île, il est interdit de les toucher ;
  • Ahu : plateforme sacrée où sont posés les moaïs, il est interdit de marcher dessus ;
  • Motus : des îlots aux alentours de l’île ;
  • Iorana : pour se dire bonjour ou au revoir.

Les points d’intérêts à visiter sur l’île de Pâques

Cela a beau être une petite île, visiter l’île de Pâques promet de belles expériences. Elle recèle de nombreux trésors, principalement archéologiques

Hanga Roa, l’unique ville de Rapa Nui

C’est ici que se trouve la majorité des habitations de l’île. Il y a un centre-ville (nous logions vers l’extérieur de la ville) avec des magasins, un office du tourisme Sernatur (où il ne faut pas oublier de passer pour se faire tamponner son passeport pour repartir avec un joli souvenir gratuit), quantités de restaurants et bars, ainsi qu’un musée.

Il ne faut pas louper le petit port de pêche en ville. En étant attentifs, on peut y observer des tortues de mer qui viennent près du bord à la recherche de restes de poissons. Elles sont énormes !

Le musée d’Hanga Roa

Nous avons visité le petit musée sur l’île de Pâques dès le premier jour. Cela nous a donné pas mal d’informations sur l’île, son histoire, sa découverte, ses mystères… A ne pas louper, si possible au début du séjour, pour mieux comprendre ce qu’on va voir ensuite.

Tahai, le spot aux couchers de soleil

Tahai, c’est l’endroit avec des ahus et des moaïs le plus proche de la ville. C’est ici que se regroupent visiteurs et habitants chaque soir pour admirer un merveilleux spectacle : le soleil se couchant derrière ces mythiques statues. La première fois qu’on assiste à ça, ça ne laisse pas indifférent ! On y est allé plusieurs fois, avec une petite bière chilienne 😉

Rano Raraku, la « nurserie », l’un des endroits les plus impressionnants de l’île

C’est l’un des deux sites que l’on ne peut visiter qu’une seule fois sur l’île de Pâques. On y accède en voiture (ou vélo pour les plus motivés !). Il est surnommé la nurserie, car c’est ici que furent construits tous les moaïs de l’île. C’est une petite montagne située dans les terres. C’est un endroit absolument étonnant car on y découvre de nombreux moaïs. Certains sont totalement finis, d’autres à moitié terminés et d’autres encore à peine commencés. On aperçoit des formes un peu partout, c’est vraiment génial à voir. Clairement un endroit qu’on a adoré !

Certains non terminés sont vraiment immenses ! Les moaïs étaient taillés dans la pierre de la montagne puis transportés un peu partout sur l’île. Aujourd’hui encore ces statues sont très mystérieuses, on pense qu’elles représentent les anciens et étaient vénérées.

Il y a un cratère avec une sorte de marais à côté. Là encore il y a quantités de moaïs, qu’on ne peut pas approcher par contre.

De plus, on profite d’une superbe vue sur un bout de l’île, dont le magnifique site de Tongariki.

Tongariki, le merveilleux spot au lever de soleil

Après Rano Raraku, encore un endroit coup de cœur ! Quinze immenses moaïs se tiennent sur un grand ahu, tournant le dos à l’océan. Nous sommes passés plusieurs fois dans ce lieu pour admirer ces géants, dont deux fois au lever de soleil (et une fois sous la pluie !). Le paysage est splendide et les moaïs sont vraiment impressionnants, on se sent tout petit…

La belle plage d’Anakena et la crique Orahe

Rapa Nui a beau être une île du triangle polynésien, il ne faut pas s’attendre à se retrouver sur une île tropicale. En effet l’île possède peu de plages ! Ici c’est plutôt ambiance falaises déchirées par l’océan et les paysages nous ont rappelé l’Écosse (surtout quand il pleut !). Vous ne vous attendiez pas à ça non ? ^^ Cependant l’île possède une plage, superbe, et unique… Eau cristalline, sable blanc, cocotiers et bien sûr ahus et moaïs ! La vision est vraiment paradisiaque. On suppose que c’est ici que seraient arrivés les premiers hommes qui ont ensuite colonisé l’île. Sur les bords de la plage se trouvent des vestiges archéologiques d’anciennes habitations.

A proximité de Anakena se trouve une autre très belle plage, plus petite et moins fréquentée mais où il est déconseillé de se baigner : Orahe.

Te Pito Kura, le nombril du monde

Après Cusco, le nombril du monde des Incas, nous trouvons un autre « nombril » : une pierre parfaitement ronde et polie, qui est en plus magnétique ! Auparavant on pouvait la toucher, mais elle est maintenant protégée car des gens grimpaient carrément dessus (malin n’est-ce pas).

On voit aussi des moaïs par terre. Il faut savoir qu’à un moment, le peuple rapa nui a abandonné le culte de ses ancêtres, les moaïs. S’est ensuite suivi un conflit où les moaïs se sont fait renverser un peu partout sur l’île.

Puna Pau, la fabrique de « chapeau »

Si les moaïs étaient fabriqués à Rano Raraku, les « chapeaux » sur leurs têtes étaient taillés ailleurs, à Puna Pau, dans de la pierre rouge. D’ailleurs on a appris que ce n’était pas des chapeaux. Cela représentaient leur cheveux, coiffés avec un chignon sur le haut du crâne.

Les explorateurs de Ahu Akivi

Un peu dans les terres se trouvent sept moaïs un peu différents des autres car ceux-là sont les seuls à avoir été retrouvé face à l’océan (même s’ils ne sont pas hyper proches de celui-ci). Ils représenteraient les sept premiers explorateurs de l’île.

La grotte d’Ana Te Pahu

Une petite marche de 10/15 minutes au milieu des vaches et moutons nous amènent jusqu’à la plus grande grotte de l’île, qui était habitée à une époque ultérieure.

Les fenêtres de Ana Kakenga

Accessible à pieds depuis la ville, on accède à la grotte Ana Kakenga par une entrée étroite et totalement obscure (mieux vaut avoir une lampe torche, moi je me suis cognée xD). Une fois à l’intérieur de cette grotte en bord de falaise, on peut observer la vue grâce à deux fenêtres naturelles. Un endroit sympa et étonnant !

Vinapu

Outre des moaïs abimés dont l’un serait l’unique moaï femme de l’île, on vient sur ce site archéologique en bord de mer pour y admirer des constructions qui rappellent étrangement celles que l’on a pu observer au Pérou, dans la région de Cusco. Il y a une théorie comme quoi les Rapanui auraient navigué jusqu’au Pérou, auraient rencontré les Incas et ces derniers aurait partagé leur savoir-faire. Ou alors ce sont les Incas qui sont venus jusqu’à cette île ? En tout cas, ce genre de construction avec des gros blocs de pierre taillés géométriquement est typique des Incas… Ce qui ajoute un mystère de plus à l’île de Pâques !

Le village cérémonial d’Orongo

Orongo est le second site accessible une seule fois. On peut y accéder en randonnée depuis la ville. Ce n’est pas compliqué même s’il faut un minimum de condition physique car ça grimpe un petit peu (venant de Bolivie où tout est en altitude, on n’a pas eu de soucis xD).

On marche le long de la côte, puis au milieu d’une petite forêt (oui oui il y a quand même quelques arbres sur l’île), jusqu’à ce qu’on arrive devant le cratère d’un ancien volcan, le Rano Kau. C’est l’un des trois volcans qui a donné naissance à l’île ; en effet Rapa Nui est une île volcanique. Les volcans sont désormais éteints. Dans ce cratère on peut observer une sorte de lac. C’est un réservoir d’eau de pluie, avec beaucoup de végétations marines, roseaux, etc. Ce qui en fait un habitat idéal pour les oiseaux. On observe tout ça du haut du cratère et on ne peut pas accéder au lac de près.

Juste à côté du cratère se trouve l’ancien village, Orongo, très important dans la culture Rapa Nui. Après avoir lu quelques informations dans le petit musée à l’entrée, on déambule au milieu des maisons circulaires en pierre. Nous avons une super vue sur l’océan d’un côté et sur le volcan de l’autre.

Ce village était spécial, habité seulement pendant les cérémonies, une fois par an. On connait tous les moaïs de l’île, mais il faut savoir qu’après le culte des moaïs, il y eut le culte de Tangata Manu ou homme-oiseau. Tous les ans, des hommes s’affrontaient en partant du village, descendant les falaises et nageant jusqu’au motu en face. Le premier revenant avec l’œuf d’un oiseau (des sternes Mahoke ou Manutara) devenait le chef pour l’année.

Ana Kai Tangata

Sur le chemin jusqu’à Orongo, nous passons devant une grotte en bord de mer où l’on peut admirer des peintures rupestres de l’homme-oiseau. Les abords sont également très beaux, les chevaux face à la falaise…

Différents points d’intérêts sur la côte

Il y a plusieurs endroits moins impressionnants que ceux précédemment cités mais toujours intéressants. Des moaïs renversés, des pétroglyphes, une sorte de rocher trompette (il faut souffler dans les trous pour faire un gros bruit), des grottes…

Les paysages avec les falaises sont également superbes et on aura même la chance de voir des baleines ! On passera un bon moment à les observer… C’est tellement fou de se dire qu’on est sur un caillou au milieu du Pacifique et que ces immenses et merveilleuses créatures passent à côté de nous…

En sillonnant l’île on rencontre aussi beaucoup de chevaux, avec des poulains craintifs et parfois curieux.

Vous l’aurez compris, il y a beaucoup d’endroits à visiter sur l’île de Pâques. Plein de balades possibles, de découvertes archéologiques à faire et on en a bien profité.

L’île de Pâques est-elle une destination chère ?

Comme toute île et encore plus quand celle-ci se trouve éloignée de tout, la vie est chère. Déjà que le Chili est le pays le plus cher d’Amérique du Sud, ici c’est encore pire.

Pour économiser, mieux vaut prendre un logement avec une cuisine (comme le camping qui propose une cuisine partagée ou un airbnb). Impossible d’aller au restaurant tous les jours (surtout en restant 10 jours comme nous). Comme les produits en supermarchés sont aussi plus chers, on peut ramener de la nourriture depuis le Chili : pâtes, riz, fruits, légumes, alcool… Attention en venant de Tahiti, il est interdit de ramener des fruits et légumes frais, le Chili est très strict là-dessus.

Nous sommes à un total de 34,5 € par personne, tout compris (sauf les vols A/R), on s’en sort bien 😉

Où manger sur l’île de Pâques : nos bonnes adresses

Nous nous sommes fait à manger à notre logement la majorité du temps, mais l’ambiance île et vacances nous a quand même donné envie de sortir pour manger et/ou boire un coup. Nous avons découvert des endroits très sympathiques !

  • Mikafé : glacier face au port (à déguster en cherchant les tortues !). Les parfums sont délicieux, le sorbet maracuya (fruit de la passion) était parfait.
  • Oheho Surf : resto/bar face à l’océan, à côté de l’office du tourisme. Les Pisco Sour sont parfaits et on a testé le hamburger au roquefort : une tuerie. Pour une fois qu’on sent bien le roquefort, ça nous a rappelé la mère patrie x)
  • Tumu : resto/bar qui fait des happy hours l’après-midi sur les pintes de bières. On peut aussi y manger, dont le « tumu » un plat de frites avec poulet, crème, champignons qui suffit largement pour deux personnes.
  • Te Moana : le petit craquage du séjour, pour notre dernier soir ! Un peu cher mais l’endroit est très chic. On a mangé sur la terrasse, dans l’herbe face à l’océan et au soleil couchant… Les Pisco Sour sont très bons et surtout on a adoré le ceviche de thon (le poisson le plus consommé de l’île) avec du lait de coco et du gingembre. Un régal, mes papilles s’en souviennent encore.

Vous l’avez compris, nous avons apprécié notre séjour. C’était agréable de visiter l’île de Pâques tout en profitant de l’ambiance à la cool et en sympathisant avec les habitants. C’est un endroit à part, unique, on se sent bien au bout du monde ici. Un de nos coups de cœur de voyage, on n’oubliera jamais ces jours passés sur cette île au milieu du Pacifique…

el castillo chichen itza ruines mexique yucatan

Petit guide des ruines archéologiques au Mexique

En un mois passé au Mexique, principalement dans la péninsule du Yucatan, nous en avons vu des sites archéologiques ! Il faut dire qu’on adore ça, c’est passionnant et c’est l’une des raisons pour laquelle on rêvait du Mexique.
Dans cet article vous trouverez notre guide (subjectif !) des ruines archéologiques du Mexique (dans l’ordre où nous les avons visité). Difficile de dire à quel lieu va notre préférence ! Découvrez nos notes sur 5, ainsi que nos conseils et infos pour vous faire une petite idée de chaque site archéologique…

La grandiose cité précolombienne de Teotihuacan ❤️❤️❤️🤍🤍

Les premières ruines que nous avons visité au Mexique sont celles de Teotihucan. Ce grand site se trouve juste à côté de la capitale, Mexico City. On peut y passer beaucoup de temps ! Les édifices les plus impressionnants sont la Pyramide de la Lune et surtout celle du Soleil, qui est la plus grande pyramide du continent. Elle est vraiment immense ! Nous y sommes allés le week-end et il y avait beaucoup de monde : on a fait la queue pour grimper sur la Pyramide du Soleil ! Par contre peu de gens grimpent sur celle de la Lune.

Pour prolonger l’expérience « aztèque » nous avons mangé à La Gruta, un restaurant… dans une grotte ! À l’extérieur du site mais situé juste à côté de la grande pyramide. Très prisé et pas de réservations possibles, attendez vous à attendre ^^

Prix : 75$MXN
Accès : en transport en commun depuis Mexico ou en voiture (environ 1h selon où vous êtes dans la ville), parking payant (45$MXN )
Affluence : Beaucoup de monde ! Essayez de venir tôt ^^

Tranquillité aux ruines mayas de Toniná ❤️❤️❤️🤍🤍

Situé à côté de la ville d’Ocosingo, sur la route entre San Cristobal de las Chiapas et Palenque ; Tonina est mis de côté par beaucoup de voyageurs. La route a mauvaise réputation, les gros bus n’y passent plus à cause de nombreux barrages causés par les locaux qui manifestent. On nous a dit qu’il n’y avait pas de soucis, seulement éviter de voyager le soir ou la nuit.
On a rencontré très peu d’occidentaux (genre 4 personnes ?) et très peu de touristes aux ruines. C’était vraiment vraiment tranquille !

Le lieu est assez unique, une ville sur plusieurs étages. Tout en haut se trouve une pyramide d’où la vue est superbe. Par contre, attention en grimpant c’est vraiment raide avec des « marches » riquiqui et abîmées. Il y a également un jeu de balle et ce qu’on a aimé c’est qu’il y a pas mal de statues et de fresques ! Ça ajoute un petit quelque chose à la visite.

Il y a aussi un musée avec beaucoup d’objets. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de le visiter en profondeur.

Prix : don de la somme que l’on souhaite
Accès : colectivo pour 20$MXN par personne, depuis le marché de Ocosingo (10-15 min de route). Le dernier colectivo passe à 17h pour retourner en ville.
Affluence : presque personne (on devait être 5 ou 6)

Des ruines au milieu de la forêt du Mexique à Yaxchilan ❤️❤️❤️❤️❤️

Des ruines en pleine forêt, à la lisière du Guatemala, accessible seulement par bateau… Ça fait rêver non ?! On ne pouvait pas louper ça !

Se trouvant dans un coin reculé, nous avons choisi la facilité : y aller par un tour opérateur. En effet, ça ne revenait pas forcément plus cher et ça nous évitait pas mal de tracas. Gros coup de cœur pour cet endroit en tout cas avec très peu de monde et où on se prend tout de suite pour Indiana Jones ! Pour arriver à la place principale, il faut passer par un temple dans le noir, où vivent des chauve-souris… Ça commence fort ! On découvre ensuite des édifices où la nature a repris ses droits, entourés des cris si particuliers des singes hurleurs (voir la vidéo ci-dessous). Un de nos meilleurs souvenirs.

Cris des singes hurleurs 🙉😱

Prix : dans les 80$MXN
Accès : 850$MXN avec Kichan Bajlum depuis Palenque (transport bus et lancha, entrée, petit dej et repas de midi compris, ainsi que la visite de Bonampak). Sinon en voiture ou colectivo puis lancha.
Affluence : Presque personne. Nous étions un groupe d’une quinzaine de personnes (mais nous avons quitté le groupe pour être tranquille). En indépendant nous avons du croiser 6 personnes de plus. Certains coins sont même totalement déserté par les touristes car un peu à l’écart de la place principale (la petite acropolis à 10-15 min de la grande acropolis ; et le temple du soleil, que nous n’avons pas eu le temps de voir car situé plus loin)

Les dernières peintures mayas à Bonampak ❤️❤️🤍🤍🤍

La visite du site de Yaxchilan est toujours couplé avec Bonampak, qui est assez proche. Les deux offrent des ruines uniques pour le Mexique. En effet, le site est beaucoup plus petit, mais il abrite une petite merveille : des fresques de l’époque mayas, bien conservées ! Ce sont les seules véritables peintures de cette époque qui ont été retrouvées… C’est vraiment très beau, un héritage unique. Elles sont dans des pièces où on ne peut rentrer qu’à 3, sans sac à dos, casquette, chapeau pour ne pas les abîmer. Flash interdit évidemment. On était juste un peu déçus car étant en groupe le planning a un peu débordé, on est arrivé assez tard à Bonampak. Si le site ferme à 17h, les pièces avec les peintures ferment à 16h30… Ce qui fait qu’on a du se presser un peu.

Il faut savoir aussi que le site est tenu par des descendants des mayas et vous en croiserez probablement. Les hommes et petits garçons sont habillés de « robe » blanche et ont les cheveux longs. Pour se distinguer les filles sont vêtues de couleur.

Prix : 50$MXN
Accès : compris dans notre tour à 850$MXN (voir paragraphe précédent). Sinon en voiture puis transport obligatoire depuis le parking jusqu’au site avec le transport de la communauté (pas donné, dans les 350$MXN apparemment pour moins de 10 minutes)
Affluence : presque personne

L’incontournable cité maya de Palenque ❤️❤️❤️❤️🤍

Situé à côté de la ville du même nom, ce site est facile d’accès et très beau. Il y a plusieurs pyramides très bien conservées. Pour cette visite nous avons fait appel à un guide afin d’en savoir plus sur les ruines au Mexique. C’était très intéressant, nous avons appris plein de détails sur les mayas ! Saviez-vous par exemple que les chefs mayas étaient albinos, parfois des femmes (et oui !) et comme ils se mariaient entre personnes de la même famille, ils avaient pas mal de handicaps. Mais loin d’être caché, c’était plutôt mis en avant. Il y a beaucoup de sculptures sur le site de personnes avec des handicaps physiques (on aurait jamais remarqué ça tous seuls).

La visite se termine par une petite exploration de la forêt alentour où il reste encore beaucoup de ruines à découvrir. Avec le guide nous avons la possibilité de rentrer dans le haut de certains temples où on a dégagé seulement l’entrée. Mode Indiana Jones activé ! Il nous montre aussi les arbres et on fait l’expérience de goûter… des termites ! Et bien c’est pas mauvais en vérité. Si un jour on est perdu en forêt on ne manquera pas de protéines !

Prix : 36 + 75$MXN / Prix du guide perso : 1000$MXN pour 2h
Accès : colectivo à 20$MXN (emplacement marqué sur maps.me)
Affluence : pas mal de monde

Se retrouver seuls dans les ruines de Becan au Mexique ❤️❤️❤️❤️🤍

À côté de la ville de Xpijil. Assez compliqué en transport en commun, nous avons loué une voiture à Chetumal pour deux jours et avons exploré tranquillement ce coin. Le site est assez grand et il n’y a personne encore une fois (on a croisé 4 personnes). Il y a de très grandes pyramides, très raides (il y a des cordes pour s’aider). En haut on voit la forêt aux alentours. Un endroit très tranquille, la balade dans les ruines est agréable.

Prix : 60$MXN
Accès : en voiture
Affluence : presque personne (on a croisé deux couples !)

Les ruines exceptionnelles de Calakmul ❤️❤️❤️❤️🤍

Encore des ruines qu’on ne voulait pas rater au Mexique ! Situé dans la même région que Becan, mais plus connue. Accès difficile, le début de la route pour y accéder est bien, puis il y a 40 km de route pleine de trous ! Parfois des trous qui prennent toute la route…! C’est limité à 30km/h, le trajet est long. En plus on s’est tapé des travaux qui nous ont bloqué une demie heure quand même. D’ici quelques années il devrait y avoir une meilleure route (on croise les doigts pour les futurs voyageurs).

Sur la route on peut rencontrer des animaux dont des pumas apparemment. Bon vous vous en doutez, le puma n’est pas du genre à se mettre au bord de la route à attendre les touristes alors nous n’en verrons pas. Nous croiserons des espèces de dindons, des centaines de papillons qui volent sur le chemin et même un serpent qui traverse la route !

En arrivant sur le site, on découvre des édifices genre musées avec des petites expos… Mais tout cela à moitié abandonné. On se croirait dans Jurassic Park. Ça donne l’impression qu’ils ont voulu faire un truc de fou et au final les visiteurs n’ont pas suivi et ils ont tout laissé à l’abandon (ils auraient d’abord du s’occuper de l’état de la route peut-être ?!).

Le site archéologique est très très grand. On y a passé 3h et on aurait pu y rester bien plus si on n’avait pas eu la voiture de loc à ramener à Chetumal. C’est très tranquille car au milieu de la forêt (on a quand même eu droit à un sale gosse qui braillait à tout va). Quand on monte en haut des pyramides (dont la plus haute de la civilisation maya), on voit la forêt à perte de vue !! C’est magnifique !

Si vous êtes dans le coin vous pouvez en profiter pour aller voir un phénomène assez unique : la sortie d’une immense colonie de chauve-souris (il y en aurait entre 1,5 et 2 millions !) qui partent chasser. C’est sur la grande route, peu après avoir quitté la route qui mène à Calakmul. Il faut y être une demie-heure avant le coucher de soleil (l’heure change selon la période de l’année, donc mieux vaut regarder sur Google en temps voulu). Si vous avez un bandana ou quelque chose pour vous protéger le nez, prenez-le car ça pue !!! xD (accès gratuit… pour l’instant)

Prix : 50 + 75 + 100 $MXN (deux « péages » sur la route, puis le droit de visite)
Accès : en voiture. On peut trouver des taxis depuis Xpujil apparemment, mais le mieux est de louer une voiture.
Affluence : très peu de monde

Les ruines mayas les plus photogéniques du Mexique à Tulum ❤️❤️❤️🤍🤍

Incontournable lors d’un voyage dans la péninsule du Yucatan, les ruines de Tulum deviennent victimes de leur succès au Mexique. Nous avons suivi le conseil des blogs : venir à l’ouverture à 8h ! (Enfin on est arrivé un peu après, indépendamment de notre volonté…) Jusqu’à 9h30 nous étions tranquilles, très peu de monde… Et ensuite c’était un déferlement de groupes ! L’horreur…! Il faut dire que ces ruines n’ont pas de pyramides mais sont situées en bord de falaise, face à l’océan turquoise des Caraïbes. Un cadre exceptionnel. On a adoré, ça changeait des autres sites mayas dans la forêt et ça faisait plus petite ville. Le site se visite rapidement, en 1h ou 2. On peut amener son maillot de bain pour se baigner. Malheureusement pour nous, la plage était fermée pour cause de marée haute. On y rencontre aussi des iguanes et des coatis tout mignons.

Prix : 75$MXN
Accès : en voiture (parking payant), en vélo (nous avions prévu ça, mais notre hôtel nous a oublié et s’est réveillé trop tard… Ça nous semble une bonne option en tout cas), en taxi ou en minibus depuis le centre (20$MXN)
Affluence : beaucoup de monde à partir de 9h30

La célèbre cité de Chichen Itza ❤️❤️❤️❤️🤍

Encore un incontournable du Mexique… En effet la pyramide, El Castillo fait partie des Sept Nouvelles Merveilles du Monde ! C’est la 3ème merveille de ce classement que nous découvrons (après le Colisée en Italie et le Machu Picchu au Pérou). Elle est en effet splendide et fait bien son petit effet lorsque nous la découvrons à la lumière du petit matin. Car comme pour Tulum, c’est un lieu de visite très prisée et mieux vaut y aller à l’ouverture à 8h.

Nous avons dormi à Pisté, la ville à côté, dans une chambre miteuse, sans eau (génial quand il fait 35°C !), et sommes allés en voiture sur le site, situé à 5 minutes. Il y avait encore peu de monde et nous avons pu bien profiter de la pyramide et des ruines qui l’entourent. Car Chichen itza ce n’est pas que la pyramide, le site est grand et il faut s’accorder quelques heures pour le parcourir. On a bien aimé le temple avec les colonnes, celui avec les têtes de mort et surtout le terrain de jeu de balle, qui est vraiment le plus grand que l’on ait vu ! Quand on se place au milieu et que l’on frappe dans ses mains, on entend l’écho : on imagine facilement l’ambiance qu’il devait y avoir…

Prix : 480$MXN (une fortune !)
Accès : en voiture (parking à 100$MXN). Il doit y avoir des colectivos depuis Pisté.
Affluence : énormément de monde et des hordes de vendeurs sur le site qui rendent la visite pénible.

Les superbes bâtiments de Uxmal ❤️❤️❤️🤍🤍

Notre dernier site ! On a un peu hésité car ça faisait beaucoup de ruines mais on avait entendu du bien sur ces ruines et au final on n’a pas regretté ! Les bâtiments sont restaurés et sont très travaillés. Ça change encore des autres sites archéologiques. Il y a deux pyramides, on ne peut grimper que sur l’une, on se balade sur les édifices et on rencontre pleiiin d’iguanes !

Prix : 413$MXN (encore une fois, ils se gavent sur les touristes étrangers)
Accès : en voiture (parking payant en plus bien sûr)
Affluence : peu de monde


À savoir qu’il n’y a quasiment pas d’explications, sauf sur certains sites (Chichen Itza par exemple, mais ça reste basique). On peut payer un guide mais cela ajoute un budget conséquent (nous l’avons fait une fois car nous avions envie d’en savoir plus sur les Mayas). Sinon nous utilisions le Guide du Routard sur le Mexique qui donnait souvent des cartes des sites et quelques explications avec les incontournables, ça nous a bien aidé ! Également l’application gratuite Maps.me, bien utile pour se repérer et se balader dans les grands sites en pleine forêt (comme à Calakmul et Yaxchilan).

Prévoir de l’eau et un chapeau car certains endroits ont peu d’ombres (sauf quand ils sont en pleine forêt !) et il fait très chaud, surtout quand on grimpe les pyramides.

Le Mexique c’est un rêve pour les fans d’histoire et de ruines ! On a adoré découvrir tous ces endroits témoins d’une période mystérieuse…

San Agustin : paysages verdoyants et sites archéologiques

Après avoir passé la frontière entre l’Équateur et la Colombie et passé quelques jours dans les transports à avancer vers le nord et à voir quelques villes (qui valent plus ou moins la peine), nous prenons à Popayan un bus pour San Agustin, un petit village. L’aventure en Colombie peut vraiment commencer !

Et en effet c’est vraiment l’aventure ! Le minibus part à 14h30. Nous savions qu’il s’agissait d’une route pas top. Au début on se dit ça vaaa, route goudronnée et portions de terre se succèdent. Mais à un moment, fini la belle route ! Il n’y a plus que de la route de terre, de poussière et surtout des trous ! Le chauffeur zigzag, il y a beaucoup de virages… C’est pas un trajet agréable ! Mais quand la nuit commence à tomber un joli spectacle nous attend : les petites lumières de maisons brillent telles des lucioles dispersées sur les collines. C’est vraiment trop mignon ! Nous arrivons enfin après 5h de route (et un arrêt pipi / casse-croûte sur la route).
Le minibus nous dépose à côté d’un organisme de tourisme, un monsieur nous explique rapidement ce qu’il y a à faire, à voir et nous donne une carte, avant que l’on rejoigne notre auberge.

Le Parque Archeologiquo de San Agustin

Le lendemain nous allons à pieds jusqu’au Parque Archeologiquo, situé à environ 3km du village (ça monte !). C’est la raison pour laquelle nous sommes venus jusqu’ici : de nombreux sites archéologiques sont présents dans cette région de la Colombie. Classé au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1995, cet endroit regroupe des centaines de statues, d’une civilisation précolombienne méconnue…
Nous payons l’entrée pour le « passeport » qui donne accès à plusieurs sites. Il est possible de prendre un guide mais nous avons la flemme (ils ne parlent qu’espagnol) et envie d’aller à notre rythme, tranquille.
De plus il y a un musée, à faire avant la visite, qui donne quelques explications. Le lieu est assez mystérieux en fait, on ne sait pas grand-chose (donc pas certain qu’un guide soit plus utile).

La balade dans le parc est très agréable,il y a beaucoup de végétation et bien sûr les fameuses statues !

Il y a dans le parc plein de sculptures, des tombes (on dirait des dolmens mais ils étaient enterrés) et aussi un cours d’eau qui a été modifié par le peuple qui vivait là. Ils ont taillés des visages dans la pierre, fait des trous, des tunnels…

On croise Vincent, un français qui a fait la route avec nous hier. Pendant qu’une grosse averse s’abat sur nous, on reste à l’abri et on discute de nos voyages. On a plein de choses à partager, on peut le conseiller sur le Pérou où il ira après, et lui nous renseigne sur le reste de la Colombie, qu’il a déjà vu.

On finit la visite ensemble, on rentre au village et après une bonne douche on se retrouve pour boire une petite bière colombienne avec vue sur le village.

Le Rio Magdalena

Le lendemain nous partons pour une excursion en 4×4, avec un chauffeur/guide, un couple de colombiens, un jeune couple français et un russe. Une bonne équipe ! On passera une très bonne journée.

Notre chauffeur nous promène dans la campagne, c’est tout vert, traversé par le Rio Magdalena, le fleuve le plus important de Colombie.

Il nous amène jusqu’à une curiosité locale, l’endroit où le fleuve rétrécit jusqu’à ne faire plus que 2 mètres de large ! Par contre mieux vaut être prudent car du coup il fait 20 mètres de profondeur à cet endroit et l’eau est très agitée ! Il y a eu beaucoup de noyades de gens essayant de sauter d’un côté à l’autre…

Le guide nous montre du café à l’état sauvage (ça a un petit goût quand on croque dedans) et des pigments naturels utilisés pour colorer les sculptures (et oui celles-ci étaient colorées de base). De la sève jaune et de la couleur rouge dans une espèce de noix.

Sur la route des dames vendent des chapeaux faits avec des peaux de bananes séchées, ça fait des sortes de tresses. Étonnant ^^
On mangera une arepa, une galette de maïs, la spécialité colombienne. Ici elle est fourrée au fromage et cuite sur une pierre volcanique, un en-cas vraiment délicieux !

On fait ensuite un arrêt dans un petit musée dans le village de Obando. Il y a des tombes à l’extérieur (on voit pas grand chose), dans le musée des objets et surtout de jolies fresques.

Suit la pause déjeuner, pendant qu’il pleut (bon timing !). Le monsieur colombien qui fait le tour avec nous nous propose de goûter l’aguardiente pour se réchauffer. On accepte bien sûr 😛 C’est l’alcool du pays, à base d’anis. Ça nous rappelle donc le Pastis mais sans eau par contre (en effet ça réchauffe haha) !

Alto de los Idolos et Alto de las Piedras

On visite ensuite à côté Alto de los Idolos, où il y a plusieurs statues et tombes comme on en a vu la veille. Mais aussi un sarcophage, des statues avec quelques restes de peintures et c’est également ici qu’il y a la plus grande statue retrouvée.

Nous allons ensuite à un autre endroit avec des statues : Alto de las Piedras. Les alentours sont superbes !

Par contre leurs noms « Alto » auraient du nous avertir… Ces deux sites sont en hauteur et il faut grimper un peu (rien d’insurmontable on vous rassure mais pourquoi rien n’est plat sur ce continent ?!! xD).

El Salto Mortiño

Il était prévu que nous voyions deux cascades avec le tour mais nous avons pris notre temps (ce qui n’est pas pour nous déplaire) et il se fait tard, alors nous n’irons voir qu’une seule cascade : Salto Mortiño, d’une hauteur de 170 mètres.

Il y a des points de vue au-dessus du vide, c’est vertigineux !

On aperçoit des gens faire de la balançoire au dessus de la cascade et du canyon… Ça nous donne envie alors on se lance ! Autant en profiter, ça n’arrive pas tous les jours. C’est un peu flippant au début mais au final on s’éclate ! Et on voit bien le fond du canyon ^^

Le coin est très joli, plein de fleurs, et des plantes un peu spéciales : de la coca et de la marijuana… Ben oui on est en Colombie quand même ! (vive les clichés !) X)

Huaraz : le glacier Pastoruri et les ruines de Chavin

Après avoir fait une boucle dans le sud du Pérou, nous prenons un bus de nuit depuis Lima pour arriver à Huaraz ! Après avoir pris une journée tranquille à se reposer et s’acclimater à l’altitude (Huaraz est située à 3000m), nous ferons 3 excursions à la journée.

Le glacier Pastoruri et la cordillère blanche

Départ en bus pour la Cordillère Blanche. On s’arrête à un endroit superbe, entouré de montagnes (ainsi que de péruviennes avec leur lamas déguisés… spécialement pour les touristes que nous sommes). Il y a une source d’eau gazeuse, naturelle. Étonnant ! Le guide nous fait goûter un tout petit peu.

Nous faisons un autre arrêt pour voir les Puna Raimondi, arbres endémiques du Pérou, qui ne poussent qu’à une certaine altitude. Certains sont vraiment immenses !
Juste à côté il y a aussi une « mare » aux sept couleurs. Mais le temps est couvert et pour notre part on ne voit pas de couleurs.

Retour dans le bus jusqu’au « camp de base », où la route s’arrête. Il faut ensuite marcher pendant une quarantaine de minute pour aller jusqu’au glacier. Le chemin est goudronné, ça monte un peu. Rien d’insurmontable mais à 5200m les efforts sont décuplés dû au manque d’oxygène. Ce n’est pas long mais nous mettons plus de temps que lors d’une rando au niveau de la mer. Peu de souffle et on se sent lourd. En plus il se met à neiger !

Nous arrivons à un mirador qui nous indique que le glacier arrivait jusque là en 2015. Incroyable de voir comme il est loin maintenant ! On peut voir à quel point son rétrécissement s’accélère avec les années.

On s’approche ensuite du glacier, on restera en haut environ 1h, à l’observer, ainsi que les alentours qui sont magnifiques.

Sur le chemin retour nous nous arrêtons dans un resto où nous avions commandé un plat à l’aller. Il est 17h ! L’altitude coupe l’appétit mais nous commençons quand même à avoir faim. Nous mangeons en compagnie de deux françaises avec qui nous parlons… voyage bien entendu ^^

Les ruines de Chavin de Huantar

Le lendemain nous retrouvons le même guide que la veille mais aujourd’hui c’est pour une découverte culturelle.
Sur la route nous faisons un premier arrêt à la lagune Querococha, à une altitude de 3980m. Le paysage est très beau ! On retrouve des lamas déguisés mais aussi des chevaux pour ceux qui n’auraient vraiment pas envie de marcher (lol).

Apparemment il y a un relief dans la montagne qui ressemble à la carte du Pérou mais pour notre part on n’arrive pas à la voir xD

On passe sous un tunnel, creusé dans la cordillère en altitude. On nous en a fait tout un plat mais c’est pas très grand finalement (on a vu plus impressionnant). De l’autre côté on découvre un Jésus (Christo Blanco) au milieu des montagnes, plutôt stylé !

On arrive dans la ville de Chavin, le bus nous amène directement aux ruines. Nous mangeons nos sandwiches (pas mécontents d’avoir prévu le coup !).

Il y a quelques ruines, le guide nous donne des explications, des hypothèses…

On va dans des souterrains. Seulement les chamans pouvaient venir ici, ils prenaient du San Pedro (drogue de cactus qu’on trouve encore au Pérou) et méditaient.
Dans un autre souterrain il y a une grande stèle sacrée, le Lanzon. Entourée de mur et protégée par une vitre (photo interdite). Cette stèle est la depuis 3000 ans environ !

À l’entrée du temple de Chavin il reste une tête, il y en avait plein avant mais elles ont été enlevées.
Elles protégeaient la cité. C’était sans doute la représentation des choses qu’ils voyaient quand ils étaient en transe.

Les boules dans le nez : du coton car à force de se droguer, leur nez saignait ! xD

À la fin de la visite, il y a des stands de souvenirs. Un occidental nous accoste, nous demandant d’où on vient : il est français lui aussi ! On sympathise rapidement, il nous dit qu’il est la depuis 1 mois et demi et apprend sur la culture chavin. Il nous explique plein de choses qu’il a apprise ici, la signification de la pierre Raimondi (le guide nous l’a juste montré).

La stèle Raimondi, qui représente les différentes étapes de la méditation.

C’est hyper intéressant ! Malheureusement il faut y aller.
On fait un arrêt repas pour le reste du groupe (nous on se balade dans le village et on se partage une bière).

On va ensuite au musée de Chavin situé un peu plus loin. Dedans il y a les statues des têtes qui ont été retiré du site (pour les garder à l’abri) ainsi que des objets retrouvés par les archéologues.

À refaire on ne prendrait pas de tour organisé pour venir ici. Je pense qu’il n’est pas compliqué de trouver un bus ou colectivo. Et ensuite de prendre un guide sur place.
Le français rencontré nous a dit que les guides de Huaraz et ceux de Chavin ne racontaient pas la même chose. Ceux de Huaraz sont plus portés sur le côté découverte archéologique (on a pu le constater) tandis que ceux de Chavin parlent plus des légendes, la signification des symboles (ce qu’il a pu nous raconter et qu’il a appris ici). À vous de voir donc si vous décidez de découvrir cet endroit. En tout cas, c’est une culture très intéressante, on aurait aimé en apprendre plus. Elle a beaucoup influencé les civilisations suivantes.

Pour notre dernière journée à Huaraz, nous avons fait une randonnée pour voir la Laguna 69, qui est très connue. Mais on vous en parlera dans un autre article ! 🙂

Découverte de Nazca et ses célèbres géoglyphes

Nazca est une petite ville célèbre pour ses « lignes », cependant la plupart des gens ne prennent pas vraiment le temps de s’y arrêter, elle est juste un rapide point d’arrêt. Elle a pourtant beaucoup à offrir ! 

Sur la route…

En partant d’Arequipa pour Nazca, nous découvrons les paysages changer, devenir de plus en plus désertiques. Ça nous rappelle un peu l’ouest américain.

Nous arrivons à notre hôtel vers minuit et pendant que c’est la fiesta à côté, nous nous endormons. Le lendemain est une journée tranquille, on se balade en ville, amenons nos affaires à laver et profitons de la piscine de l’hôtel. Ça fait du bien d’avoir chaud !

Planetario Maria Reiche

Le soir nous allons au planétarium, situé dans un hôtel où Maria Reiche, une allemande qui a passé sa vie à « nettoyer » les lignes et à les étudier, a séjourné pendant 25 ans (on passe devant sa chambre où il y a une plaque).

L’hôtel est très classe, le planétarium un peu vieillot. Il y a des séances en français, en anglais ou en espagnol. Le monsieur qui s’occupe de la visite parle un peu français, il nous montre dans le ciel des étoiles et constellations, dont la Grande Ourse, qu’on voit ici, bien que l’on soit dans l’hémisphère sud, car nous sommes proches de l’Équateur (on voit une partie du ciel des deux hémisphères) ! Par contre elle n’est pas dans le même sens qu’en France ^^ 

La visite continue dans le planétarium, les explications sont enregistrées avec des vidéos. On en apprend sur Maria Reiche et bien sûr les lignes de Nazca, mais aussi celles les précédant, de la civilisation Paracas. C’est très intéressant. Ils pensent que les lignes auraient été des endroits de rituels (on a retrouvé des poteries à côté), ou pour signaler l’eau (n’oublions pas que nous sommes dans un désert), ou aussi en rapport avec les constellations et le soleil… Que de mystère !

Le couple avec qui nous faisons la visite pose une question sur les aliens. Et là le guide nous montre une image de son ordi : des lignes trouvées il y a environ 3 ans : on dirait vraiment un alien ! Mais c’est très travaillé par rapport aux lignes que l’on connaît alors on pense que c’est un gros « fake »et qu’il s’est bien moqué de nous ! Ou alors on nous cache des choses… 

Ligne de nazca alien
Le fake… ou pas ?

Les lignes de Nazca

Évidemment, comme tout le monde, le but principal de notre visite ici, c’est de voir les géoglyphes dans le désert à côté de la ville. Il est possible de les voir depuis un mirador, la solution la moins chère. Mais pour nous, ce n’est pas suffisant. On rêve de voir ces lignes depuis des années, alors nous réservons un tour en avion avec notre hôtel, le meilleur moyen pour les observer. 

Un taxi vient nous chercher le matin à 8h et nous amène jusqu’à l’aéroport. Selon les conseils de la patronne de l’hôtel (une francophile très sympa) nous ne prenons pas le petit déj, mieux vaut le prendre après. Ayant lu plusieurs blogs qui racontent que l’avion bouge dans tous les sens et que cela donne la nausée, nous avons un peu d’appréhension.

L’aéroport est tout petit, on laisse le sac à dos à l’agence qui s’occupe de nous, on passe les contrôles et ensuite on attend qu’on vienne nous chercher.

Nous sommes 3 couples de français (décidément!) à faire ce tour. Nous suivons le pilote sur la piste, nous découvrons notre petit avion, et on se fait prendre en photo devant. Puis il nous place selon notre poids. Les plus lourds devant, les plus minces derrières. Manu est devant avec un autre mec, et moi je me mets derrière lui, au milieu. Il y a un pilote et un co-pilote.

On nous donne une feuille où il y a un plan des figures avec des numéros et nous mettons les casques qui nous couperont du bruit et grâce auquel le pilote pourra nous parler, pour nous indiquer où regarder, quelle figure on va voir (en nous donnant le numéro pour plus de simplicité). 

L’avion décolle, et c’est partit ! On voit pratiquement tout de suite les premières lignes, c’est impressionnant ! Et totalement fou car c’est vraiment juste à côté de la ville. Le pilote fait tanguer l’avion pour que chacun des deux côtés puissent voir les lignes. (cliquez sur les photos pour les voir en grand format)

On voit aussi la ville de Nazca, ainsi que l’immense dune de sable Cerro Blanco qui se trouve à côté. À la fin on passe au dessus des aqueducs de l’époque nazca. 

Vraiment un super moment !! On est déçu de ne pas avoir prit un tour plus long finalement !

Le cimetière Chauchilla

L’après-midi nous avions réservé une visite avec notre hôtel pour visiter un cimetière précolombien avec un guide francophone. Cependant Manu est malade depuis le midi, il n’est pas en état d’y aller. J’y vais toute seule, après avoir expliqué le problème à nos hôtes. Je me retrouve seule avec le guide, qui parle un très bon français et qui est un fan de la France ! Le trajet pour aller au cimetière dure une trentaine de minutes et il a le temps de m’expliquer plein de choses sur Nazca, le Pérou…

Nous arrivons au cimetière Chauchilla, datant des Nazcas (entre 1000 et 2000 ans). Il se trouve dans un désert avec plein de jolies couleurs. Il y a très longtemps, ce désert était un océan, comme en témoignent les fossiles de baleine retrouvés dans le coin. Les Nazcas habitaient dans la forêt à côté du cimetière. C’était un peuple pacifique, contrairement aux Incas guerriers.

Les couleurs du désert

Les tombes ont été pillées mais il reste quand même des corps, très bien conservés. Les morts étaient momifiés et on les enterrait avec des objets, qui témoignaient de leur importance. On a retrouvé du maïs de l’époque ! Les momies ont leur cheveux (certaines ont des dread immenses) et il reste des morceaux de peau. C’est très impressionnant de voir ça. Je conseille vivement de prendre un guide pour cette visite, sinon vous allez vous balader au milieu de squelettes sans rien comprendre… 

Il y a encore plein de choses à découvrir à Nazca et ses alentours. Pour en savoir plus n’hésitez pas à consulter le site de voyage-perou, une véritable mine d’information !

Pour notre part, après en avoir entendu parler, nous avions très envie de voir les lignes de Palpa, qui datent de la civilisation Paracas, ancêtres des Nazcas. Cependant c’était compliqué ou cher juste pour voir quelques dessins depuis un mirador (ce n’est pas dans Nazca mais dans une ville plus loin). Nous avons donc laisser tomber.

Mais surprise ! Dans le bus entre Nazca et Ica, nous avons pu les voir en passant ! En effet elles sont près du bord de la route, et contrairement aux lignes de Nazca, pas besoin d’être en hauteur pour les admirer : elles sont à la verticale sur des collines. En étant attentif on peut voir ces dessins humains trop choupis, dont les plus célèbres « la famille royale », et même d’autres sur les collines environnantes. Si vous passez par là, ouvrez l’oeil ! En venant de Nazca, elles se trouvent sur le côté gauche de la route (on a eu de la chance d’être placés du bon côté ^^).

On a beaucoup aimé se poser dans cette petite ville boudée par beaucoup de touristes, en plus on n’a pas compris pourquoi mais ici on a eu affaire à plusieurs personnes parlant français ! Trop rigolo ^^

Infos pratiques :

Vol au dessus des lignes : $60 (53 €) / personne pour le vol de 30 minutes environ avec la compagnie Air Brag, prise avec notre hôtel, taxi pour aller jusqu’à l’aéroport compris (le prix dépend de la compagnie et de la saison) – Prendre un vol plutôt le matin pour avoir plus de chance de bien les voir.

Cimetière de Chauchilla : 7 soles (2 €) / personne – avec un guide privé : 50 soles (13 €) / personne pour un groupe de 2 (dans mon cas j’ai payé 70 soles (19 €) vu que Manu avait annulé. Normalement c’est minimum 2 personnes apparemment)

Planétarium : visite en français à 18h30, 20 soles (5.50 €) / personne, à l’hôtel DM Nazca

Où dormir ?

La maison de Lydia, les propriétaires parlent français et peuvent organiser toutes vos visites. En-dehors du centre-ville mais on y est en 10 min à pieds. La piscine est bien agréable et le petit déj est compris (et bon) ! 

P’tit déj au bord de la piscine 🙂

Où manger ?

Restos locaux et pas chers autour de la Plaza des Armas. Sinon il y a une rue avec plein de restos. 

Kyōto-gosho, le palais impérial

Kyoto fut pendant plus de 1000 ans la capitale du Japon, elle abrite donc le palais impérial où vivait l’empereur à cette époque. Il est possible de visiter le palais, mais seulement lors de visites guidées (gratuites) où l’on doit s’inscrire. Seul le parc autour est ouvert au public.

Il y a plusieurs bâtiments, ainsi que plusieurs portes autour du palais (qui est entouré de murs qui le cachent). Le palais fut brûlé plusieurs fois (toujours le problème des bâtiments en bois…), la version que l’on peut visiter aujourd’hui date de 1854.

C’était très beau, les bâtiments sont très classes, mais on s’attendait à quelque chose de plus spectaculaire, étant donné qu’il faut s’inscrire pour le visiter (donner son numéro de passeport, son nom, etc.). Dommage qu’il y ait tant de monde et qu’il faille être avec un guide, on ne peut pas aller à son rythme donc on profite moins. Je crois que ce qui nous a le plus impressionné, ce sont les jardins, qui sont enchanteurs !

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Salle du trône, l’empereur était en hauteur et caché de la vue de tous

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Les musées de Séoul

On est allé visiter quelques musées à Séoul, ce qui est cool c’est qu’ils sont généralement gratuits ! Ceux qu’on a fait l’étaient en tout cas, donc faut en profiter 🙂

Quelques photos du musée national de Corée, qui est l »un des plus grands musées du monde (le 6ème en fait) !

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Coquillage – smiley ^^

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Chaussures (très étranges) de cérémonie

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Pagode en marbre haute de 13,5 m, trésor national, date de 1348

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Carte du monde vue par les coréens à une ancienne époque 😉 Remarquez la taille de la Chine (la gigantesque patate au milieu lol)

 

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Le musée folklorique, qui est l’un des musées les plus visités du monde. Le bâtiment est superbe !

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L’imprimerie, inventée par les coréens

 

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Ancien habit pour se protéger de la pluie

 

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Les animaux du calendrier chinois