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Que faire à Fuerteventura dans le sud (et centre) de l’île ?

Nous avons passé plus d’un mois sur l’île de Fuerteventura, dans les îles Canaries, en mode « nomade digital ». C’est une île restée en grande partie sauvage, et nous avons adoré la découvrir ! Comme il y a pas mal d’endroits à découvrir sur cette île, j’ai décidé de faire deux articles pour vous en parler. Vous pouvez découvrir mon premier article : que faire à Fuerteventura dans le nord de l’île ? Vous y trouverez aussi une petite présentation de Fuerteventura, que je ne répèterai pas ici.

Dans cette seconde partie, je vous parle du centre et de la partie sud de Fuerteventura. Suivez-nous dans ces paysages arides mais plein de surprises ! (j’ai ajouté une étoile aux endroits où nous avons eu nos plus gros coups de cœur)

Que faire à Fuerteventura dans le centre de l’île ?

On commence par le centre de l’île qui offre des paysages désertiques à perte de vue, des volcans… Et de beaux endroits à voir sur la côte aussi. Si vous avez envie de vous imaginer dans Star Wars, vous êtes au bon endroit !

Tranquillité assurée à Aguas verdes

Comment ne pas commencer cet article avec ce lieu ? C’est près d’Aguas Verdes, dans ce coin très reculé de l’ile que nous avons élu domicile. Notre airbnb est simple mais il nous offre la tranquillité et le bonheur de voir l’océan. On entend même le bruit des vagues et la nuit le ciel se pare de millions d’étoiles. Magique !

Un soir, en rentrant à notre logement au moment du coucher de soleil, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir une forme pyramidale trônant sur l’océan… Serait-ce…? Non, c’est pas possible… Mais qu’est-ce que ça pourrait être d’autre ?!

Après vérification grâce à une carte, nous avons la confirmation, c’est bien le Teide, le volcan de Tenerife ! L’île est à 250 km de nous, mais son volcan, qui culmine à 3 715 m, nous apparait dans toute son immensité. C’est une vision extraordinaire… Et dont nous ne serons témoin que 2 soirs (sur 5 semaines). Les mêmes soirs, on distingue aussi l’île de Gran Canaria.

La plage visible depuis notre logement est celle de Aguas Verdes. Le courant est très fort, les vagues impressionnantes, personne ne s’y baigne… Cependant, en marchant un peu autour, on arrive à des piscines naturelles (Playa del Valle) qui rendent la baignade possible. Il peut y avoir un peu de monde (surtout le week-end), mais comme ce n’est pas hyper facile d’accès (route de terre), ça reste raisonnable.

Le village et les grottes de Ajuy

Notre première découverte de l’île, ce fut ce petit coin. On y trouve une plage de sable noire qui contraste avec le blanc des maisons du petit village de Ajuy qui la borde. C’est tellement mignon que ça parait faux !

Une balade sur les falaises qui entourent la plage amène jusqu’à des grottes. On en aperçoit dans le creux des falaises, la vue est très belle. On peut aussi rentrer dans l’une d’elle, plus proche et accessible, qui se révèle très grande.

Oasis à la fuente de la madre del Agua

En repartant de Ajuy, nous faisons un arrêt juste à côté. Au milieu de ces paysages désertiques, nous nous retrouvons au milieu d’une petite oasis ! Des arbres, principalement des dattiers et un petit cours d’eau à moitié asséché mais quand même assez présent pour verdir ses alentours… Ici on sent la vie, on y croise des chèvres et on entend même une grenouille ! Je peux vous dire que c’est assez étonnant de trouver une grenouille à Fuerteventura ! Totalement seuls, nous profitons pleinement de ce lieu si atypique…

La route vers Betancuria avec le Mirador Moro Velosa ⭐

C’est sans aucun doute l’une des plus belles routes de l’île ! Et nous avions la chance d’en emprunter une partie régulièrement pour aller faire nos courses…!

Il ne faut pas manquer le Mirador Moro Velosa, qui offre une belle vue sur la plaine et les montagnes. Il y a un café (fermé quand on y est allé) mais on peut se garer gratuitement sur le parking et profiter de la vue autour.

Juste à côté se trouve un autre point de vue, repérable avec ses grandes statues guanches. (Les guanches ? C’est le peuple originaire des Canaries). Là aussi la vue est superbe. Dans ce coin on rencontre aussi beaucoup d’écureuils de Barbarie. Ils sont très mignons et pas craintifs ! Un peu trop habitués aux humains, ils sont ici intrusifs… Il est interdit de les nourrir (ce n’est pas toujours respecté par les touristes…).

Attention, il faut savoir que Fuerteventura est sujette au vent, et quand on se retrouve en hauteur comme ici, il y a de sacrés bourrasques !

En suivant la route on découvre d’autres points de vue, dont le Mirador de las Peñitas qui offre une vue sur le paysage aride environnant, au creux des collines. Des écureuils viennent encore à notre rencontre, l’occasion de faire de jolies photos d’eux !

Betancuria ⭐

Cette superbe route amène au village de Betancuria, l’ancienne capitale de Fuerteventura. C’est un lieu vraiment plein de charme ! Les petites maisons blanches, les rues piétonnes tranquilles, les cafés et restos au milieu d’une végétation inhabituelle pour l’île… On adore !

Ermita de la Peña – Barranco de las Peñitas ⭐

Une sympathique randonnée à faire dans les terres désertiques de l’île. Le chemin passe dans une sorte de petit canyon, on passe un barrage pour arriver à la Ermita de la Peña, une petite chapelle. Cette partie est facile car c’est plat pratiquement tout du long.

On peut ensuite continuer en grimpant, c’est un peu plus difficile mais ça vaut bien le coup ! C’est un chemin qui n’est pas du tout indiqué mais que l’on peut plus ou moins repérer sur Google Maps, au milieu de gros rochers. Le but ? Trouver une arche naturelle ! C’est un bel endroit mais pas facile à trouver ! On a rencontré un couple qui a perdu beaucoup de temps à la chercher. Heureusement quand nous étions sur la bonne voie, nous avons croisé un autre couple qui a pu nous donner quelques indications !

Que faire dans le sud de Fuerteventura ?

Le sud de l’île possède de superbes plages ce qui fait qu’il y a pas mal de stations balnéaires, assez touristiques. On y trouve aussi des paysages majestueux !

Costa Calma

Costa Calma est une station balnéaire qui offre nombreux restaurants, bars et boutiques. Un lieu qui respire bon les vacances et qui possède une grande plage prête à accueillir baigneurs et bronzeurs !

Gran Tarajal

Une petite ville de bord de mer avec sa plage, son esplanade mais aussi, plus surprenant ici, son street-art ! En effet, une balade dans la ville s’impose pour découvrir ces nombreuses œuvres de rues. Original !

La plage de Cofete ⭐

Sans conteste, notre coup de cœur du sud de l’île ! On est vraiment dans l’endroit le plus au sud de l’île. Et comme tout endroit de « bout du monde » qui se respecte, il n’est pas facile d’accès ! On arrive à la plage de Cofete après avoir roulé 30 à 40 minutes sur une piste. Attention donc à la voiture car les locations ne sont pas assurées sur les routes non goudronnées. Mais pour notre part, nous avons trouvé la route pas si mal (on en a expérimenté des bien pires en Amérique du Sud ! 😅).

La route qui descend vers la plage est par contre très étroite avec parfois des virages très serrés ! On prie pour ne pas croiser un camping-car dans ces moments-là xD Cependant, les vues sont époustouflantes ! On aperçoit l’océan, le long d’une immense langue de sable bordée de falaises aux multiples couleurs. Un véritable spectacle pour les yeux !

On passe ensuite Cofete, que je pensais être un village mais qui se révèle être un simple hameau. On y trouve toutefois un restaurant. Plutôt impromptu par ici ! Mais il faut bien nourrir les touristes qui s’aventurent jusque ici 😉

Après avoir garé notre voiture, nous nous baladons sur la plage… Le sable brille ! C’est superbe. La couleur de l’eau nous aguiche mais il y a un vent de malade sur la plage et les vagues sont très violentes. On passe notre tour pour la baignade et on continue de s’émerveiller devant la beauté du paysage qui nous entoure.

Punto Fara de Jandia

Après avoir vu Cofete, on peut faire un petit détour sur la route pour aller jusqu’à la pointe sud de Fuerteventura jusqu’au phare de Jandia. On passe par un petit « village » où les maisons sont en fait d’anciennes caravanes, sans roues. Curieux !

Morro Jable

Après avoir exploré le sud sauvage, retour à la civilisation dans la ville balnéaire de Morro Jable. Nous avons été très étonnés de découvrir de la végétation autour de la plage ! Il semblerait que ce soit un peu comme des marais et que des petits buissons poussent. Sur une île aussi désertique que Fuerteventura, ça fait son petit effet ! La plage est aussi très grande et il y a un grand choix de restos.

Nous avons mangé dans un quartier un peu à l’écart, au Irish Times with Simon’s Kitchen, un pub tenu par des allemands très sympas. Parfait pour changer des tapas (on a pris des nachos et des ribs, accompagné de délicieux cocktails, c’était top !).


Si nous devions résumer Fuerteventura en quelques mots, ce seraient avec ceux-là : désert, volcans, plages, écureuils, chèvres, soleil et vent !

C’est une île qui nous a vraiment charmé par son côté sauvage et paisible, avec des paysages à couper le souffle. On a adoré profiter de notre logement coupé du monde et le fait de pouvoir se baigner dans l’océan au mois de novembre. La vie est douce sur cette île au printemps éternel.


Retrouvez tous nos articles sur les Canaries :

Visiter Santiago du Chili et Valparaiso…

…Et ce, en période de crise et de manifestations 😅

Nous sommes arrivés au Chili le jeudi 17 octobre 2019 au soir, la veille du début de grosses manifestations dans tout le pays. Nous avons connu quelques répercussions, en allant au désert d’Atacama, et à cause des problèmes sur la route nous avons préféré prendre un avion de Calama jusqu’à Santiago plutôt qu’un long bus afin de ne pas louper notre vol pour l’île de Pâques. Mais c’est en retournant pour de bon à Santiago du Chili, après notre séjour sur l’île de Pâques, que nous nous sommes vraiment rendus compte de l’ampleur du phénomène.

A Calama, « petite » ville de 180 000 habitants, nous avions déjà vu des manifs, nous avions remarqué les drones voler le soir pour surveiller le centre-ville, nous avions senti l’odeur des bombes lacrymogènes qui piquent encore les yeux et la gorge un lendemain d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, nous avions expérimenté le couvre-feu (interdiction de sortir dans les rues après 20h). Mais c’est à Santiago, capitale du pays, puis à Valparaiso, que nous avons vraiment vu l’importance de ces manifs.

Nous avons passé quelques jours à Santiago dans une résidence tranquille (en airbnb) avant de partir pour l’île de Pâques ; c’est pendant ce laps de temps que le couvre-feu s’est levé, et nous en avons profité pour sortir et commander des sushis à un resto à côté (libertéééé). Mais les supermarchés restaient fermés, on voulait faire des provisions avant de partir sur l’île de Pâques qui est très chère, mais ça a été compliqué. Heureusement on a trouvé quelques petites choses en épicerie.

Après notre séjour sur l’île loin de toute cette agitation, à peine revenus à Santiago, on a senti la différence quand on a pris un uber jusqu’à notre logement et qu’on a vu tout ces graffitis sur les murs et les rues bloquées par des feux (souvent de pneus) sur la route.

Santiago du Chili dévastée

Visiter la capitale d’un pays alors que son peuple est en pleine révolution, c’est assez spécial.
Nous logions dans une auberge, dans un quartier tranquille, en-dehors du centre-ville pour ne pas se retrouver au milieu des manifestations. Nous avons vu quelques personnes manifester depuis notre fenêtre mais rien de plus, la vie dans le quartier se déroulait plutôt normalement.
Il était par contre préférable de sortir visiter Santiago en début de journée, car c’était en fin d’après-midi que les manifestations commençaient et que ça pouvaient déraper. Nous rentrions donc à notre auberge pour 16h environ, par mesure de sécurité.
Nos déplacements furent également impactés car certains métros ne circulaient pas et certaines stations étaient fermées. Nous avons demandé conseils aux employés de l’auberge, qui, mieux au courant que nous, se tenaient informés via un compte Twitter qui recensait les métros et stations toujours ouvertes. Par chance le métro le plus proche de chez nous était ouvert mais une station où nous voulions nous arrêter était fermé. On a compris pourquoi quand on est passé devant : l’entrée était totalement bouchée, défoncée.

Plaza des Armas

La station de métro de la Plaza des Armas (place centrale, comme dans toutes les villes d’Amérique latine) étant fermée, nous prenons un métro qui nous amène au plus proche (Bella Artes) puis on fini à pieds. Ça nous permet de découvrir un peu plus le centre. C’est une très grande place, il y a beaucoup de monde. Quelques statues devant l’église vandalisées mais ça va.

Mercado Central

Nous avions pris l’habitude d’aller au marché dans les villes que nous visitons et d’y manger car on y trouve de la gastronomie simple, locale, et généralement bonne, copieuse et pas chère. Nous voulions donc tenter cela au Chili. Mais ici, ça n’a rien à voir ! Le marché n’est pas du tout un endroit où les locaux viennent manger, c’est un enchainement de petits restos, sympas oui, mais pas du tout authentiques comme on en avait l’habitude. Le mercado central est un marché couvert, vers le centre on trouve les prix les plus chers, les restos situés vers l’extérieur sont meilleur marché, c’est là, à la Caleta, où nous avons mangé un ceviche de poisson frais (pour environ 5€ chacun), avec un mini-verre de Pisco Sour offert.

Cerro Santa Lucia

Près de la station de métro Bella Artes, nous nous rendons au Cerro Santa Lucia, un jardin sur une petite colline. L’entrée est gratuite, mais il faut s’inscrire à l’entrée. C’est mignon et étonnamment calme, alors que c’est entouré de la ville et de voitures qui passent plus bas.
On voit un groupe de personne qui débattent (politique, révolution ?).
La vue en haut est jolie, il y a des traces du passé défensif du lieu. Un endroit bien agréable pour savourer notre pique-nique.

Le quartier Bellavista et le Cerro de San Cristobal

Nous passons par la plaza Italia, le centre des manifestations (qu’on voyait à chaque fois à la télé aux infos pendant les manifs). Sur le chemin on croise énormément de statues dégradées, taguées, de messages politiques sous forme de graffitis.
Arrivés dans le quartier Bellavista, on remarque que c’est aussi un endroit qui a pris cher, les feux de circulation ne marchent plus, des objets jonchent les routes, et on arrive même devant un feu de poubelle en pleine rue et en pleine journée.

On tombe par hasard sur un coin très sympa qui fait contraste avec le reste, où il y a plein de bars et restaurants. Ça fait bizarre de voir ce genre d’endroits fonctionner comme si de rien n’était au milieu de ce chaos.

Nous marchons jusqu’au parc San Cristobal, où nous prenons le funiculaire qui nous amène en haut du Cerro San Cristobal, une haute colline d’où on a une impressionnante vue sur la ville et les montagnes qui l’entourent. Il y a aussi une statue de la vierge Marie (toujours très important d’avoir une Marie ou un Jésus qui veille sur la ville).

En repartant, nous devons marcher un peu pour arriver à une station de métro ouverte, ça sent la bombe lacrymo, des commerces ont été vandalisés, sont vides…

La déception à Valparaiso

Depuis Santiago nous prenons un bus pour Valparaiso, une ville bohème et tendance en bord de mer qu’on nous a beaucoup vanté. Il y a des bus régulièrement entre les deux villes, mais arrivés à la gare de Valparaiso, on se rend compte que la route devant est barrée et qu’il y a des manifs qui se préparent. On trouve quand même un uber qui nous amène à notre chambre airbnb, qui se trouve sur une des nombreuses collines de la ville. Nous rencontrons Paco et Ximena, un couple chilien qui nous accueille chaleureusement dans leur maison d’artiste, avec leur chien et leurs trois chats (pour notre plus grand bonheur !).

Balade sur les collines autour de Valpo

Suivant les conseils de Paco, nous prenons la rue Alemania, d’où l’on a des points de vues sur le ville en amphithéâtre. On voit aussi beaucoup de street-art, l’une des caractéristiques de la ville. On se promène dans le Cerro Alegre et le Cerro Concepcion, où l’on voit encore beaucoup d’autres œuvres de rue, mais avec des petits restos et salons de thé tendance. C’est agréable.

Pour voir de nombreux street-art, on se rend (difficilement) au musée à ciel ouvert, un regroupement d’œuvres murales de divers artistes, inauguré en 1992.

Le centre-ville de Valparaiso

Promenade dans le centre, au bord de mer. C’est pas folichon, tout est très très sale, c’est moche, ça pue. On ne peut pas trop lever les yeux vers les tags sur les murs car on doit surveiller où on pose les pieds pour éviter les crottes de chien ! Nombreux commerces sont fermés à cause des grèves et manifs. On va vers le port, quelques personnes sont posées au bord, à lire un livre, observer les otaries en face, fumer un joint…
Petit aparté : la consommation de marijuana est illégale au Chili, pourtant ça sent le cannabis partout ! Les chiliens sont également des fumeurs de tabac, ce qui nous a fait bizarre, car dans les pays précédents, personne ne fume (à part à Mexico City et certains endroits en Colombie).

Comme Valparaiso est une ville entourée de collines, il y a beaucoup d’escaliers (parfaits pour le cardio !) et de funiculaires, appelés ascensor. Cependant il existe un véritable ascenseur publique : Ascensor Polanco, qu’on utilise pour monter en haut d’une colline (c’est comme un transport en commun quoi). On y accède via un tunnel sombre et on monte dans l’ascenseur à plusieurs, avec un « liftier » (le monsieur qui appuie sur le bouton pour monter et descendre). Cet ascenseur date de 1915.

Coincés à cause des manifs, c’est reparti !

Le jour de notre départ de Valparaiso, imprévu : la journée a été déclaré jour de manif nationale ! Il n’y a aucun bus pour retourner à Santiago ! Évidemment on apprend ça le jour même. Heureusement nous pouvons prolonger notre séjour d’une nuit chez Paco et Ximena, et nous profiterons de cette journée pour nous reposer, avancer sur le blog, discuter avec Paco de la situation au Chili et des gilets jaunes (oui oui) et profiter de ses bons conseils de choses à voir pour la suite de notre voyage ! Il connait bien son pays et nous a fait une liste de plein de choses à visiter, pas forcément connues des touristes étrangers. Hyper sympa, on suivra certaines de ses recommandations, même si on ne pourra pas tout voir, surtout en se déplaçant en transport en commun (c’est plus simple avec son propre véhicule).

Pour résumé, ce fut un moment un peu spécial du voyage, se retrouver dans cette ferveur révolutionnaire. Santiago est une ville qui semble plutôt intéressante, les montagnes environnantes ajoutent du charme et il y a quelques quartiers très agréables. Par contre grosse déception à Valparaiso. C’est le coup de cœur de nombreux voyageurs mais nous n’avons pas aimé, en dehors de la vue depuis les collines et du très beau street-art, nous avons été choqué par la saleté… Et pourtant après plus de 6 mois en Amérique du Sud, on ne pensait plus être choqué par ça ! D’ailleurs il semblerait qu’elle soit peu appréciée des chiliens pour ces mêmes raisons.

Infos pratiques, conseils (prix fin 2019)

  • Où dormir à Santiago du Chili ? → Hostal Vitalia, très agréable, personnel jeune et sympa (des voyageurs), dans un quartier cool, beaucoup de français xD
  • Où dormir à Valparaiso ? → Chez Paco et Ximena en Airbnb (ils louent deux chambres). Un coup de cœur, on se sent super bien chez eux, belle vue depuis la chambre et on a beaucoup discuté avec Paco qui parlait un peu anglais. On était super contents de pouvoir câliner le chien et les chats mais si vous n’êtes pas à l’aise avec ces petites bêtes, cet endroit n’est pas pour vous.
  • Prix du funiculaire San Cristobal à Santiago : 2500 CLP A/R la semaine ; 2900 CLP le week-end (entre 3 et 3,5€)
  • Prix de l’ascensor Polanco : 100 CLP (environ 0.20€)

Visiter la Perle des Caraïbes : Carthagène en Colombie

Carthagène des Indes, un nom qui prête à rêver ! Située tout au nord de la Colombie, sur la côte caribéenne, nous l’avons rejoint en avion depuis Medellín, pour gagner du temps et éviter de longues et pénibles heures de bus (à savoir que les billets d’avion intérieurs ne sont vraiment pas chers). Nous quittons le temps nuageux de Medellín pour la chaleur et la moiteur de la belle Carthagène…

El centro historico de Cartagena

Fondée en 1533, le quartier historique de Carthagène n’a presque pas bougé. C’est un petit bijou de l’époque coloniale et elle n’a pas volé son surnom de « Perle des Caraïbes ». Il est d’ailleurs classé au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Dès notre première balade dans les couleurs de la fin d’après-midi nous tombons sous le charme. Ses maisons colorées à balcons, ses plantes tropicales qui poussent un peu partout, ses vendeurs de fruits tropicaux…

La ville est superbe et y flâner est la meilleure chose à faire. Le seul problème c’est que la ville est très très touristique. On n’avait pas vu autant de touristes depuis la région sud du Pérou.

De ce fait beaucoup de monde sur les petits trottoirs et surtout énormément de vendeurs dans les rues qui nous accostent. Toutes les 30 secondes quelqu’un vient nous parler pour nous vendre un truc ou nous faire un rap en échange d’une pièce. C’est très pénible !

Ils nous agacent tellement qu’on a développé une technique : quand on nous demande d’où on vient on ne dit plus France car ils connaissent un peu trop bien et comme l’espagnol est similaire au français ils nous tapent la causette ! Non, on dit qu’on ne comprend pas et qu’on vient de Roumanie, en général ça les calme ! 😆

Le quartier San Diego possède de nombreuses maisons coloniales colorées et il est un peu plus tranquille !

Plaza Bolivar et Museo del Oro

Il y a de nombreuses places dans Carthagène, dont la Plaza Bolivar où se trouve le Musée de l’Inquisition, que nous avons décidé de zapper (moyennement motivés et la quantité d’avis négatifs sur cette visite nous a décidé).

À côté on trouve également le musée de l’or. Il est petit mais gratuit, avec des artefacts, bijoux pré-colombiens en or et quelques explications.

La Casa Nuñez

On visite la Casa Nuñez, qui était la maison d’un ancien président. L’entrée est gratuite. C’est une superbe maison coloniale (on s’y verrait bien !)

India Catalina

Sur maps.me nous voyons qu’il y a une statue de Pocahontas, nous sommes donc bien sûr allé voir ^^
En fait il ne s’agit pas de Pocahontas mais d’une autre jeune indigène qui a servit de traductrice à un conquistador dans la région de Carthagène.
Au moins on aura appris quelque chose (le gars qui a mis le point sur maps.me par contre pas trop !)

Parque del Centenario

Un petit parc (gratuit) dans le centre à ne pas rater car on y rencontre plein d’animaux ! Perroquets, plein d’écureuils et surtout des petits singes ! Et si on est attentifs ou qu’on a un peu d’aide (ce fut notre cas) on peut même y voir des paresseux ! Génial, on y a passé pas mal de temps et on y est allé deux fois. Les singes sont trop rigolos ^^

Les remparts de Carthagène

La ville a longtemps été la proie des pirates car elle conservait de nombreux trésors… Pour la protéger des remparts ont été érigé tout autour du centre. On peut marcher sur certaines portions et même y boire un verre au coucher de soleil.

Il y a un bar, le Cafe del Mar, face à la mer, ou si on veut économiser quelques pesos, il suffit d’acheter une bière fraîche à l’un des nombreux vendeurs qui déambulent et profiter de la même vue.

Le Castillo de San Felipe de Barajas

Ayant vu dans le Lonely Planet et sur divers blogs que c’est un incontournable quand on est à Carthagène, on part visiter cette forteresse, qui est la plus grande bâtie par les espagnols dans leurs colonies. L’entrée n’est pas donnée pour le pays : 25 000 COP/personne (6,60 €).

Alors incontournable ? Pour nous européens pas vraiment, on aurait clairement pu se passer de cette visite. Le fort n’a pas grand chose de plus que les remparts (qui eux sont accessibles gratuitement). Pour des sud américains c’est probablement exotique et un endroit étonnant, car c’est le seul sur le continent. Il y a juste quelques souterrains sympas mais rien de folichon. En plus très peu d’informations.
Au final, on conseille de venir voir les remparts par curiosité, mais sans forcément effectuer la visite payante (on a trouvé que c’était bien loin de « l’incontournable » que l’on veut nous faire croire !).

Quartier Getsemani

C’est le quartier dans lequel nous logions et c’était un bon choix : proche à pieds du centre historique tout en étant à l’écart de la foule. Ce quartier à l’extérieur des remparts était celui des esclaves, il est maintenant reconnu pour son street-art et son ambiance plus « populaire ». En se baladant on peut également tomber sur de drôles de sculptures… x)

Carthagène est une ville qui nous a beaucoup plu. Elle a vraiment une personnalité et un charme fou. Il faut juste faire abstraction du grand nombre de touristes (c’est la ville la plus visitée de Colombie ) et de ce que cela implique (prix excessifs par rapport au reste du pays, se faire harceler par les vendeurs…) et ne pas trop craindre la chaleur humide (des petites pauses pendant la journée dans des centres commerciaux, supérettes peuvent être bien utiles pour échapper à la chaleur grâce à la clim !).

C’est pour nous une des plus belles villes que nous ayons vu et sans aucun doute la plus jolie du continent américain (on ne pense pas trouver plus charmant !).
Un lieu incontournable lors d’un passage en Colombie ! ❤️

Conseils pratiques :

Si comme nous vous arrivez en avion à Carthagène, sachez qu’il n’y a pas de bus jusqu’au centre. Obligé de prendre un taxi. Il faut faire la queue en sortant, un stand fixe le prix selon le quartier où vous allez avant de monter en voiture.

Où dormir à Carthagène ?

  • Hôtel Mi Llave : super sympa, certaines chambres avec clim (et ça fait du bien avec cette chaleur !), cuisine à disposition, petit dej compris et resto/bar. Les happy-hours sur les 2 Mojitos à 15 000 COP (4 € !) font bien plaisir. On est proche à pieds du centre tout en étant assez éloigné pour être tranquille 😁

Où manger à Carthagène ?

  • Novo Kebab Grill. Oui un kebab en Colombie ! Et franchement quel délice ! Presque aussi bon que ceux de Berlin haha. D’énormes kebabs pour 19 000 COP (≃ 5 €), au poulet, porc ou végétarien (falafel, miam !) avec plein de légumes, sauces yaourts…
  • Food Truck sur le parking en face de l’hôtel Mi Llave. Plusieurs camions en cercle qui proposent nourriture et boisson. Il y en a pour tous les goûts : tacos, sushis, burgers, vins, bières… Tout ça dans un endroit tout mignon avec vue sur le fleuve et le downtown.
  • Stands de rues pour tester des spécialités du coin (on est incapable de ressortir de noms) ainsi que les arepas (classiques de la cuisine colombienne). Et bien sûr jus de fruits et glaces pour se rafraîchir !

Découverte de Medellin et la Comuna 13

La plupart d’entre vous (et nous compris) connaissent Medellin à cause d’un certain Pablo Escobar… En effet il était le chef du cartel de Medellin. La ville a donc plutôt mauvaise réputation, malgré le fait que cette histoire date de plus de 20 ans.

Medellin est la deuxième plus grande ville du pays et est surnommée la ville du printemps éternel.
Nous profitons d’être dans une grande ville pour nous poser un peu, avec un airbnb en dehors du centre. On a une superbe vue depuis l’appart, situé dans une tour.

On en profite aussi pour faire un tour au centre commercial Oviedo, où on mange un bento japonais et surtout on en profite pour aller au cinéma. On va voir le film Le Roi Lion, en vost, donc en anglais sous-titré espagnol. Heureusement on comprend très bien l’anglais et le film n’est pas très compliqué 😅 Le centre commercial est très classe, très joli, ça fait très riche, comparé aux rues quand on s’éloigne du centre…

En traversant la ville on découvre beaucoup de SDF, beaucoup beaucoup plus que dans les pays précédents (Pérou et Équateur). En fait, la majorité d’entre eux sont des vénézuéliens, fuyant leur pays, situé à côté de la Colombie.

Nous ne visiterons pas trop Medellin, ayant peu de temps. Nous avons décidé de nous consacrer à un quartier : Comuna 13. Nous faisons un tour guidé avec Zippy Walking Tour (le guide est payé aux pourboires).
Nous sommes un gros groupe mais notre jeune guide Esteban est vraiment sympa et énergique, la visite est super. On ne peut que la recommander, c’était hyper intéressant !

Il faut savoir que Comuna 13 était le quartier le plus dangereux de la ville, avec de nombreux cartels et était même deuxième dans le top des lieux les plus dangereux du monde… Gloups, ça donne envie de le visiter n’est ce pas ?!

Et bien justement, comme personne ne pouvait (ni ne voulait) y mettre les pieds, le gouvernement a pris une mesure radicale : envoyer l’armée. Pendant trois jours, la police et les cartels se sont échangés des balles, pendant que le reste des habitants du quartier restaient cloitrés chez eux. On voit encore des impacts de balles dans les murs.

Pour se « faire pardonner », la ville a fait construire des escalators extérieurs, qui relie le quartier, sur les hauteurs de la ville, au centre. Les habitants ont ainsi la possibilité de rejoindre le centre ville beaucoup plus rapidement (et donc plus facile pour travailler) mais cela a aussi ouvert le quartier au reste du monde si on peut dire.

Comuna 13 est un quartier très pauvre, c’est un entassement de maisons construites par les habitants eux-mêmes. Il y a une seule vraie rue dans le quartier, ce qui rend la distribution du courrier difficile. Le quartier est donc divisé en trois parties, afin de s’y retrouver un peu (on ne sait pas trop comment ils font mais bon !).

Depuis quelques années le quartier est devenu le repère du street-art, très engagé. Pour les fans de street-art c’est un incontournable, les œuvres sont vraiment superbes.

On assiste à un spectacle de danse de rue. Les jeunes d’ici ont la motivation pour s’en sortir et changer les préjugés sur leur quartier. D’ailleurs ici les gens sont bienveillants et très contents de voir des touristes venir. Et oui, car si des touristes du monde entier viennent ici, c’est que le pari est gagné et que le quartier ne fait plus peur comme avant.

D’ailleurs Esteban nous dit que si en tant qu’étrangers nous avons tous des images clichés de la Colombie (la drogue, les cartels, la violence…), les colombiens ont aussi des à priori sur nous. Ils pensent que les touristes qui viennent dans leur pays ne viennent ici que pour la drogue. Évidemment ça ne leur plaît pas, car ce sont eux qui subissent les désagréments liés à la vente de drogues (les trafiquants, les règlements de compte). La vision change peu à peu, des deux côtés, le pays s’ouvrant de plus en plus et attirant chaque année plus de visiteurs.

Franchement qui aurait crû qu’un escalator pouvait changer tant de choses ? Jamais je n’y aurais pensé. On a trouvé que c’était une bien jolie histoire !