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volcan teide enneigé

Le volcan Teide à Tenerife, une beauté à ne pas manquer !

Quand on a commencé à se renseigner sur les îles Canaries, Tenerife a tout de suite attiré notre attention grâce à son majestueux volcan, El Teide. Ce géant de 3 715 mètres surplombe l’île et est responsable des différents climats et donc paysages de Tenerife.

Déjà, à notre arrivée en avion, après avoir survolé l’océan Atlantique, nous avons été accueilli par son sommet, s’échappant des nuages. Une vision spectaculaire ! Nous avions alors hâte de le voir depuis le sol et de l’approcher de plus près.

Lorsque nous nous sommes installés à Icod de Los Vinos, nous avons pu l’observer à loisir depuis la terrasse de notre appartement, mais aussi sur la route lorsque l’on revenait d’une journée de visite… Je crois bien qu’on ne se lasserait jamais de cette image, on était subjugué à chaque fois.

Sur la route vers le volcan Teide

Nous sommes allés 2 fois au parc national du Teide, classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. A chaque fois nous avons pris la route TF-21 avec notre voiture de location, qui passe par La Orotava. Le dépaysement commence rapidement car on voit le paysage se modifier au fur et à mesure que l’on monte ! On quitte les palmiers et cactus pour se retrouver sur une route au milieu d’une forêt de pins canariens, avant que les alentours ne deviennent très secs et qu’on se croit sur une autre planète. C’est vraiment impressionnant de découvrir cette succession d’environnements différents. En fait cette diversité se comprend facilement… Quand on passe la forêt de pins, nous sommes dans les nuages, mais on continue de monter et on passe au-dessus ! Les nuages permettent un climat très humide à une certaine altitude mais ensuite le volcan les bloque, ce qui fait qu’on se retrouve dans un paysage très sec. Une fois les nuages dépassés, le volcan Teide nous apparaît dans toute sa splendeur, avec un ciel tout bleu.

Au-dessus des nuages

Nous faisons un arrêt au centre des visiteurs à El Portillo où nous regardons un petit film d’une dizaine de minutes expliquant l’histoire de la création de l’archipel des Canaries et de l’île de Tenerife en particulier. On fait un tour sur le petit chemin à côté, qui donne des indications sur la flore du parc. On a aussi de beaux points de vue sur le volcan.

Après un passage aux toilettes qui a failli avoir ma peau car un feu s’est déclenché pendant que j’y étais (!!), nous changeons de direction et prenons la route TF-24 pour avoir d’autres points de vue sur le volcan Teide. Au bord de la route, on peut voir les couches volcaniques qui composent les terres, de couleurs différentes. Nous nous arrêtons à plusieurs miradors comme El Valle et Ayosa.

On continue avec le mirador de Chipeque qui envoie du lourd avec sa vue sur le volcan, la forêt et la mer de nuages !

Randonnée dans la Corona Forestal du volcan Teide

Avant de retrouver le volcan et las Cañadas del Teide, nous nous garons à côté du Refuge de Ayosa (totalement abandonné) car nous avions envie de randonner au milieu de la forêt. Le sentier est difficile à suivre, pas vraiment indiqué. Grâce à l’application maps.me on se repère et on arrive à un point de vue un peu en hauteur. De là on voit le volcan et une immense forêt.

On décide de continuer pour arriver sur une autre côte mais on perd le chemin ! On se retrouve au milieu des feuillages, et, comme tout est en pente avec plein de feuilles mortes au sol, on manque de se casser la figure plusieurs fois. Heureusement on retrouve finalement plus ou moins le bon sentier et on rentrera plus sereinement à la voiture après 1h30 de marche. C’était quand même bien agréable de se dégourdir les jambes dans ce lieu calme, où il n’y avait PERSONNE. En fait il y a plein de rando possibles (de différents niveaux) dans le parc et la plupart sont peu fréquentées.

Las Cañadas del Teide

A plus de 2 000 mètres d’altitude, cette partie est très étonnante. Avec très peu de végétation, ce sont des paysages lunaires, on se croirait vraiment sur une autre planète ! Il y a plusieurs miradors ou parkings où l’on peut s’arrêter pour entamer une rando. On peut voir un champ de lave et des paysages déserts à perte de vue. La route serpente au milieu des rochers, avec le volcan en toile de fond, on en prend plein les yeux !

Randonnée au pied de El Teide : Roques de Garcia

Nous nous garons au parking Roques de Garcia, un lieu très prisé. Beaucoup de gens s’arrêtent pour admirer les formations rocheuses du coin. Nous décidons de faire une randonnée en boucle qui fait le tour de ces formations dans ce décor lunaire. Et là, quand il faut marcher, il y a beaucoup moins de monde (tant mieux pour nous) ! On passe près de gros rochers, toujours avec la vue sur le volcan.

Puis on entame une descente, la vue sur la vallée est fantastique ! Par contre c’est un peu long et pénible… Et surtout en descendant je me dis « oups, va falloir remonter tout ça ». Après un peu de plat près d’immenses structures rocheuses, en effet, c’est le moment de remonter ! Il semblerait que pour une fois on ait fait la boucle dans le bon sens (contrairement à tous les gens croisés haha) car la montée, bien que plus ardue est moins longue. Mais ça pique quand même, surtout avec le soleil qui tape ! Une rando de 1h30 qui nous a beaucoup plu, avec un condensé de superbes paysages.

Miradors côté sud et le village de Vilaflor

Nous quittons le parc du Teide en empruntant une autre route, qui mène au sud de l’île. On en profite pour faire un petit détour pour aller au mirador de Samara et au mirador de Las Narices del Teide. On y voit des coulées de lave et le volcan sous un autre profil. Des randonnées sont également possibles d’ici.

Nous prenons ensuite une route quasi déserte (et encore une fois très belle) et faisons un petit arrêt au village de Vilaflor. Ca semble être un lieu très mignon et relaxant.

Monter au pic du volcan Teide

Le pic du Teide est accessible en randonnée (plusieurs heures de grimpette) ou en téléphérique. Nous n’avions pas la motivation pour faire cette ascension au fort dénivelé à une telle altitude et en hiver en plus. Nous avions alors réservé le téléphérique (qui n’est vraiment pas donné, soit dit en passant !) ainsi que notre accès pour aller jusqu’au point culminant d’où l’on voit le cratère (une vingtaine de minutes de plus à pieds). Cette dernière partie est ouverte à un nombre limité de personnes et il faut réserver bien à l’avance (plusieurs mois avant selon certaines périodes).

Malheureusement le matin même nous avons eu un message comme quoi le téléphérique était fermé à cause du vent au sommet. Ça avait l’air d’être souvent comme ça au moment où nous y étions. On était très déçus mais on a quand même bien profité de ce magnifique parc naturel avec les autres miradors et randos.


Le parc du Teide est vraiment un incontournable d’un voyage sur Ténérife ! Il serait vraiment dommage de ne pas en profiter. Les paysages sont magnifiques, on en prend plein les mirettes. De plus, c’est accessible à tout le monde. On peut en profiter en voiture avec les miradors ou se lancer sur l’un des nombreux sentiers (plus ou moins long). Et le volcan Teide est tellement photogénique… D’ailleurs quand nous avons quitté Tenerife, il nous a fait un dernier adieu depuis notre avion, au coucher du soleil… Magique !

Quito, le milieu du monde et une parenthèse à Mindo dans la forêt de nuage

Visite du centre-ville de Quito

Nous décidons de visiter la capitale de l’Équateur avec un tour guidé en anglais. Rendez-vous à 10h20 au Community Hostel. Une jeune équatorienne nous fait découvrir la ville et nous parle un peu de l’histoire du pays, en échange d’un pourboire d’un montant libre.

Nous commençons par le marché, où l’on peut manger pour quelques dollars (oui, car on paye en dollars américains en Équateur, voir notre article sur les différences culturelles en Équateur) , on y découvre des nouveaux fruits, on peut y boire des jus et nous testons le Morochos, une boisson à base de maïs (on dirait un peu du lait végétal très très épais).

On se promène ensuite dans le centre-ville, direction la Plaza Grande. Comme tous les lundis, il y a une petite cérémonie, une sorte de « relève de la garde » devant le Palais Présidentiel. Parfois le Président est présent pour saluer la foule, ce jour-là, ce sera juste des ministres.

On voit plusieurs églises, on rentre dans l’une d’elle, très chargée. Ces églises ont été en majorité construites par les indigènes (esclaves), et en étant attentifs on peut retrouver des éléments qu’ils ont insérés pour laisser leur trace (des personnages indigènes dans les tableaux, sculptures…).

Nous passons aussi devant la banque nationale, et notre guide en profite pour nous expliquer comment s’est passé le changement de monnaie équatorien pour passer au dollar américain. On parle politique, religion, géographie : la Colombie, l’Équateur et le Vénézuela était un seul et même pays avant de se dissoudre, ce qui explique pourquoi leurs drapeaux sont similaires.

Nous mangeons un petit menu à 2,50 $US (≃ 2.30 €, on se ruine, n’est-ce pas !), et l’après-midi nous suivons les conseils de la guide et visitons l’Église Jésuite (5 $US/personne, ≃ 4.60 €). L’intérieur a été recouvert d’or, c’est impressionnant, mais très chargé (style baroque, on n’est pas hyper fan lol).

On va dans la rue La Ronda, où nous sommes rapidement passé le matin pendant la visite guidé, c’est hyper mignon. On en découvre un peu plus sur le chocolat dans le magasin artisanal Chez Tiff. Et bien sûr on repart avec du très bon chocolat et du beurre de cacao pur pour s’hydrater la peau. Ça sent trop bon !

Sur les hauteurs de Quito

Le lendemain nous prenons le bus 131 (0,25 $US le trajet, soit 0,20 €) qui passe près de notre hostel, on dit au chauffeur en montant qu’on veut aller au TeleferiQo et il nous dépose au bon arrêt. De là on prend un minibus gratuit qui amène jusqu’au parc d’attraction « Volcano ». Ça grimpe sec alors on est bien content de pas avoir à monter à pieds ! Il y a ensuite encore 5 minutes de montée jusqu’au TéléfériQo. On paye 8,5 $US (≃ 7,80 €) chacun pour l’aller/retour en téléphérique (20 minutes de trajet).

En haut on peut manger, acheter des souvenirs et surtout profiter de la vue sur la ville et les alentours. Quand le ciel est bien dégagé on peut apercevoir une vingtaine de volcan. Nous il y a trop de nuages… Mais c’est quand même très beau. Un petit air écossais encore une fois, c’est très sauvage alors qu’on est juste à côté de la capitale. Les plus motivés pourront faire une randonnée de 5/6 heures jusqu’à un proche volcan mais il faut être préparé. Avec l’altitude et le climat changeant, c’est une rando assez difficile, il est obligatoire de partir le matin.

La mitad del Mundo : au milieu du monde !

Nous prenons le métrobus et un bus pour aller jusqu’à la Mitad del Mundo, un endroit touristique incontournable lors d’un séjour à Quito.

Après avoir testé notre premier fast-food du voyage, KFC, toujours aussi dégueulasse (mais au moins c’était pas cher et rapide), nous allons au centre de la Mitad del Mundo (5 $US ≃ 4.60 €) où on peut visiter plusieurs musées et le monument situé sur la ligne de l’Équateur.

On visite quelques musées, il y en a un sur l’expédition française venue sur la ligne de l’Équateur en 1736 pour vérifier la taille du méridien et la taille de la Terre. C’est d’ailleurs depuis cette époque que le pays s’appelle Ecuador, en référence à la fameuse ligne qui le traverse.

On va ensuite devant le monument qui se trouve sur une ligne jaune symbolique, représentant le milieu du monde. Il faut savoir que ce point n’est pas tout à fait correct. Déjà la ligne de l’équateur ne fait pas 10 centimètres mais plusieurs centaines de mètres et elle bouge un peu selon les saisons, etc. Des calculs savants qui me dépassent, mais même si on n’était pas VRAIMENT en plein milieu de la ligne, on n’a jamais été aussi proche ! C’était bien marrant de s’imaginer au milieu de notre planète 🙂

Nous sommes ensuite allés dans le monument, on monte en ascenseur jusqu’en haut d’où il y a une jolie vue. Puis on descend les 9 niveaux par l’escalier où l’on trouve des informations sur le pays, sa culture, ses habitants. Vers le bas ce sont des expériences scientifiques, très ludiques, explications sur les équinoxes, les saisons… C’est très amusant ! J’apprends qu’ici, à l’équateur, je pèse environ 1kg de moins qu’en France, sur la Lune je pèserai 10kg et sur le soleil 1900 ! :O

Escapade de deux jours à Mindo : cascades, papillons et zipline

Après quelques jours dans la capitale, nous laissons nos gros sacs à notre hostel et partons léger pour Mindo, situé à 2h de bus.

On arrive rapidement dans la forêt tropicale, les montagnes, il y a beaucoup de brume, c’est super beau. Il fait plus chaud et humide qu’à Quito, le climat n’est vraiment pas le même ! La ville est petite et tranquille, on adore.

A peine arrivés on prend un taxi qui nous amène jusqu’à Tarabita (et on négocie avec lui pour qu’il revienne nous chercher). On traverse au-dessus de la canopée avec une sorte de téléphérique actionné manuellement. C’est plutôt fun mais il ne faut pas avoir le vertige !

Arrivés de l’autre côté, on fait une randonnée qui amène jusqu’à des cascades. Comme nous avons peu de temps (on ne doit pas louper le dernier trajet retour du téléphérique à 16h30 !) on va assez vite et on ne voit que deux cascades. Mais c’est déjà super de se balader ici, c’est très calme, avec juste le bruit des gouttes d’eau et des insectes. On adore cette ambiance !

Le soir on déguste des bières sur la terrasse en haut de notre hostel, au milieu des arbres. La vue est jolie et tout est tranquille…

Le lendemain, nous allons à pieds jusqu’à la ferme aux papillons. Les paysages sont super beaux et tout est tranquille encore une fois.

Nous rentrons dans la serre, il y a des centaines de papillons ! Certains sont vraiment grands. On peut les nourrir en mettant de la banane sur le bout du doigt, on les récupère très délicatement (sans toucher leurs ailes fragiles) et hop ils restent sur nos doigts, se délectant de bananes ! On adore, on restera un moment à faire ça et à essayer « d’attraper » les plus petits papillons, qui sont plus farouches !

On observe également des chrysalides et des papillons qui se font sécher les ailes à la sortie de leur chrysalide avant de pouvoir papillonner…

On se balade ensuite dans le jardin, où on découvre de superbes plantes et des colibris. Ils sont trop mignons ! Et difficiles à prendre en photo tellement ils sont rapides.

De retour dans le village nous mangeons une pizza puis prenons un taxi pour Mindo Canopy Adventure.

C’est parti pour 1h30 de tyrolienne au dessus de la canopée ! Nous sommes avec deux accompagnateurs, on peut tester des positions improbables (en mode superman ou bien la tête en bas !). C’est bien marrant, on s’éclate ! Il se met ensuite à pleuvoir, ce qui fait qu’on va encore plus vite ! Un bon moment dans un lieu magique.

Le taxi pris à l’aller nous récupère comme convenu, et nous prenons ensuite le bus retour à Quito. On serait bien resté un peu plus dans ce cadre si calme et enchanteur.

Quito a également été une belle découverte, la ville est très jolie et plusieurs escapades sont possibles dans les alentours, ce qui en fait une belle destination !

Infos pratiques :

Hôtel à Quito : La Chorrera, simple, vieillot (mais ça a son charme !) et surtout propre et avec des propriétaires (une dame et sa maman) adorables ! Les petits dej dans leur cuisine, varient tous les jours, que du fait maison (confiture, jus de fruits frais…), un bon moment pour bien attaquer la journée. A un tout petit prix, on recommande.

  • Comment aller à la Mitad del Mundo ? Métrobus direction nord, jusqu’au Terminal de la Ofelia (0,25 $US, ≃ 0,20 €, pour 35 minutes depuis notre hôtel). De là, un bus direction Unasur, Mitad del Mundo (0,15 $US pour 20/30 minutes).
  • Hostel à Mindo : Guesthouse Mindo, proprio hyper gentils, terrasse sur le toit avec cuisine commune.

Leticia et Puerto Nariño : au fin fond de l’Amazonie

Après plus de 3 mois passés en Amérique du Sud sans la voir, nous nous sommes décidés à réaliser un rêve qu’on pensait irréalisable : découvrir l’Amazonie ! Cet endroit qu’on connaît depuis toujours sans y être allé !

Nous aurions pu y aller depuis le Pérou et l’Équateur mais c’est du côté Colombien que nous sommes allés, même si, pour être précis nous étions à la frontière de 3 pays : Colombie, Pérou et Brésil !

Premiers pas à en Amazonie à Leticia

Après avoir bien profité des plages des Caraïbes, nous prenons l’avion depuis Santa Maria, tout au nord de la Colombie, faisons une escale dans la capitale Bogota et après 2h de vol, nous arrivons en Amazonie.

L’arrivée en avion est impressionnante, des arbres à perte de vue !! Puis une ville qui apparaît : Leticia, une ville colombienne au milieu de la forêt amazonienne, accessible seulement par avion et bateau.

A peine arrivés, nous sommes accostés par un guide francophone qui nous a entendu parler. Il propose des tours de plusieurs jours dans la jungle, avec des indiens… Il est très gentil, recommandé par le Routard, mais c’est beaucoup trop cher pour nous (900 000 COP – 235€ par personne pour 4 jours et 3 nuits). C’est tentant si tu fais juste un voyage en Amazonie, mais ce n’est pas notre cas, on a encore plusieurs mois de voyage qui nous attendent.

Nous allons à notre hôtel, qui propose aussi des tours, mais nous avons déjà notre idée en tête : aller dans le petit village de Puerto Nariño, à quelques heures de bateau, plus loin dans la forêt.

Nous nous rendons dans le centre, achetons nos billets de bateau pour le lendemain, puis visitons un peu la ville. Elle n’a rien de spécial, la rue centrale est malheureusement en travaux et il y a beaucoup de déchets dans les rues, surtout quand on s’éloigne du centre.

Nous mangeons dans un resto de la ville. Comme nous sommes près du Brésil, les menus sont en espagnol et en portugais.

En bateau sur l’Amazone jusqu’à Puerto Nariño

Le lendemain nous allons au port et prenons notre bateau, remplis de gens dont plein de français ! Nous naviguons pendant deux heures, sur le fleuve le plus mythique du monde. Le bateau fait quelques arrêts, des gens montent, d’autres descendent, c’est comme un bus mais sur l’amazone !

Arrivés à Puerto Nariño, nous devons payer une taxe de 10 000 COP (2,60 €) par personne pour l’entretien du village.

Notre hôte, Carlos, nous attend, récupère nos bagages, les met sur son petit bateau et ensuite nous emmène jusqu’à chez lui, à 5-10 minutes de bateau.

Il est tout à fait possible de dormir dans un hôtel ou airbnb dans le mignon village de Puerto. Pour notre part, nous avons préféré nous en éloigner. Tant qu’à venir en Amazonie, autant se retrouver dans la nature !

En voyant la « Reserva Amazonicas Eware » nous ne sommes pas déçus de notre choix ! L’arrivée en bateau est déjà très dépaysante, et on voit que l’hôtel est vraiment dans un lieu tranquille, le jardin est grand et très beau, entouré tout autour de la forêt, le tout au bord de l’Amazone.

L’arrivée vers notre hébergement !

Après nous avoir montré notre chambre et les parties communes, Carlos nous présente à ses parents et nous offre une limonade maison (un de nos pêchés mignons en Amérique du Sud !). Il nous ramène ensuite au village, où nous mangerons un menu dans un petit resto (et discuterons rapidement avec deux françaises qui mangent ici aussi ^^) avant de nous balader un peu dans le village. Contrairement à Leticia c’est très mignon, propre et bien entretenu.

Carlos nous avait dit qu’on viendrait nous chercher à 16h30 mais notre bateau n’arrivera que vers 17h (ah la précision sud américaine xD), et en plus le petit papy doit aller faire quelques courses ! On attend encore un peu mais ça va il est rapide 😉

Sur le chemin retour, le soleil commence à se coucher et nous avons la chance de voir nos premiers dauphins d’Amazonie ! Ils ont l’air énorme, quand on les voit sortir leurs bosses. Difficile de les prendre en photo, ils sortent peu, je préfère profiter et les voir en vrai !

Coucher de soleil sur l’Amazone

Nous arrivons juste à temps pour monter au mirador à côté de l’hôtel et observer le coucher de soleil. C’est juste magnifique ! Les arbres à perte de vue, le fleuve, et le ciel qui se pare de ses plus belles couleurs…

Le soir nous mangeons un repas préparé par la famille de Carlos, puis nous sortons admirer un fabuleux spectacle : celui du ciel étoilé ! Ici pas de pollution lumineuse, c’est vraiment magnifique !

Matinée dans la selva, près du village d’une communauté locale

Le lendemain matin, Carlos nous prête des bottes en caoutchouc, puis nous partons en lancha avec Walter, un local qui bosse avec Carlos. Nous croisons encore quelques dauphins, dont un rose ! Walter nous apprend que les dauphins d’Amazonie sont gris à la naissance et deviennent roses au bout de quelques années. Ils peuvent peser jusqu’à 200 kg, ce sont de belles bêtes ! x)

Nous accostons côté Pérou, dans une communauté près de San Antonio. Il y a plusieurs locaux qui attendent là, Misaël (je ne sais pas comment ça s’écrit) nous servira de guide pour la matinée.

Il nous montre deux paresseux, très haut dans les arbres. On les distingue à peine et il faut un œil expert pour les repérer !

Un derrière de paresseux ! x)

Nous passons ensuite par son village, où les maisons sont sur pilotis car selon la saison (sèche ou humide), l’amazone n’a pas du tout la même largeur ! Si à ce moment-là nous nous baladons à pieds dans le petit village, d’ici quelques mois il faudra un bateau pour aller de maison en maison !

En passant devant sa maison, il récupère sa machette et nous nous enfonçons avec lui dans la selva, après avoir passé des ponts fait en rondins de bois ou avec des planches. Un chien du village décide de nous suivre dans notre balade.

Le guide nous amène voir un immense arbre ! C’est superbe. Autour on voit plein de chemins de fourmis qu’il vaut mieux éviter car elles sont venimeuses. Misaël nous dit qu’il y a un jaguar dans les parages, mais qu’il ne vaut mieux pas souhaiter le voir ! lol

Il ne parle qu’en espagnol mais nous arrivons à comprendre la majorité de ce qu’il nous raconte. C’est quelqu’un de super gentil, qui n’a qu’une envie : partager ce qu’il sait avec nous. Il est frustré, et nous aussi, de ne pas avoir assez de temps pour nous en apprendre plus sur les arbres, les animaux, sa communauté… Il nous dit que nous pouvons revenir quand on veut, qu’il nous hébergera quelques nuits pour qu’on en apprenne plus. On adorerait ça mais on lui dit qu’on vient de loin quand même alors pas sûr qu’on revienne jusqu’ici un jour. On est touchés par sa proposition et sa gentillesse, une belle rencontre ! On garde l’idée de revenir sous le coude, sait-on jamais 😉

Retour près du fleuve, nous repartons en lancha avec Walter. D’un coup, le vent se met à souffler très fort, la casquette de Manu s’envole… Adieu petite casquette péruvienne !

Le fleuve devient de plus en plus agité, Walter s’approche d’une espèce de petite île qui nous protège des grosses vagues. On sort la capote du bateau pour se tenir à l’abri de la pluie et on attend que ça passe ! Il nous explique que l’amazone est un des fleuves les plus dangereux du monde quand il y a une tempête et qu’il ne faut pas le prendre à la légère.

Au bout de 20/30 minutes, on peut repartir pour l’hôtel où nous mangerons avant de repartir avec Walter pour la suite de notre découverte amazonienne.

Baignade et piranhas dans le lac Tarapoto

Nous allons (toujours en lancha) jusqu’au lac Tarapoto, qui est en fait un des bras de l’amazone. C’est très grand et très profond. Nous profitons ainsi d’une petite baignade dans ces eaux maronnasses, après que Walter nous ait assuré que les piranhas, anacondas et caïmans ne se trouvaient pas ici, mais plus proche des bords.

L’occasion de se baigner dans l’Amazone ne se représentera peut-être jamais alors nous en profitons, pas tout à fait rassurés quand même, surtout qu’on ne voit absolument pas ce qu’il y a dans l’eau.

Après être remonté dans la lancha, Walter nous amène près des berges, on passe sous des arbres à moitié dans l’eau et c’est parti pour la séance de pêche !

Nous avons des cannes rudimentaires : un baton, un fil de pêche, un petit hameçon, où l’on accroche un petit bout de viande. Walter attrape rapidement un piranha et nous le montre. Il a le ventre tout rouge et surtout de belles dents bien aiguisées ! Quand Walter passe son couteau dans sa gueule, le piranha se met à croquer rapidement et on entend bien le bruit dessus (voir la vidéo ci-dessous) !

On le relâche et on reprend la pêche.
Les poissons mordent tout de suite à l’hameçon, c’est impressionnant ! Mais c’est plus difficile de les attraper ^^ Manu n’en aura aucun, moi j’attrape la technique apparemment car je réussi à en avoir 6 ou 7 dont 3 piranhas ! Ils seront tous relâchés, nous n’en avons pas besoin pour notre dîner ^^

On repart ensuite en direction de chez Carlos, en espérant voir des dauphins dans le lac, mais il n’y en a pas beaucoup à cette saison, nous n’en croiserons pas. Ils viennent dans le lac en saison humide, quand il y a plus de poissons.

On voit par contre des singes sauter dans les arbres, un superbe spectacle ! Walter nous montre aussi plein d’oiseaux et nous avons même la chance de voir le plus grand oiseau d’Amazonie (la harpie féroce).

Une fois rentrés, on remonte au mirador observer le coucher de soleil, comme la veille.

Balade dans la forêt la nuit

Après le dîner, nous partons avec d’autres personnes qui logent ici pour une marche nocturne dans la jungle, derrière Puerto Nariño. Nous voyons plein d’insectes, qui sortent la nuit. Araignées, mygales, grenouilles, grosses fourmis, phasmes, scorpions… Le tout accompagné de moustiques bien sûr !

Mieux vaut prévoir des vêtements couvrants, du répulsif et chose à laquelle on n’avait pas pensé : une casquette ou autre couvre-chef ! Oui parce que quand on se balade en pleine jungle la nuit, avec des feuilles de partout où vivent plein d’insectes, on a moyennement envie qu’ils élisent domicile dans notre chevelure x)

Il faut aussi ne pas être trop maladroit et marcher sans se tenir aux arbres, sous peine de mettre la main sur une araignée venimeuse ou autre gentille bestiole !

Sympa de voir la jungle la nuit et tout ces habitants, mais nous étions 7 personnes, plus le guide, ce qui fait qu’on était trop… C’était pas le top. On a préféré nos escapades de la journée où nous étions que tous les deux avec un guide !

Après une bonne nuit de sommeil et un peu de repos dans le jardin de Carlos, nous laissons nos affaires et partons à pieds jusqu’à Puerto Nariño, sur les conseils de Carlos.

Rencontre avec des singes !

Nous sommes dans la forêt mais ça va, il y a un chemin, et nous passons près de cultures de maïs.

On s’arrête à un refuge de singes, que Carlos nous a indiqué. En fait c’est une auberge qu’on avait vu sur le site booking, mais il n’y avait plus de cabanes disponibles (sans regret, nous avons adoré notre logement).

Le petit truc en plus, c’est que le monsieur qui s’occupe des lieux adore les animaux et il y en a plein, chats, chiens, aras et surtout des singes ! Il nous accueille chaleureusement et nous donne quelques gourmandises pour les donner aux singes ! Ils ne sont pas peureux, viennent sur nous, nos têtes !

L’un d’eux est vraiment trop coquin, fouille notre sac, mâchouille notre crème solaire… ! On rigole bien.

https://www.youtube.com/watch?v=lN_rJXFuFX4

Puis le gérant nous dit de l’accompagner un peu plus loin, il dépose de la banane sur une branche d’un arbre, appelle « monkey monkey », et là, surprise, nous découvrons un tout petit singe !! Mais vraiment riquiqui !

On apprend que c’est le ouistiti pygmé, le plus petit singe du monde. Son corps fait maximum 15 cm ! Il est peureux mais il se laisse un peu approcher, on peut l’observer, c’est vraiment fou ce tout petit singe ^^

Après cette petite pause, nous repartons vers le village, nous passons dans une école, près de maisons sur de hauts pilotis… Un dernier almuerzo à Puerto, Walter nous rapporte nos gros sacs à dos et nous prenons le bateau pour retourner à Leticia !

C’est la fin !

Après seulement 1h30 de trajet, nous revoici en ville. Nous retournons à l’hôtel où nous étions précédemment, le gérant nous avait dit que c’était bon. Mais en arrivant, il est catastrophé, nous dit qu’il n’a plus de place finalement x)

Il nous indique un autre hôtel en ville, dans la même gamme de prix, et nous paye le tuktuk pour y aller. Il est tellement embêté qu’il nous payera même le transport jusqu’à l’aéroport le lendemain x)

Le lendemain avant notre vol, nous profitons d’être près du centre-ville pour nous rendre à pieds du côté brésilien de la ville. Il n’y a pas vraiment de frontière, juste des panneaux et des drapeaux indiquant qu’on passe de la Colombie au Brésil. On se serait bien bu une petite Caïpirinha mais il est un peu tôt et on a un avion à prendre !

Ces quelques jours en Amazonie ont été une merveille, notre seul regret, ne pas avoir eu plus de temps à Puerto Nariño ! C’est vraiment un endroit paisible, il y a des activités sur l’Amazone ou les environs, où on peut tout simplement se relaxer dans la forêt.

Une immersion dans la nature, de belles rencontres… Difficile de raconter cela, découvrir l’Amazonie, c’est unique, ce n’est pas l’endroit le plus photogénique, cela se vit plus que ça ne se raconte ! Un séjour inoubliable !


Infos pratiques (prix en 2019) :

Logement à Leticia : la Esperanza, chambre double avec salle de bain privée, clim et petit déj à 21€. En dehors du centre mais on y est vite à pieds et proche de l’aéroport (15 min à pieds).

Logement à Puerto Nariño : on recommande vraiment Eware Refugio Amazonico. En dehors du village mais si vous aimez la nature, c’est parfait. Carlos et sa famille sont vraiment sympas. 29€ la chambre double avec salle de bain commune (propre, mais ne soyez pas surpris de vous retrouver face à une grenouille xD) et petit déj compris.

En arrivant à Leticia il faut payer une taxe de 35 000 COP (9€), à Puerto Nariño c’est 10 000 COP (2,60€).

Bateau Leticia – Puerto Nariño : 35 000 COP (9€) – Entre 1h30 et 2h30 de trajet

Excursions prises avec notre hôtel : 110 000 COP (29€) par personne pour la journée, 50 000 COP (13€) pour la balade de nuit (2h). Pas donné mais ici tout est plus cher. En tout cas nous avons passé de super moments, et c’était génial de se retrouver seuls avec un local !