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Que faire à Fuerteventura ? (partie 2) Les endroits à ne pas manquer dans le centre et le sud de l’île

Nous avons passé plus d’un mois sur l’île de Fuerteventura, dans les îles Canaries, en mode « nomade digital ». C’est une île restée en grande partie sauvage, et nous avons adoré la découvrir ! Comme il y a pas mal d’endroits à découvrir sur cette île, j’ai décidé de faire deux articles pour vous en parler. Vous pouvez découvrir mon premier article : que faire à Fuerteventura dans le nord de l’île ? Vous y trouverez aussi une petite présentation de Fuerteventura, que je ne répèterai pas ici.

Dans cette seconde partie, je vous parle du centre et de la partie sud de Fuerteventura. Suivez-nous dans ces paysages arides mais plein de surprises ! (j’ai ajouté une étoile aux endroits où nous avons eu nos plus gros coups de cœur)

Que faire à Fuerteventura dans le centre de l’île ?

On commence par le centre de l’île qui offre des paysages désertiques à perte de vue, des volcans… Et de beaux endroits à voir sur la côte aussi. Si vous avez envie de vous imaginer dans Star Wars, vous êtes au bon endroit !

Tranquillité assurée à Aguas verdes

Comment ne pas commencer cet article avec ce lieu ? C’est près d’Aguas Verdes, dans ce coin très reculé de l’ile que nous avons élu domicile. Notre airbnb est simple mais il nous offre la tranquillité et le bonheur de voir l’océan. On entend même le bruit des vagues et la nuit le ciel se pare de millions d’étoiles. Magique !

Un soir, en rentrant à notre logement au moment du coucher de soleil, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir une forme pyramidale trônant sur l’océan… Serait-ce…? Non, c’est pas possible… Mais qu’est-ce que ça pourrait être d’autre ?!

Après vérification grâce à une carte, nous avons la confirmation, c’est bien le Teide, le volcan de Tenerife ! L’île est à 250 km de nous, mais son volcan, qui culmine à 3 715 m, nous apparait dans toute son immensité. C’est une vision extraordinaire… Et dont nous ne serons témoin que 2 soirs (sur 5 semaines). Les mêmes soirs, on distingue aussi l’île de Gran Canaria.

La plage visible depuis notre logement est celle de Aguas Verdes. Le courant est très fort, les vagues impressionnantes, personne ne s’y baigne… Cependant, en marchant un peu autour, on arrive à des piscines naturelles (Playa del Valle) qui rendent la baignade possible. Il peut y avoir un peu de monde (surtout le week-end), mais comme ce n’est pas hyper facile d’accès (route de terre), ça reste raisonnable.

Le village et les grottes de Ajuy

Notre première découverte de l’île, ce fut ce petit coin. On y trouve une plage de sable noire qui contraste avec le blanc des maisons du petit village de Ajuy qui la borde. C’est tellement mignon que ça parait faux !

Une balade sur les falaises qui entourent la plage amène jusqu’à des grottes. On en aperçoit dans le creux des falaises, la vue est très belle. On peut aussi rentrer dans l’une d’elle, plus proche et accessible, qui se révèle très grande.

Oasis à la fuente de la madre del Agua

En repartant de Ajuy, nous faisons un arrêt juste à côté. Au milieu de ces paysages désertiques, nous nous retrouvons au milieu d’une petite oasis ! Des arbres, principalement des dattiers et un petit cours d’eau à moitié asséché mais quand même assez présent pour verdir ses alentours… Ici on sent la vie, on y croise des chèvres et on entend même une grenouille ! Je peux vous dire que c’est assez étonnant de trouver une grenouille à Fuerteventura ! Totalement seuls, nous profitons pleinement de ce lieu si atypique…

La route vers Betancuria avec le Mirador Moro Velosa ⭐

C’est sans aucun doute l’une des plus belles routes de l’île ! Et nous avions la chance d’en emprunter une partie régulièrement pour aller faire nos courses…!

Il ne faut pas manquer le Mirador Moro Velosa, qui offre une belle vue sur la plaine et les montagnes. Il y a un café (fermé quand on y est allé) mais on peut se garer gratuitement sur le parking et profiter de la vue autour.

Juste à côté se trouve un autre point de vue, repérable avec ses grandes statues guanches. (Les guanches ? C’est le peuple originaire des Canaries). Là aussi la vue est superbe. Dans ce coin on rencontre aussi beaucoup d’écureuils de Barbarie. Ils sont très mignons et pas craintifs ! Un peu trop habitués aux humains, ils sont ici intrusifs… Il est interdit de les nourrir (ce n’est pas toujours respecté par les touristes…).

Attention, il faut savoir que Fuerteventura est sujette au vent, et quand on se retrouve en hauteur comme ici, il y a de sacrés bourrasques !

En suivant la route on découvre d’autres points de vue, dont le Mirador de las Peñitas qui offre une vue sur le paysage aride environnant, au creux des collines. Des écureuils viennent encore à notre rencontre, l’occasion de faire de jolies photos d’eux !

Betancuria ⭐

Cette superbe route amène au village de Betancuria, l’ancienne capitale de Fuerteventura. C’est un lieu vraiment plein de charme ! Les petites maisons blanches, les rues piétonnes tranquilles, les cafés et restos au milieu d’une végétation inhabituelle pour l’île… On adore !

Ermita de la Peña – Barranco de las Peñitas ⭐

Une sympathique randonnée à faire dans les terres désertiques de l’île. Le chemin passe dans une sorte de petit canyon, on passe un barrage pour arriver à la Ermita de la Peña, une petite chapelle. Cette partie est facile car c’est plat pratiquement tout du long.

On peut ensuite continuer en grimpant, c’est un peu plus difficile mais ça vaut bien le coup ! C’est un chemin qui n’est pas du tout indiqué mais que l’on peut plus ou moins repérer sur Google Maps, au milieu de gros rochers. Le but ? Trouver une arche naturelle ! C’est un bel endroit mais pas facile à trouver ! On a rencontré un couple qui a perdu beaucoup de temps à la chercher. Heureusement quand nous étions sur la bonne voie, nous avons croisé un autre couple qui a pu nous donner quelques indications !

Que faire dans le sud de Fuerteventura ?

Le sud de l’île possède de superbes plages ce qui fait qu’il y a pas mal de stations balnéaires, assez touristiques. On y trouve aussi des paysages majestueux !

Costa Calma

Costa Calma est une station balnéaire qui offre nombreux restaurants, bars et boutiques. Un lieu qui respire bon les vacances et qui possède une grande plage prête à accueillir baigneurs et bronzeurs !

Gran Tarajal

Une petite ville de bord de mer avec sa plage, son esplanade mais aussi, plus surprenant ici, son street-art ! En effet, une balade dans la ville s’impose pour découvrir ces nombreuses œuvres de rues. Original !

La plage de Cofete ⭐

Sans conteste, notre coup de cœur du sud de l’île ! On est vraiment dans l’endroit le plus au sud de l’île. Et comme tout endroit de « bout du monde » qui se respecte, il n’est pas facile d’accès ! On arrive à la plage de Cofete après avoir roulé 30 à 40 minutes sur une piste. Attention donc à la voiture car les locations ne sont pas assurées sur les routes non goudronnées. Mais pour notre part, nous avons trouvé la route pas si mal (on en a expérimenté des bien pires en Amérique du Sud ! 😅).

La route qui descend vers la plage est par contre très étroite avec parfois des virages très serrés ! On prie pour ne pas croiser un camping-car dans ces moments-là xD Cependant, les vues sont époustouflantes ! On aperçoit l’océan, le long d’une immense langue de sable bordée de falaises aux multiples couleurs. Un véritable spectacle pour les yeux !

On passe ensuite Cofete, que je pensais être un village mais qui se révèle être un simple hameau. On y trouve toutefois un restaurant. Plutôt impromptu par ici ! Mais il faut bien nourrir les touristes qui s’aventurent jusque ici 😉

Après avoir garé notre voiture, nous nous baladons sur la plage… Le sable brille ! C’est superbe. La couleur de l’eau nous aguiche mais il y a un vent de malade sur la plage et les vagues sont très violentes. On passe notre tour pour la baignade et on continue de s’émerveiller devant la beauté du paysage qui nous entoure.

Punto Fara de Jandia

Après avoir vu Cofete, on peut faire un petit détour sur la route pour aller jusqu’à la pointe sud de Fuerteventura jusqu’au phare de Jandia. On passe par un petit « village » où les maisons sont en fait d’anciennes caravanes, sans roues. Curieux !

Morro Jable

Après avoir exploré le sud sauvage, retour à la civilisation dans la ville balnéaire de Morro Jable. Nous avons été très étonnés de découvrir de la végétation autour de la plage ! Il semblerait que ce soit un peu comme des marais et que des petits buissons poussent. Sur une île aussi désertique que Fuerteventura, ça fait son petit effet ! La plage est aussi très grande et il y a un grand choix de restos.

Nous avons mangé dans un quartier un peu à l’écart, au Irish Times with Simon’s Kitchen, un pub tenu par des allemands très sympas. Parfait pour changer des tapas (on a pris des nachos et des ribs, accompagné de délicieux cocktails, c’était top !).


Si nous devions résumer Fuerteventura en quelques mots, ce seraient avec ceux-là : désert, volcans, plages, écureuils, chèvres, soleil et vent !

C’est une île qui nous a vraiment charmé par son côté sauvage et paisible, avec des paysages à couper le souffle. On a adoré profiter de notre logement coupé du monde et le fait de pouvoir se baigner dans l’océan au mois de novembre. La vie est douce sur cette île au printemps éternel.


Retrouvez tous nos articles sur les Canaries :

vue sur le village de saint cirq lapopie

Visite du Lot : Saint-Cirq-Lapopie, grotte de Pech Merle, Figeac…

Envie d’un peu d’évasion mais dans un coin tranquille de France ? Cet été, nous voulions faire une petite coupure avec notre vie quotidienne, mais sans partir trop loin. Nous avons rapidement opté pour une visite du Lot, qui regorge de beaux endroits !

Nous habitons le Lot-et-Garonne, un département où il font bon vivre. Il y a bien des coins très sympas et très beaux mais c’est aussi un département très axé sur l’agriculture et il manque de coin hyper nature à notre goût. Par chance, nous sommes très proches de département où la nature est reine, comme la Dordogne et le Lot !

Depuis un petit moment nous voulions visiter un certain village du Lot et une grotte à proximité. A la base, on voulait y aller en hors saison, mais le temps passe, et Vous-Savez-Qui (commence par un Co et finit par vid…) ne nous lâche pas… Alors on a saisi l’occasion et tant pis s’il y a du monde !

Suivez-nous dans la visite du Lot, à la découverte de la Vallée du Célé et de ses environs, qui nous ont tout bonnement enchantés (malgré la météo catastrophique qui s’est abattue sur nous en plein mois de juillet… 😭).

Incontournable d’une visite dans le Lot : Saint-Cirq-Lapopie

Notre visite du Lot a commencé par une belle journée (la seule de notre court séjour !) et l’exploration de son village le plus célèbre : Saint-Cirq-Lapopie. Celui-ci fait partie des plus beaux villages de France et a été élu village préféré des français. Situé sur une falaise au dessus du Lot, c’est un village médiéval incroyablement préservé, d’où sa réputation.

Promenade autour de Saint-Cirq-Lapopie

Après nous être garé sur l’un des nombreux parkings payants entourant le village, nous rejoignons le village en début d’après-midi. Un dimanche de beau temps, autant vous dire que nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l’idée de venir. On décide donc de commencer par explorer les environs et prenons un peu de hauteur en suivant un sentier qui nous amène à la Chapelle Sainte-Croix. La vue est sympa mais les arbres en cache une bonne partie, dommage !

Il est possible de continuer à grimper mais la chaleur est exténuante, et nous rebroussons chemin pour bifurquer ensuite dans des petits bois remplis de papillons afin de rejoindre le point de vue sur le Cirque de Vènes. Ici, la vue est spectaculaire ! Dire qu’il y a des millions d’années, cet endroit était une mer tropicale… 😵

Nous repartons ensuite en empruntant la route goudronnée qui ramène au village.

Visiter le village de Saint-Cirq-Lapopie

Après cette petite balade d’environ 1h, nous arrivons à la porte de Rocamadour, où la vue sur le village de Saint-Cirq-Lapopie est digne d’un conte de fées !

Nous nous promenons au hasard des rues dans le village et entrons dans l’église qui nous appâte depuis le début. Une fois sur une petite place disposant de plusieurs bars, nous en profitons pour nous poser et boire une grosse pinte de bière pour rafraichir nos gosiers !

Nous grimpons ensuite sur le « rocher » du village, qui, en haut, offre une superbe vue sur le Lot et les alentours ! C’est vraiment très beau. On aperçoit quelques canoës filer sur l’eau et cela nous donne envie de revenir un jour faire pareil, pour découvrir ce coin d’un autre point de vue. En redescendant les escaliers nous apprécions également la vue sur la place où nous buvions un coup juste avant. On se croirait vraiment à une autre époque, et je n’ai pu m’empêcher d’imaginer Belle déambuler dans ce décor comme dans le Disney « La Belle et la Bête ».

Saint-Cirq-Lapopie est un village très touristique mais enchanteur ! A explorer en début ou fin de journée pour éviter le monde.

Prix du parking de Saint-Cirq-Lapopie : 6 € la journée.

Cabrerets et la grotte de Pech Merle

Après notre visite de Saint-Cirq-Lapopie, nous gagnons notre hôtel pour la nuit, situé dans le village de Cabrerets. En effet, lors de notre visite du Lot, nous ne voulions pas louper la grotte de Pech Merle !

Le village de Cabrerets et des dolmens à proximité

Petit village traversé par la rivière du Célé, avec des maisons à flancs de falaises, c’est un lieu très tranquille et mignon. Nous avons dormi et diné à l’hôtel restaurant des Grottes, situé au bord du Célé et à quelques minutes de la fameuse grotte. Un endroit bien sympathique pour une petite pause bucolique.

A quelques kilomètres à peine, se trouvent des dolmens. J’ai découvert leurs existences par hasard, en examinant Google Maps. Après avoir roulé sur une petite route qui monte, nous laissons la voiture et marchons une quinzaine de minute sur un chemin au milieu de sapins. Nous arrivons ensuite au dolmen du Mas d’Ajarc, dont les alentours sont protégés. Cette curiosité n’est pas mise en valeur bizarrement (aucun panneau). Pour notre part, on était content de se dégourdir un peu les jambes dans ce lieu si préservé.

Avec ce temps pluvieux et la découverte de ce dolmen, on a un peu l’impression d’être parti en Bretagne… 🙃

La grotte de Pech Merle, à ne pas louper lors d’une visite du Lot

Découverte en 1915, la grotte de Pech Merle est célèbre pour ses œuvres pariétales. Ses murs offrent des peintures de nos ancêtres très bien conservées. (photos interdites pour protéger le lieu, donc je n’en ai pas à vous partager)

Nous avions entendu parler de cet endroit et comme nous sommes tous deux très intéressés par l’Histoire et la Préhistoire, c’était une visite que nous voulions faire, ayant déjà visité la fameuse grotte de Lascaux.

Seule une partie de la grotte est accessible en visite, donc on ne peut pas voir toutes les peintures. Mais contrairement à Lascaux ou Chauvet, on visite la vraie grotte et non pas une reproduction ! C’est donc assez émouvant de se retrouver ici, sur les traces de nos lointains ancêtres. Certaines œuvres ont pu être datés grâce à la présence de charbon, et elles auraient au moins 25 000 ans ! On découvre ainsi plusieurs « tableaux ». Certains semblent être de simples esquisses, tandis que d’autres sont grands et travaillés. Le côté artistique de l’homme était déjà présent et c’est fou que l’on puisse encore l’admirer aujourd’hui. On se sent ému devant les empreintes de main faite avec de la peinture il y a plusieurs milliers d’années. Étonnement également lorsqu’on découvre l’empreinte de pied d’un adolescent laissé dans la boue et fossilisée.

Mais même sans ces trésors de notre patrimoine, la grotte en soi impressionne par sa beauté et sa grandeur. Nous étions venus pour les peintures mais nous sommes également émerveillés par les richesses géologiques du lieu !

Très encadrées, les visites se font avec un guide, par groupe d’une vingtaine de personnes. On aurait aimé être un peu moins quand même car pour certaines peintures on était un peu les uns sur les autres et ne pouvions pas tous en profiter correctement. Le temps est compté, environ 45 minutes par groupe, afin de préserver au mieux les peintures. Personnellement, je pensais qu’il y aurait plus de dessins (mais comme je l’ai dit précédemment, on ne peut pas tout voir en tant que simple visiteur). Forcément, après avoir visité Lascaux qui regorgent d’œuvres, mes attentes étaient hautes de ce côté-là. Cependant, je n’ai pas vraiment été déçu car cela a été compensé par la grotte en elle-même, qui est superbe !

C’est une visite que nous recommandons fortement si vous passez par là, si vous êtes intéressés par la préhistoire et/ou par la géologie. Un vrai bond dans un lointain passé !

Prix de la visite de la grotte de Pech Merle : 14 € par personne. Réservation fortement conseillée, surtout en haute saison !

Emprunter le chemin de halage lors d’une visite du Lot

Construit et utilisé au XIXème siècle, avant l’apparition des automobiles, les chemins de halage se situent au bord des rivières. Les chevaux les empruntaient afin de tracter les bateaux transportant des marchandises pour remonter le courant.

Il est possible de relier Bouziès jusqu’à Saint-Cirq-Lapopie, en suivant le chemin de halage. Cela fait 8 km, mais c’est une promenade facile car le chemin suit le Lot et est plat. Comme il pleuvait ce jour-là, nous avons simplement fait une petite partie du chemin de halage. En partant du parking de Bouzies, nous avons suivi le chemin qui longe la rivière. Quelques œuvres d’art contemporaines ponctuent la promenade.

Le grand intérêt de cette balade, c’est la partie creusée dans la roche. La falaise tombant brutalement dans le Lot, pour que le chemin de halage se poursuive, il a fallu creuser ! C’est impressionnant. De plus, une partie a été sculptée par un artiste toulousain et c’est très très beau ! C’est un coin fréquenté, mais à ne pas rater.

Chemin depuis Bouziès jusqu’à l’écluse du Ganil : 3 km aller/retour. Très facile.
Prix du parking de Bouzies : 2,5 € la journée.

Visiter Figeac et son musée Champollion

Notre visite du Lot s’achève avec l’exploration de la petite ville de Figeac. Celle-ci est le lieu de naissance de l’égyptologue Jean-François Champollion, à qui l’on doit le déchiffrage des hiéroglyphes égyptiens au XIXème siècle.

Le temps n’étant franchement pas top, nous allons au musée de Champollion – Les Écritures du Monde. Situé dans l’ancienne maison de la famille Champollion, une partie retrace les découvertes de Champollion quant aux hiéroglyphes. Le reste du musée raconte l’histoire de l’écriture dans le monde. C’est un musée très intéressant avec des objets antiques du monde entier, principalement d’Égypte. On y voit par exemple une momie, un sarcophage égyptien.

Bien que ce soit des reproductions, nous avons également adorés découvrir les codex mayas dont les « dessins » (écritures) sont très stylisés et paraissent très modernes !

Un lieu très intéressant, dans lequel nous avons passé plus de 2h 😅 En haut du musée, on peut sortir sur un balcon pour profiter d’une belle vue sur la place du musée.

En sortant nous allons sur la place des écritures où un artiste a créé une pierre de rosette géante, sur une petite place entourée de vieux et charmants bâtiments.

Figeac est aussi une ville où il est agréable de flâner, avec ses vieilles bâtisses, ses petites rues piétonnes et son centre-ville préservé.

Prix du musée Champollion : 5 €.

D’autres visites dans le Lot

Le Lot abrite d’autres endroits superbes, avec une histoire riche. Je n’en parle pas ici car ce sont des lieux que nous avons déjà visité il y a une dizaine d’années, mais il ne faut surtout pas rater le Gouffre de Padirac et Rocamadour, un village à flanc de falaise. Tous deux se trouvent plus au nord du département. Ce sont deux lieux magiques !

🧭 Pour d’autres infos sur le Lot, je vous invite à consulter les articles de Mi-Fugue Mi-Raison et Itinera Magica.

Découverte de Sajama, village et parc national

Nous quittons La Paz avec un bus direction Oruro. Celui-ci n’est pas hyper pressé, alors que nous, un peu, on ne voudrait pas louper le seul colectivo qui va à Sajama, notre destination finale x) On informe le chauffeur de nous laisser à Patacamaya : il nous dépose sur le grande route, c’est totalement désert ! On « traverse » la petite ville et on arrive à un autre axe routier où il y a de l’animation : restaurants et plein de colectivos ! On ne s’attendait pas à ça. Etant donné qu’il n’y a qu’un colectivo par jour pour Sajama, on s’attendait à une minuscule bourgade avec 2-3 colectivos, mais la rue en est farcie. On trouve rapidement celui qui va à Sajama, ouf il n’est pas encore parti !

Après 2h-2h30 de route dans des paysages superbes et variés, nous arrivons à l’entrée du parc de Sajama, où nous, étrangers, devons payer (gratuit pour les boliviens). C’est splendide !

On arrive au petit village de Sajama, c’est très rustique. Il y a quelques hébergements, nous trouvons une chambre double avec salle de bain privée et eau chaude, détail très important ici, car nous sommes à plus de 4000m et il fait frais ! Nous avons vue sur plusieurs volcans, dont le sommet le plus haut sommet de Bolivie : le Sajama ! Il culmine à 6542 mètres.

Nous ne tardons pas et partons pour une « petite » rando, pas très loin, pour grimper jusqu’au mirador Monte Cielo. En fait il nous faut quand même 1h15 pour aller au point de vue car ça grimpe pas mal et à cette altitude, la fatigue se ressent rapidement. Nous arrivons à plus de 4400m, avec une vue sur le village et les environs ! C’est tellement beau et paisible. La descente est plus rapide, heureusement.

Le soleil se couche, ça se rafraîchit. Les nuits sont froides, il n’y a pas de chauffage et l’isolation est inexistante. On dort habillés avec 4 épaisses couvertures, et on se réchauffe au dîner dans la salle à manger, grâce à l’unique poêle et à des infusions de coca, anis et camomille (pas d’eau potable alors on la boit bouillie). Tout est très calme. C’est vraiment un petit village tranquille au milieu des Andes. On se sent bien ici, malgré le froid !

Le lendemain, après le petit déjeuner, nous partons pour une rando vers les geysers de Juchusuma. Les alentours du village sont absolument superbes, et on croise plein de lamas et alpagas. C’est exactement le genre de paysages dont on rêvait avant de venir jusqu’ici, c’est un régal pour les yeux.
Il fait chaud quand il n’y pas de vent, mais quand celui-ci se lève, il est glacial ! Nous croisons deux 4×4 sur la route, en effet il est possible et plus simple d’explorer le parc en louant un 4×4 à un habitant. Nous avions peu de temps pour nous organiser et nous avons décidé d’utiliser nos jambes pour notre part.

Après 8km, nous arrivons aux geysers. Nous sommes tous seuls à profiter du lieu, de ces trous d’eau bouillonnants, on sent la chaleur s’en échapper, c’est fou ! On voit des morceaux de coquilles à côté : certains ont pensé à apporter des œufs pour les faire cuire dans ces eaux ^^

Après un petit grignotage composé de bananes de pain et de chips (pique-nique avec les moyens du bord, ici il y a juste 2-3 petites boutiques avec quelques produits, on a oublié de ramener des provisions depuis La Paz), on repart en sens inverse. On n’a pas le courage d’aller aux sources thermales, qui sont payantes et nous rajouterait encore minimum 6km. 16km c’est déjà suffisant, surtout à cette altitude ! Le retour est long et fatiguant, heureusement que c’est surtout du plat. On rentre à l’hôtel éreintés, et on s’octroie une pause bien méritée avec des infusions de coca pour lutter contre les effets provoqués par l’altitude.

Le lendemain, le réveil sonne tôt pour aller à l’arrêt de bus du village à 5h30, pour ne pas louper LE colectivo de la journée qui nous ramène à Patacamaya. Il caille ! Une fois à Patacamaya, on prend un autre colectivo pour Oruro avec un couple de suisse/slovaque qui vient de Sajama comme nous, et une fois à destination, on partage un taxi pour nous rendre au terminal de bus. Le périple n’est pas encore fini, il nous faut trouver un bus pour Cochabamba. Nous en trouvons un rapidement qui part bientôt. Juste le temps de s’acheter un repas à emporter, et nous voici de nouveau sur la route. Après 5h de bus, sans toilettes ni arrêt nous arrivons à Cochabamba où nous partons à la recherche d’un hôtel. Nous jetons rapidement notre dévolu sur l’un d’eux, un peu miteux mais relativement propre, et vu notre fatigue (et mon besoin d’aller aux wc !), on ne fait pas la fine bouche.

Sajama est un endroit difficile d’accès en transport en commun, avec une seule liaison par jour, mais nous n’avons pas regretté ce voyage ! Un lieu avec peu de touriste, un village coupé du monde, entourés des plus hautes montagnes du pays et de paysages fabuleux… L’impression d’être encore une fois hors du temps. Ici, pas de connexion internet ni de réseau, on profite du moment présent, de ces paysages uniques. Ces belles images resteront longtemps gravées dans notre esprit !

Infos pratiques – Sajama :

  • Comment se rendre à Sajama depuis La Paz : Prendre un bus depuis le terminal direction Oruro et demander au chauffeur de vous laisser à Patacamaya (impossible de trouver un bus qui s’y rend directement et on a testé plein de compagnies !) : 25 Bs (≃ 3.30 €). Le colectivo qui fait Patacamaya – Sajama part quand il est plein. Difficile d’avoir un horaire du coup, mais il semblerait qu’il parte généralement entre 11h et 13h30 environ.
  • Entrée du parc Sajama : 100 Bs (≃ 13.20 €) par personne.
  • Où dormir à Sajama : Hostal Parinacota (nous n’avions pas réservé à l’avance) 40 Bs (≃ 5.30 €) par personne, salle de bain privée, eau chaude. Les repas sont à 25 Bs (≃ 3.30 €) , le petit dej à 15 Bs (≃ 2 €) . Eau chaude et infusions en libre service (eau non potable autrement, comme dans tout le pays ; prévoir quelques bouteilles d’eau pour la journée).

La magie d’Harry Potter à Edimbourg

Pour le long week-end du 11 novembre, nous avions envie d’en profiter pour bouger un peu. Malheureusement je n’avais rien vu d’intéressant, jusqu’à ce que, une semaine et demie avant le 11 novembre, je ne découvre des vols Bordeaux-Edimbourg à tout petit prix ! Une aubaine qu’on n’a pas laissé filer.

Pour amortir le coût du week-end, nous avons loué une chambre chez un particulier via Airbnb. Nous étions assez proche du centre et ainsi, nous avons pu tout faire à pieds. C’est évidemment le mieux pour découvrir pleinement une ville.

Edimbourg est la capitale de l’Écosse, cette terre riche en histoires et légendes. Je dois dire que visiter cette ville à cette période était un très bon choix, cela rajoute au mysticisme de la vieille ville, de ces belles maisons en pierre…
De plus les décorations de noël commençaient à être installés, ce qui rajoute un peu de magie au lieu.

La magie, justement, Edimbourg n’en manque pas. Surtout pour la fan d’Harry Potter que je suis. En effet, c’est la ville d’adoption de JK Rowling, alias la maman d’Harry Potter et de tout ce merveilleux univers. Et cela se ressent lorsque l’on se balade dans la ville, particulièrement dans la vieille ville avec ses rues pavées, ses vieilles maisons, ses petites rues pleines de charme… Et bien sûr la vue que l’on a sur le château d’Edimbourg, surplombant la (nouvelle) ville, qui ne peut que nous rappeler Poudlard ! Encore plus avec les couleurs de l’automne (et j’imagine la beauté que cela doit être lorsqu’il neige!).

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Nous avons commencé notre découverte de la capitale par Dean Village, un vrai petit village en plein cœur de la ville. C’est là qu’habitaient les meuniers, à partir du XIIème siècle. Ici, pas de commerces, pas de pub, juste de belles bâtisses au bord de la rivière Leith. C’est un lieu vraiment charmant, et encore une fois nous n’avons pu nous empêcher de penser à Harry Potter face à ce paysage.

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Même sur les panneaux d’indications je vois du Harry Potter… 9 3/4, c’est quand même un signe !

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On peut suivre un chemin qui longe la rivière, au milieu des arbres. On ne se croirait vraiment pas en ville, mais en pleine campagne ! C’est très agréable et je trouve ça génial d’avoir un coin totalement nature pour pouvoir se ressourcer en pleine ville.

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Le « pèlerinage » HP continue dans la vieille ville d’Edimbourg. Plusieurs endroits rappellent des lieux emblématiques de la saga, la ville étant une source d’inspiration pour l’écrivain.

Nous découvrons ainsi Victoria Street, une petite rue, qui aurait inspirée JK Rowling pour le Chemin de Traverse. Effectivement la rue commerçante, qui n’est pas très grande, est pleine de couleurs, et il y a même une boutique de farces et attrapes (qui rappelle forcément les jumeaux Weasleys!). Rien de fou, mais c’est très mignon !

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Juste à côté, se trouve The Elephant House, l’un des cafés où JK allait pour écrire les premiers tomes d’Harry Potter, lorsqu’elle n’avait pas d’argent et que ces cafés lui permettaient d’avoir un endroit chaud où écrire.
Sur la devanture de l’enseigne, il y a marqué « Birthplace of Harry Potter », avec une peinture du café où l’on voit JK écrire… Il y aussi pas mal de monde. Comme il est l’heure du lunch, nous décidons de nous y arrêter pour manger. J’ai prit une patate au four garnie de chili con carne et Manu un espèce de sandwich italien au « pulled pork » (porc effiloché). Un peu déçus de ce repas, la cuisine n’est vraiment pas le point fort des britanniques. (#sorrynotsorry).

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C’est quand même génial de se retrouver dans ce lieu, où JK Rowling avait l’habitude de se rendre pour écrire.

Les toilettes sont à « visiter », les fans de HP laissant des graffitis sur les murs, tous ou presque en rapport avec l’univers Pottérien (et quelques logos Batman… Si quelqu’un a une explication…lol)

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Depuis notre place dans le café, nous avons une jolie vue sur le château… On s’imagine facilement JK à notre place, le regard au dehors, vers ce château, lui fournissant l’inspiration pour Poudlard et les aventures du petit sorcier… On voit également un cimetière, qu’il est recommandé de visiter, pour les fans d’HP mais aussi ceux fans des endroits hantés…

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Nous allons donc à ce cimetière, Greyfriars Kirkyard. Juste à côté, se trouve le pub « Greyfriars Bobby » avec une statue du chien Bobby. Ce toutou a droit à sa statue pour sa loyauté : il veilla la tombe de son maître pendant 14 ans, jusqu’à sa propre mort.
Il faut lui toucher le museau pour se porter chance (vous remarquerez son museau doré à cause de toutes ces mains qui s’y baladent ^^).

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Il est d’ailleurs enterré dans le cimetière, à l’entrée, on ne peut pas le louper.

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C’est une mignonne histoire pour un cimetière plutôt sinistre ! En effet ce cimetière serait le plus hanté du monde ! Bon, nous, on n’a pas vu de fantômes, par contre on a découvert de très vieilles tombes, certaines très imposantes, datant de 400 ans. Avec le froid et les couleurs orangées des arbres, on ressent vraiment une ambiance unique.

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Il y a aussi une tombe d’un certain Thomas Riddell, qui rappelle Tom Riddle (alias Tom Jedusor en version française) dans la saga Potter, mais on ne l’a pas vu (pourtant j’ai guetté les groupes de touristes avec guide ! ^^). Mais il y avait pas mal de représentations de squelettes, ce qui fait penser au cimetière du tome 4 d’HP.

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Après cela, rendez-vous à Spoon, un café qui se trouve là où JK Rowling a écrit certains des premiers chapitres de Harry Potter (ce n’était pas le même café à l’époque). Il y a même une plaque dans la rue.

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Le café se trouve à l’étage, nous y allons, il n’y pas grand monde, c’est très tranquille, avec une ambiance douce et cosy. De la bonne musique, des serveuses sympas… On s’est fait un petit goûter, j’ai prit du thé bien sûr, avec un bon gâteau chocolat / beurre de cacahuètes : miam ! En plus on avait vue sur la rue, on voyait les gens dans le froid, pendant qu’on était bien au chaud… Un endroit très sympa ! Il y avait des filles avec leurs ordinateurs… en train d’écrire un futur roman à succès ? 😉

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Pour finir avec JK Rowling, dans le centre-ville se trouve le Balmoral Hotel, un superbe hotel. C’est ici que l’écrivaine a finit d’écrire le dernier tome de Harry Potter. Un événement ! Du coup la chambre où elle séjournait à ce moment là a été rebaptisé « JK Rowling Suite », et elle a même « vandalisée » la pièce en écrivant que c’était ici qu’elle avait fini Harry Potter & The Deathly Hallows. Je pense que l’hôtel ne lui en a pas tenu rigueur, vu que grâce à cela, ils ont eu une magnifique publicité et que certains fans n’hésitent pas à débourser 1000 £ pour y passer une nuit !
Bon nous on n’y a pas passé la nuit… On l’a juste vu de l’extérieur x)

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Bonus : près du château d’Edimbourg, on a aussi eu la surprise de croiser… Hedwige !! Alias la magnifique chouette de Harry 🙂

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Conseils :

Si vous êtes un fan du petit sorcier comme je le suis, alors n’hésitez pas, visitez Edimbourg ! Il y a trop d’occasions de se croire dans l’un des romans pour rater ça 🙂 Manu qui aime bien Harry Potter (mais n’est pas un fan hardcore comme je le suis xD) a également retrouvé cette ambiance pottérienne dans la ville.

Les cafés Elephant House et Spoon sont à voir, le second étant plus tranquille, parfait pour une petite pause au calme.

La suite de notre découverte de la ville est à lire ici ! (et promis j’arrête de parler d’Harry Potter ! 😀 )

Namsangol Hanok Village

Ce village est en fait une réplique d’anciens villages, de maisons de personnes importantes. Il se trouve au milieu de la ville, on voit le contraste ! En plus des visites maisons, il y a des ateliers pour apprendre à écrire en coréen, voir une cérémonie du thé, essayer des costumes traditionnels… On peut aussi jouer à d’anciens jeux populaires.

Dans le parc du village il y a également une time capsule, où sont entreposés des souvenirs. Elle a été fermée et enterrée en 1994 pour fêter les 600 ans de Séoul en tant que capitale de la Corée. Cette capsule devrait être ouverte pour l’anniversaire des 1000 ans, en 2394 ! Les objets sont un héritage pour les descendants, afin qu’ils comprennent le mode de vie de notre époque.

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Les jarres servaient à la conservation du kimchi

 

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