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la piscina, plage et palmier des caraibes

Les plages de la côte Caraïbes en Colombie : de Palomino au parc Tayrona

Après avoir regardé le tour de France avec le gérant de notre hôtel à Carthagène (les colombiens adorent le tour de France), un mini bus vient nous récupérer. Nous partons découvrir les plages de la côte caraïbes de la Colombie. Il nous conduit à notre première étape, Palomino, un village tranquille sur la côte.

Le bus a un problème sur la route, on est obligé d’attendre une heure sur une espèce d’aire d’autoroute qu’un autre bus nous récupère. Pendant le trajet nous pouvons admirer le paysage mais aussi la quantité d’ordures au bord des routes, des habitants vivant au milieu de dizaines / centaines de déchets plastiques… Ça fait sacrément mal au cœur.

Détente à Palomino

Arrivés à Palomino, le bus nous dépose sur la route principale et nous allons à pieds jusqu’à notre logement, Casa Mar Azul. Les gérants sont super sympas et notre studio est vraiment cool ! On est entouré d’arbres, le tout fait très relax, nature… On se sent bien direct ! La ville est petite et « roots ». Les routes ne sont pas goudronnées, la poussière est omniprésente.

Virée à la plage de Palomino

Nous sommes venus à Palomino pour un interlude « vacances ». Les plages de la côte Caraïbes de la Colombie nous faisaient doucement rêver… Palomino possède bien une plage mais elle est vraiment riquiqui !! On est dans les Caraïbes, on s’attendait à une plage de rêve mais c’est la déception. En plus on ne peut pas s’y baigner car les vagues sont trop dangereuses. On marche le long de la plage jusqu’à la rivière, qui se jette dans la mer. Ici on peut se baigner sans risque. Il y a du monde mais l’endroit est quand même très joli. On observe même des chevaux sur la rive d’en face, ajoutant encore plus de charme au lieu…

Tubbing sur la rivière

À Palomino, il y a quelques activités, dont une spéciale d’ici qui nous fait de l’œil : le tubbing. Notre hostel nous organise la sortie et en début d’après-midi, une moto vient nous récupérer. A trois sur une moto, à la mode colombienne ! On retrouve ensuite une deuxième moto et nous nous retrouvons sur un chemin de terre où il vaut mieux bien s’accrocher… Car, petit détail : on porte des gilets de sauvetages apparemment obligatoire pour le tubbing MAIS on n’a pas de casque ! Normal !

Arrivés au bout de la route, on emprunte un chemin à pieds, avec nos grosses bouées. Ce n’est pas très long mais ça grimpe au milieu des cailloux et du sable. Il faut prendre garde à ne pas glisser avec nos tongs. Tout cela sous les grondements des singes hurleurs. Leurs « cris » sont vraiment impressionnants… (si vous ne connaissez pas, je vous invite à les écouter sur cette vidéo, prise au Mexique).

Lorsqu’on arrive à la rivière, on fait un plouf avec notre jeune guide. L’eau est fraîche mais fait beaucoup de bien dans ce climat tropical. Ensuite on s’installe dans nos bouées et on se laisse porter par le courant. La rivière est basse (la saison humide n’est pas encore passée). Notre jeune guide nous montre les oiseaux et animaux que l’on croise.

Quand on arrive près du pont de Palomino, on décide de s’arrêter ici, avant d’arriver à la plage. Notre guide nous quitte et part en moto avec les bouées. On rentre à pieds en suivant ses indications, en espérant ne pas nous perdre car on n’a pas nos téléphones. Ici c’est la campagne, tout le monde est à moto et on verra notre record de gens sur une moto : 6 personnes (enfant et bébé compris) !

On passe dans le village, on voit des enfants jouer au foot, on croise des colombiens. Ici, nous sommes de l’autre côté de la route principale, on voit Palomino sous un autre visage.
D’un côté les petits hôtels, les restos, la plage… D’un autre la vie locale, les vrais habitants de Palomino, là où les touristes comme nous ne vont jamais. Ça n’a rien à voir et ça nous fait un peu bizarre de voir cette fracture.

Ricard et Kogis, mélange de cultures en Colombie

Le soir on va au Bikini Bar, on discute avec le gérant qui est français et on en profite pour boire un Ricard ! Qui aurait crû qu’on boirait un Ricard en Colombie ?! On profite du concert, il y a même un Kogi qui y assiste aussi.

Les Kogis, c’est une communauté indigène, vivant en harmonie avec la nature, dans cette région de la Colombie. Ils sont reconnaissables à leur tenue : en tunique blanche, avec un sac en bandoulière en fibres végétales, souvent les pieds nus et avec un petit chapeau pointu sur la tête. Nous les avions découvert dans l’émission « Rendez-vous en terre inconnue », où Thomas Pesquet était invité à découvrir leur mode de vie. C’est un reportage qui m’a marqué et on était plutôt surpris de voir un Kogi ici !

Où manger à Palomino ?

  • Pour une ambiance sympa, des happy hours et de la nourriture simple mais bonne, direction le Bikini Bar (qui fait également hôtel). On était trop content de retrouver un peu de France avec le Ricard et la sauce au bleu dans les wraps !
  • Pour un délicieux repas dans un joli cadre, un autre resto tenu par une française (décidément !), la Casa Cocotte. L’une des rares fois du voyage où j’ai réussi à avoir un steak saignant x)

Découverte des plus belles plages de la côte Caraïbes en Colombie avec le parc Tayrona

Passage à Santa Marta

Pour quitter Palomino, nous prenons un bus pour Santa Marta (il en passe toutes les 30 minutes sur la route principale). Santa Marta est une grande ville et pour nous une simple étape.

Le lendemain de notre arrivée, nous laissons nos gros bagages à notre petit hôtel pour pouvoir partir léger car nous allons randonner pour deux jours. Direction le parc Tayrona, pour continuer d’explorer les plages de la côte Caraïbes de la Colombie !

Nous prenons un bus au Mercado Publico, avec un petit sac à dos chacun. Nous avons peu d’affaires dedans mais beaucoup d’eau (6L) et un peu de nourriture.
Dans le bus, devant nous, se trouvent deux Kogis : un homme et une petite fille. La petite fille est toute mignonne et s’amuse avec nous. On descend en même temps qu’eux à l’entrée Calabazo du parc Tayrona. Eux rejoignent probablement leur lieu de vie, alors que nous, nous sommes de simple visiteurs. Nous payons l’entrée, plus une assurance, obligatoire.

Premier jour de rando dans le parc Tayrona : de Calabazo à la Playa Brava

La randonnée commence, le début est difficile car ça grimpe et il fait super chaud, en plein soleil. Arrivés dans la forêt, on s’octroie une pause pique-nique. Nos sacs sont un peu lourds avec toute cette eau. Mais il fait une telle chaleur, avec une humidité à plus de 80%, qu’elle n’est pas de trop : on boit énormément. Dans la forêt, nous sommes seuls, accompagnés des bruits des insectes qui font un vrai vacarme !

Après 3h30 de marche (pauses comprises) nous arrivons à notre destination : Playa Brava ! Est-ce qu’elle doit son nom car elle n’est accessible qu’après plusieurs heures de marche en forêt tropicale ?! Le parc est très fréquenté mais cette plage beaucoup moins.

Nous payons pour un hamac, avec moustiquaire et couverture. Plusieurs hamacs sont disposés en étoile sous un abri (comme un dortoir mais en plein air et avec des hamacs à la place des lits). Pour ceux qui souhaitent plus de confort, il y a de jolies cabanes à louer mais le prix n’est pas le même. Il y a aussi une cabane avec plusieurs cabines de toilettes et douches que nous pouvons utiliser.

On se baigne sur la plage, c’est superbe et calme… On ne s’éloigne cependant pas du bord car le courant ici est dangereux et on nous a bien mis en garde. Mais quel bonheur de se rafraîchir après ces efforts !

Le soir nous mangeons sur place. Les prix sont plus élevés qu’habituellement en Colombie mais nous n’avons pas vraiment le choix haha et un vrai repas nous fait du bien pour recharger les batteries.

Malheureusement il se met à pleuvoir, des gros crapauds sont de sortie (attention à ne pas marcher dessus dans la nuit noire !). On s’offre quand même une bière, face à la mer…

La nuit dans les hamacs est un peu difficile, finalement les couvertures sont utiles, l’air se rafraîchit. Il faut dire que nous sommes quand même dehors, avec l’air marin.

Deuxième jour de randonnée au Parc Tayrona : de Playa Brava à El Zaino

Vers 5h30, nous sommes réveillés par le lever du soleil, c’est un magnifique spectacle… Mais je suis trop fatiguée pour me lever ou même dégainer l’appareil photo pour immortaliser ça. On se lève à 7h, pour partir vers 7h30. Il fait déjà très chaud et très très humide. On transpire à grosses gouttes et ce n’est pas la montée infernale dès le début de la rando qui va arranger ça ! Nous marchons au milieu de la forêt tropicale, où nous croisons un petit chat tout maigre… Nous lui faisons grignoter quelques snacks jusqu’à ce qu’un gros avocat tombe d’un arbre à côté de nous. Le petit minet se met à le dévorer, affamé. Il nous fait mal au cœur, mais nous n’avons pas d’autres choix que de le laisser ici.

Malgré nos vérifications du chemin sur maps.me, nous nous perdons sans le savoir (il n’y a pas vraiment d’indications). Le chemin nous paraît bizarre, plus difficile… On arrive devant deux Kogis, qui nous attendent et nous demandent où on va. On se rend compte que nous sommes arrivés dans la limite du Pueblito, le village où vivent les Kogis. Il était auparavant possible de le visiter mais désormais, il est interdit d’accès, pour préserver la tranquillité des habitants, qui ont déjà perdu une bonne partie de leurs terres… On leur explique en espagnol qu’on est perdu et ils nous indiquent le bon chemin, en nous observant pour vérifier qu’on s’éloigne bien 😅

Pause méritée à Playa Nudista

La rando continue dans la forêt, après avoir grimpé, ça descend maintenant à pic, c’est très fatiguant. Heureusement, après environ 3h d’effort, nous arrivons à Playa Nudista (et oui, une plage où on peut se baigner à poil !). On se baigne rapidement pour se rafraîchir (avec nos maillots, je vous voir venir, coquins !). L’endroit est superbe et presque désert.

L’une des plus belles plages de la côte Caraïbes de Colombie : Cabo San Juan

On reprend notre marche et au bout d’une vingtaine de minute, nous arrivons à Cabo San Juan, réputée comme la plus belle plage du parc Tayrona mais aussi de Colombie. En effet, c’est très beau, mais c’est pas la même ambiance que nous avons eu jusque là : il y a un monde fou !!
Le camping de la plage n’a rien à voir avec l’endroit où nous étions la veille : des dizaines de tentes collées les unes aux autres, sans ombre ! Ça ne fait pas rêver du tout…

Outre les plages à l’eau turquoise, il y a également des espèces de marécages avec des panneaux rappelant d’être prudents… Sous peine de se retrouver face à un crocodile !

Il est midi, le restaurant est pris d’assaut, on « réserve » une table pour manger vers 13h. En attendant, nous nous baignons dans ce décor paradisiaque. C’est agréable, l’eau est bonne, il n’y a presque pas de vagues mais par contre beaucoup de feuilles dans l’eau. Ça fait un peu sale, ce qui est dommage car à part ça, le sable brille dans l’eau. C’est magique, on dirait des pépites d’or !

Un peu de tranquillité à la Piscina

Après avoir mangé et repris des forces, nous repartons. Après 20/30 minutes de marche nous arrivons à la Piscina, une autre plage, où il n’y a pas du tout de vagues, d’où son nom, une vraie piscine. Il y a peu de monde, et nous en profitons pour nous détendre dans l’eau un bon moment.

Sortie du parc et retour à Santa Marta

Il faut ensuite marcher jusqu’à l’entrée du parc, c’est encore 1h15-1h30 de marche qui nous attend… Cette partie est plus simple,le chemin est tracé, car beaucoup de gens passent par ici. Mais ça commence à être long, on est très fatigués, entre tous ces kilomètres, la chaleur, l’humidité et la nuit dans le hamac qui n’a pas été très réparatrice. Heureusement il y a encore quelques beaux points de vue.

Enfin, nous arrivons à Cañaveral, l’arrêt où un mini-bus fait les derniers km du parc pour aller jusqu’à la sortie, Zaino. Puis, nous prenons un bus pour retourner jusqu’à Santa Marta. Cependant, nous ne sommes pas au bout de nos peines ! Après deux jours en pleine nature nous n’avons plus de batterie sur nos vieux téléphones et une fois arrivés en ville nous devons compter sur notre mémoire pour retrouver le chemin de l’hôtel… Par je ne sais quel miracle, nous y arrivons finalement ! Le soir, nous sortons manger sur la place principale de la ville, qui est bien animée, comme toujours en Amérique du Sud 😄


Découvrir les plages de la côte Caraïbes de la Colombie a été un super moment, différent de ce qu’on avait vécu. Quand on entend Caraïbes, ça fait rêver ! Et même si nous avons globalement été un peu déçus par les plages, on garde de super souvenirs de certaines plages. Quand on a connu les plages australiennes, grandes et désertes, il semble que même les Caraïbes ont du mal à rivaliser !

Nous avons également été très touchés par la pauvreté et l’insalubrité de certains coins. Mais nous avons eu aussi de belles rencontres et la surprise de voir des Kogis. On pensait qu’ils se planquaient dans leurs montagnes, mais finalement nous en avons croisé plusieurs fois dans cette région. Cet endroit met à rude épreuve car la chaleur et l’humidité sont très éprouvantes. Santa Marta restera dans nos esprits pour nos nuits d’hôtel passées dans des chambres sans fenêtres et sans clim, avec juste un petit ventilo qui brasse un air étouffant ! Il faut un peu de temps pour s’habituer à être sans arrêt en sueur, mais au moins, on était prêts pour notre départ pour l’Amazonie !

Les merveilles du désert d’Atacama

Après avoir traversé la frontière entre la Bolivie et le Chili, nous nous retrouvons dans la ville de Calama, où nous arrivons la veille du début des manifestations chiliennes contre le gouvernement. Nous passons quelques jours à Calama, la situation ne s’améliorant pas, nous décidons tout de même de louer une voiture en ville et de partir pour la région d’Atacama.

San Pedro de Atacama

San Pedro de Atacama est un petit village qui se trouve à environ 1h30 de route de Calama. On peut y accéder en bus ou en voiture. Malheureusement pour nous lorsque nous arrivons, la seule entrée pour la village est bloquée à cause des manifs…

Nous décidons de visiter une lagune située du côté de la route, en attendant que ça se débloque. Cependant lorsque nous revenons, plusieurs heures plus tard, la route est toujours bloquée ! On attendra encore quelques heures et on se rendra compte durant l’attente que nous avons crevé.

Nous changerons la roue sur la route, avec l’aide de deux routiers du Paraguay, hyper sympas. On arrivera à notre logement vers 21h30, profitant de l’arrivée d’une ambulance qui crée un passage où on réussira par miracle à s’engouffrer.

Ce climat de manifestations, même s’il était beaucoup plus important dans les grandes villes, a tout de même eu un impact lors de nos visites autour de San Pedro de Atacama. Nous n’avons pas pu tout faire, certaines routes étant bloquées. Mais nous en avons tout de même bien profiter pendant nos quatre jours sur place ! Le désert d’Atacama est le désert le plus aride du monde, et la région offre des paysages superbes et variés.

Le village de San Pedro de Atacama n’est pas très grand mais il accueille de nombreux touristes. Il y a une rue principale avec des restaurants, des agences pour des excursions, des petits magasins… La route n’est pas goudronnée, tout est en terre. C’est le point central pour visiter la région alentour.

La Laguna Escondida

C’est assez près de San Pedro de Atacama que se trouve le début de la piste pour aller jusqu’à la laguna Escondida. Malheureusement la piste est en très très mauvais état, il y a 45 km de route, et nous roulions entre 20 et 45km/h. C’est donc après 1h15 que nous arrivons à des cabanes où nous payons une entrée et nous profitons des vestiaires pour enfiler nos maillots de bain sous nos vêtements. Nous sommes tous seuls sur le site !

Il y a en fait sept lagunes de sel qui se suivent et on peut suivre à pieds un petit chemin qui les longent. Entre la première et la dernière lagunes, il faut environ 15 minutes de marche, c’est plat et pas difficile. On peut se baigner dans la première et la septième lagune. Nous décidons d’aller jusqu’à la dernière, la marche est sympa, les lagunes sont toutes magnifiques, la couleur de l’eau est incroyable !

Arrivés à la fin du parcours, on se met en maillot de bain, heureusement il y a un grand soleil, ce qui fait que ce n’est pas trop difficile, malgré le fait qu’on soit à 2300m d’altitude.

Je rentre la première dans l’eau, elle est très fraîche, et surtout je flotte ! La lagune est tellement salée qu’il est impossible de s’immerger totalement dans l’eau ! Nous qui rêvions de tester ce phénomène connu de la Mer Morte, nous l’expérimentons finalement au Chili ! Et c’est vraiment étonnant de se sentir flotter ! Sur le dos c’est agréable, on flotte sans efforts.

Par contre hyper compliqué de faire une brasse, les jambes remontent direct à la surface ! L’eau est bien froide mais comme nous restons à la surface, ça va elle est plus chaude. Par contre en sortant de l’eau, nous sommes recouverts de sel ! Ça pique, c’est vraiment pas agréable. Heureusement il y a des douches (froides) aux vestiaires à l’entrée pour se rincer.

Cette lagune est un endroit magnifique et hyper étonnant, on a adoré. En plus, en milieu d’après-midi, nous étions tous seuls. Nous avons juste vu un petit van avec plusieurs personnes, mais ils sont restés près de la première lagune, alors nous étions tranquilles. C’est un lieu qui se mérite car la route est vraiment mauvaise (et c’est ici qu’on a crevé un pneu) mais ça vaut le coup ! Flotter dans une lagune de sel turquoise au milieu des montagnes et du désert, ça fait un super souvenir ! 🙂

Les Lagunas Miscanti et Miñiques

Après avoir fait réparer le pneu pour quelques pesos, nous roulons en direction de la frontière avec l’Argentine, en passant par le tropique du Capricorne.

Il nous faut environ deux heures de voiture (sur une bonne route) pour atteindre les lagunas, deux lacs proches entourés d’un volcan et de montagnes. C’est un endroit magnifique ! On observe la laguna Miñiques de loin, on pique-nique dans la voiture car le vent souffle fort, nous sommes à 4200m !

On peut s’approcher un peu plus à pied de la laguna Miscanti. Ce sont vraiment des paysages superbes, typiques de cette région du monde.

Les Geysers El Tatio

La région d’Atacama possède le 3ème plus grand site de geysers du monde, après Yellowstone aux USA et la vallée des geysers en Russie. Il se trouve sur l’altiplano, à plus de 4200m d’altitude. Le site se trouve à 90km de San Pedro de Atacama, on y accède via une route de terre accidentée où encore une fois, on ne peut pas rouler bien vite sous peine de se retrouver encore une fois avec un pneu crevé…

Nous partons vers 6h45, le soleil se lève pendant que nous sommes en route, c’est magnifique de découvrir ces paysages au soleil levant. On croise quelques flamants roses dans les lagunes près de la route. Nous sommes presque seuls sur la route, la plupart des touristes et des agences partent avant l’aube, pour arriver entre 6h (ouverture du site) et 8h, le moment de la journée où les geysers sont les plus forts.

En fait il est conseillé de venir le matin, le plus tôt possible, car c’est au lever du jour, lorsque la température se réchauffe après la fraîche nuit, que les geysers sont au plus haut de leur activité.

Nous arrivons vers 8h45 et les geysers étaient toujours impressionnants. L’avantage à cette heure-ci c’est qu’il y avait aussi beaucoup moins de monde ! La plupart des groupes repartaient ou prenaient le petit déjeuner à côté. Nous étions donc presque seuls pour profiter du spectacle. Et quel spectacle ! C’est fou de voir la terre bouillonner, fumer, cracher de l’eau ! Quelle chaleur près des geysers !

Le site est vraiment très grand, ce qui est très impressionnant, on voit des geysers partout autour de nous et même en marchant, il faut être attentif car on passe près de petits trous qui fument et d’eau brûlante.

A côté des geysers se trouve la « piscina Pozon Rustico », une piscine remplie d’eau de geysers. Par endroits l’eau est assez fraîche mais près des sources, elle est bien chaude, voir brûlante. On sympathise avec une famille de français d’Annecy qui voyagent pendant six mois en Amérique du Sud avec leur camion. D’autres personnes arrivent… Encore des français ! Décidément, on se croirait en France !
Sur le chemin du retour on croise de nombreux lamas et vigognes, et on se régale encore de ces paysages fantastiques…

La Vallée de la Lune

L’entrée de la vallée est juste à côté de San Pedro de Atacama, certaines personnes la parcourent à vélo, mais pour notre part on était bien contents d’être en voiture car ça monte, ça descend et les routes sont sableuses. Il y a environ 22 km de route pour faire le parcours aller (et pareil au retour pour ressortir donc).

On fait une balade d’environ 1h30 à côté de la Duna Mayor, une immense dune de sable. Il y a un point de vue en hauteur, on voit les paysages alentours, c’est très beau. La vallée mérite bien son nom, les paysages sont vraiment lunaires !

On fait quelques autres points de vue, dont celui tout au bout du parcours « Tres Marias ». Pas hyper fou comparé au reste du parc, certaines personnes ont imaginé des femmes dans les rochers, nous, on a du mal à les voir !

La Vallée de la Mort ou Vallée de Mars

Un autre lieu proche du village de San Pedro et de la Vallée de la Lune. Ici le paysage est martien, les roches sont rouges ! On peut parcourir un morceau en voiture et accéder à un point de vue à pieds. Encore une fois, le paysage est majestueux, avec les montagnes de la Cordillère des Andes en fond !

Insolite : une boulangerie française dans le désert chilien !

Sérieusement, qui aurait crû qu’on mangerait les meilleures viennoiseries et le meilleur pain de tout le voyage dans un village en plein désert chilien ?! La famille de français rencontrée plus tôt nous avait vanté cette boulangerie, et étant un peu en manque de nourriture française après 6 mois en Amérique du Sud, nous avons craqué. Les prix sont plus élevés qu’en France, mais quel plaisir ! On recommande, La Franchuteria.

Après le Sud Lipez en Bolivie qui nous en a mis plein les yeux, on reprend une dose d’incroyable beauté avec le côté chilien ! Dans ce coin il ne faut pas non plus oublier de lever les yeux au ciel la nuit pour pouvoir observer l’un des plus beaux ciels du monde. Il y a également des observatoires où l’on peut aller pour regarder les étoiles, nous ne l’avons pas fait à cause des blocages, mais nous avons admiré les étoiles depuis notre logement, un peu à l’écart du village, avec très peu de pollution lumineuse.

Infos pratiques (prix octobre 2019)

Les prix sont donnés à titre indicatif, le taux de change au Chili change beaucoup.

  • Accès laguna Escondida : 3000 CLP par personne (3,20 €), avec accès baignade, vestiaires et douches. 45 km de piste pour y arriver.
  • Accès lagunas Miñiques et Miscanti : 3000 CLP par personne (3,20 €)
  • Accès geyser del Tatio et piscina : 6500 CLP par personne (7 €)
  • Accès vallée de la lune : 2500 CLP par personne (2,70 €)
  • Accès vallée de mars : 3000 CLP par personne (3,20 €)
  • Location de voiture avec Euro Rent a Car depuis Calama : 80000 CLP (≃ 90 €) pour une voiture économique pendant 4 jours. Petite agence mais nous avons été satisfait de leurs services, de plus avec un prix très abordable. Rien à redire, nous conseillons.

The Beach

En tant que grande fan de Leonardo DiCaprio (et oui que voulez-vous), j’ai vu « La Plage » (« The Beach » en VO) au ciné à sa sortie et j’avais adoré. Je connais le film par cœur et j’ai même acheté le CD de la BO que j’ai du écouter environ un million de fois. Bref la Thaïlande je la connaissais surtout par ce film et il était absolument obligatoire que je vois la fameuse plage du film une fois ici !

Du coup nous sommes allés jusqu’à Phuket (la ville), puis nous avons prit un ferry jusqu’à l’île de Ko Phi Phi (c’était très long et très chiant car le bateau était très très lent, on était en plein soleil et on n’avait pas prévu de crème solaire assez forte ni de chapeau ! BOULETS !).

Arrivés à Ko Phi Phi – qui a l’air d’être une île magnifique mais qu’on n’a pas exploré malheureusement – on se balade un peu parmi les petits commerces puis on prend un taxi-bateau qui nous amène jusqu’à  Maya Bay, la célèbre plage que l’on peut donc voir dans le film.

Déjà rien que le trajet pour y aller, c’est magnifique… Ces paysages sont vraiment impressionnants, c’est grandiose ! Super sympa aussi de se balader sur ce petit bateau 🙂 On apprécie plus ces paysages que lorsqu’on est sur un gros bateau (comme le ferry).

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Puis on arrive à Maya Bay, c’est une petite crique entourée de falaises et c’est juste sublime… On s’approche de la plage où il y a énormément de gens. Forcément, on s’y attendait, depuis le film tout le monde veut voir cette endroit paradisiaque ! Alors oui il y a beaucoup beaucoup de monde mais on s’attendait à pire. Quand on a connu les plages de la Côte d’Azur en plein mois d’août on relativise à propos du monde sur les plages après !

En s’approchant de la plage on voit la couleur de l’eau… Turquoise ! Wahou !

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Arrivée sur Maya Bay

Le taxi nous laisse et nous attend. On a environ une heure pour en profiter (snif trop court). Du coup on prend plein plein de photos, on se baigne… L’eau est super chaude et transparente, c’est un vrai plaisir de se baigner ici, dans un décor aussi beau qui plus est ! Ensuite on a exploré très rapidement les alentours, c’est très sauvage, il y a plein de végétation, on adore !

Et puis on a eu de la chance, on a eu droit à un court (mais très appréciable) moment de paix, les bateaux de touristes sont tous partis en même temps, et on a eu 10 minutes de paix avant que les prochains n’arrivent… On devait être une dizaine sur la plage, et là, c’était vraiment le paradis… 🙂

Malheureusement après on a du partir, on aurait aimé y rester plus longtemps mais bon c’est comme ça…

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La belle eau transparente !

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Ça reste un des meilleurs souvenirs de notre voyage, malgré les coups de soleil et la mini insolation ! (le lendemain je me suis vite achetée un chapeau !)

Voilà une petite vidéo pour vous rendre un peu plus compte du paysage !  (avec la jolie musique de Moby qu’on entend dans le film ; j’étais obligée xD)