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cormorans avec les montagnes

Visiter Ushuaïa pendant les fêtes de fin d’année

Nous continuons l’exploration de la région Patagonie en nous rendant tout au sud du continent sud-américain, au point le plus austral du monde… La mythique ville d’Ushuaïa ! Et pour rendre ce séjour vraiment inoubliable, nous avons décider de visiter Ushuaïa en décembre, pendant les fêtes de fin d’année !

Ushuaïa, une ville victime de sa popularité

Ushuaïa est une ville d’environ 60 000 âmes qui attire de nombreux touristes, curieux de découvrir cette ville du « bout du monde ». En vrai il existe un village côté Chili qui est encore plus au sud… Mais en terme de ville, c’est bien Ushuaïa la ville la plus méridionale.

Elle se trouve sur l’archipel de la Terre de Feu, un nom qui prête à rêver… La région est habitée depuis plus de 12 000 ans. Quand Magellan et d’autres européens débarquent par ici en 1520, ils aperçoivent de nombreux feux qui brûlent le long des côtes. Et pour cause, les amérindiens vivaient nus et avaient grand besoin du feu pour se réchauffer dans un endroit si froid ! D’où le nom de cette région, qui a traversé les siècles jusqu’à nous (contrairement aux peuples d’origine qui ont été presque tous décimés…).

Ushuaïa fait rêver avec son statut de « ville du bout du monde » mais elle bénéficie aussi d’une mauvaise réputation. De nombreux voyageurs en parlent en négatif et certains n’hésitent pas à dire que « ça ne sert à rien d’y aller ». On pourrait en effet croire qu’après avoir randonné jusqu’au Fitz Roy, visité le parc Torres del Paine ou admiré le glacier Perito Moreno, il n’y a plus rien à attendre d’Ushuaïa. Loin d’être blasés, nous avons vraiment apprécié notre long séjour ici (11 jours) !

Un long voyage jusqu’à Ushuaïa

Pour arriver à Ushuaïa, il faut le vouloir ! Nous étions déjà sur le continent sud-américain, donc forcément nous avions une petite facilité par rapport à quelqu’un venant d’Europe… Nous avons fait le voyage entre Puerto Natales et Ushuaïa avec deux bus (changement à Punta Arenas) et avons traversé le détroit de Magellan en ferry. En partant à 6h45 nous sommes arrivés à destination à 19h ! Après cette grosse journée de transport, on était content d’arriver à Ushuaïa. Fait surprenant pour le continent, la ville n’a pas de terminal de bus ! Nous avons été déposés sur un parking près d’une station essence, avec nombre de taxis qui nous attendaient (ça, par contre, c’est une constante partout !).
Pour quitter la ville par contre, je l’avoue, nous avons craqué et avons pris l’avion jusqu’à notre prochaine destination 😅

Pourquoi aller à Ushuaïa ?

Si on résume bien, cette ville est difficile d’accès et en plus les gens en font mauvaise presse ? Mais alors pourquoi y aller ?

Voyager jusqu’à Ushuaïa, c’est l’expérience de se retrouver dans une ville loin de tout. Alors bien sûr il y a des supermarchés (on a retrouvé Carrefour !), le centre-ville possède des boutiques pour touristes (souvenirs, accessoires de sports d’hiver…), plein de restos et même un Hard Rock Café et un Ice Bar ! Bien que la ville n’ait rien de spécial, on se sent vraiment dans un endroit à part, isolé. Tout semble si calme quand on s’éloigne du centre et qu’on observe cette ville entourée de montagnes face à la mer…

On va surtout à Ushuaïa pour en sortir et découvrir les alentours, sauvages ! Il y a de quoi faire, je vous l’assure !

Se retrouver à Ushuaïa, au bout du monde, c’est aussi faire une expérience possible seulement lorsque l’on s’approche des pôles… En décembre, c’est l’été, et les nuits sont courtes, voire inexistantes ! Visiter Ushuaïa pour les fêtes de fin d’année, c’est sortir à minuit ou 2h du matin et voir encore des lueurs dans le ciel… Pas de nuits noires à cette période (par contre en hiver, c’est l’inverse !).

Alors, que faire à Ushuaïa ?

Randonnée jusqu’au Glaciar Martial

Depuis notre logement airbnb situé en dehors du centre, nous partons pour une randonnée jusqu’au glacier Martial, au-dessus de la ville. Nous y allons à pieds, alternant entre forêt et passage sur la route. Il est possible de se rendre en voiture jusqu’au parking pour raccourcir la randonnée (et finalement au retour, nous y avons pris un taxi).

A partir du parking une montée bien costaude nous attend, on continu sur des petits chemins qui grimpent. Il y a pas mal de monde, des gens s’amusent dans la neige.

Arrivés en haut, le glacier nous paraît bien tristounet, il n’est vraiment pas grand… C’est quand même très joli et nous apprécions la vue sur Ushuaïa, totalement dégagée !

Pour le retour nous prenons un autre chemin, moins emprunté mais la pente est très très raide, c’est assez flippant… (et pas sûr qu’on avait le droit de passer par là finalement)

→ 3h30 aller / 1h retour (jusqu’au parking)

Randonnée à la Laguna Esmeralda

Probablement la randonnée la plus populaire du coin, qui permet d’accéder à une superbe lagune. La marche n’est pas difficile, ce qui attire des gens de tous les âges. Il est possible d’y aller en bus depuis Ushuaïa, mais à 4, nous avons pris un remis.
→ En Argentine il y a les taxis avec le compteur et les remis où le prix de la course est fixé avant. Ils sont généralement plus avantageux que les taxis pour les longs trajets.

Le chemin traverse des forêts et des marécages très boueux (c’est sans doute le moment le plus difficile, mais aussi le plus drôle !). Les castors, qui ont été importés dans la région, changent les paysages, c’est assez impressionnant. Malheureusement ici ce sont des nuisibles qui empiètent sur l’habitat naturel d’autres espèces.

Nous découvrons ensuite la lagune turquoise, super belle, malgré le ciel nuageux. Il y a du monde, on passe alors sur un « pont » fait de bouts de bois (une œuvre des castors ?!) pour aller du côté gauche du lac et manger notre pique-nique un peu plus tranquillement.

→ 10 km – 3h A/R (on est allé un peu plus vite que prévu)

Une journée dans le parc Tierra de Fuego

Après avoir récupéré une voiture de location à l’agence Tiger (pour environ 36€ la journée), nous partons à la découverte du parc national Tierra de Fuego, Terre de Feu. Créé en 1960, il se trouve à 12 km de Ushuaïa et bien que l’entrée soit payante, les routes ne sont pas goudronnées.

Nous passons d’abord à la Poste qui se trouve dans le parc, c’est la poste la plus australe du monde ! L’occasion d’envoyer une carte postale depuis cet endroit unique ^^ (mais les timbres sont horriblement chers !). Le coin est très mignon, il y a des randonnées qui partent d’ici.

Nous nous rendons plutôt au bout du parc, pour la randonnée Senda de la Balisa. Le parking du départ est rempli car c’est ici la fin de la Ruta 3, une route qui part de Buenos Aires et qui s’arrête ici (3074 km). De ce fait, tous les argentins veulent leur photos avec le panneau !
Peu de monde s’aventure sur le chemin de randonnée, qui ne dure pourtant qu’une petite heure, facile, avec forêt, rivière… Les paysages sont superbes, il y a plein de fleurs. Et oui, en décembre, ici c’est l’été 😉 Nous avons même la chance d’observer une otarie virevolter dans l’eau du canal !

Nous allons ensuite au Castorera, une mini-balade où l’on peut voir les ravages des castors sur l’environnement. Comme ils construisent de gros barrages, les terrains sont inondés et les bois meurent… Encore une belle idée de l’homme d’avoir amené des espèces non natives !

Nous enchaînons avec une petite balade à côté du Mirador Lapataia, qui nous offre une superbe vue sur le canal de Beagle.

Puis c’est la Laguna Negra que nous allons voir, facilement accessible. On y rencontrera une famille de français (on est partouuut).

En voiture on profite des beaux paysages et nous nous arrêtons pour la courte balade Paseo de la Isla, autour de la Laguna Verde. C’est joli, calme et il y a du soleil, alors on ne résiste pas à nous poser ici et à tremper nos pieds dans l’eau bien fraîche.

Nous nous rendons ensuite de l’autre côté du parc, vers la rivière Pipo. Une promenade (15 min aller) nous amène jusqu’à une cascade.

Ce parc n’offre pas vraiment de paysages à effet « wahouu », mais plutôt une variété de paysages où la nature est vraiment préservée. On se sent vraiment « into the wild » !

Découvrir le canal de Beagle sur un voilier

Ushuaïa se trouve face au canal de Beagle et en nous promenant sur le bord de mer, nous découvrons plusieurs agences qui proposent des balades en bateaux. Tres Marias nous attire particulièrement pour ses excursions en voilier. Nous partons en fin de matinée avec un petit groupe. La mer est calme, le voilier avance doucement, ce qui nous permet de profiter tranquillement de l’instant et de la vue sur Ushuaïa et ses environs, montagnes et forêts.

A peine éloignés de la côte, nous passons à côté d’une petite île où vivent plein d’otaries. Puis une autre où les cormorans ont élus domicile. C’est génial de pouvoir les observer, chez eux !
Nous avons également la chance incroyable (et pas du tout prévue bien sûr) de voir une baleine ! C’est si beau…

Nous débarquons ensuite sur l’île H. Elle est appelée ainsi car c’est ce sont 2 morceaux de terre reliés par un petit bras de sable, qui forment donc un « H ». L’île est totalement sauvage et seule l’agence Tres Marias a le droit d’y accoster. Le guide nous promène un peu sur l’ile, on observe la flore et la faune, on découvre un ancien campement d’habitants de la Terre de Feu…

De retour sur le bateau, nous avons le droit à un petit goûter, où l’on teste de la liqueur de dulce de leche, une petite douceur alcoolisée !

Se balader dans le centre et le long de la mer

Le centre-ville possède de nombreux magasins et boutiques de souvenirs. La ville n’a rien de spéciale en soi, peu de bâtiments remarquables. Nous avons visité le petit musée « Fin del Mundo » (400 ars) qui relate l’histoire de la Terre de Feu, les espèces que l’on y trouve, les conquêtes…

Le plus agréable est quand même de profiter des bords de mer. Respirer l’air marin et regarder les différents bateaux. C’est d’ici que les expéditions pour l’Antarctique partent. Quand nous y étions, un bateau Greenpeace était là, prêt à partir pour le continent glacé.

La ville, étant très touristique, offre de nombreux bars, cafés et restaurants. Comme la vie est assez chère et qu’on était sur un long voyage, on n’en a pas tellement profité (en plus on était bien dans notre airbnb ^^) mais nous avons quand même deux adresses à partager.

  • Pour les choco addicts, rendez-vous à Laguna Negra. Nous avions des chocolats chauds offerts (grâce à notre sortie en mer avec Tres Maria) et nous avons également craqué sur un gâteau mousse au chocolat absolument divin.
  • Pour les fans de cuisine japonaise, l’Asia Gourmet vous ravira. Entre makis, gyozas et poulet ou saumon teriyaki, nous nous y sommes régalés pour l’anniversaire de Manu. Le resto est hyper classe avec un rapport qualité prix très correct 😋. (Environ 70€ pour 4, boissons comprises – resto situé en dehors de la ville – réservation recommandée !)

Visiter Ushuaïa pendant les fêtes de fin d’année : noël et le nouvel an au bout du monde

Entre les fêtes de fin d’année et l’anniversaire de Manu, nous avons bien festoyé au bout du monde ! Nous avions loué une maison plutôt cosy en airbnb afin d’y passer de jolies soirées pour les fêtes.

Qu’est-ce qu’on mange durant les fêtes ?

Pour les réveillons de noël et du nouvel an, nous nous sommes renseignés sur les traditions argentines. Avant tout, les argentins raffolent de l’asado (grillades) ! On a compris que c’était loin d’être un cliché quand on a vu tous les barbecues du voisinage allumés pour les fêtes ! Nous avions nous aussi une petite terrasse avec un barbecue pour faire pareil. En plus de la viande grillée nous avons testé le provolone, un fromage qui se déguste cuit au barbecue.

En cherchant des recettes traditionnelles d’Argentine sur internet nous avons découvert une entrée originale : cœur de laitue, avocat, banane, thon et vinaigre balsamique. Frais et bon !

Nous avons également craqué sur un espèce de saucisson argentin, très ressemblant à celui de chez nous. Après 8 mois de voyage sans charcuterie, ça nous a fait bien plaisir 🙂

Pour le dessert, nous avons réalisé un tiramisu avec du dulce de leche. C’est LA douceur préférée des argentins. C’est comme du caramel mais avec une texture de pâte à tartiner.

Qu’est-ce qu’on boit en Argentine ?

Pour accompagner nos repas, nous avons choisi plusieurs boissons plus ou moins locales :

  • du vin argentin ainsi que du vin chilien. Les deux pays sont des experts ! Petit conseil, pour le vin argentin choisissez plutôt du Malbec. Si vous optez pour un chilien, tournez-vous vers le Cabernet Sauvignon ou le Carménère.
  • du Pisco Sour, cocktail péruvien / chilien. Du pisco, du jus de citron vert, du blanc d’œuf, un peu de sucre et des glaçons au shaker ! On adore !
  • de l’Ananas Fizz. Un cocktail argentin pour les fêtes à base de jus d’ananas et de cidre.

Quelle est l’ambiance de noël à Ushuaïa ?

Visiter Ushuaïa pendant les fêtes de fin d’année ne change pas grand chose. Il y a très peu de décorations. Pourtant les argentins sont beaucoup plus croyants et pratiquants que chez nous, mais noël n’est pas mis en avant. Comme chez nous par contre, les magasins sont remplis de monde, mais l’esprit est plus simple. Les familles, amis, se réunissent autour d’un asado, où ils mangent beaucoup de viande grillée. Ici, pas de chichi, c’est la convivialité qui prime !

Pour le nouvel an, à minuit, on a pu entendre les klaxons dans la ville et surtout les gros pouet pouet des paquebots au port ! Un vrai boucan, bien rigolo et festif !

Nous avons apprécié vivre ici, prendre le temps de découvrir les alentours, observer les habitants… Par contre la ville est très touristique (surtout en haute saison). Cela se ressent d’autant plus sur les randonnées ou dans le parc Tierra de Fuego, où l’on rencontre beaucoup de monde… Il y a des endroits moins populaires et plus tranquilles bien sûr, mais nous nous sommes concentrés sur les coins les plus accessibles et « incontournables ». Nous avons passé un super séjour et ne regrettons pas du tout d’être allé jusqu’à cette ville au bout du monde !

Le lac Titicaca, entre Pérou et Bolivie

Après avoir passé un peu plus d’un mois au Mexique, nous retournons sur le continent sud-américain. Un vol de Cancun nous emmène jusqu’à Lima au Pérou, puis un vol intérieur jusqu’à Juliaca (après une sacrée nuit passée à l’aéroport – aïe !). A la base nous voulions aller directement en Bolivie mais les vols étaient beaucoup plus chers. En repassant par le Pérou, nous économisions beaucoup et cela nous permettait de découvrir le lac Titicaca que nous avions du zapper quelques mois auparavant à cause du mal des montagnes. Et oui il ne faut pas oublier que le lac Titicaca est célèbre car il est le plus haut lac navigable du monde.

Le lac Titicaca côté Pérou : Puno, la grande ville

L’arrivée à Juliaca en avion est déjà superbe : on aperçoit les grandes plaines, et cet immense lac. Le paysage change beaucoup du Mexique, on est bien de retour au Pérou ! Au petit aéroport, nous prenons un minibus direction Puno, la plus grande ville de la région. Nous nous reposons de notre voyage et de notre nuit à l’aéroport, afin également de s’acclimater à l’altitude. Nous voici de retour bien haut, à 3800m. Nous retrouvons la gastronomie péruvienne et les fameux Chifas, ces restaurants chinois-péruviens. C’est assez rigolo de retourner dans un pays qu’on connaît déjà, on retrouve quelques habitudes, comme les boissons typiques, les matés de coca, les petits menus complets et pas chers…

Nous nous baladons dans Puno, qui n’a rien de spécial en soi. Il y a un port au bord du lac, nous nous y promenons un peu et cela nous donne l’occasion de découvrir le nombre de détritus qui jonchent les alentours du lac… Quelle tristesse, c’est une véritable décharge, et qu’est-ce que ça pue…

Nous apercevons les groupes de touristes qui reviennent de leurs excursions des îles péruviennes du lac. Beaucoup de touristes, de très grands groupes. Nous avons déjà entendu de nombreux retours négatifs sur ces excursions, que c’est devenu un véritable business. Nous sommes un peu indécis là-dessus : nous avons envie de voir les célèbres îles flottantes du lac mais d’un autre côté nous ne nous sentons pas à l’aise de participer à ce business. Les hordes de touristes nous ont aidé à faire notre choix : nous n’irons pas et suivrons l’exemple d’autres voyageurs avant nous en allant découvrir un autre coin moins fréquenté du lac Titicaca.

Parenthèse de tranquillité à Llachon

Nous rejoignons après 1h30 de colectivo le petit village de Llachon. L’endroit est très paisible, il y a une petite église, quelques maisons. Un monsieur nous aborde, après lui avoir dit que nous sommes à la recherche d’un logement, il nous conseille quelques hébergements, dont « chez Félix », un peu plus loin à l’écart du village. Nous partons à pieds pour 1,5km sur un chemin de terre, nous profitons des belles vues sur le lac et les maisons dans une ambiance paisible.

Arrivés chez Félix, nous sommes accueillis par un grand sourire et on nous propose une chambre double. Le cadre est exceptionnel, vue face au lac. Après avoir mangé une sopita (une petite soupe) on se balade dans les alentours, près du lac, qui nous surprend par sa merveilleuse couleur, puis nous grimpons jusqu’à un mirador. Ce n’est pas long mais ça grimpe pas mal et à cette altitude le souffle est court ! On peut voir l’île Taquile en face (une des îles où la plupart des voyageurs du lac Titicaca se rendent).

Tout est tranquille, on croise seulement deux agriculteurs en train de bosser. Ici la vie semble s’être arrêtée. Les gens cultivent tous leurs terres, à l’ancienne, il n’y a aucune machine. Les alentours du lac sont façonnés par cette agriculture, qui date de plusieurs siècles.

Le soir chez Felix, nous dinons à 18h30. Il nous explique qu’ils se lèvent vers 5h pour travailler dans les champs, donc au lit pas tard !

Nous admirons le coucher de soleil puis nous allons nous réfugier sous nos 4 couvertures ! La journée, avec le soleil il fait bon, mais une fois celui-ci couché, le froid est glacial à cette altitude.

Le lendemain, après un bon petit dej où on a eu droit à une crêpe, nous nous baladons près du lac, profitant du soleil, puis nous repartons vers le village, attendant un autre colectivo pour nous ramener vers Puno.

Une fois à Puno, nous prenons nos billets de bus pour notre prochaine étape : la Bolivie !

Le lac Titicaca coté Bolivie : Copacabana et la Isla del Sol

Le voyage se passe sans encombres, nous remplissons un formulaire avec des informations à laisser à la frontière à Kasani et on se fait tamponner une nouvelle fois notre passeport, 5ème pays de notre voyage ! Nous nous arrêtons à Copacabana, la plus grande ville d’ici (mais beaucoup plus petite que Puno au Pérou). Et non, rien à voir avec la plage de Rio de Janeiro ! x)

Le lendemain nous nous rendons vers le port à 8h, on achète nos tickets pour le bateau, quelques empanadas et en avant pour un voyage en bateau jusqu’à la isla del sol, l’île du soleil.

L’île est un lieu très important pour les incas, elle serait le berceau de cette civilisation. On y retrouve de nombreuses ruines incas, mais elle serait habité par l’homme depuis plusieurs millénaires, bien avant les incas. Elle portait le nom de Titikaka, donnant ainsi son nom au célèbre lac où elle se trouve.

A la base nous pensions arriver au nord de l’île (où se trouvent plusieurs ruines) et marcher jusqu’au sud mais c’est devenu compliqué depuis quelques temps à cause de tensions entre les habitants… Les bateaux n’amènent les touristes plus que dans la partie sud, alors tant pis on change nos plans.

Nous arrivons donc à Yumani après 1h30 de navigation environ.

Arrivés au petit port nous payons une taxe, puis entamons la montée de l’escalier de l’inca. C’est un peu dur à 4000m d’altitude, on peut se rafraîchir pendant le trajet à la fontaine de l’inca. Nous trouvons une petite chambre dans un hôtel très mignon, d’où nous avons une jolie vue, et après y avoir laissé nos affaires, nous partons pour une randonnée, d’abord en direction du sud de l’île.

Nous allons jusqu’au temple Pilko Kaina (à environ 2 km) où se trouve le Palais de l’Inca. C’est ici que le chef inca logeait quand il était sur l’île. L’endroit est gratuit, la rando facile en soi mais avec l’altitude on perd vite son souffle et attention au mal de tête. On reprend des forces avec un jus d’orange fraîchement pressé. Les vues sont superbes, encore une fois nous sommes émerveillés par la beauté de ce lac et ses îles. Les femmes sont toutes habillées traditionnellement, beaucoup de couleurs, elles portent toutes des chapeaux, souvent melons (typique de la Bolivie). Encore une fois, on se sent apaisé dans cet environnement, où tout est resté si simple. Sur l’île pas de voiture, pas de machine, tout se fait à pied ou avec l’aide des ânes et des lamas.

Au retour, Manu approche un lama et on peut vérifier ce qu’on a lu dans Tintin et le Temple du Soleil depuis tout jeune : le lama crache ! Oui oui ! « Quand lama fâché, lui toujours faire ainsi ». C’est pas une blague ! Bon après pas de gros mollard, juste de l’eau et de l’herbe (et oui l’animal était en train de manger). Merci à ce lama pour ce beau fou rire en tout cas !

On continue ensuite notre chemin plus au nord, on passe le village de Yumani, maps.me nous fait passer par des rues improbables… lol
Nous arrivons au Cerro Pallo Khassa, ça grimpe un peu, ça fatigue, mais nous avons une superbe vue ! On croise des ânes et des lamas, tout cela est très pittoresque.

Sur le retour, on croise plein de restaurants, l’île est touristique. Nous faisons un arrêt au restaurant Pachamama, où nous dégusterons une bière bien fraîche, installés dans des rocking chairs, face à une superbe vue.

Après s’être posé à l’hôtel, nous sortons vers 18h30 à la recherche d’un resto près de notre hôtel… C’est compliqué ! Tout semble fermé. On trouve finalement quelque chose d’ouvert un peu plus loin, une dame toute timide, où je dégusterai une truite, la spécialité sur le lac Titicaca.

Le lendemain nous profitons de la vue une dernière fois, avec un bon petit déjeuner au soleil, avant de rejoindre Copacabana, puis de prendre un bus pour La Paz !

Le lac Titicaca, un nom qui fait rêver et rigoler et qu’on connaît tous ! Nous ne pensions pas être autant charmé. Mais il faut absolument s’éloigner des « grandes » villes et se retrouver sur une île ou dans un petit village comme nous l’avons fait à Llachon, pour s’imprégner de ce lieu. On ne s’attendait pas à grand-chose en venant visiter ce lac. Finalement nous sommes tombés amoureux de ce lieu ! Ce lac est immense et sa couleur bleutée nous a émerveillé. Mais c’est surtout car c’est un voyage hors du temps, au milieu des populations quechuas et ayamaras, qui travaillent la terre à l’ancienne, pêchent, élèvent des des animaux… Ce n’est peut-être pas l’endroit le plus « photogénique » (même si c’est magnifique), c’est un endroit qui se « vit ». La vie est simple et si paisible. Définitivement un incontournable pour nous !

Infos pratiques (prix 2019) :

  • Navette Juliaca – Puno : 15 soles (4€)
  • Où manger à Puno : Sabores Peruano, plusieurs plats de chicharron, dont à la truite très bon ! Restaurant local, bon rapport qualité prix. Machu Pizza pour des pizzas correctes, endroit sympa, Pisco Sour.
  • Colectivo pour Llachon : direct depuis Puno, point indiqué sur maps.me. 1H30 de route, 7 soles / personne (2€). Pour le retour, colectivo jusqu’à Capachica (3 soles), puis Puno (5 soles).
  • Chambre double avec salle de bain privée chez « Felix » à Llachon, 35 soles par personne (9,5€). Repas sur place, matés/infusions à volonté. Il n’y a pas vraiment de commerces dans le village (amenez des snacks pour les petits creux et de l’eau !).
  • Bus Puno – Copacabana : 30 soles (8€), passage de frontière très simple (un papier à remplir pour entrer en Bolivie)
  • Bateau Copacabana – Isla Del Sol : 20Bs (2,6€, aller). Départ tous les jours à 8h30 et 13h30. Possibilité de faire un arrêt à la Isla de la Luna.
  • Où dormir à la Isla del Sol : Palacio del Inca, dans les 25€ pour une chambre double avec petite salle de bain privée, petit dej compris.
  • Bus Copacabana – La Paz : 30Bs (4€) avec la compagnie Vicuña, 3h30 de route.

Asakusa et le Senso-ji

Asakusa est un quartier de Tokyo, il ne ressemble en rien à Shibuya. Ici les rues font plus traditionnelles. Il y a une longue rue piétonne avec plein de petites boutiques (souvenirs, nourriture, spécialités de Tokyo…). On peut y voir aussi l’immeuble de la brasserie Asahi (LA bière japonaise), en forme de bière !

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On peut se balader dans le quartier en pousse-pousse (ce qu’on a fait !). Notre « pousseur » (je sais pas comment on peut l’appeler lol) était super sympa, il nous expliquait où est-ce qu’on passait, des petites anecdotes sur les magasins, etc. On ne regrette pas de l’avoir fait, même si ça fait touriste ! x)

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Le quartier d’Asakusa est surtout visité car il abrite le plus vieux temple de Tokyo, le Senso-Ji !
C’est très beau, il y a beaucoup de monde qui vient pour visiter ou se recueillir. Dommage qu’on ne comprenne pas tous les rites (se couvrir de fumée d’encens par exemple…).

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Kyōto-gosho, le palais impérial

Kyoto fut pendant plus de 1000 ans la capitale du Japon, elle abrite donc le palais impérial où vivait l’empereur à cette époque. Il est possible de visiter le palais, mais seulement lors de visites guidées (gratuites) où l’on doit s’inscrire. Seul le parc autour est ouvert au public.

Il y a plusieurs bâtiments, ainsi que plusieurs portes autour du palais (qui est entouré de murs qui le cachent). Le palais fut brûlé plusieurs fois (toujours le problème des bâtiments en bois…), la version que l’on peut visiter aujourd’hui date de 1854.

C’était très beau, les bâtiments sont très classes, mais on s’attendait à quelque chose de plus spectaculaire, étant donné qu’il faut s’inscrire pour le visiter (donner son numéro de passeport, son nom, etc.). Dommage qu’il y ait tant de monde et qu’il faille être avec un guide, on ne peut pas aller à son rythme donc on profite moins. Je crois que ce qui nous a le plus impressionné, ce sont les jardins, qui sont enchanteurs !

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Salle du trône, l’empereur était en hauteur et caché de la vue de tous

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Kinkaku-ji, le pavillon d’or…

La visite à ne pas louper à Kyoto, c’est le pavillon d’or, l’un des monuments les plus célèbres du Japon ! Il s’agit d’un parc avec plusieurs bâtiments ; l’un d’eux est un magnifique pavillon dont les deux étages supérieurs sont dorés à l’or fin… Vraiment très beau et impressionnant ! *-*

Il fut édifié en 1394 mais en 1950 un jeune moine décida d’y mettre le feu (décidément…). Il fut reconstruit à l’identique, ainsi, le pavillon que l’on peut voir aujourd’hui date de 1955.

Le pavillon d’or est un très beau bâtiment, superbement mis en valeur par le paysage magnifique qui l’entoure (encore mieux avec les couleurs de l’automne 😉 )

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A la fin de la visite il y a une maison de thé où l’on peut en déguster, des petites boutiques de souvenirs, et des endroits de recueillement où de l’encens est allumé et où on peut taper sur des « gongs » après avoir jeté une petite pièce.

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Namsangol Hanok Village

Ce village est en fait une réplique d’anciens villages, de maisons de personnes importantes. Il se trouve au milieu de la ville, on voit le contraste ! En plus des visites maisons, il y a des ateliers pour apprendre à écrire en coréen, voir une cérémonie du thé, essayer des costumes traditionnels… On peut aussi jouer à d’anciens jeux populaires.

Dans le parc du village il y a également une time capsule, où sont entreposés des souvenirs. Elle a été fermée et enterrée en 1994 pour fêter les 600 ans de Séoul en tant que capitale de la Corée. Cette capsule devrait être ouverte pour l’anniversaire des 1000 ans, en 2394 ! Les objets sont un héritage pour les descendants, afin qu’ils comprennent le mode de vie de notre époque.

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Les jarres servaient à la conservation du kimchi

 

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