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Visiter Chachapoyas et la région Amazonas au Pérou

Après avoir profité du bord de mer de Huanchaco et visité ses ruines pré-colombiennes, nous partons de Trujillo vers l’intérieur du Pérou, direction Chachapoyas !

Nous arrivons dans la capitale de la région Amazonas après 13h30 de bus. Nous avons roulé en partie de nuit et nous débarquons très tôt à notre hôtel (6h), qui nous laisse gentiment nous installer dans notre chambre où nous pouvons finir notre nuit.

Chachapoyas est une ville de 32 000 habitants, située à 2 335m d’altitude. Elle est assez isolée du reste du pays et proche de la forêt amazonienne. C’est une ville peu fréquentée par les touristes étrangers. Nous sommes venus ici pour découvrir quelques merveilles alentour qui valent clairement le détour d’après nous !

Découvrir la ville de Chachapoyas

Le premier jour, nous faisons un petit tour dans la ville, tout simple, avec comme toujours au Pérou une Plaza de Armas superbe et pleine de vie. Durant notre séjour, nous assistons même à une célébration, des habitants des villages de la région se retrouvent ici pour faire la fête et portent leurs habits traditionnels.

Chachapoyas est une ville péruvienne authentique avec ses petits restos aux menus du midi pas cher, ses chifas (restos péruviens-chinois), sa street-food… C’est également ici que nous testerons un plat emblématique du Pérou, qui en fera grimacer certain… Du cochon d’inde ! Verdict : ça ressemble à du poulet mais en moins sec et beaucoup plus tendre. Par contre y’a pas grand-chose à manger, surtout que nous en avons partagé un (c’est devenu un truc touristique et donc ils gonflent les prix). Au moins on aura testé !

Visiter la forteresse de Kuelap

Nous réservons une excursion avec notre hôtel où nous expérimentons un beau quiproquo au moment où la fille nous demande de cancelar… « Mais on veut pas annuler, on réserve ! » Incompréhension totale, jusqu’au moment où elle nous apprend que cancelar qui signifie annuler veut aussi dire pagar donc payer/régler… Ah d’accord, très logique ! Au moins, on a retenu la leçon ^^

Bref, nous finissons par réussir et réservons une journée pour aller visiter Kuelap, une forteresse de l’époque du peuple Chachapoyas. On paye 90 soles chacun (environ 20€), tout compris (guide, entrée, trajet, repas). Nous partons en bus avec un guide anglophone, Augusto, super sympa.

Après 2h – 2h30 de voyage sur des petites routes de montagnes qui tournent dans tous les sens, nous arrivons à destination… Enfin presque ! Il faut prendre un téléphérique sur 4 km (20 minutes) pour accéder à la forteresse qui se trouve à 3 000m d’altitude. Il a été inauguré en mars 2017 et avant cela le lieu n’était accessible que par une randonnée d’environ 3h qui grimpe bien. Le téléphérique (le premier au Pérou, réalisé en partie par… des français haha) permet d’ouvrir ce lieu à plus de touristes. Pour l’instant l’afflux reste très raisonnable et on croise principalement des touristes péruviens. Mais qui sait, peut-être qu’un jour Kuelap devra affronter le même tourisme de masse que le Machu Picchu…

Après une courte marche qui grimpe un peu, nous nous retrouvons au sommet et découvrons la forteresse, impressionnante. Il existe 3 ou 4 entrées dont la principale qui se ressert peu à peu, afin de ne laisser passer qu’une personne à la fois (et limiter l’entrée des potentiels envahisseurs). Des fouilles sont encore en cours et une partie du lieu n’est pas accessible. Nous suivons le guide, au milieu des 400 petites maisons circulaires à l’intérieur de la citadelle. Le lieu est magique, avec cette vue sur les montagnes autour, on reste scotché !

Le guide nous apprend quelques petites anecdotes, par exemple il y a plus de pierres ici que dans la Grande Pyramide de Kheops en Egypte (ça paraît improbable, d’autant plus qu’on se demande comment ils les ont amené à cette hauteur !).

Les morts étaient enterrés à l’extérieur de la cité, puis une fois les corps décomposés, les squelettes étaient entreposés dans un trou au milieu de la maison, avec les restes des autres dépouilles de la famille.

Ils faisaient également des élevages de cuy (cochon d’inde), on a retrouvé des tunnels dans les maisons.

Une super visite, à faire avec un guide afin de comprendre où on se balade et en apprendre beaucoup sur un peuple peu connu mais intéressant, les chachapoyas. La vue autour de la forteresse est un gros point fort, c’est vraiment sublime !

Deux jours à Cocachimba, à la découverte de la Catarata Gocta, entre rando sportive et havre de paix tropical

Nous avions découvert l’existence de la cascade de Gocta, aussi appelée La Chorrera, juste avant notre départ pour le Pérou, grâce à un reportage et nous ne voulions pas passer à côté de l’occasion d’y aller !

Comment aller à la cascade de Gocta en indépendant ?

Depuis le Terminal Terrestre de Chachapoyas, nous avons pris un colectivo pour Cocahuaico (5 soles chacun), nous avons précisé où nous voulions aller et il nous a déposé à un embranchement vers une route de terre. Des tuk-tuk sont postés là et l’un d’eux nous amène jusqu’au village de Cocachimba (pour 5 soles également par personne).

Randonnée jusqu’à la cascade de Gocta

Nous déposons nos affaires à notre joli hébergement où on nous offre un verre de jus d’orange pressé, on voit au loin la cascade depuis notre chambre. Pas le temps de traîner, nous nous mettons en route pour aller jusqu’au pied de la cascade, après avoir payé un droit de passage de 10 soles par personne.

Le début de la rando est en plein soleil et nous sommes dans une région tropicale : il fait chaud ! Heureusement on arrive rapidement dans la forêt, à l’ombre… Mais le chemin monte et descend, il y a de la boue, beaucoup de pierres… Entre ça, la chaleur et le fort taux d’humidité, ce n’est pas simple.

Nous marchons au milieu des papillons et croisons des gens à cheval (pour ceux qui sont trop fatigués pour faire la rando aller/retour).

Sur le chemin on retrouve une péruvienne qui a visité Kuelap la veille avec nous ! On discute un peu, elle nous donne quelques indications. Puis nous rencontrons Jorge, qui vient de Lima. Il est fatigué de la marche mais très sympa et surtout ravi de trouver des français ici ! Il adore nous écouter parler et nous demande de faire une petite vidéo pour un ami à lui, français. Un petit moment assez rigolo qu’on garde en mémoire 🙂

Après 2 heures de marche, nous voici au pied de la cascade. Nous qui étions en sueur tout le long du chemin, une fois arrivé, c’est un déversement de fines gouttes, de vent et d’humidité qui nous accueille. Le choc est tellement impressionnant qu’on met nos imperméables. Même en se tenant à distance de la cascade, on se fait arroser comme si on prenait une douche ! Il faut dire que cette cascade envoie du pâté : d’une hauteur totale de 771 mètres, elle est composée de deux chutes, dont la seconde, la plus longue fait 540 mètres ! Cela en fait la cinquième plus grande cascade du monde, et la quinzième plus haute chute libre d’eau du monde (pour la seconde partie de 540 m).

C’est vraiment très très impressionnant ! Nous sommes également fascinés par les alentours de la cascade qui sont hyper verts et plein de mousse. Incroyable mais à certains endroits on se croirait presque en Écosse.

Après avoir mangé nos (immondes) sandwiches et regardé une dernière fois la cascade, nous repartons en sens inverse. L’interminable descente de l’aller devient une longue montée de 30 minutes ! Nous mettons un peu moins de temps que prévu au retour, 1h30. Au total nous aurons fait 11 km pour approcher cette incroyable cascade.

Profiter de l’atmosphère amazonienne à Cocachimba

Le soir on prend des forces dans un resto du petit village avec un chaufa, un plat à l’influence asiatique que l’on trouve partout au Pérou, consistant en du riz sauté avec des légumes. Ici, il est accompagné de spécialités du coin : de la cecina (viande séchée), des saucisses et des bananes plantains grillées. C’est délicieux et bien copieux, tout ce dont on avait besoin !

En rentrant à notre hôtel on se fait un petit kif et montons sur le toit pour observer le ciel de nuit. C’est fabuleux ! En effet, nous sommes assez près de la ligne de l’équateur et ainsi on distingue le ciel de l’hémisphère nord, avec assez peu d’étoiles et la Grande Ourse à l’envers. Mais aussi bien sûr le ciel de l’hémisphère sud, rempli d’étoiles, la Voie Lactée hyper visible et la Croix du Sud. On voit même deux étoiles filantes. Un moment unique qu’on n’est pas prêt d’oublier.

Après une bonne nuit de repos nous partageons notre petit déjeuner avec un couple de péruvien, au milieu de la forêt tropicale et des colibris. Au menu fruits tropicaux, jus frais et infusion de muña (une menthe locale).

Les sarcophages de Karajia

Autre curiosité de la région, des sarcophages d’une ancienne civilisation, perchés sur des falaises. Nous avions vu des images qui nous ont donné envie d’aller voir ça par nous-même.

Comment aller aux sarcophages de Karajia en indépendant depuis Chachapoyas ?

Il est possible de payer une excursion avec un guide depuis Chachapoyas, mais nous avons décidé d’y aller tout seul. Depuis le Terminal Terrestre, nous prenons un colectivo pour Luya (5 soles par personne – 50 minutes de route). Une fois à Luya, un taxi collectif (une voiture mais nous partageons le trajet avec d’autres) nous amène à Cruz Pata, le village près de Karajia (6 soles par personnes – 45 minutes).

Pour le retour, nous avons fait pareil. Le taxi était là, il savait bien qu’on allait devoir repartir haha Donc au lieu de faire le chemin retour à vide, il nous a attendu.

Accéder aux sarcophages de Karajia

Après avoir payé 5 soles chacun à Cruz Pata, nous prenons le chemin qui amène jusqu’aux sarcophages. Le panneau indique 1km, ça ne fait que descendre et il fait très chaud. Il est possible de s’y rendre à cheval mais nous préférons marcher.

Au bout de 20 minutes, nous arrivons au point de vue sur les sarcophages, ils sont super haut ! Six sarcophages stylisés, faisant jusqu’à 2,5m de hauteur. Les défunts étaient insérés en position fœtale dans la partie « corps » des sarcophages.

L’application maps.me indique qu’il y a d’autres sarcophages un peu plus loin, nous les cherchons mais ne les trouvons pas.

Sur le chemin retour nous rencontrons un groupe de touristes en excursion. A ce moment-là, on est bien content de les avoir éviter et d’avoir profité du lieu seuls et en toute tranquillité.

Nous avons beaucoup aimé ce passage à Chachapoyas, qui regorge d’endroits à découvrir et qui nous a plongé dans une atmosphère différente du Pérou. Nous avons échangé avec plein de péruviens, locaux ou touristes, toujours super contents de voir des occidentaux s’intéresser à leur pays (et pas juste au Machu Picchu !). Nous gardons de super souvenirs de ce lieu, entre les rencontres et les paysages grandioses et sauvages !

Quelques conseils de plus

Où manger à Chachapoyas ? Le restaurant El Batan del Tayta, un endroit à la décoration atypique et aux plats revisités et uniques (j’ai mangé du porc façon ceviche). Les cocktails sont aussi originaux, il y en a même avec des fourmis (mais on n’a pas testé) ! Un resto à découvrir si vous voulez une petite soirée qui change.

Où dormir à Cocachimba, près de la cascade de Gocta ? Gocta Miradors, un petit hôtel avec vue sur la cascade, propre, bon petit déjeuner et la gérante est juste adorable ! Chambre double avec salle de bain privée pour 35€ (un peu « cher » pour le Pérou mais l’endroit est vraiment sympa !).

Découverte de Nazca et ses célèbres géoglyphes

Nazca est une petite ville célèbre pour ses « lignes », cependant la plupart des gens ne prennent pas vraiment le temps de s’y arrêter, elle est juste un rapide point d’arrêt. Elle a pourtant beaucoup à offrir ! 

Sur la route…

En partant d’Arequipa pour Nazca, nous découvrons les paysages changer, devenir de plus en plus désertiques. Ça nous rappelle un peu l’ouest américain.

Nous arrivons à notre hôtel vers minuit et pendant que c’est la fiesta à côté, nous nous endormons. Le lendemain est une journée tranquille, on se balade en ville, amenons nos affaires à laver et profitons de la piscine de l’hôtel. Ça fait du bien d’avoir chaud !

Planetario Maria Reiche

Le soir nous allons au planétarium, situé dans un hôtel où Maria Reiche, une allemande qui a passé sa vie à « nettoyer » les lignes et à les étudier, a séjourné pendant 25 ans (on passe devant sa chambre où il y a une plaque).

L’hôtel est très classe, le planétarium un peu vieillot. Il y a des séances en français, en anglais ou en espagnol. Le monsieur qui s’occupe de la visite parle un peu français, il nous montre dans le ciel des étoiles et constellations, dont la Grande Ourse, qu’on voit ici, bien que l’on soit dans l’hémisphère sud, car nous sommes proches de l’Équateur (on voit une partie du ciel des deux hémisphères) ! Par contre elle n’est pas dans le même sens qu’en France ^^ 

La visite continue dans le planétarium, les explications sont enregistrées avec des vidéos. On en apprend sur Maria Reiche et bien sûr les lignes de Nazca, mais aussi celles les précédant, de la civilisation Paracas. C’est très intéressant. Ils pensent que les lignes auraient été des endroits de rituels (on a retrouvé des poteries à côté), ou pour signaler l’eau (n’oublions pas que nous sommes dans un désert), ou aussi en rapport avec les constellations et le soleil… Que de mystère !

Le couple avec qui nous faisons la visite pose une question sur les aliens. Et là le guide nous montre une image de son ordi : des lignes trouvées il y a environ 3 ans : on dirait vraiment un alien ! Mais c’est très travaillé par rapport aux lignes que l’on connaît alors on pense que c’est un gros « fake »et qu’il s’est bien moqué de nous ! Ou alors on nous cache des choses… 

Ligne de nazca alien
Le fake… ou pas ?

Les lignes de Nazca

Évidemment, comme tout le monde, le but principal de notre visite ici, c’est de voir les géoglyphes dans le désert à côté de la ville. Il est possible de les voir depuis un mirador, la solution la moins chère. Mais pour nous, ce n’est pas suffisant. On rêve de voir ces lignes depuis des années, alors nous réservons un tour en avion avec notre hôtel, le meilleur moyen pour les observer. 

Un taxi vient nous chercher le matin à 8h et nous amène jusqu’à l’aéroport. Selon les conseils de la patronne de l’hôtel (une francophile très sympa) nous ne prenons pas le petit déj, mieux vaut le prendre après. Ayant lu plusieurs blogs qui racontent que l’avion bouge dans tous les sens et que cela donne la nausée, nous avons un peu d’appréhension.

L’aéroport est tout petit, on laisse le sac à dos à l’agence qui s’occupe de nous, on passe les contrôles et ensuite on attend qu’on vienne nous chercher.

Nous sommes 3 couples de français (décidément!) à faire ce tour. Nous suivons le pilote sur la piste, nous découvrons notre petit avion, et on se fait prendre en photo devant. Puis il nous place selon notre poids. Les plus lourds devant, les plus minces derrières. Manu est devant avec un autre mec, et moi je me mets derrière lui, au milieu. Il y a un pilote et un co-pilote.

On nous donne une feuille où il y a un plan des figures avec des numéros et nous mettons les casques qui nous couperont du bruit et grâce auquel le pilote pourra nous parler, pour nous indiquer où regarder, quelle figure on va voir (en nous donnant le numéro pour plus de simplicité). 

L’avion décolle, et c’est partit ! On voit pratiquement tout de suite les premières lignes, c’est impressionnant ! Et totalement fou car c’est vraiment juste à côté de la ville. Le pilote fait tanguer l’avion pour que chacun des deux côtés puissent voir les lignes. (cliquez sur les photos pour les voir en grand format)

On voit aussi la ville de Nazca, ainsi que l’immense dune de sable Cerro Blanco qui se trouve à côté. À la fin on passe au dessus des aqueducs de l’époque nazca. 

Vraiment un super moment !! On est déçu de ne pas avoir prit un tour plus long finalement !

Le cimetière Chauchilla

L’après-midi nous avions réservé une visite avec notre hôtel pour visiter un cimetière précolombien avec un guide francophone. Cependant Manu est malade depuis le midi, il n’est pas en état d’y aller. J’y vais toute seule, après avoir expliqué le problème à nos hôtes. Je me retrouve seule avec le guide, qui parle un très bon français et qui est un fan de la France ! Le trajet pour aller au cimetière dure une trentaine de minutes et il a le temps de m’expliquer plein de choses sur Nazca, le Pérou…

Nous arrivons au cimetière Chauchilla, datant des Nazcas (entre 1000 et 2000 ans). Il se trouve dans un désert avec plein de jolies couleurs. Il y a très longtemps, ce désert était un océan, comme en témoignent les fossiles de baleine retrouvés dans le coin. Les Nazcas habitaient dans la forêt à côté du cimetière. C’était un peuple pacifique, contrairement aux Incas guerriers.

Les couleurs du désert

Les tombes ont été pillées mais il reste quand même des corps, très bien conservés. Les morts étaient momifiés et on les enterrait avec des objets, qui témoignaient de leur importance. On a retrouvé du maïs de l’époque ! Les momies ont leur cheveux (certaines ont des dread immenses) et il reste des morceaux de peau. C’est très impressionnant de voir ça. Je conseille vivement de prendre un guide pour cette visite, sinon vous allez vous balader au milieu de squelettes sans rien comprendre… 

Il y a encore plein de choses à découvrir à Nazca et ses alentours. Pour en savoir plus n’hésitez pas à consulter le site de voyage-perou, une véritable mine d’information !

Pour notre part, après en avoir entendu parler, nous avions très envie de voir les lignes de Palpa, qui datent de la civilisation Paracas, ancêtres des Nazcas. Cependant c’était compliqué ou cher juste pour voir quelques dessins depuis un mirador (ce n’est pas dans Nazca mais dans une ville plus loin). Nous avons donc laisser tomber.

Mais surprise ! Dans le bus entre Nazca et Ica, nous avons pu les voir en passant ! En effet elles sont près du bord de la route, et contrairement aux lignes de Nazca, pas besoin d’être en hauteur pour les admirer : elles sont à la verticale sur des collines. En étant attentif on peut voir ces dessins humains trop choupis, dont les plus célèbres « la famille royale », et même d’autres sur les collines environnantes. Si vous passez par là, ouvrez l’oeil ! En venant de Nazca, elles se trouvent sur le côté gauche de la route (on a eu de la chance d’être placés du bon côté ^^).

On a beaucoup aimé se poser dans cette petite ville boudée par beaucoup de touristes, en plus on n’a pas compris pourquoi mais ici on a eu affaire à plusieurs personnes parlant français ! Trop rigolo ^^

Infos pratiques :

Vol au dessus des lignes : $60 (53 €) / personne pour le vol de 30 minutes environ avec la compagnie Air Brag, prise avec notre hôtel, taxi pour aller jusqu’à l’aéroport compris (le prix dépend de la compagnie et de la saison) – Prendre un vol plutôt le matin pour avoir plus de chance de bien les voir.

Cimetière de Chauchilla : 7 soles (2 €) / personne – avec un guide privé : 50 soles (13 €) / personne pour un groupe de 2 (dans mon cas j’ai payé 70 soles (19 €) vu que Manu avait annulé. Normalement c’est minimum 2 personnes apparemment)

Planétarium : visite en français à 18h30, 20 soles (5.50 €) / personne, à l’hôtel DM Nazca

Où dormir ?

La maison de Lydia, les propriétaires parlent français et peuvent organiser toutes vos visites. En-dehors du centre-ville mais on y est en 10 min à pieds. La piscine est bien agréable et le petit déj est compris (et bon) ! 

P’tit déj au bord de la piscine 🙂

Où manger ?

Restos locaux et pas chers autour de la Plaza des Armas. Sinon il y a une rue avec plein de restos. 

Visite du Vatican

Le Vatican, alias l’État le plus petit du monde, situé au cœur de Rome, attire beaucoup (BEAUCOUP) de touristes.

On peut y visiter la Basilique Saint Pierre mais également les musées du Vatican.

Quand nous y sommes arrivés vers 11h, il y avait énormément de monde. On nous a dit que la basilique fermait jusqu’à 13h30, du coup, pas possible de la visiter à ce moment-là. Comme nous avions réservé nos billets plusieurs semaines à l’avance pour les musées, nous nous y sommes rendus. Là, on a pu se rendre compte du nombre de personnes qui faisaient la queue pour acheter un ticket !!! Une horreur, on était bien content d’avoir eu la bonne idée de réserver ! (on ne l’aurait pas fait sinon je pense). En fait, on arrive trop tôt : il y a une heure sur le ticket, qu’on choisit, et on ne nous laisse rentrer qu’une demi-heure avant cet horaire (ou après bien sûr). Alors on décide de chercher une pizzeria qui vend des pizzas à la part (ça se fait beaucoup ici) indiquée (et recommandée) dans notre guide Lonely Planet : Bonci Pizzarium. Il y a quelques personnes qui sont devant la boutique, les gens mangent dehors, sur des bancs ou debout, accoudés aux tables hautes.

Nous prenons trois parts de pizzas différentes, pour partager, ainsi que deux supplis, des « croquettes » avec du riz, de la sauce tomate et de la mozzarella, une spécialité italienne. Ici, la pizza se vend au poids (les prix sont affichés au kilos), le serveur nous demande quelle taille on veut pour notre part et il nous la coupe. On en a eu pour 17€ au total (pizzas + supplis), ce ne sont pas les pizzas les moins chères de Rome (loin de là) mais le prix est raisonnable car les pizzas sont très bonnes et bien garnies ! D’ailleurs on n’a pas tout mangé d’un coup, on n’avait plus faim pour les supplis qu’on a mangé plus tard. Du coup ils étaient froids, on a trouvé ça bof, c’est sûrement meilleur chaud, avec le fromage bien fondu.

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Ensuite, on retourne à l’entrée des musées du Vatican, grâce à la réservation on rentre direct, pas de temps d’attente, ça fait plaisir !
On récupère l’audio-guide et c’est partit pour la visite !

C’est très très grand et surtout c’est BLINDE. On n’a jamais vu autant de monde dans un musée. Par moments c’était à la limite du supportable, on était tous entassés comme du bétail. Et quand on se retrouve au milieu d’un groupe, là c’est le cauchemar total ! x)

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Un petit aperçu du monde dans les (splendides !) couloirs…

On a trouvé ça vraiment moyen, tout ce monde. Ils pourraient limiter le nombre d’entrées par jour, comme l’Alhambra de Grenade, ce serait bien plus agréable, on ne se marcherait pas dessus et on pourrait mieux profiter des œuvres. Ah mais j’oubliais que le Vatican n’est pas très riche, ils ont bien besoin de ces 15 000 visiteurs quotidiens (jusqu’à 20 000 l’été) !

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Du coup une visite en demi-teinte, le musée est très beau, il y a beaucoup d’œuvres, beaucoup de choses à voir mais trop de monde pour apprécier pleinement.

On peut y découvrir beaucoup de statues antiques ou plus récentes, une partie sur les égyptiens, des tableaux, des tapisseries, plein de magnifiques plafonds… Bref, le Vatican possède un paquet de trésors !

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Pas de zizis visibles au Vatican ! Une feuille de vigne a été ajoutée sur toute les parties intimes des statues.

 

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Momie dans un sarcophage, vieille de 3000 ans !

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Le dieu égyptien Anubis en habit romain

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Et bien sûr, le clou du spectacle, c’est la chapelle Sixtine, avec son plafond et tout un mur, par Michel-Ange. Quand on est rentré, je ne sais pas pourquoi, mais je m’attendais à ce que ce soit plus grand ! Peut-être à cause du monde à l’intérieur… En fait c’est quand même grand et surtout c’est très impressionnant et beau ! Le Jugement Dernier, et ses plafonds qui montrent différentes histoires de la Bible (dont le célèbre La Création d’Adam), c’est sublime ! On imagine le travail fourni pour livrer une telle œuvre. De plus, grâces aux restaurations, les couleurs sont flamboyantes. Malheureusement nous sommes tous serrés les uns aux autres, pas possible de se balader tranquillement dans la chapelle… Les gardiens sont obligés de répéter toutes les 5 minutes « Silenzio, Silence » ! x) Eh oui on est dans un lieu sacré, mais vu le nombre de personnes, impossible d’avoir un vrai silence. Il y a également un prêtre présent pour les personnes qui souhaiteraient se faire confesser dans la fameuse chapelle (en 1 ou 2 minutes !). Les photos sont interdites… (bon j’en ai fait avec mon téléphone, discrétos, histoire d’avoir quand même un petit souvenir…)

Après avoir bien observé les peintures jusqu’à s’en tordre le cou (oui parce que des peintures aux plafonds, c’est pas le plus pratique à admirer!), nous quittons la chapelle, regardons un peu les salles suivantes (on commence à saturer ^^ ), puis on sort, en passant par un magnifique escalier.

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Nous retournons ensuite à la basilique où il n’y a presque plus de monde. Fin d’après-midi, la plupart des touristes ont fini leurs visites et du coup on peut rentrer dans la basilique après moins de 10 minutes d’attente ! Le bon plan 😉

La basilique est sublime, surtout l’intérieur, c’est très riche. On découvre une autre des œuvres majeures de Michel-Ange, la Pieta (magnifique).

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Garde Suisse

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La Pieta de Michel-Ange

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C’est un endroit à voir, surtout que la visite est gratuite, ce serait donc dommage de ne pas en profiter.

La place Saint Pierre est également splendide, certainement l’une des plus belles du monde (il faut le voir en vrai pour se rendre compte de la majesté du lieu).

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Nous y sommes retournés un soir, afin de voir la place et la basilique illuminées : magique !

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Nos Conseils :

– Prendre ses tickets pour les musées du Vatican à l’avance (les billets sont disponibles à partir de 2 mois avant) sur le site officiel du Vatican. Pas la peine de payer plus cher sur un autre site pour des soit-disant billets « coupe-file ». Réserver en semaine, entre midi et 14h (mieux vaut éviter le matin, c’est le moment que tout le monde choisit).

– Vous pouvez réserver un guide audio (7€), ce que nous avons fait. Cela donne quelques indications (rien ne vaut un vrai guide bien sûr, mais vu le monde, ça ne doit pas être très simple à suivre). On a prit un audio-guide pour deux, c’était suffisant (prenez vos écouteurs : il y a deux entrées casques sur certains appareils !)

– Après la visite des musées, allez visiter la basilique en fin d’après-midi, vous éviterez les queues interminables (la journée elles monopolisent la place Saint Pierre…). Nous y sommes allés vers 17h30, c’était très bien (moins de 10 min d’attente !). Plus vous y allez tard, moins vous aurez de monde bien sûr !