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Visiter Lanzarote, volcans, plages et architectures : les incontournables !

Après avoir visité Tenerife et La Gomera, nous avons retrouvé les Canaries en fin d’année 2021. Cette fois-ci nous posons nos valises à Fuerteventura puis Lanzarote pour 2 mois et demi. Alternant travail à la maison et visite des îles. 

Lanzarote est l’île la plus à l’est des Canaries. Très proche de Fuerteventura, on peut rallier ces deux îles en une demi-heure de ferry. Encore une fois, c’est une île très agréable à explorer ! Mais que visiter à Lanzarote ?

Au sommaire de cet article (si vous êtes intéressés par une partie en particulier, cliquez sur le lien) :

Pourquoi visiter Lanzarote en novembre / décembre ? 

Visiter Lanzarote en hiver c’est juste le top ! Le soleil est presque toujours là, il pleut rarement et les températures sont douces, voire chaudes ! Ça suffit à quitter l’hiver français non ? Pour vous donner une idée, la journée, il fait dans les 20-22°C, mais le ressenti est souvent plus élevé. En fait ça dépend des endroits mais s’il n’y a pas de brise, préparez-vous à avoir un peu chaud. La nuit, la température ne baisse pas trop, il fait dans les 17°C. La journée on est donc en short et T-shirt, et le soir on sort pantalon et petite veste… Mais ici, pas besoin de manteau ou d’écharpe ! Même si on croise parfois des gens en doudoune (sans doute frustrés de ne pas avoir de vrais hivers 😅).

Visiter les villes et villages de Lanzarote : nos coups de cœur

Comme toute grande île des Canaries, on retrouve à Lanzarote des stations balnéaires ainsi que des petites villes et villages plus authentiques. Cette fois-ci nous avons fait l’impasse sur les « grosses » villes touristiques, nous n’avons simplement pas eu le temps ni l’envie d’y aller (on était tellement bien où on était il faut dire !). 

Douceur de vivre à Arrecife 

Durant ces 5 semaines à Lanzarote, nous avons élu domicile à Arrecife, la capitale de l’île. Et comment vous dire…? On a adoré ! C’est une ville de taille moyenne, où la vie s’écoule paisiblement. Nous logions juste à côté du Charco de San Gines, qui est clairement the place to be ! C’est un petit “lac” qui accueille des barques de toutes les couleurs. Tout autour se trouvent des restaurants plus sympas les uns que les autres. C’est un lieu très vivant mais sans être dans l’excès, ça reste très authentique

C’est un vrai bonheur de venir boire un verre pour profiter des derniers rayons de soleil de la journée, devant cette si belle vue. 

Mais Arrecife c’est aussi une marina très moderne avec des grands magasins, des restaurants… Et d’énormes paquebots qui passent par là régulièrement et qu’on peut entendre depuis notre logement quand ils “klaxonnent” (comment on dit pour un bateau ?!)

Arrecife c’est aussi une rue piétonne pleine de vie le matin et le soir mais déserte l’après-midi. C’est un bord de mer aménagé qui permet de rejoindre la plage de la ville en passant près du Castillo de San Gabriel, situé sur une petite île reliée à la ville par deux ponts. Le centre historique est petit mais très mignon !

Par ailleurs, c’est à Arrecife que l’on trouve le bâtiment le plus haut de Lanzarote : le Arrecife Gran Hotel. Après sa construction, l’artiste César Manrique, star de l’île (dont nous parlerons plus loin) décida que tout bâtiment de l’île ne devait pas dépasser 2 étages. Ceci dans le but de ne pas dénaturer Lanzarote et de laisser les bords de mer ouverts et non pas remplis de buildings sans âme… Une très belle initiative ! Mais j’avoue que c’est quand même top d’avoir un immeuble aussi grand ; surtout parce qu’il y a un bar/restaurant en haut ! Depuis le 18ème étage on a une super vue sur Arrecife et le coucher de soleil sur l’océan. On recommande de tenter l’expérience si vous passez par là. 

Teguise, le village le plus mignon de Lanzarote

Ancienne capitale de l’île, Teguise mérite vraiment qu’on s’y arrête. On déambule dans ses rues piétonnes, on admire la place principale avec sa belle église, on s’arrête dans l’un des nombreux restos déguster des tapas… Ici on a l’impression que le temps s’est arrêté ! L’architecture nous a rappelé les villages d’Amérique du Sud et du Mexique. 

Le dimanche il y a un grand marché qui attire beaucoup de monde. Sympa pour faire quelques achats et profiter de l’ambiance mais pour visiter la ville tranquille mieux vaut venir en semaine (en évitant le lundi où beaucoup de choses sont fermées). Attention le jour du marché les parkings autour sont payants !

César Manrique et les paysages du Nord 

Quand on visite Lanzarote, c’est impossible de ne pas connaître le nom de César Manrique, tant il est associé à cette île ! Je l’avoue, avant de venir on n’en avait jamais entendu parler. 🙈 Né à Lanzarote, peintre, sculpteur, architecte, c’était surtout un amoureux de son île natale et il a beaucoup œuvré pour préserver la nature de Lanzarote au maximum. Il y a beaucoup de lieux qui ont été aménagés par ses soins et dont la visite est inévitable lors d’un séjour à Lanzarote.

Le CACT : un pass pour découvrir les coins touristiques incontournables de Lanzarote

Si vous venez à Lanzarote, il y a de fortes chances pour que vous alliez dans l’une de ces attractions touristiques. Un pass existe pour économiser un peu en regroupant plusieurs visites. On peut choisir un pass pour 6 sites, ou bien pour 4 ou 3 sites (nous avons pris le pass pour 4 centres pour 29 €). Il s’achète sur internet ou bien directement au guichet de l’un de ces endroits.

Le pass complet avec les 6 sites à visiter comprend :

  • Le jardin de cactus
  • Las Montañas del Fuego 
  • La Cueva de los Verdes 
  • Los Jameos del Agua
  • Le MIAC – Castillo de San José (pas fait)
  • El Mirador del Rio (pas fait ; ou plutôt fait autrement ! Je vous explique après 😉)

Nous avons adoré ces 4 visites comprises dans le pass et vous les recommandons grandement ! Laissez-moi vous en parler plus en détail…

Visiter le Jardin de Cactus de Lanzarote

Ce jardin de cactus a été aménagé par César Manrique et il est absolument splendide ! On y découvre des centaines d’espèces de cactus différents, tous plus beaux et étonnants les uns que les autres. Le lieu est très agréable, sur plusieurs niveaux, avec un moulin qui nous observe et dans lequel on peut rentrer. Il y a même un café/restaurant où nous avons dégusté de bons smoothies. Coup de cœur pour nous ! 

Temps de la visite : environ 1h – 1h30

Arpenter la Cueva de los Verdes 

La Cueva de los Verdes est un tube de lave que l’on visite en groupe avec un guide. Elle n’est pas verte comme son nom le laisse penser ; elle s’appelle ainsi car Verdes était le nom de ses propriétaires. 😅 Nous avions déjà visité une grotte de lave aux Galapagos, mais ici, la Cueva est un peu plus « aménagée ». Il y a des lumières et on y a même installé une salle de concert pour son acoustique. Ça doit être sympa de voir un concert (c’est principalement du classique). Il y a aussi une surprise durant la visite, mais je n’en dis pas plus. Encore une fois, nous avons beaucoup aimé nous promener dans ce lieu atypique.

Temps de la visite : environ 1h (avec un guide) // Venez à l’ouverture pour éviter de faire la queue !

Découvrir los Jameos del Agua

Situé juste à côté de la Cueva de los Verdes, los Jameos del Agua est également une grotte de lave. Cependant, ce sont deux visites très différentes ! Ici le lieu est en partie ouvert et a été entièrement aménagé par César Manrique. C’est vraiment très beau. On y découvre un lac souterrain où vivent des milliers de petits crabes scintillants… Mais aussi un auditorium, un magnifique jardin, une somptueuse piscine et un restaurant dans la grotte. Nous y avons déjeuné, c’était très sympa. Encore une visite qui mérite le détour par sa beauté et son originalité !

Temps de la visite : libre, comptez 45 minutes ~ 1h (plus si vous mangez sur place)

Vue incroyable au Mirador del Rio et au Mirador de Guinate

Encore un endroit imaginé par le fameux César Manrique ! Depuis 1973, le Mirador del Rio est un bâtiment qui offre une vue plongeante sur l’île Graciosa, toute proche. L’entrée est payante (5 €) ou compris dans le pass CACT. Nous avons fait l’impasse dessus : on peut se garer à gauche du mirador (sur un parking de terre) et profiter de la même vue, gratuitement. Et celle-ci est époustouflante ! C’est vraiment la vue à ne pas manquer. Par contre, attention au vent, ça souffle fort !

On peut aussi se rendre au Mirador de Guinate, tout proche. C’est un lieu peu aménagé, avec peu de place mais la vue sur les falaises avec l’île Graciosa au loin est splendide.

Aller plus loin grâce à la Fondation César Manrique  

Une visite que nous recommandons, bien qu’elle ne soit pas comprise dans le pass, c’est celle de la fondation César Manrique. Ce fut sa maison de 1968 à 1988 (il a ensuite déménagé dans une autre maison à Haria, qui se visite également).

Ici, on découvre un peu l’homme qu’il était, ce qui est intéressant car il a vraiment laissé sa marque sur Lanzarote. Mais c’est aussi un grand plaisir d’explorer cette maison, si originale et belle ! Un peu cachée au milieu d’un terrain de lave, l’architecture est moderne mais intégrée à la nature. On a adoré les divers salons intégrés dans des bulles volcaniques éclairées par des ouvertures au plafond, avec des arbres. Et le clou de la maison : la piscine ! Il semblerait que César était un fan de belles piscines et celle-ci fait vraiment rêver, avec ses aménagements très 70s. En bref, une très belle découverte !

Prix de l’entrée : 10 € // Temps de la visite : environ 1h – 1h30

Les paysages de Risco de Famara

En prenant la route côté nord-ouest, on découvre des points de vue magnifiques, des petits villages mignons… À faire en voiture.

Visiter Lanzarote : au cœur des volcans 

Lanzarote, comme toutes les îles des Canaries, doit ses paysages aux volcans. Ici, il y a plusieurs manières de se retrouver dans ces paysages si particuliers. 

Montanas del Fuego 

Le joyau de Lanzarote, situé dans le parc national Timanfaya : les Montañas del Fuego. On arrive en voiture dans ce paysage volcanique, on passe le péage (où on montre nos pass CACT), puis on se gare sur le parking Islote de Hilario. Ici, on trouve un restaurant assez spécial : les viandes et volailles sont grillées dans un four naturel, avec la chaleur qui émane de la terre. Une expérience très originale, qu’on a voulu tenter ! Et devinez qui est l’architecte de ce restaurant ? César Manrique bien sûr ! Le restaurant El Diablo, de forme circulaire, donne vue sur le parc. 

C’est également d’ici que partent les autocars qui sillonnent une partie du parc. En effet, il est interdit de s’y rendre par ses propres moyens, il est obligatoire de prendre un bus. On ne verra donc ces fabuleux paysages que derrière une vitre. C’est frustrant mais cela permet de protéger et conserver ce site exceptionnel et son fragile écosystème (étudié par les scientifiques). Le bus suit une petite route construite au milieu de ces champs de lave. On se croirait sur une autre planète ! C’est vraiment magnifique et les 45 minutes de trajet passent à une allure folle.

C’est un lieu très fréquenté et il est donc recommandé de venir à l’ouverture ou en fin d’après-midi. Nous avons pris l’un des derniers bus de la journée et celui-ci était à moitié rempli. 

Randonnée du volcan Caldera blanca 

Le parc Timanfaya possède des zones gratuites et accessibles, où l’on peut effectuer des randonnées. Nous avons choisi de grimper sur le volcan Caldera Blanca. Après s’être garé sur un petit parking, la rando débute au beau milieu d’un champ de lave. Le chemin est plat mais un peu pénible car jonché de cailloux. Il faut constamment regarder où on pose les pieds (à l’aller ça va, mais au retour, on en a ras la casquette !). 

On arrive à la montaña caldereta, un premier « petit  » cratère, déjà impressionnant ! Très facile d’accès pour ceux qui ne peuvent pas faire la rando entièrement.

Ensuite, il y a plusieurs chemins qui mènent au sommet du volcan, on en tente un, au milieu de gros rochers qu’il faut escalader… Pourquoi prendre le chemin le plus simple alors qu’on peut faire compliqué ?! Enfin, rien d’insurmontable et nous arrivons ensuite au sentier qui conduit au sommet de la Caldera Blanca. Ça monte tranquillement et ce n’est pas long. En prenant de la hauteur on découvre le paysage, entre les champs de lave, les autres volcans et l’océan… 

Une fois en haut, nous sommes stupéfaits par la taille du cratère ! Il fait environ 1 km de large et ses parois dominent de près de 300 m le fond du cratère. C’est très impressionnant. Nous marchons un peu autour mais ne ferons pas le tour entier pour cause de vilaine migraine qui nous oblige à ne pas nous attarder. En plus, le vent souffle très fort, ce qui n’aide pas ! Les vues depuis le volcan sur le parc sont vraiment magiques. 

Info randonnée Caldera Blanca : 10 km // environ 3h aller/retour

Randonnée du volcan de La Corona 

Une autre randonnée sur Lanzarote qui permet d’observer le cratère d’un volcan. Celle-ci est encore plus facile et rapide. On se gare dans le village de Yé, près de l’église ou le long de la même route, d’où part la rando. Il y a peu de place mais on peut aussi se garer dans l’une des petites rues du village. En suivant le sentier, on passe au travers des vignes et des cactus. La pente est assez douce et la vue est aussi très belle. 

Une fois en haut on peut faire le tour du volcan mais ce n’est pas aménagé du tout, il faut rester prudent. On peut aussi descendre au milieu du cratère… Attention cependant car le sol est très friable et c’est difficile de remonter ! On a vu 2 gars galérer à remonter alors on est juste descendu un peu sans aller tout en bas. 

Info rando : 5km / 1h ~ 1h30  aller/retour 

Les vignobles de Lanzarote

Une autre façon de découvrir les terres volcaniques de Lanzarote, c’est de rouler dans la vallée de La Geria, où l’on retrouve les meilleurs vignobles de l’île. Le paysage est fabuleux et on peut faire des stop dans les bodegas. Par contre, évitez d’abuser sur les dégustations si vous conduisez car il y a souvent la policia qui fait des contrôles par ici. 🤣

Il existe de nombreuses caves, nous nous sommes arrêtés dans deux :

  • El Grifo, c’est la plus vieille des Canaries. Nous sommes passés par cette bodega dont l’ancienne cave se visite librement (gratuitement). Des visites organisées (payantes avec dégustation) sont aussi proposées pour découvrir la cave actuelle. Un jardin de cactus est accessible gratuitement et on peut se promener dans les vignes. Ça n’a strictement rien à voir avec nos vignes bordelaises x)
  • La Geria, la plus visitée. Nous nous y sommes juste arrêtés pour admirer la vue qui est superbe

Un conseil : si vous désirez acheter du vin de Lanzarote, je ne vous conseille pas forcément de l’acheter dans les caves… En effet, nous qui aimons le vin El Grifo, nous étions partis pour en acheter directement là-bas. Surprise quand nous avons vu que les prix étaient supérieurs à ceux en magasin (et de plusieurs euros) ! Bref, c’est malheureux mais passez plutôt dans un grand Hiperdino (par exemple celui de San Bartolomé), ils ont du choix et de meilleurs prix. 

Nous avons également beaucoup aimé le vin rouge d’une plus petite cave, La Vega de Yucon

Visiter Lanzarote côté plages et paysages du sud 

Punta del Papagayo

Dans le sud de Lanzarote, se situe la station balnéaire de Playa Blanca. C’est ici que nous sommes arrivés avec le ferry de Fuerteventura, mais en dehors de ce moment, nous n’y avons pas remis les pieds. Cependant, on trouve juste à côté de superbes plages de sables, notamment dans une réserve, à Punta del Papagayo. L’accès se fait en voiture, sur une piste de terre (je ne sais pas quel est leur problème mais souvent les routes pour les belles plages ne sont pas goudronnées… A croire qu’ils essaient de nous décourager d’y aller !). Il faut s’acquitter d’un droit d’entrée de 3 € par véhicule (payable par CB uniquement). Ensuite on peut découvrir les nombreuses plages, toutes superbes, ainsi que les beaux paysages qui les entourent… C’est un lieu vraiment agréable ! 

La Playa del Papagayo est vraiment paradisiaque et à l’abri du vent, de ce fait, elle est très populaire. Mais en marchant un peu ou en explorant plus loin en voiture, on découvre d’autres endroits avec moins de monde, voire déserts. 

Los Hervideros et Charco Verde (El Golfo)

Toujours dans la partie sud de l’île mais sur le versant ouest, deux paysages étonnants, très proches l’un de l’autre.

Los Hervideros, des grottes dans des falaises en bord de mer. Elles ont une forme particulière. On ressent la puissance des vagues avec le fracas qu’elles font en se brisant contre la roche. Le lieu est un peu aménagé pour profiter de plusieurs coins. C’est gratuit et rapide, à ne pas manquer ! 

Charco Verde ou Laguna Verde, dans le village de El Golfo, est un petit lac dont l’eau a une forte teneur en sel, qui offre des couleurs incroyables. C’est une vision assez atypique ! Après s’être garé sur un parking à l’entrée de El Golfo, on a accès au point de vue après une petite marche de 5 minutes. Il est également possible de descendre sur la plage, où se trouve la lagune, pour se baigner dans l’océan (et non pas dans la lagune, qui est interdite d’accès !). Le contraste de toutes ces couleurs est vraiment étonnant.


Encore une fois les îles Canaries nous ont conquises ! Visiter Lanzarote est un enchantement, entre ses beaux paysages, ses lieux aménagés par César Manrique, et sa vie si tranquille… Du bon vin, des tapas, du soleil… N’est-ce pas le paradis ?! Lanzarote, on reviendra !


Retrouvez tous nos articles sur les Canaries :

vue sur le village de saint cirq lapopie

Visite du Lot : Saint-Cirq-Lapopie, grotte de Pech Merle, Figeac…

Envie d’un peu d’évasion mais dans un coin tranquille de France ? Cet été, nous voulions faire une petite coupure avec notre vie quotidienne, mais sans partir trop loin. Nous avons rapidement opté pour une visite du Lot, qui regorge de beaux endroits !

Nous habitons le Lot-et-Garonne, un département où il font bon vivre. Il y a bien des coins très sympas et très beaux mais c’est aussi un département très axé sur l’agriculture et il manque de coin hyper nature à notre goût. Par chance, nous sommes très proches de département où la nature est reine, comme la Dordogne et le Lot !

Depuis un petit moment nous voulions visiter un certain village du Lot et une grotte à proximité. A la base, on voulait y aller en hors saison, mais le temps passe, et Vous-Savez-Qui (commence par un Co et finit par vid…) ne nous lâche pas… Alors on a saisi l’occasion et tant pis s’il y a du monde !

Suivez-nous dans la visite du Lot, à la découverte de la Vallée du Célé et de ses environs, qui nous ont tout bonnement enchantés (malgré la météo catastrophique qui s’est abattue sur nous en plein mois de juillet… 😭).

Incontournable d’une visite dans le Lot : Saint-Cirq-Lapopie

Notre visite du Lot a commencé par une belle journée (la seule de notre court séjour !) et l’exploration de son village le plus célèbre : Saint-Cirq-Lapopie. Celui-ci fait partie des plus beaux villages de France et a été élu village préféré des français. Situé sur une falaise au dessus du Lot, c’est un village médiéval incroyablement préservé, d’où sa réputation.

Promenade autour de Saint-Cirq-Lapopie

Après nous être garé sur l’un des nombreux parkings payants entourant le village, nous rejoignons le village en début d’après-midi. Un dimanche de beau temps, autant vous dire que nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l’idée de venir. On décide donc de commencer par explorer les environs et prenons un peu de hauteur en suivant un sentier qui nous amène à la Chapelle Sainte-Croix. La vue est sympa mais les arbres en cache une bonne partie, dommage !

Il est possible de continuer à grimper mais la chaleur est exténuante, et nous rebroussons chemin pour bifurquer ensuite dans des petits bois remplis de papillons afin de rejoindre le point de vue sur le Cirque de Vènes. Ici, la vue est spectaculaire ! Dire qu’il y a des millions d’années, cet endroit était une mer tropicale… 😵

Nous repartons ensuite en empruntant la route goudronnée qui ramène au village.

Visiter le village de Saint-Cirq-Lapopie

Après cette petite balade d’environ 1h, nous arrivons à la porte de Rocamadour, où la vue sur le village de Saint-Cirq-Lapopie est digne d’un conte de fées !

Nous nous promenons au hasard des rues dans le village et entrons dans l’église qui nous appâte depuis le début. Une fois sur une petite place disposant de plusieurs bars, nous en profitons pour nous poser et boire une grosse pinte de bière pour rafraichir nos gosiers !

Nous grimpons ensuite sur le « rocher » du village, qui, en haut, offre une superbe vue sur le Lot et les alentours ! C’est vraiment très beau. On aperçoit quelques canoës filer sur l’eau et cela nous donne envie de revenir un jour faire pareil, pour découvrir ce coin d’un autre point de vue. En redescendant les escaliers nous apprécions également la vue sur la place où nous buvions un coup juste avant. On se croirait vraiment à une autre époque, et je n’ai pu m’empêcher d’imaginer Belle déambuler dans ce décor comme dans le Disney « La Belle et la Bête ».

Saint-Cirq-Lapopie est un village très touristique mais enchanteur ! A explorer en début ou fin de journée pour éviter le monde.

Prix du parking de Saint-Cirq-Lapopie : 6 € la journée.

Cabrerets et la grotte de Pech Merle

Après notre visite de Saint-Cirq-Lapopie, nous gagnons notre hôtel pour la nuit, situé dans le village de Cabrerets. En effet, lors de notre visite du Lot, nous ne voulions pas louper la grotte de Pech Merle !

Le village de Cabrerets et des dolmens à proximité

Petit village traversé par la rivière du Célé, avec des maisons à flancs de falaises, c’est un lieu très tranquille et mignon. Nous avons dormi et diné à l’hôtel restaurant des Grottes, situé au bord du Célé et à quelques minutes de la fameuse grotte. Un endroit bien sympathique pour une petite pause bucolique.

A quelques kilomètres à peine, se trouvent des dolmens. J’ai découvert leurs existences par hasard, en examinant Google Maps. Après avoir roulé sur une petite route qui monte, nous laissons la voiture et marchons une quinzaine de minute sur un chemin au milieu de sapins. Nous arrivons ensuite au dolmen du Mas d’Ajarc, dont les alentours sont protégés. Cette curiosité n’est pas mise en valeur bizarrement (aucun panneau). Pour notre part, on était content de se dégourdir un peu les jambes dans ce lieu si préservé.

Avec ce temps pluvieux et la découverte de ce dolmen, on a un peu l’impression d’être parti en Bretagne… 🙃

La grotte de Pech Merle, à ne pas louper lors d’une visite du Lot

Découverte en 1915, la grotte de Pech Merle est célèbre pour ses œuvres pariétales. Ses murs offrent des peintures de nos ancêtres très bien conservées. (photos interdites pour protéger le lieu, donc je n’en ai pas à vous partager)

Nous avions entendu parler de cet endroit et comme nous sommes tous deux très intéressés par l’Histoire et la Préhistoire, c’était une visite que nous voulions faire, ayant déjà visité la fameuse grotte de Lascaux.

Seule une partie de la grotte est accessible en visite, donc on ne peut pas voir toutes les peintures. Mais contrairement à Lascaux ou Chauvet, on visite la vraie grotte et non pas une reproduction ! C’est donc assez émouvant de se retrouver ici, sur les traces de nos lointains ancêtres. Certaines œuvres ont pu être datés grâce à la présence de charbon, et elles auraient au moins 25 000 ans ! On découvre ainsi plusieurs « tableaux ». Certains semblent être de simples esquisses, tandis que d’autres sont grands et travaillés. Le côté artistique de l’homme était déjà présent et c’est fou que l’on puisse encore l’admirer aujourd’hui. On se sent ému devant les empreintes de main faite avec de la peinture il y a plusieurs milliers d’années. Étonnement également lorsqu’on découvre l’empreinte de pied d’un adolescent laissé dans la boue et fossilisée.

Mais même sans ces trésors de notre patrimoine, la grotte en soi impressionne par sa beauté et sa grandeur. Nous étions venus pour les peintures mais nous sommes également émerveillés par les richesses géologiques du lieu !

Très encadrées, les visites se font avec un guide, par groupe d’une vingtaine de personnes. On aurait aimé être un peu moins quand même car pour certaines peintures on était un peu les uns sur les autres et ne pouvions pas tous en profiter correctement. Le temps est compté, environ 45 minutes par groupe, afin de préserver au mieux les peintures. Personnellement, je pensais qu’il y aurait plus de dessins (mais comme je l’ai dit précédemment, on ne peut pas tout voir en tant que simple visiteur). Forcément, après avoir visité Lascaux qui regorgent d’œuvres, mes attentes étaient hautes de ce côté-là. Cependant, je n’ai pas vraiment été déçu car cela a été compensé par la grotte en elle-même, qui est superbe !

C’est une visite que nous recommandons fortement si vous passez par là, si vous êtes intéressés par la préhistoire et/ou par la géologie. Un vrai bond dans un lointain passé !

Prix de la visite de la grotte de Pech Merle : 14 € par personne. Réservation fortement conseillée, surtout en haute saison !

Emprunter le chemin de halage lors d’une visite du Lot

Construit et utilisé au XIXème siècle, avant l’apparition des automobiles, les chemins de halage se situent au bord des rivières. Les chevaux les empruntaient afin de tracter les bateaux transportant des marchandises pour remonter le courant.

Il est possible de relier Bouziès jusqu’à Saint-Cirq-Lapopie, en suivant le chemin de halage. Cela fait 8 km, mais c’est une promenade facile car le chemin suit le Lot et est plat. Comme il pleuvait ce jour-là, nous avons simplement fait une petite partie du chemin de halage. En partant du parking de Bouzies, nous avons suivi le chemin qui longe la rivière. Quelques œuvres d’art contemporaines ponctuent la promenade.

Le grand intérêt de cette balade, c’est la partie creusée dans la roche. La falaise tombant brutalement dans le Lot, pour que le chemin de halage se poursuive, il a fallu creuser ! C’est impressionnant. De plus, une partie a été sculptée par un artiste toulousain et c’est très très beau ! C’est un coin fréquenté, mais à ne pas rater.

Chemin depuis Bouziès jusqu’à l’écluse du Ganil : 3 km aller/retour. Très facile.
Prix du parking de Bouzies : 2,5 € la journée.

Visiter Figeac et son musée Champollion

Notre visite du Lot s’achève avec l’exploration de la petite ville de Figeac. Celle-ci est le lieu de naissance de l’égyptologue Jean-François Champollion, à qui l’on doit le déchiffrage des hiéroglyphes égyptiens au XIXème siècle.

Le temps n’étant franchement pas top, nous allons au musée de Champollion – Les Écritures du Monde. Situé dans l’ancienne maison de la famille Champollion, une partie retrace les découvertes de Champollion quant aux hiéroglyphes. Le reste du musée raconte l’histoire de l’écriture dans le monde. C’est un musée très intéressant avec des objets antiques du monde entier, principalement d’Égypte. On y voit par exemple une momie, un sarcophage égyptien.

Bien que ce soit des reproductions, nous avons également adorés découvrir les codex mayas dont les « dessins » (écritures) sont très stylisés et paraissent très modernes !

Un lieu très intéressant, dans lequel nous avons passé plus de 2h 😅 En haut du musée, on peut sortir sur un balcon pour profiter d’une belle vue sur la place du musée.

En sortant nous allons sur la place des écritures où un artiste a créé une pierre de rosette géante, sur une petite place entourée de vieux et charmants bâtiments.

Figeac est aussi une ville où il est agréable de flâner, avec ses vieilles bâtisses, ses petites rues piétonnes et son centre-ville préservé.

Prix du musée Champollion : 5 €.

D’autres visites dans le Lot

Le Lot abrite d’autres endroits superbes, avec une histoire riche. Je n’en parle pas ici car ce sont des lieux que nous avons déjà visité il y a une dizaine d’années, mais il ne faut surtout pas rater le Gouffre de Padirac et Rocamadour, un village à flanc de falaise. Tous deux se trouvent plus au nord du département. Ce sont deux lieux magiques !

🧭 Pour d’autres infos sur le Lot, je vous invite à consulter les articles de Mi-Fugue Mi-Raison et Itinera Magica.

Cochabamba, Torotoro et Sucre : entre Christ, paysages et dinosaures.

Passage à Cochabamba

Nous passons une journée à Cochabamba, à nous balader dans le centre, aller au marché pour manger un menu du midi, puis nous rendre au téléphérique qui amène en haut de la colline où se trouve une grande statue du Christ (elle serait apparemment un peu plus grande que celle de Rio de Janeiro !). On peut également y monter à pieds mais apparemment c’est un peu dangereux (risque de vol) et surtout… on est fatigués ! x)

Le lendemain nous laissons nos sacs à l’hôtel et partons léger jusqu’à l’arrêt des colectivos pour Torotoro. C’est un peu loin et surtout on passe par le marché qui est immense ! Un vrai labyrinthe, on s’y perd !

Arrivés au colectivo, on paye notre place et on attend que le minibus soit rempli… Après 1h30 nous partons enfin. La route n’est pas longue mais elle est difficile car pas goudronnée ! Le minibus ne peut pas aller vite, on arrive à destination après 4h (et heureusement un arrêt pipi/boisson en chemin).

Torotoro : randonnée au milieu de formations rocheuses et spéléologie dans la plus grande grotte de Bolivie

A Torotoro, on cherche un hôtel, un monsieur nous amène au Santa Barbara, tenu par deux papy très gentils. C’est pas cher et on est tous seuls dans l’hôtel, donc tranquilles.

On se lève tôt, on récupère notre lunch box commandée la veille au resto hôtel Torotoro, puis on se rend au bâtiment du parc où on paye le droit d’entrée avant d’aller au bureau des guides. Ici, il est obligatoire de se faire accompagner par un guide. On peut partager les frais avec d’autres personnes (6 maximum par groupe) pour que ça revienne moins cher. C’est pour ça qu’il vaut mieux arriver assez tôt, afin d’avoir le plus de chance de trouver des compagnons. Coup de bol, 3 argentines nous proposent de faire l’excursion ensemble, ce que nous acceptons. Un bolivien vient s’ajouter à notre groupe, parfait !

Nous partons en 4×4, tous les six, avec un chauffeur et un guide, Eusebio. Après une heure de route sur des chemins en terre qui grimpent, nous partons pour une randonnée de 2h30. Ça grimpe par moment, et pour certains endroits mieux vaut ne pas avoir le vertige, à part ça, l’allure est tranquille, on fait plein d’arrêts photos. Eusebio s’étonne de nous voir Manu et moi marcher à cette altitude sans être trop essoufflés, on lui explique qu’on commence à avoir l’habitude, surtout après être passé par Sajama !

On passe par la Ciudad de las itas, « ville de pierres », où notre guide nous fait deviner des animaux dans la forme des rochers.

Il y a aussi beaucoup de grottes où on s’amuse avec la lumière et on admire de superbes vues…

De retour à la voiture, on fait demi-tour et on s’arrête à un resto où l’on peut déjeuner le menu du jour. Nous y mangeons notre pique-nique, avec une jolie vue sur les étonnantes montagnes environnantes.

On repart pour quelques minutes de voiture, suivi d’une marche de 1 km environ, jusqu’à ce qu’on arrive à une cabane où on nous prête un casque avec une lampe de spéléologue. L’entrée de la grotte que nous allons visiter est située à quelques minutes.

Le début de la « rando » souterraine n’est pas difficile même si ça commence fort avec un endroit plein de vase, très étroit, où on est obligé de marcher à croupis. Le guide nous montre différentes formations, on s’enfonce de plus en plus dans la grotte.

A un moment, après nous avoir écarté les uns des autres, il nous demande d’éteindre nos lampes… On se retrouve dans le noir complet, on entend juste des gouttes tomber dans cette immensité… Un sentiment vraiment étrange et pas rassurant ! Il nous dit que nous sommes le dernier groupe de la journée à s’aventurer ici et que si nous n’avions plus de lumière, on devrait dormir là jusqu’au lendemain, dans l’obscurité, à attendre le prochain groupe… On n’a pas trop envie de tenter l’expérience ! C’est vraiment impressionnant comme sentiment. On rallume nos lumières et après nous avoir redemandé si on n’était pas claustrophobes, on passe à la deuxième partie de la rando, qui s’avère plus compliquée ! On doit passer dans un trou, très étriqué. C’est vraiment difficile, il faut se tordre dans tous les sens avant de trouver le bon angle pour passer, il nous faut un peu de temps avant de réussir à se faufiler, et Manu, étant le plus grand du groupe a bien cru rester coincé x)

Ce chemin nous amène à un lac souterrain où on peut observer des poissons sans yeux. Quelle étonnante découverte que de trouver de la vie, ici, dans ce lieu obscur.

On repart ensuite par un autre chemin, direction la lumière. Après deux heures à marcher avec prudence, glisser sur des rochers, grimper et descendre avec des cordes, se contorsionner… Nous sommes exténués ! On ne pensait pas faire autant d’effort et ils ne nous avaient pas prévenus sur ce qui nous attendait. Sachant que c’était un tour, sans recommandations particulières, on pensait que ce serait vraiment tranquille. Mais cette journée a été bien remplie et éprouvante. Je peux vous dire que la spéléologie c’est un vrai sport qui fait travailler tout le corps ! XD

Retour au village après 15 minutes de voiture. On devait rentrer pour 16h, finalement ce sera 18h ! Mais on se reposera après, on sort d’abord du village pour aller voir des traces de dinosaures, c’est à 10 minutes à pieds. Les traces sont entourées de grillages. On ne comprend pas trop ce que c’est sans explications mais c’est quand même sympa de voir ça.

Une fois à l’hôtel, une bonne douche bien méritée et nous sortons ensuite pour dîner au comedor, une salle avec des grandes tables et quelques stands qui proposent des plats simples pour 10Bs (1,35€). Nous en profitons avec une grande bière à partager, en discutant avec un couple de français au voyage au long court.

Le lendemain nous nous levons tôt pour prendre un colectivo pour retourner à Cochabamba, malheureusement il est rempli quand on arrive. On attendra plus de 2h que le suivant parte, un peu en stress car nous avons un avion à prendre. Malgré les multiples arrêts, la route horrible, nous arriverons à temps et finirons la journée à Sucre.

Repos et dinosaures à Sucre

Nous passons une bonne semaine à Sucre, la capitale constitutionnelle de la Bolivie. Nous avions besoin de nous poser quelque part, alors nous avons loué un airbnb confortable (avec un lit king size et une immense télé !) où nous pourrions cuisiner tranquillement. Nous nous sommes un peu baladé dans la ville blanche, qui est vraiment une jolie ville, mais on a aussi aimé admirer la vue sur la ville depuis notre logement qui se trouvait en haut d’un des rares immeubles.

Un endroit qu’on ne voulait pas louper à Sucre, c’est le Parque Cretacico. Pour tous les anciens gosses ayant grandit avec Jurassic Park, c’est un « must-see » !

Une fois devant l’entrée on s’imagine vraiment à Jurassic Park et on a la célèbre musique du film en tête…

Ici, on vient découvrir des empreintes de dinosaures fossilisées ! C’est un endroit très étonnant. Le mouvement des plaques tectoniques de la Terre a fait soulever des morceaux de terre, où des dinosaures évoluaient il y a environ 200 millions d’années. C’est ainsi qu’on peut observer des chemins d’empreintes sur un immense « mur » face à nous !

On découvre ce mur avec un groupe et un guide, pendant la pause déjeuner des ouvriers qui exploitent ce terrain. Mais comme on aime pas trop être au milieu du groupe et qu’on est « lent », on se retrouve au bout du groupe et finalement on est les derniers à quitter le lieu, ce qui fait qu’on a pu en profiter tranquillement, tous seuls.

Il y a ensuite des petits musées, des vidéos à découvrir, ainsi qu’un parc avec des reproductions de dinosaures grandeur nature. C’est vraiment sympa à voir pour se rendre compte de leur taille, surtout celle du « long-cou » local !

Infos pratiques :

  • Prix téléphérique jusqu’au Christ à Cochabamba : 13Bs (1,70€) l’aller/retour, par personne
  • Prix colectivos Cochambamba – Torotoro : 35Bs (4,60€). Point indiqué sur maps.me, 4h de route.
  • Un hôtel à Torotoro : Santa Barbara, 100Bs (13€) pour une chambre double, salle de bain commune (mais on était tous seuls), avec petit dej.
  • Prix d’une lunch box au resto hôtel Torotoro (en face du marché) : 25Bs (3,3€) pour un sanwich complet, un yaourt, une banane, une demie pomme et une boisson (eau ou soda). Au resto hôtel Dinosaurio les lunch box étaient à 40-45-50Bs. Réserver la veille. Sinon possibilité de manger dans un petit resto pendant l’excursion, menu à 25Bs.
  • Prix d’entrée au parc : 100Bs (13€)
  • Excursion pour la journée, obligatoire avec un guide, et si on n’a pas son propre véhicule, avec un chauffeur : 109Bs (14,5€) par personne en étant six (nombre maximum par groupe).
  • Se rendre au Parque Cretacico depuis le centre de Sucre : prendre le bus ligne 4, pendant environ 45 minutes pour 1,5Bs (0,20€).
  • Entrée du Parque Cretacico : 30 Bs (4€). 5Bs (0,67€) de plus pour le droit de faire des photos.
  • La visite en groupe pour voir les empreintes de dinos est à des heures précises, à 12h et 13h (le reste de la journée c’est une carrière avec des ouvriers qui bossent).

Visite de la nouvelle grotte : Lascaux 4

Ayant gagné un séjour insolite avec Wonderbox (je vous en reparlerai dans un autre article), nous avons profité dé l’occasion pour découvrir un peu plus la Dordogne (région où se situait le séjour gagné).

C’est ainsi que nous avons décidé de partir à la découverte des célèbres grottes de Lascaux. J’y étais allée lorsque j’étais enfant avec ma classe, mais jamais retournée, alors que pourtant maintenant j’en suis beaucoup plus proche qu’à l’époque.
L’occasion était trop belle pour la rater, surtout que depuis décembre 2016, Lascaux a fait peau neuve et a ouvert «Lascaux – Centre International», alias Lascaux 4.

Pour information : Lascaux 1 c’est la grotte originelle, découverte en 1940 par des adolescents. Elle fut ouverte au public, et connut un franc succès qui entraîna malheureusement de sérieux problèmes de conservations. Notre présence humaine lui est nuisible et dégrade les peintures si bien conservées pendant des millénaires. C’est ainsi qu’est née Lascaux 2, une reproduction d’une partie de la grotte, ouverte à partir de 1983. Lascaux 3 ou Lascaux révélé, est une exposition itinérante représentant d’autres peintures de la grotte. Et enfin, Lascaux 4, la dernière nouveauté, dont je vais vous parler.

Lorsque l’on arrive, on découvre ce grand bâtiment très moderne, qui s’intègre bien dans le paysage. (Il m’a fait penser à l’opéra de Oslo… Ce qui est assez rigolo car j’ai découvert par la suite que Lascaux 4 a été imaginé par une agence… norvégienne!).

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Nous avions réservé pour un horaire précis, nous nous retrouvons avec un groupe de 20/30 personnes, accompagné par un guide. On nous donne à chacun une tablette avec des écouteurs.

Nous montons d’abord sur le toit du bâtiment, avec des explications du guide par rapport à la période où vécu Cro-Magnon. C’était une aire glaciaire, le paysage n’était donc pas le même, il n’y avait que très peu d’arbres. Ensuite nous découvrons un petit film nous montrant les saisons, les animaux vivants à cette période.
Et enfin nous entrons dans la réplique de la grotte. On se croirait vraiment dans une grotte, tout est fait pour que l’expérience soit la plus fidèle possible. Lumière tamisée, il y fait la même température (13°C) et tout est identique à l’original… au 16ème de millimètre près !

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Voyez-vous les chevaux et les cerfs ?

Tout cela laisse sans voix : le travail titanesque sur cette réplique, et bien sûr la découverte des œuvres de nos ancêtres. C’est grandiose et tellement incroyable de se dire qu’il y a 15 000 ans des hommes ont dessiné tout ça. Ils avaient déjà un esprit incroyablement créatif.

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A droite un cheval à l’envers, magnifiquement exécuté, malgré la difficulté

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Notre guide nous partage plein de petits détails, comme le travail sur les proportions, sur les reliefs de la grotte pour donner une impression de profondeur… Nos ancêtres ne faisaient pas que peindre, ils gravaient également ! Dans la grotte de Lascaux se trouvent des centaines de gravures. Outre les nombreux animaux représentés, il y a aussi des symboles géométriques. Que signifient-ils ? Mystère…

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Gravures mises en lumière dans l’Atelier

Les photos sont interdites dans la grotte, cela permet de bien s’imprégner du lieu et de suivre correctement les explications du guide.
Ce n’est pas un problème car juste après la découverte de la grotte, la visite se poursuit dans «l’Atelier», un espace qui reprend de nombreuses représentations de la grotte, que l’on peut prendre en photos en toute tranquillité (c’est de cet endroit que proviennent mes photos).

C’est ici que la tablette qu’on nous a donné en début de visite devient utile, car grâce à la géolocalisation, on accède directement au contenu en rapport avec la représentation devant laquelle on se trouve. C’est très bien fait et très intéressant.
Il y aussi des animations à propos des peintures pour mieux en comprendre les techniques, on voit les objets découverts dans la grotte (comme par exemple une lampe… et oui il fallait bien qu’ils s’éclairent pour dessiner dans une grotte où la lumière du soleil ne passe pas ! Mais attention, une lampe qui ne fait pas de fumée, sinon cela aurait endommagé les œuvres… Malins !)

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Animation pour expliquer la technique sur l’une des représentations de la grotte (qui est plus recherchée que ce que l’on voit au premier abord)

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Objets retrouvés dans la grotte

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A gauche : la « licorne » (on ne sait pas trop quel est cet animal)

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Il y aussi un espace très ludique, où on peut s’amuser avec une tablette tactile géante pour mieux comprendre les techniques utilisées par nos ancêtres pour leurs œuvres… On n’est pas encore au point mais on a bien rigolé ! x)

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Après cela, on regarde quelques films sur l’art pariétal, les découvertes des grottes ornées dans l’histoire… C’est vraiment très beau.
La visite se conclue avec une galerie mélangeant l’art pariétal et contemporain.

En conclusion, une visite hyper intéressante, avec des outils modernes, ludiques, au service de la connaissance. On apprend beaucoup et on en ressort avec beaucoup de questions. Ces grottes, ces dessins, ces symboles… Tout cela est encore très mystérieux. Pourquoi dessinaient-ils ces animaux-ci ? Pourquoi la seule représentation humaine de la grotte est au fond d’un trou de 8 mètres de profondeur ? Et pourquoi, alors que les représentations animales sont d’une extrême précision, l’humain représenté est dessiné en bâton avec seulement 4 doigts et une tête d’oiseau ? (Nous on se dit que c’est encore un coup des aliens!)

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Représentation humaine (enfin de ce qu’on en sait) à côté d’un bison. Ils ne se sont pas foulés mais par contre ils n’ont pas oublié son zizi ! x)

Ça remet en perspective ce que l’on peut penser de nos ancêtres, que l’on imagine «primitif»… Mais quelle erreur ! Lascaux mérite bien son surnom de «Chapelle Sixtine de la Préhistoire».

Un très beau mélange entre notre histoire et la modernité. Et découvrir ces peintures, qui plus est avec un guide qui nous expliquent plein de détails (je ne vous ai pas tout dit, je vous laisse quelques surprises quand même ^^), c’est vraiment intéressant.
Une visite que l’on vous conseille !

 

Infos pratiques :
– La visite du Centre est de 16€ par personne adulte, on peut réserver sa place avec un horaire défini sur le site internet de Lascaux
– Elle dure entre 2h30 et 3h (nous y avons passé 3 heures)