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Road Trip 2 semaines au Brésil, autour de Rio de Janeiro

Ah le Brésil… Un pays qui fait rêver par ses belles plages, ses habitant(e)s, son football et son carnaval ! C’est le dernier pays que nous ayons visité lors de notre long périple en Amérique latine et nous étions un peu fatigués par ces 11 mois de voyage. Nous avons donc privilégié un séjour alternant activité et farniente. Ici, nous allons vous parler de notre road trip de 2 semaines au Brésil, autour de Rio de Janeiro. Un itinéraire qui peut intéresser les futurs voyageurs au Brésil !

Road Trip au Brésil : à savoir

Le Brésil est un pays splendide, plein de couleurs et de bonne humeur !

En arrivant de France ou d’ailleurs en Europe, vous atterrirez sûrement à Rio de Janeiro, ville incontournable et qui fait rêver – à juste titre ! Pour notre part, nous étions à la fin de notre long voyage en Amérique latine (11 mois au total), accompagnés d’Audrey et Thomas. Nous sommes arrivés tous les 4 à Rio en bus (et nous avons eu 6 heures de retard… yeeeey) où nous avons retrouvé Jean-Philippe, le frère de Manu, qui venait tout droit de Bordeaux.

Le Brésil a une mauvaise image, empreinte de violence et de pauvreté. Ne vous arrêtez pas à ça. Bien sûr il y a des endroits craignos, à éviter. C’est, je pense, le seul pays d’Amérique du Sud où il m’est arrivé de ressentir une certaine insécurité pour être honnête. MAIS ce ne sont que quelques lieux isolés et vous vous rendrez rapidement compte de la gentillesse des Brésiliens, qui vous mettront vite en garde si vous courez un quelconque risque.

Un road trip au Brésil est donc tout à fait envisageable, il n’y a pas de problème notable sur les routes ou la circulation. Le seul truc auquel il faut faire attention, ce sont les radars ! Il y en a partouuuuut. Nous avons eu plusieurs amendes, alors que nous étions vigilants. Il suffit de lâcher les yeux de son compteur et de dépasser de quelques kilomètres heure la vitesse autorisée, et bim ! À 5 nous avons amorti les dégâts, mais ça ne fait jamais plaisir 😅

Après ces quelques infos, retrouvez le détail de notre road trip de 2 semaines au Brésil, avec les lieux à visiter et nos conseils !

Road trip de 2 semaines au Brésil

Rio de Janeiro

Si Rio n’est pas la capitale du pays (c’est Brasilia) c’est le cœur du Brésil ! Inoubliable, elle est à ne pas manquer.

Nous étions à Rio au moment du carnaval et c’était LA FOLIE ! On a adoré cette ambiance festive ! Nous avons passé une semaine dans la ville, alternant visite et carnaval. Je vous invite à aller lire l’article de ma soeur sur Rio et son carnaval pour plus d’informations.

Hors période du carnaval, je conseillerai de consacrer minimum 3 ou 4 jours à Rio. C’est une grande ville qui a beaucoup à offrir. Personnellement, elle fait partie du top 3 de mes villes préférées en Amérique du Sud et dans mes lieux favoris du Brésil (mais qui est tellement immense, nous n’en avons vu qu’une infime partie !).

Nous logions près de la plage de Copacabana et c’était super pour goûter à l’effervescence de la ville.

🚇 Rio se visite en métro, en taxi et en uber.

Les lieux à ne pas manquer à Rio de Janeiro :

  • le Corcovado / Christ Rédempteur (et pour les plus courageux la montée et/ou la descente à pied dans la forêt) ;
  • le parc Lage ;
  • le Jardin botanique ;
  • le Pain de Sucre ;
  • Santa Teresa et les escaliers Selaron ;
  • les plages de Copacabana et Ipanema ;
  • la fresque murale de Eduardo Kobra ;
  • le mythique stade Maracanã, pour les fans de foot ⚽😀

Teresopolis – 1 jour, 1 nuit

Rio de Janeiro – Teresopolis : 2h de route environ

Teresopolis est une ville coloniale, entourée de la forêt tropicale. Nous avions choisi cette ville pour marcher un peu au milieu de cette nature luxuriante. Cependant, nous avons eu une météo horrible ! Il a plu toute la journée, sur la route en venant jusque là, tout était dans les nuages, dans le brouillard… L’ambiance était mystique et très très humide au milieu de cette jungle. Mais nos plans sont donc tombés à l’eau (haha). Nous avons profité pour chiller dans notre airbnb (qui avait un billard, une grande TV, mais aussi une terrasse abritée).

Teresopolis a donc été un échec pour nous, je ne peux pas vous en dire plus malheureusement, mais il semblerait qu’elle soit faite pour les amateurs de nature !

Petropolis – 1 jour, 1 nuit

Teresopolis – Petropolis : 1h de route environ

Petropolis est une ville impériale. Eh oui, il y a eu un empereur au Brésil à un (court) moment ! C’est dans cette ville que se trouvait son palais d’été. Ce qui en fait une destination très touristique (surtout pour les Brésiliens).

À Petropolis, nous avons commencé par parcourir la Cathédrale de São Pedro de Alcântara, où repose une partie de la famille royale.

Pas très loin de la cathédrale, nous sommes allés explorer le fameux palais de Dom Pedro. C’est une visite assez atypique, on ne s’attend pas à voir un lieu pareil au Brésil (en tout cas pas moi). Pour découvrir l’intérieur, il faut enfiler des chaussons (sur ses chaussures 😆), pour préserver le magnifique parquet. On y trouve des objets de la famille royale de l’époque, des vêtements, des tableaux… Mais aussi de superbes carrosses.

Il est également possible de se promener dans les jardins autour, gratuitement. La pluie était toujours présente alors nous n’en avons pas trop profité.

Nous nous sommes ensuite un peu baladés dans les alentours, découvrant de très belles maisons au style colonial, ainsi que le Palais de Cristal. Malheureusement celui-ci était fermé (travaux), nous n’avons donc pas pu nous approcher, mais c’était très beau.

Parati – 2 jours, 2 nuits

Petropolis – Parati : 5h de route environ

Parati est une autre ville coloniale dont le centre historique est très préservé. Les rues sont toutes pavées. C’est une commune qui attire beaucoup les touristes et on comprend vite pourquoi : elle est vraiment mignonne !

Ici, nous avons déambulé dans les petites rues et jusqu’au bord de mer. Nous avons eu une journée pluvieuse, puis le soleil est enfin revenu ! Nous avons donc admiré Parati sous différents visages, c’était sympa.

De plus, de nombreuses excursions sont possibles depuis Parati. Nous nous sommes rendus dans 2 lieux très sympas, proches de Parati :

  • La piscine naturelle de Cachadaco à Trindade,
  • Le toboggan naturel de Penha, dans la forêt.

Nous avons beaucoup aimé cette étape, entre nature et ville coloniale.

Ilha Grande 2,5 jours, 3 nuits

Parati – Angra Dos Reis : 1h35 de route. Plus bateau pour aller sur l’île. Voiture laissée sur un parking surveillé à côté du port.

Ilha Grande est une île proche du continent et donc facilement accessible. C’est un lieu très prisé lors d’un voyage au Brésil, dans la région de Rio, car elle offre de superbes plages et un cadre idyllique, le tout sans voiture. De vraies vacances !

La majorité des voyageurs vont à Vila do Abraão, la « grande » ville de l’île. De notre côté, nous avions eu la chance d’être conseillés par Gaïdic, qui s’était rendu dans un autre coin de l’île, avec beaucoup moins de monde et elle nous recommandait de faire pareil.

La tranquillité on kiffe, donc on a bien sûr suivi son conseil ! On a trouvé un logement près d’Araçatiba, dans la forêt, avec un petit ponton privé sur l’océan (où le bateau nous a déposés), à une dizaine de minutes à pieds d’une grande plage entourée de quelques maisons et restaurants.

Nous avions fait les courses à l’avance pour la durée de notre séjour, car il n’y a pas de commerces sur place.

C’était une magnifique expérience ! Nous avons profité des couchers de soleil depuis notre ponton, chillé à la plage, bu quelques caïpirinhas…

Praia de Aventureiro : une plage paradisiaque

Nous avons également passé une journée un peu sportive ! Un bateau nous a amenés jusqu’au minuscule village de Praia de Proveta et de là, nous avons marché jusqu’à Praia de Aventureiro, une des plus belles plages de l’île. La rando passe dans la forêt, il faut d’abord monter, puis redescendre, ce n’est pas facile, surtout avec la chaleur et l’humidité ! Mais quel bonheur une fois là-bas ! Le lieu est splendide. 7 km aller/retour environ, mais il est possible d’y accéder en bateau, sans effort !

Road trip de 2 semaines au Brésil : retour jusqu’à Rio

Le dernier jour, nous prenons le bateau, récupérons notre voiture de location et rentrons jusqu’à Rio de Janeiro.

Bien que la météo n’ait pas trop joué en notre faveur lors du début de notre road trip, nous avons apprécié ces endroits, mêlant histoire et nature. Le Brésil est un pays qui regorge de richesse, c’est la destination idéale pour profiter de ses vacances tout en étant dépaysé !

Si vous disposez de plus de temps, vous pouvez continuer votre exploration du Brésil avec les chutes d’Iguazu (une merveille naturelle que l’on ne peut que vous conseiller !), ou la partie nord avec Salvador de Bahia et le désert de Lençois Maranhenses, entre autres.

Envie de découvrir le Brésil ? Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous les poser en commentaire !

moulin et village de oia à la lueur du soleil

Grèce : itinéraire de 2 semaines – Entre ruines, plages, montagnes et petits villages

La Grèce ! C’est un pays que nous voulions visiter depuis bien longtemps, d’abord pour sa riche histoire, mais aussi pour ses paysages. Nous avons décidé que 2021 serait l’année où nous visiterions la Grèce, plus question de remettre ça à plus tard ! C’est ainsi que le pays de la mythologie est devenue notre destination pour nos vacances d’été (départ début septembre). Nous sommes partis 15 jours au total. Découvrez donc dans cet article de blog notre itinéraire de 2 semaines en Grèce 🇬🇷, principalement en Grèce continentale, mais avec un petit crochet par Santorin.

Petite présentation de la Grèce

Avant de vous exposer notre itinéraire de 2 semaines en Grèce, voici quelques petites choses à savoir sur le pays avant d’y aller :

  • La monnaie est l’euro.
  • On parle grec et on utilise l’alphabet grec. Heureusement c’est très souvent traduit en alphabet latin et la plupart des gens se débrouillent un minimum en anglais.
  • Il y a une heure de plus par rapport à la France.
  • Le voyage en avion depuis la France se fait en 3h / 3h30.
  • Il y a des autoroutes payantes (qu’on paye par portions, il n’y a pas de tickets. On s’arrête donc plusieurs fois à des péages pour payer de petites sommes pendant un trajet).
  • Le papier toilette se jette à la poubelle et non pas dans les WC.
  • Il y a des chats partout ! 😻 Rares sont les restos sans chats et on tombe souvent sur des tas de croquettes dans les rues, laissées à leur attention ^^

Itinéraire de 2 semaines / 15 jours en Grèce

Jour 1 : arrivée à Athènes, puis direction Corinthe

Nous arrivons le soir à Athènes (depuis Bordeaux). Nous avons loué une voiture avec la compagnie Avance pour partir tout de suite vers la première destination de notre road trip grec : Corinthe.

Aéroport d’Athènes > Corinthe = 1h10 de route

Jour 2 : Corinthe

Découverte du canal de Corinthe. D’abord depuis le pont de l’isthme, un petit pont submersible, d’où l’on a une vision sur tout le canal. Puis depuis le grand pont (d’où les plus courageux pourront sauter à l’élastique… On a passé notre tour !).

Visite de l’acrocorinthe, une ancienne forteresse. Entrée gratuite mais attention ça ferme assez tôt (milieu d’après-midi). Très bel endroit avec une superbe vue !

Petite balade dans la ville de Corinthe. Vous pouvez zapper cette partie, ce n’est clairement pas une ville qui vaut le détour. 😅

Jour 3 : Golfe de Corinthe, Naupacte, Galaxidi et Delphes

Nous continuons notre road trip en Grèce avec une journée sur la route. Au programme : des arrêts sur les bords du Golfe de Corinthe. Nous longeons le golfe en voiture et quittons le Péloponnèse en passant par le pont à hauban Rion-Antirion, très impressionnant (payant : 13,5 € en voiture).

On continue la route, qui longe la côte, offrant de superbes points de vue… Petit stop à une plage où on trempe nos pieds pour goûter l’eau du golfe de Corinthe quand même. Elle est super bonne !

Arrêt sur la côte nord du golfe, à Naupacte, une petite ville avec une forteresse et un petit port fortifié. Très très mignon, à ne pas manquer ! Ici la vie semble douce avec des restaurants et bars en bord de mer ou près du port. L’eau est superbe, un arrêt baignade est totalement envisageable 🙂

Un peu plus loin, arrêt à Galaxidi, un village plein de charme. Station balnéaire appréciée des grecs. En septembre, en semaine, il n’y avait personne, c’était très tranquille.

Nous passons par Itea et en profitons pour faire quelques courses dans un supermarché, avant de rouler vers la montagne. Nous arrivons en début de soirée à Delphes et profitons du coucher de soleil depuis notre chambre à l’hôtel Fedriades.

Diner le soir à Epikouros, où on a 10% d’offert avec notre hôtel. Plutôt bon, très copieux et on nous offre le dessert 😄

Corinthe > Delphes, en suivant le golfe de Corinthe = 3h

Jour 4 : Visite des ruines de Delphes

Visite de la cité antique de Delphes et de son musée, situé à côté : 12 € pour les deux visites (billet combiné). Ce site était consacré au culte d’Apollon.

Comptez entre 1h et 2h pour faire le tour des ruines (2h en prenant son temps) / Environ 1h pour le musée.

Juste à côté de la cité de Delphes, ne pas manquer le temple d’Athéna (10 min de marche en descendant par la route), gratuit. On passe aussi devant la fontaine qui coule depuis l’Antiquité.

Le soir, diner à la Taverna Gargadouas, une petite taverne typique aux prix très corrects.

Jour 5 : Route jusqu’à Kalambaka

Lors de ce road trip de 2 semaines en Grèce, nous ne voulions pas manquer les Météores. Nous faisons le voyage en voiture jusqu’à Kalambaka, plus au nord. Arrivée à notre airbnb, « the House under the Rocks », au pied des Météores. Superbe emplacement et logement agréable.

Le soir, cocktails et burgers (dont un végétarien pas mal du tout) à The Diner. Lieu très sympa et pas cher !

Delphes > Kalambaka, sans prendre l’autoroute = 3h20

Jour 6 : Visite des Météores

Visite en voiture des Météores, ces grandes formations rocheuses. Des randonnées ou petites marches sont possibles. On peut également visiter les monastères situés en haut de certains des Météores pour quelques euros. Attention, peu de place pour se garer, éviter la voiture en haute saison (ou venir tôt, se garer quelque part et marcher).

Le soir, coucher de soleil sur les Météores au point de vue près du sanctuaire Rossanou.

Jour 7 : Retour aux Météores et route jusqu’à la péninsule de Pélion

Nous retournons aux Météores pour voir le paysage sous le soleil. La veille c’était très couvert et aujourd’hui grand ciel bleu ! La température est également bien remontée.

Nous prenons ensuite la route jusqu’à la péninsule du Pélion. Difficile d’accès, la route serpente dans la montagne et n’est pas toujours en très bon état !

Arrivée dans notre hôtel à Agios Dimitrios (je ne sais même pas si on peut appeler ça un village tellement c’est petit 😆). Nous recommandons chaudement cet hébergement : Archontiko Elda. Joli lieu, personnel très sympa et énorme petit dej’ avec plein de gâteaux faits maison. On a goûté ici le gâteau à l’orange, une spécialité… Un délice dont mes papilles se souviennent encore !

En fin d’après-midi nous nous rendons à Damouchari, un village où a été tourné le film Mama Mia (avec Meryl Streep). C’est tout petit et plein de charme ! Nous mangeons dans l’un des restaurants du village, au bord de la mer Égée.

Kalambaka > Agios Dimitrios, Pelion = 3h30

Jour 8 : Les plages de la péninsule de Pélion

Nous allons à la plage de Fakistra. On y va en voiture, puis on accède à la plage après 10/15 min de marche. Le sentier est un peu abrupte. Le lieu est magnifique, l’eau d’une beauté folle ! Le coin est connu mais sauvage et tranquille.

Puis nous allons voir une autre plage : Mylopotamos. Un peu moins sauvage, il y a un vrai parking pour se garer et des petits restaurants / bars autour.

Nous dégustons ensuite les délicieux cocktails du petit Café del Mare et mangeons au restaurant Aggelika Fish Taverna qui proposent de tout mais surtout beaucoup de poisson. Une belle vue, du poisson frais et un personnel adorable !

Jour 9 : Route de retour jusqu’à Athènes, vol pour Santorin

Journée voiture pour rejoindre Athènes et nous envoler pour l’île grecque de Santorin, dans les Cyclades.

Nous récupérons une nouvelle voiture de location sur Santorin, toujours avec la compagnie Avance. Nous nous rendons au village de Finikia, à côté de Oia. On se gare sur l’un des parkings à l’entrée du village et gagnons notre hébergement à pied : Georgis Appartment. Très bel endroit, avec un bon rapport qualité/prix pour Santorin (qui est très chère comparé au reste de la Grèce). De plus, nous avons apprécié la tranquillité du village, entièrement piéton avec ses petites ruelles. Ça nous correspondait totalement 😊

Le soir, repas à l’un des restos du village : Lefkes. Très bon, produits grecs travaillés avec originalité.

Agios Dimitrios > aéroport d’Athènes = 4h30
Vol Athènes > Santorin = 45 minutes, avec Ryanair.

Jour 10 : Visite de Santorin : Fira, Oia

Nous allons en voiture jusqu’à Fira, qui n’est pas très loin. Nous nous garons sur un parking un peu à l’extérieur pour être tranquille. Balade dans Fira. Il y a beaucoup de monde ! Nombreuses boutiques, restaurants, bars… Jolies vues sur la caldeira.

Nous faisons quelques courses dans la supérette de Finikia.
Le soir nous marchons jusqu’à Oia (15-20 min de notre logement) pour assister au coucher de soleil. Encore une fois, c’est très fréquenté. Vous pouvez venir très tôt si vous voulez choisir « votre place » ou comme nous, arriver juste avant et déambuler dans le village en profitant des jolies couleurs à différents spots. A force d’explorer, nous avons trouvé un endroit un peu moins peuplé, où nous avons pu nous assoir pour admirer le coucher de soleil et la ville qui s’illumine (la plupart des gens partent quand le soleil est couché, c’est dommage pour eux, mais tant mieux pour ceux qui restent, on était plus tranquille !).

Le soir, diner à Oia, dans une pizzeria. Correct, rien d’extraordinaire. Tout est vite pris d’assaut.

Jour 11 : Visite de Santorin : ruines Thira, Kamari, Pyrgos

Ce jour-là, nous visitons des lieux beaucoup moins fréquentés (et on ne va pas s’en plaindre, au contraire 🙃). D’abord les ruines de l’ancienne Thira (6€). Il y a quelques explications, c’est intéressant et les ruines étant en hauteur, on a une super vue ! Par contre il y avait beaucoup de vent, attention aux couvre-chefs ! 😅

D’en haut on voit la plage de Kamari avec son sable noir ; nous nous y rendons ensuite. C’est une station balnéaire très urbanisée (resto, bars et transats se trouvent tout le long de la plage). L’endroit est quand même sympa. On mange un délicieux gyros à Elias Grill.

Puis, petite balade dans le village blanc de Pyrgos. C’est très photogénique et il n’y a presque pas de touristes ! Une bonne alternative à Oia et Fira si vous aimez ces petits villages typiques mais que vous en avez marre de la foule.

Le soir, restaurant Meze Meze à Finikia. Encore une fois super bon, avec des cocktails inventifs et délicieux et un service au top !

Jour 12 : Visite de Santorin : Emporio, Red Beach, retour à Athènes

Petit tour au joli village de Emporio, où on croise peu de touristes. Ensuite, nous allons à Red Beach. Ici par contre, il y a énormément de monde, on ne s’attarde pas.

Nous reprenons l’avion en fin d’après-midi pour Athènes. Nous nous rendons à notre logement dans le quartier de Thiseio, dans le centre historique. Avec notre airbnb nous avons un accès privé au toit de l’immeuble afin de profiter d’une superbe vue sur l’Acropole. Illuminée de nuit, c’est magique !

Jour 13 : Visite d’Athènes, musée de l’Acropole

Visite du superbe musée de l’Acropole : 10€. De nombreux objets, statues… Incontournable et très intéressant. Ce musée archéologique est vraiment bien conçu et donne vue sur les ruines de l’Acropole. De plus, il y a depuis peu un accès aux ruines sur lesquelles le musée a été construit (attention à ne pas le louper, c’est à part).

Le midi nous mangeons au restaurant du musée (ça fait une pause) : nous sommes surpris d’aussi bien manger dans un musée ! Gros coup de cœur sur le plat de loukouma de feta accompagné de sorbet poivron. C’est très bon et la terrasse donne sur l’Acropole. N’hésitez pas à y aller si vous avez un creux.

Nous nous promenons ensuite autour de l’acropole afin d’admirer quelques vestiges de la Grèce Antique. Nous allons voir le temple de Zeus (il ne reste plus grand chose mais il était immense !) et la porte d’Hadrien, situé à côté.

Le soir, nous admirons le coucher de soleil sur l’Acropole depuis notre toit.

Jour 14 : Visite d’Athènes, quartier Monastiraki et alentour et visite de l’Acropole

Nous passons la journée à nous balader dans le centre historique d’Athènes : bibliothèque d’Hadrien, place Monaskiri, marché aux puces (achats de souvenirs), mosquée et l’Agora Romaine avec la tour des vents.

Le midi nous mangeons dans un restaurant thaï délicieux : Thai Zarb ! Le patron (thaïlandais) est également hyper sympa.

A 17h, nous allons à l’Acropole (entrée : 20€, prendre les billets sur internet pour éviter la queue à l’entrée). Nous visitons les nombreux temples avec la lumière du soleil qui décline, c’est très beau ! Les horaires de l’Acropole change selon les saisons ; en septembre, on nous a sommé de partir à 19h.

On profite de notre dernière soirée dans l’un des nombreux bars/restos près de notre logement, avec vue sur l’Acropole.

Pour plus d’informations sur Athènes, découvrez notre article dédié à la visite de la capitale !

Itinéraire de 2 semaines en Grèce, jour 15 : retour en France 😭

Il est l’heure de rentrer en France et nous terminons cet itinéraire de 2 belles semaines en Grèce avec un dernier regard vers la magnifique Acropole… Nous prenons un taxi pour l’aéroport, depuis le centre-ville, c’est un forfait de 40€. A l’aller nous avions pris le métro (9€ par personne en venant de l’aéroport), et ça avait été très long. Il n’y a qu’un métro par demi-heure, quand il n’y a pas de retard (45 minutes d’attente pour nous, puis environ 1h de trajet). Nous avons opté pour la tranquillité au retour ^^

Conclusion de notre road trip de 15 jours en Grèce

Voici pour notre itinéraire de 2 semaines en Grèce ! J’espère que nous vous aurons fait voyager un peu et qui sait peut-être cet itinéraire vous sera utile pour un prochain voyage / road trip.

Nous avons beaucoup aimé ces vacances dans ce si beau pays ! Les paysages, l’histoire et la cuisine grecque nous ont vraiment ravis. Et il reste encore plein d’autres endroits tout aussi merveilleux à découvrir là-bas ! C’est un beau pays pour simplement profiter de la vie 🌞

Et vous, ça vous tente ?!

gros rocher et vue sur la vallée

La Gomera : une semaine de visite sur cette île sauvage des Canaries

Lors de notre voyage aux Canaries en février / mars 2021, nous avons visité l’île de Tenerife. Avec ses jolies villes, son volcan et ses parcs, elle nous a totalement charmé. Mais nous voulions profiter d’être ici pour découvrir une autre île, toute proche : La Gomera. Celle-ci est plus petite et beaucoup moins peuplée que Tenerife. Elle est restée sauvage et c’est un bonheur pour quiconque recherche le calme. Nous y sommes restés une semaine, dormant 3 nuits à San Sebastián (à l’ouest de l’île) et 4 nuits à Alojera (à l’est).

San Sebastián de La Gomera

Depuis Tenerife, nous avons pris un ferry pour rejoindre La Gomera. Nous avons choisi la compagnie Fred Olsen. Pour 40 € chacun, nous avons relié Los Cristianos à San Sebastián en environ 1h. Arrivés à destination, nous avons récupéré notre voiture à l’agence Cicar, située dans le terminal des ferry. Il est recommandé de louer une voiture pour visiter facilement l’île (en plus ce n’est pas cher), même s’il y a quand même quelques bus (on ne se rappelle que trop bien les moments où on s’est retrouvé face à un gros bus dans un virage sur une minuscule route de montagne 😆).

Visite de la capitale de l’île de La Gomera : San Sebastián

Avec ses 9 000 habitants, San Sebastián est une grande ville pour cette île où vivent 20 000 personnes. Située sur la côte est de l’île, elle se trouve juste en face de Tenerife, que l’on peut apercevoir.

Tout de suite on se sent à l’aise ici, dans cette petite ville tranquille. De nombreux commerces, des restaurants, une jolie place principale face à l’océan, un petit port et même une plage. On se promène dans les petites rues piétonnes, découvrant quelques vieux bâtiments repérés auparavant.

La ville est célèbre pour avoir accueilli Christophe Colomb en escale lors de sa traversée jusqu’aux Amériques. Ainsi, on n’est pas étonné de tomber sur sa statue sur la place principale ! Plus étonnant par contre de le voir porter un masque chirurgical… 🤡 Tout est bon pour nous rappeler qu’on est en pleine période de Coronavirus et que chacun doit porter son masque en public. Et c’est très respecté, bien qu’il n’y ait pas de cas sur cette île.

Randonnée sur les hauteurs de San Sebastián de La Gomera

Nous avions envie de nous dégourdir les jambes et le beau temps nous a convaincu de partir explorer les environs. En longeant le bord de mer, nous arrivons à l’extrémité de la ville, au pied d’une colline. C’est parti pour un peu de grimpette ! Le chemin n’est pas difficile et il n’y a personne en ce début d’après-midi (ils sont tous à la sieste 😅).

Notre idée était de monter au sommet de la colline pour la vue sur la ville mais trop pris dans la marche et les paysages qui se découvrent au fur et à mesure, nous loupons le chemin qui y amène. Cependant, grâce à cela nous pouvons admirer les collines environnantes qui sont marquées par les traces d’anciennes terrasses. C’est hyper beau !

Il est possible de continuer sur ce sentier qui est en fait le GR 132, qui permet de faire le tour de l’île à pied en environ une semaine ! Ça doit être un superbe trek.
Mais nous n’en sommes pas là, et nous rebroussons chemin pour grimper sur la crête. D’en haut nous avons une superbe vue sur la ville !

Notre sélection de restaurants à San Sebastián de La Gomera

Nous avons mangé plusieurs fois à San Sebastian, et ça n’a pas toujours été un grand succès… Il y a pas mal de restos alors il est difficile de faire son choix. Nous avons quand même eu quelques bonnes surprises (et un coup de cœur) :

  • La Salamandra. Un endroit assez chic (sous-nommé « gastrobar », ça donne le ton). Nous avons été emballé, c’était original et délicieux ! Gamme de prix un peu plus élevé mais ça reste abordable (et moins cher qu’en France !) pour cette qualité. On voulait même y retourner mais nous n’avons pas pu malheureusement !
  • La Tasca. Un petit restaurant conseillé par notre guide. Un lieu sans chichis où se retrouvent les locaux. On y mange des spécialités des Canaries, en plat ou en tapas. Il y a aussi des pizzas, on n’a pas testé mais elles étaient vraiment pas chères. C’est simple mais très bon.
  • Don Tapeo. Plus un snack qu’un vrai resto, on y sert des arepas, spécialité du Venezuela et de Colombie (histoire de nous rappeler un peu nos aventures en Amérique du Sud ❤️). Parfait pour un petit creux ou un repas rapide.

Visiter la côte ouest de La Gomera

Havre de paix à Alojera

Après San Sebastián, nous posons nos valises dans le petit village de Alojera, sur la côte ouest de l’île. Nous voulions un coin calme et mignon, et on ne pouvait pas espérer mieux. Alojera se trouve en bas d’une petite montagne, alors pour accéder au village, il faut une voiture et ne pas avoir peur des virages qui se succèdent !

Notre logement est simple mais possède une terrasse digne d’un rêve. Avec une superbe vue sur le village en contrebas, et surtout l’océan, nos apéros et petit dej’ ont la saveur du bonheur. Sans oublier que lorsque le ciel est dégagé, nous voyons les îles de La Palma et El Hierro ! La nuit on peut même apercevoir quelques lueurs provenant des îles. Mais le plus beau, c’est d’observer le ciel nocturne… La Voie Lactée et ses milliards d’étoiles s’offrent en cadeau à nous, c’est magique ! Ici, pas de pollution lumineuse (juste 2-3 lampadaires sur la route du village), alors quand il n’y a pas de nuages, le spectacle est merveilleux.

Nous profitons de loger au village pour descendre près de la plage à pieds. Les environs sont hyper beaux, c’est très pittoresque. Une vraie petite oasis au milieu des montagnes.

En bas, la mer est déchainée. Quelques retraités allemands (dont nos très sympathiques voisins) qui n’ont pas froid aux yeux ne peuvent s’empêcher de profiter d’un bain marin. Ici la vie est paisible et on comprend que certains reviennent tous les ans pour se ressourcer.

Dauphins et baleines à Valle Gran Rey

Nous avions vu qu’il était possible de voir des dauphins et des baleines toute l’année dans l’archipel des Canaries. Les eaux de La Gomera sont notamment réputées pour accueillir nombre de ces mammifères marins. Nous nous rendons à Valle Gran Rey à 45 minutes de voiture au sud de Alojera. Elle est surnommée la petite Allemagne car (encore une fois) il y a beaucoup de touristes allemands ! D’ici, on peut prendre une excursion en bateau. Nous avons choisi les excursions Speedy / Tina, qu’on nous a plusieurs fois conseillé. La gérante nous accueille avec un « Halo! » . Raté, nous ne sommes pas allemands ! Contrairement à elle et la majorité des touristes qui partent avec nous en excursion.

Nous quittons le port de Valle Gran Rey, nous avons une superbe vue sur les falaises de l’île. Nous sommes une petite quinzaine sur un bateau très spacieux, ce qui est appréciable. A peine éloignés de la côte, nous avons la chance de voir déjà des dauphins ! Ce sont des grands dauphins, ceux que l’on connait communément et que l’on retrouve dans les prisons parcs aquatiques. Ils sont superbes et très impressionnants : entre 2 et 4 mètres de long, ils peuvent peser jusqu’à 500 kg ! C’est un petit groupe de 3-4 individus, que nous observons quelques minutes avant de continuer notre exploration.

Nous ouvrons grand les yeux en quête d’une nouvelle rencontre… Qui ne tarde pas à arriver ! En effet, un groupe de dauphins tachetés de l’Atlantique arrive et entoure le bateau. Et là, c’est un incroyable spectacle qui se joue devant nous. Une cinquantaine de dauphins nagent et sautent autour de nous. Ils sont tellement agiles dans l’eau et ils font parfois de ces sauts, c’est grandiose ! Nous avons une chance inouïe de vivre un tel moment ! Apparemment ces dauphins sont très joueurs et ils adorent faire la course avec les bateaux.

45 minutes de spectacle incroyable

Nous passons 45 minutes à les observer jusqu’à ce qu’ils se décident à aller vers un autre bateau. Mais c’est très drôle de les voir revenir vers nous à toute vitesse au bout de 10-15 minutes, on dirait presque des chiens qui accourent vers leur maître ! 😅 On se fait un petit kiff en s’asseyant à la proue du bateau, les pieds dans le vide, les dauphins sautant juste en-dessous de nous. Je n’ai pas de photos ni vidéos convenables de ce moment car j’avais mon télé-objectif, et ils étaient beaucoup trop proches de nous pour que je puisse m’en servir. Mais j’en garde un incroyable souvenir ! Je n’aurais jamais cru vivre ça un jour. 💙

Nous étions déjà chanceux de vivre cela mais ça ne s’arrête pas là ! Nous croisons une famille de baleines pilotes, avec un bébé ! Ils font en fait partie de la famille des dauphins et sont très massifs (entre 2 et 4 tonnes !). Ils sont magnifiques et nous avons l’opportunité de les voir de très près. Et pour finir en beauté, nous avons le privilège d’apercevoir une baleine ! Pas de photo pour cette dernière, trop timide et difficile à suivre 😄 On a vu que la moitié de son corps et c’était déjà très impressionnant ! 😮

Le parc Garajonay, trésor de La Gomera

Le Parc National Garajonay, c’est le trésor de l’île de La Gomera. Classé au Patrimoine de l’humanité, il abrite une forêt humide préservée depuis l’ère Tertiaire. Durant cette période, pratiquement toute l’Europe était recouverte de ce type de forêt. C’est un peu un voyage dans le passé d’il y a 3 milliards d’années !

Superbes miradors du parc Garajonay

Il est facile d’explorer en voiture les paysages montagneux et forestiers du parc Garajonay. Il y a plusieurs miradors (avec des parkings pas toujours très grands par contre, il faut l’avouer !) qui offrent des vues merveilleuses… La route en elle-même recèle de surprises au détour d’un virage. Parfois, on se croyait presque dans un pays d’Asie, sous un climat tropical, avec ces paysages verdoyants, ces palmiers et ses cultures en terrasses… C’est vraiment magnifique !

Nous avons été particulièrement émerveillé par le point de vue sur le rocher d’Aganda. Spectaculaire ! Et quand on passe sur la route à côté, on se sent tout petit…

Randonnée El Alto de Garajonay

Une randonnée à ne pas manquer si vous êtes à La Gomera et que vous avez beau temps… Je précise pour la météo car cette randonnée mène au plus haut point de l’île et son intérêt majeur est la vue à 360° qui se trouve là-haut. Une fois à El Alto de Garajonay, à 1 484 m d’altitude, on peut observer les paysages de l’île, et quand le temps est dégagé, les îles alentours ! 

Nous avons profité d’une belle journée ensoleillée pour effectuer cette rando, qui monte mais en dehors de cela, n’est pas difficile. La vue sur Tenerife est magnifique, avec son majestueux volcan. Nous avons également eu la chance de voir les îles La Palma et El Hierro. On se rend compte que l’on est bien dans un archipel !

Info rando El Alto de Garajonay : 1,3 km aller, 130 m de dénivelé (positif à l’aller). Retour en sens inverse sur le même chemin. Départ du parking El Contadero.

Randonnée Raso de Bruma

Nous voulions profiter de notre séjour à La Gomera pour nous imprégner un peu de cette forêt qui fait sa renommée. Pour se faire, nous avons décidé de suivre le chemin Raso de Bruma. Celui-ci nous fait passer dans cette forêt très très humide. La température descend brusquement ! On se croirait dans une forêt enchantée, avec ces arbres à l’allure bizarroïdes recouverts de mousses.

Arrivés au mirador Risquillo de Corgo, nous décidons de continuer sur le chemin pour effectuer une boucle plutôt que de faire demi-tour. Grâce à l’application maps.me qui énumère les différents sentiers, nous faisons notre propre itinéraire sans peur de se perdre ou de partir trop loin. Nous sommes de retour au parking après une heure de marche environ.

Si vous êtes à la recherche d’une certaine quiétude, aventurez-vous sur l’un des nombreux chemins du coin, vous ne le regretterez pas !

Le sud de l’île de La Gomera

La Fortaleza

Un endroit assez atypique et reconnaissable de La Gomera, la Fortaleza (la forteresse), un gros rocher qui culmine à 1 200 m. On peut le voir depuis El Alto de Garajonay. Après avoir vu que cela était possible, nous avons décidé de le monter. La randonnée part du village et grimpe d’abord sur un sentier. Nous faisons une petite halte pour manger notre pique-nique face à une superbe vue sur les montagnes.

Puis on repart mais ça devient compliqué pour moi… En effet la marche n’est pas longue mais par contre attention au vertige ! Ca devient très abrupt et la montée m’a donné quelques sueurs froides… La vue en haut était quand même splendide mais comme je n’étais pas hyper rassurée, j’avoue ne pas en avoir tellement profité x)

Indo rando Fortaleza : 860 m aller, 137 m de dénivelé.

Le village de Imada

Au sud de l’île nous passons par le village d’Imada, niché entre les montagnes. Nous avions prévu une longue randonnée au départ de ce lieu mais la météo incertaine et le vent fort qui soufflait ce jour-là nous a fait renoncer. Nous nous sommes juste dégourdi un peu les jambes sur le début du chemin de rando et c’était très beau !

Randonnée jusqu’au Drago de Agalan

Après avoir vu le Drago Milenario à Tenerife, nous avons décidé d’aller admirer le Drago Centenario de La Gomera ! Manu avait découvert son existence sur maps.me (encore et toujours !). Celui-ci n’est accessible qu’à pied, et n’attire donc que les touristes les plus courageux. Le sentier descend au milieu des montagnes, on voit qu’il n’est pas très emprunté car par endroit il est recouvert d’herbes et de fleurs. Mais ça ne nous gêne pas, ça donne un grand charme au coin !

La descente est un peu longue, surtout la dernière partie qui est un peu raide et fait mal aux genoux. Le dragonnier est tout seul, dans un superbe décor mais entouré d’un grillage pour le protéger. Après une petite pause, il est temps de faire le chemin inverse… Que de la montée, allez ! 😅 Une jolie rando vraiment sympa et peu fréquentée, on a beaucoup aimé !

Info rando Drago de Agalan : 1,2 km aller, 196 m de dénivelé (négatif à l’aller, positif au retour)


La Gomera : une île nature et paisible

Visiter La Gomera, c’est aspirer au calme et profiter de la nature avant tout. Ici la vie s’écoule paisiblement. Il pleut assez souvent mais c’est ce qui donne sa beauté et son surnom d’île verte des Canaries ! Nous n’avons pas été déçus de notre choix d’y passer une semaine, et on y serait bien resté un peu plus finalement… 😊

visiter l'île de pâques lever de soleil à tongariki

Visiter l’île de Pâques en 10 jours : guide, récit, expériences et conseils

L’île de Pâques… Un lieu populaire dans l’imaginaire collectif. On a tous en tête les mystérieuses statues qui peuplent cette île. Tellement connue qu’il nous parait impossible de se rendre dans cet endroit éloigné de tout. Avant d’entamer notre voyage de plusieurs mois en Amérique du Sud, nous étions bien décidés à visiter ce lieu au bout du monde, qui appartient au Chili. C’est ainsi que nous avons pris nos billets des mois à l’avance, avant même de nous retrouver sur le continent sud-américain, pour visiter la célèbre île de Pâques.

Sommaire

L’article étant assez long, le sommaire suivant vous permettra d’aller directement aux parties qui vous intéressent.

Comment visiter l’île de Pâques, les démarches administratives (et notre expérience stressante !)

Démarches administratives pour s’envoler vers l’île de Pâques

L’île de Pâques ou Rapa Nui, de son vrai nom, fait partie de la région Valparaiso au Chili. On y arrive en avion depuis Santiago du Chili ou depuis Tahiti. En nous y prenant à l’avance, nous avons trouvé des billets aller retour depuis Santiago à 350 € chacun avec Latam, ce qui est un prix assez honnête, pour un vol de 5h.

Il faut savoir que le Chili a décidé depuis l’été 2019 de limiter l’accès à l’île, afin de la préserver. De plus en plus de touristes font le voyage jusqu’ici et beaucoup de chiliens décident de s’y installer. Pour limiter l’impact négatif de tout ce monde, on ne peut rester que 30 jours maximum.

Avant de s’envoler pour l’île, il y a plusieurs étapes « obligatoires » (vous allez comprendre pourquoi les guillemets) :

  • Remplir un formulaire unique d’entrée. Totalement obligatoire, on ne vous laissera pas embarquer sans que cela soit fait. Il se remplit en ligne à l’avance ou à l’arrivée à l’aéroport de départ, et il faut présenter le mail de confirmation à la PDI (Police d’investigation chilienne) ;
  • Avoir un billet retour (sans excéder 30 jours sur place) ;
  • Avoir un logement certifié Sernatur, la liste étant disponible sur le formulaire d’entrée ;
  • Si vous n’avez pas de logement certifié, comme par exemple un airbnb, il vous faut une lettre d’invitation d’un habitant de l’île. C’est un document officiel, la mairie fournit un numéro d’invitation.

Notre expérience chaotique, ou, quand on a bien crû qu’on arriverait jamais à partir pour l’île de Pâques

Et dans les faits ?
Je vais vous raconter notre expérience, qui pourra peut-être en rassurer quelques uns.

Trouver un logement et se rendre compte que rien n’est simple

Les logements sur l’île de Pâques sont à des prix très élevés, et nous avions réservé un camping pas cher (avec tente, matelas et sac de couchage inclus). Malheureusement, un mois après avoir fait la réservation, le gérant nous contacte pour nous informer qu’il y a eu un souci avec les réservations et qu’il ne peut pas nous accueillir ! On était bien dégoûté car c’était le moins cher de l’île…

Après recherches nous avons finalement loué une chambre privée chez un habitant de l’île, via Airbnb. Naïfs, nous n’étions pas au courant qu’il fallait un logement certifié ou une invitation. Nous l’apprenons quelques jours seulement avant le départ. Au même moment, notre hôte Airbnb nous demande nos informations de passeport pour faire l’invitation, tout va bien. Sauf que la veille du départ, aucune nouvelle ! Nous devons remplir le formulaire mais nous n’avons pas de numéro d’invitation, ce qui rend la chose impossible. Gros gros stress. Le mec ne nous répond pas, malgré les mails et appels téléphoniques.

Petit coup de stress à l’aéroport 😨

Le lendemain, jour du départ, nous arrivons à l’aéroport avec la boule au ventre, la peur de se faire refuser d’embarquer. Une hôtesse nous dit qu’on doit remplir le formulaire. Nous sommes piégés, que faire ?! Quand on informe l’hôtesse que nous ne trouvons pas notre logement dans la liste, sa réponse est simple : cocher n’importe lequel ! – Ah bon, ok ! Mais on on nous avait dit qu’il fallait une preuve (papier de confirmation de réservation) ? – Non non, pas de souci.

On voit bien que ça doit arriver souvent ce genre de cas, d’ailleurs d’autres personnes galèrent autour de nous. On fait donc comme elle nous a dit. Effectivement, quand on a donné à la PDI notre numéro de confirmation, nous avons vu le policier prendre notre papelard et le poser tout en haut d’une énorme pile, sans nous demander un quelconque justificatif.

Bien sûr mieux vaut être en règle ! Mais si vous vous retrouvez dans une situation identique à la nôtre, pas de panique, la paperasse chilienne c’est beaucoup de formalités pour pas grand chose ! 😆

Des habitants qui ne connaissent pas le stress !

Pour finir avec notre Airbnb et notre dose de stress, le mec était sensé venir nous chercher à l’aéroport. Évidemment une fois arrivés à destination, accueillis par de la musique polynésienne et une foule de gens tenant des pancartes avec des noms dessus, on a beau chercher, nos noms ne sont nulle part ! Re-stress ! On essaie de contacter notre hôte, mais il ne répond pas au téléphone. Tout le monde part, on se retrouve bientôt les derniers.

On se fait aborder par plusieurs chauffeurs de taxi, très gentils. Notre logement n’a pas vraiment d’adresse mais heureusement il y a le point GPS sur Airbnb (et merci la carte sim chilienne pour la 4G). Notre taxi se débrouillera avec ça et finira par trouver la maison.

Rencontre avec Hinariru

Il n’y a personne sur place, un monsieur qui bosse sur une maison juste à côté vient à notre rencontre et nous dit que « oui oui c’est bien la maison de Hinariru » (notre hôte). Il nous fait entrer (tout est ouvert), nous offre du thé et après quelques minutes nous dit qu’il nous laisse car il doit retourner travailler. Ok… On espère être au bon endroit, on inspecte la maison et on trouve une chambre mieux rangée que le reste de la maison, qui est identique aux photos sur l’annonce. Bon, ça doit être ça !

Après une demi-heure à s’occuper, à se demander ce qu’on fait, tout à coup quelqu’un sort d’une chambre qui était fermée : Hinariru ! Un peu étonné de nous trouver ici, mais pas tant choqué qu’on soit rentré et se soit installé, il nous dit qu’il s’y est pris trop tard pour l’invitation (sans rire !) et qu’il pensait qu’on ne venait plus… Mec, on a les billets depuis plus de six mois, on a payé un hébergement, bien sûr qu’on vient !! 🤣 Bref, Hinariru est un peu glandeur mais hyper sympa et il parle anglais avec un bon accent, ce qui fait que nos échanges sont facilités. On rencontre ensuite son oncle, avec qui il vit. Il est adorable, même si en temps que chilien, il parle espagnol avec un accent à couper au couteau qu’on a beaucoup de mal à comprendre 😅

Tout est bien qui finit bien !

Malgré ce début de mésaventure, nous avons passé un excellent séjour chez eux. Ils nous ont accueillis comme si nous étions de la famille, on se sentait chez nous. On n’a pas du tout regretté de vivre chez l’habitant pour une petite immersion dans leur vie quotidienne. Nos hôtes vivaient de la pêche et Hinariru profitait des belles vagues autour de l’île pour surfer. Ils nous ont plusieurs fois offert à manger, dont un bon barbecue avec leur récolte de pêche et on a même eu droit de tester à un délicieux Pisco ! Et bien sûr plein d’autres anecdotes et bons souvenirs avec eux 😊 Les habitants de l’île de Pâques sont des bons vivants, d’une grande gentillesse, et pas stressés de la vie, on se sent bien avec eux.

Quand visiter l’île de Pâques et combien de temps y rester ?

L’île possède un climat subtropical, plutôt doux toute l’année. On peut y aller à n’importe quelle période, mais si possible mieux vaut éviter de s’y rendre de juillet à septembre, car il y pleut plus que le reste de l’année. Nous y étions fin octobre / début novembre, et nous sommes tombés sur plusieurs jours de pluie. Bien regarder la météo pour organiser ses visites en fonction du temps 😄

Nous sommes restés 10 jours sur l’île, ce qui était un peu trop. En effet, elle n’est pas très grande. Même en prenant le temps, nous n’avions plus grand chose à faire à la fin, surtout sans véhicule.

Je recommanderai d’y rester au minimum 5 jours (tant qu’à venir jusque là, autant en profiter) et pour prendre bien son temps, jusqu’à 7 jours.

Quel est le prix d’entrée sur l’île ?

Si l’on souhaite visiter les sites archéologiques de l’île, il faut payer un ticket au prix de 80 USD ou 54000 CLP (environ 72 €). Cela donne accès à tous les sites en illimités, à l’exception de deux lieux, qui ne sont accessibles qu’une fois (pour leur préservation). On achète ce ticket dès l’arrivée à l’aéroport de l’île, où on nous donne une carte de l’île avec les différents lieux à voir.

Vous pouvez bien sûr venir sur l’île sans payer ce ticket et vous pourrez voir des statues et vous balader. Cependant, vous louperez beaucoup de choses et tant qu’à venir jusqu’ici (je rappelle que cette île est située au milieu du Pacifique et est l’un des lieux les plus isolés de la planète !), autant en profiter à fond.

Comment se déplacer sur l’île de Pâques ?

Il y a plusieurs sites accessibles à pieds, sur de courtes distances ou en randonnée depuis l’unique ville de l’île, Hanga Roa.
Ensuite on peut prendre des excursions pour visiter les coins plus éloignés de l’île de Pâques, mais le mieux est de louer une voiture. Il y a plusieurs loueurs en ville, ils louent tous des « Jimny », une sorte de petite jeep (c’est le véhicule le moins cher). Vous pourrez partager les frais avec d’autres voyageurs si vous êtes en auberge, camping… Pour notre part nous avons loué un Jimny tous les deux, pour être libre de notre planning et pendant 3 jours afin de bien profiter (mais 2 jours sont suffisants).
Si vous êtes sportif, vous pouvez également louer un vélo pour aller jusqu’au nord de l’île.

Petit lexique de l’île de Pâques

L’île appartient au Chili. Ainsi, on parle espagnol, mais elle est de culture polynésienne, et ils ont donc leur propre langue. Voici quelques mots avec leur définition, dont certains que j’utiliserai par la suite.

  • Rapa Nui : c’est le nom de l’île, de ses habitants et de la langue parlée ici ;
  • Moai ou moaï 🗿 : nom donné aux statues de l’île, il est interdit de les toucher ;
  • Ahu : plateforme sacrée où sont posés les moaïs, il est interdit de marcher dessus ;
  • Motus : des îlots aux alentours de l’île ;
  • Iorana : pour se dire bonjour ou au revoir. 👋

Les points d’intérêts à visiter sur l’île de Pâques

Cela a beau être une petite île, visiter l’île de Pâques promet de belles expériences. Elle recèle de nombreux trésors, principalement archéologiques.

Hanga Roa, l’unique ville de Rapa Nui

C’est ici que se trouve la majorité des habitations de l’île. Il y a un centre-ville (nous logions vers l’extérieur de la ville) avec des magasins, un office du tourisme Sernatur (où il ne faut pas oublier de passer pour se faire tamponner son passeport pour repartir avec un joli souvenir gratuit), quantité de restaurants et bars, ainsi qu’un musée.

Il ne faut pas louper le petit port de pêche en ville. En étant attentifs, on peut y observer des tortues de mer qui viennent près du bord à la recherche de restes de poissons. Elles sont énormes !

Le musée d’Hanga Roa

Nous avons visité le petit musée sur l’île de Pâques dès le premier jour. Cela nous a donné pas mal d’informations sur l’île, son histoire, sa découverte, ses mystères… À ne pas louper, si possible au début du séjour, pour mieux comprendre ce qu’on va voir ensuite.

Tahai, le spot aux couchers de soleil

Tahai, c’est l’endroit avec des ahus et des moaïs le plus proche de la ville. C’est ici que se regroupent visiteurs et habitants chaque soir pour admirer un merveilleux spectacle : le soleil se couchant derrière ces mythiques statues. La première fois qu’on assiste à ça, ça ne laisse pas indifférent ! On y est allé plusieurs fois, avec une petite bière chilienne 😉

Rano Raraku, la « nurserie », l’un des endroits les plus impressionnants de l’île

C’est l’un des deux sites que l’on ne peut visiter qu’une seule fois sur l’île de Pâques. On y accède en voiture (ou vélo pour les plus motivés !). Il est surnommé la nurserie, car c’est ici que furent construits tous les moaïs de l’île. C’est une petite montagne située dans les terres. C’est un endroit absolument étonnant car on y découvre de nombreux moaïs. Certains sont totalement finis, d’autres à moitié terminés et d’autres encore à peine commencés. On aperçoit des formes un peu partout, c’est vraiment génial à voir. Clairement un endroit qu’on a adoré !

Certains non terminés sont vraiment immenses ! Les moaïs étaient taillés dans la pierre de la montagne puis transportés un peu partout sur l’île. Aujourd’hui encore ces statues sont très mystérieuses, on pense qu’elles représentent les anciens et étaient vénérées.

Il y a un cratère avec une sorte de marais à côté. Là encore il y a quantités de moaïs, qu’on ne peut pas approcher par contre.

De plus, on profite d’une superbe vue sur un bout de l’île, dont le magnifique site de Tongariki.

Tongariki, le merveilleux spot au lever de soleil

Après Rano Raraku, encore un endroit coup de cœur ! Quinze immenses moaïs se tiennent sur un grand ahu, tournant le dos à l’océan. Nous sommes passés plusieurs fois dans ce lieu pour admirer ces géants, dont deux fois au lever de soleil (et une fois sous la pluie !). Le paysage est splendide et les moaïs sont vraiment impressionnants, on se sent tout petit…

La belle plage d’Anakena et la crique Orahe

Rapa Nui a beau être une île du triangle polynésien, il ne faut pas s’attendre à se retrouver sur une île tropicale. En effet l’île possède peu de plages ! Ici c’est plutôt ambiance falaises déchirées par l’océan et les paysages nous ont rappelé l’Écosse (surtout quand il pleut !). Vous ne vous attendiez pas à ça non ? 😁 Cependant l’île possède une plage, superbe, et unique… Eau cristalline, sable blanc, cocotiers et bien sûr ahus et moaïs ! La vision est vraiment paradisiaque. On suppose que c’est ici que seraient arrivés les premiers hommes qui ont ensuite colonisé l’île. Sur les bords de la plage se trouvent des vestiges archéologiques d’anciennes habitations.

A proximité de Anakena se trouve une autre très belle plage, plus petite et moins fréquentée mais où il est déconseillé de se baigner : Orahe.

Te Pito Kura, le nombril du monde

Après Cusco, le nombril du monde des Incas, nous trouvons un autre « nombril » : une pierre parfaitement ronde et polie, qui est en plus magnétique ! Auparavant on pouvait la toucher, mais elle est maintenant protégée car des gens grimpaient carrément dessus (malin n’est-ce pas 🙄).

On voit aussi des moaïs par terre. Il faut savoir qu’à un moment, le peuple rapa nui a abandonné le culte de ses ancêtres, les moaïs. S’est ensuite suivi un conflit où les moaïs se sont fait renverser un peu partout sur l’île.

Puna Pau, la fabrique de « chapeau »

Si les moaïs étaient fabriqués à Rano Raraku, les « chapeaux » sur leurs têtes étaient taillés ailleurs, à Puna Pau, dans de la pierre rouge. D’ailleurs on a appris que ce n’était pas des chapeaux. Cela représentaient leur cheveux, coiffés avec un chignon sur le haut du crâne.

Les explorateurs de Ahu Akivi

Un peu dans les terres se trouvent sept moaïs un peu différents des autres car ceux-là sont les seuls à avoir été retrouvé face à l’océan (même s’ils ne sont pas hyper proches de celui-ci). Ils représenteraient les sept premiers explorateurs de l’île.

La grotte d’Ana Te Pahu

Une petite marche de 10/15 minutes au milieu des vaches et moutons nous amènent jusqu’à la plus grande grotte de l’île, qui était habitée à une époque ultérieure.

Les fenêtres de Ana Kakenga

Accessible à pieds depuis la ville, on accède à la grotte Ana Kakenga par une entrée étroite et totalement obscure (mieux vaut avoir une lampe torche, moi je me suis cognée 😅). Une fois à l’intérieur de cette grotte en bord de falaise, on peut observer la vue grâce à deux fenêtres naturelles. Un endroit sympa et étonnant !

Vinapu

Outre des moaïs abimés dont l’un serait l’unique moaï femme de l’île, on vient sur ce site archéologique en bord de mer pour y admirer des constructions qui rappellent étrangement celles que l’on a pu observer au Pérou, dans la région de Cusco. Il y a une théorie comme quoi les Rapanui auraient navigué jusqu’au Pérou, auraient rencontré les Incas et ces derniers aurait partagé leur savoir-faire. Ou alors ce sont les Incas qui sont venus jusqu’à cette île ? En tout cas, ce genre de construction avec des gros blocs de pierre taillés géométriquement est typique des Incas… Ce qui ajoute un mystère de plus à l’île de Pâques !

Le village cérémonial d’Orongo

Orongo est le second site accessible une seule fois. On peut y accéder en randonnée depuis la ville. Ce n’est pas compliqué même s’il faut un minimum de condition physique car ça grimpe un petit peu (venant de Bolivie où tout est en altitude, on n’a pas eu de souci 😛).

On marche le long de la côte, puis au milieu d’une petite forêt (oui oui il y a quand même quelques arbres sur l’île), jusqu’à ce qu’on arrive devant le cratère d’un ancien volcan, le Rano Kau. C’est l’un des trois volcans qui a donné naissance à l’île ; en effet Rapa Nui est une île volcanique. Les volcans sont désormais éteints. Dans ce cratère on peut observer une sorte de lac. C’est un réservoir d’eau de pluie, avec beaucoup de végétations marines, roseaux, etc. Ce qui en fait un habitat idéal pour les oiseaux. On observe tout ça du haut du cratère et on ne peut pas accéder au lac de près.

Un village spécial

Juste à côté du cratère se trouve l’ancien village, Orongo, très important dans la culture Rapa Nui. Après avoir lu quelques informations dans le petit musée à l’entrée, on déambule au milieu des maisons circulaires en pierre. Nous avons une super vue sur l’océan d’un côté et sur le volcan de l’autre.

Ce village était spécial, habité seulement pendant les cérémonies, une fois par an. On connait tous les moaïs de l’île, mais il faut savoir qu’après le culte des moaïs, il y eut le culte de Tangata Manu ou homme-oiseau. Tous les ans, des hommes s’affrontaient en partant du village, descendant les falaises et nageant jusqu’au motu en face. Le premier revenant avec l’œuf d’un oiseau (des sternes Mahoke ou Manutara) devenait le chef pour l’année.

Ana Kai Tangata

Sur le chemin jusqu’à Orongo, nous passons devant une grotte en bord de mer où l’on peut admirer des peintures rupestres de l’homme-oiseau. Les abords sont également très beaux, les chevaux face à la falaise…

Différents points d’intérêts sur la côte

Il y a plusieurs endroits moins impressionnants que ceux précédemment cités mais toujours intéressants. Des moaïs renversés, des pétroglyphes, une sorte de rocher trompette (il faut souffler dans les trous pour faire un gros bruit), des grottes…

Les paysages avec les falaises sont également superbes et on aura même la chance de voir des baleines ! On passera un bon moment à les observer… C’est tellement fou de se dire qu’on est sur un caillou au milieu du Pacifique et que ces immenses et merveilleuses créatures passent à côté de nous…

En sillonnant l’île on rencontre aussi beaucoup de chevaux, avec des poulains craintifs et parfois curieux.

Vous l’aurez compris, il y a beaucoup d’endroits à visiter sur l’île de Pâques. Plein de balades possibles, de découvertes archéologiques à faire et on en a bien profité.

L’île de Pâques est-elle une destination chère ?

Comme toute île et encore plus quand celle-ci se trouve éloignée de tout, la vie est chère. Déjà que le Chili est le pays le plus cher d’Amérique du Sud, ici c’est encore pire.

Pour économiser, mieux vaut prendre un logement avec une cuisine (comme le camping qui propose une cuisine partagée ou un Airbnb). Impossible d’aller au restaurant tous les jours (surtout en restant 10 jours comme nous). Comme les produits en supermarchés sont aussi plus chers, on peut ramener de la nourriture depuis le Chili : pâtes, riz, fruits, légumes, alcool… Attention en venant de Tahiti, il est interdit de ramener des fruits et légumes frais, le Chili est très strict là-dessus.

Nous sommes à un total de 34,5 € par personne, tout compris (sauf les vols A/R), on s’en sort bien 😉

Où manger sur l’île de Pâques : nos bonnes adresses

Nous nous sommes fait à manger à notre logement la majorité du temps, mais l’ambiance île et vacances nous a quand même donné envie de sortir pour manger et/ou boire un coup. Nous avons découvert des endroits très sympathiques !

  • Mikafé : glacier face au port (à déguster en cherchant les tortues !). Les parfums sont délicieux, le sorbet maracuya (fruit de la passion) était parfait.
  • Oheho Surf : resto/bar face à l’océan, à côté de l’office du tourisme. Les Pisco Sour sont parfaits et on a testé le hamburger au roquefort : une tuerie. Pour une fois qu’on sent bien le roquefort, ça nous a rappelé la mère patrie x)
  • Tumu : resto/bar qui fait des happy hours l’après-midi sur les pintes de bières. On peut aussi y manger, dont le « tumu » un plat de frites avec poulet, crème, champignons qui suffit largement pour deux personnes.
  • Te Moana : le petit craquage du séjour, pour notre dernier soir ! Un peu cher mais l’endroit est très chic. On a mangé sur la terrasse, dans l’herbe face à l’océan et au soleil couchant… Les Pisco Sour sont très bons et surtout on a adoré le ceviche de thon (le poisson le plus consommé de l’île) avec du lait de coco et du gingembre. Un régal, mes papilles s’en souviennent encore.

Visiter l’île de Pâques pendant 10 jours : notre ressenti

Vous l’avez compris, nous avons apprécié notre séjour. Avec le recul, 10 jours n’étaient pas probablement nécessaires pour visiter l’île en totalité, 7 jours nous paraissent suffisants. Malgré tout, c’était agréable de visiter l’île de Pâques tout en profitant de l’ambiance à la cool et en sympathisant avec les habitants. C’est un endroit à part, unique, on se sent bien au bout du monde ici. Un de nos coups de cœur de voyage, on n’oubliera jamais ces jours passés sur cette île au milieu du Pacifique