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Visiter Lanzarote, volcans, plages et architectures : les incontournables !

Après avoir visité Tenerife et La Gomera, nous avons retrouvé les Canaries en fin d’année 2021. Cette fois-ci nous posons nos valises à Fuerteventura puis Lanzarote pour 2 mois et demi. Alternant travail à la maison et visite des îles. 

Lanzarote est l’île la plus à l’est des Canaries. Très proche de Fuerteventura, on peut rallier ces deux îles en une demi-heure de ferry. Encore une fois, c’est une île très agréable à explorer ! Mais que visiter à Lanzarote ?

Au sommaire de cet article (si vous êtes intéressés par une partie en particulier, cliquez sur le lien) :

Pourquoi visiter Lanzarote en novembre / décembre ? 

Visiter Lanzarote en hiver c’est juste le top ! Le soleil est presque toujours là, il pleut rarement et les températures sont douces, voire chaudes ! Ça suffit à quitter l’hiver français non ? Pour vous donner une idée, la journée, il fait dans les 20-22°C, mais le ressenti est souvent plus élevé. En fait ça dépend des endroits mais s’il n’y a pas de brise, préparez-vous à avoir un peu chaud. La nuit, la température ne baisse pas trop, il fait dans les 17°C. La journée on est donc en short et T-shirt, et le soir on sort pantalon et petite veste… Mais ici, pas besoin de manteau ou d’écharpe ! Même si on croise parfois des gens en doudoune (sans doute frustrés de ne pas avoir de vrais hivers 😅).

Visiter les villes et villages de Lanzarote : nos coups de cœur

Comme toute grande île des Canaries, on retrouve à Lanzarote des stations balnéaires ainsi que des petites villes et villages plus authentiques. Cette fois-ci nous avons fait l’impasse sur les « grosses » villes touristiques, nous n’avons simplement pas eu le temps ni l’envie d’y aller (on était tellement bien où on était il faut dire !). 

Douceur de vivre à Arrecife 

Durant ces 5 semaines à Lanzarote, nous avons élu domicile à Arrecife, la capitale de l’île. Et comment vous dire…? On a adoré ! C’est une ville de taille moyenne, où la vie s’écoule paisiblement. Nous logions juste à côté du Charco de San Gines, qui est clairement the place to be ! C’est un petit “lac” qui accueille des barques de toutes les couleurs. Tout autour se trouvent des restaurants plus sympas les uns que les autres. C’est un lieu très vivant mais sans être dans l’excès, ça reste très authentique

C’est un vrai bonheur de venir boire un verre pour profiter des derniers rayons de soleil de la journée, devant cette si belle vue. 

Mais Arrecife c’est aussi une marina très moderne avec des grands magasins, des restaurants… Et d’énormes paquebots qui passent par là régulièrement et qu’on peut entendre depuis notre logement quand ils “klaxonnent” (comment on dit pour un bateau ?!)

Arrecife c’est aussi une rue piétonne pleine de vie le matin et le soir mais déserte l’après-midi. C’est un bord de mer aménagé qui permet de rejoindre la plage de la ville en passant près du Castillo de San Gabriel, situé sur une petite île reliée à la ville par deux ponts. Le centre historique est petit mais très mignon !

Par ailleurs, c’est à Arrecife que l’on trouve le bâtiment le plus haut de Lanzarote : le Arrecife Gran Hotel. Après sa construction, l’artiste César Manrique, star de l’île (dont nous parlerons plus loin) décida que tout bâtiment de l’île ne devait pas dépasser 2 étages. Ceci dans le but de ne pas dénaturer Lanzarote et de laisser les bords de mer ouverts et non pas remplis de buildings sans âme… Une très belle initiative ! Mais j’avoue que c’est quand même top d’avoir un immeuble aussi grand ; surtout parce qu’il y a un bar/restaurant en haut ! Depuis le 18ème étage on a une super vue sur Arrecife et le coucher de soleil sur l’océan. On recommande de tenter l’expérience si vous passez par là. 

Teguise, le village le plus mignon de Lanzarote

Ancienne capitale de l’île, Teguise mérite vraiment qu’on s’y arrête. On déambule dans ses rues piétonnes, on admire la place principale avec sa belle église, on s’arrête dans l’un des nombreux restos déguster des tapas… Ici on a l’impression que le temps s’est arrêté ! L’architecture nous a rappelé les villages d’Amérique du Sud et du Mexique. 

Le dimanche il y a un grand marché qui attire beaucoup de monde. Sympa pour faire quelques achats et profiter de l’ambiance mais pour visiter la ville tranquille mieux vaut venir en semaine (en évitant le lundi où beaucoup de choses sont fermées). Attention le jour du marché les parkings autour sont payants !

César Manrique et les paysages du Nord 

Quand on visite Lanzarote, c’est impossible de ne pas connaître le nom de César Manrique, tant il est associé à cette île ! Je l’avoue, avant de venir on n’en avait jamais entendu parler. 🙈 Né à Lanzarote, peintre, sculpteur, architecte, c’était surtout un amoureux de son île natale et il a beaucoup œuvré pour préserver la nature de Lanzarote au maximum. Il y a beaucoup de lieux qui ont été aménagés par ses soins et dont la visite est inévitable lors d’un séjour à Lanzarote.

Le CACT : un pass pour découvrir les coins touristiques incontournables de Lanzarote

Si vous venez à Lanzarote, il y a de fortes chances pour que vous alliez dans l’une de ces attractions touristiques. Un pass existe pour économiser un peu en regroupant plusieurs visites. On peut choisir un pass pour 6 sites, ou bien pour 4 ou 3 sites (nous avons pris le pass pour 4 centres pour 29 €). Il s’achète sur internet ou bien directement au guichet de l’un de ces endroits.

Le pass complet avec les 6 sites à visiter comprend :

  • Le jardin de cactus
  • Las Montañas del Fuego 
  • La Cueva de los Verdes 
  • Los Jameos del Agua
  • Le MIAC – Castillo de San José (pas fait)
  • El Mirador del Rio (pas fait ; ou plutôt fait autrement ! Je vous explique après 😉)

Nous avons adoré ces 4 visites comprises dans le pass et vous les recommandons grandement ! Laissez-moi vous en parler plus en détail…

Visiter le Jardin de Cactus de Lanzarote

Ce jardin de cactus a été aménagé par César Manrique et il est absolument splendide ! On y découvre des centaines d’espèces de cactus différents, tous plus beaux et étonnants les uns que les autres. Le lieu est très agréable, sur plusieurs niveaux, avec un moulin qui nous observe et dans lequel on peut rentrer. Il y a même un café/restaurant où nous avons dégusté de bons smoothies. Coup de cœur pour nous ! 

Temps de la visite : environ 1h – 1h30

Arpenter la Cueva de los Verdes 

La Cueva de los Verdes est un tube de lave que l’on visite en groupe avec un guide. Elle n’est pas verte comme son nom le laisse penser ; elle s’appelle ainsi car Verdes était le nom de ses propriétaires. 😅 Nous avions déjà visité une grotte de lave aux Galapagos, mais ici, la Cueva est un peu plus « aménagée ». Il y a des lumières et on y a même installé une salle de concert pour son acoustique. Ça doit être sympa de voir un concert (c’est principalement du classique). Il y a aussi une surprise durant la visite, mais je n’en dis pas plus. Encore une fois, nous avons beaucoup aimé nous promener dans ce lieu atypique.

Temps de la visite : environ 1h (avec un guide) // Venez à l’ouverture pour éviter de faire la queue !

Découvrir los Jameos del Agua

Situé juste à côté de la Cueva de los Verdes, los Jameos del Agua est également une grotte de lave. Cependant, ce sont deux visites très différentes ! Ici le lieu est en partie ouvert et a été entièrement aménagé par César Manrique. C’est vraiment très beau. On y découvre un lac souterrain où vivent des milliers de petits crabes scintillants… Mais aussi un auditorium, un magnifique jardin, une somptueuse piscine et un restaurant dans la grotte. Nous y avons déjeuné, c’était très sympa. Encore une visite qui mérite le détour par sa beauté et son originalité !

Temps de la visite : libre, comptez 45 minutes ~ 1h (plus si vous mangez sur place)

Vue incroyable au Mirador del Rio et au Mirador de Guinate

Encore un endroit imaginé par le fameux César Manrique ! Depuis 1973, le Mirador del Rio est un bâtiment qui offre une vue plongeante sur l’île Graciosa, toute proche. L’entrée est payante (5 €) ou compris dans le pass CACT. Nous avons fait l’impasse dessus : on peut se garer à gauche du mirador (sur un parking de terre) et profiter de la même vue, gratuitement. Et celle-ci est époustouflante ! C’est vraiment la vue à ne pas manquer. Par contre, attention au vent, ça souffle fort !

On peut aussi se rendre au Mirador de Guinate, tout proche. C’est un lieu peu aménagé, avec peu de place mais la vue sur les falaises avec l’île Graciosa au loin est splendide.

Aller plus loin grâce à la Fondation César Manrique  

Une visite que nous recommandons, bien qu’elle ne soit pas comprise dans le pass, c’est celle de la fondation César Manrique. Ce fut sa maison de 1968 à 1988 (il a ensuite déménagé dans une autre maison à Haria, qui se visite également).

Ici, on découvre un peu l’homme qu’il était, ce qui est intéressant car il a vraiment laissé sa marque sur Lanzarote. Mais c’est aussi un grand plaisir d’explorer cette maison, si originale et belle ! Un peu cachée au milieu d’un terrain de lave, l’architecture est moderne mais intégrée à la nature. On a adoré les divers salons intégrés dans des bulles volcaniques éclairées par des ouvertures au plafond, avec des arbres. Et le clou de la maison : la piscine ! Il semblerait que César était un fan de belles piscines et celle-ci fait vraiment rêver, avec ses aménagements très 70s. En bref, une très belle découverte !

Prix de l’entrée : 10 € // Temps de la visite : environ 1h – 1h30

Les paysages de Risco de Famara

En prenant la route côté nord-ouest, on découvre des points de vue magnifiques, des petits villages mignons… À faire en voiture.

Visiter Lanzarote : au cœur des volcans 

Lanzarote, comme toutes les îles des Canaries, doit ses paysages aux volcans. Ici, il y a plusieurs manières de se retrouver dans ces paysages si particuliers. 

Montanas del Fuego 

Le joyau de Lanzarote, situé dans le parc national Timanfaya : les Montañas del Fuego. On arrive en voiture dans ce paysage volcanique, on passe le péage (où on montre nos pass CACT), puis on se gare sur le parking Islote de Hilario. Ici, on trouve un restaurant assez spécial : les viandes et volailles sont grillées dans un four naturel, avec la chaleur qui émane de la terre. Une expérience très originale, qu’on a voulu tenter ! Et devinez qui est l’architecte de ce restaurant ? César Manrique bien sûr ! Le restaurant El Diablo, de forme circulaire, donne vue sur le parc. 

C’est également d’ici que partent les autocars qui sillonnent une partie du parc. En effet, il est interdit de s’y rendre par ses propres moyens, il est obligatoire de prendre un bus. On ne verra donc ces fabuleux paysages que derrière une vitre. C’est frustrant mais cela permet de protéger et conserver ce site exceptionnel et son fragile écosystème (étudié par les scientifiques). Le bus suit une petite route construite au milieu de ces champs de lave. On se croirait sur une autre planète ! C’est vraiment magnifique et les 45 minutes de trajet passent à une allure folle.

C’est un lieu très fréquenté et il est donc recommandé de venir à l’ouverture ou en fin d’après-midi. Nous avons pris l’un des derniers bus de la journée et celui-ci était à moitié rempli. 

Randonnée du volcan Caldera blanca 

Le parc Timanfaya possède des zones gratuites et accessibles, où l’on peut effectuer des randonnées. Nous avons choisi de grimper sur le volcan Caldera Blanca. Après s’être garé sur un petit parking, la rando débute au beau milieu d’un champ de lave. Le chemin est plat mais un peu pénible car jonché de cailloux. Il faut constamment regarder où on pose les pieds (à l’aller ça va, mais au retour, on en a ras la casquette !). 

On arrive à la montaña caldereta, un premier « petit  » cratère, déjà impressionnant ! Très facile d’accès pour ceux qui ne peuvent pas faire la rando entièrement.

Ensuite, il y a plusieurs chemins qui mènent au sommet du volcan, on en tente un, au milieu de gros rochers qu’il faut escalader… Pourquoi prendre le chemin le plus simple alors qu’on peut faire compliqué ?! Enfin, rien d’insurmontable et nous arrivons ensuite au sentier qui conduit au sommet de la Caldera Blanca. Ça monte tranquillement et ce n’est pas long. En prenant de la hauteur on découvre le paysage, entre les champs de lave, les autres volcans et l’océan… 

Une fois en haut, nous sommes stupéfaits par la taille du cratère ! Il fait environ 1 km de large et ses parois dominent de près de 300 m le fond du cratère. C’est très impressionnant. Nous marchons un peu autour mais ne ferons pas le tour entier pour cause de vilaine migraine qui nous oblige à ne pas nous attarder. En plus, le vent souffle très fort, ce qui n’aide pas ! Les vues depuis le volcan sur le parc sont vraiment magiques. 

Info randonnée Caldera Blanca : 10 km // environ 3h aller/retour

Randonnée du volcan de La Corona 

Une autre randonnée sur Lanzarote qui permet d’observer le cratère d’un volcan. Celle-ci est encore plus facile et rapide. On se gare dans le village de Yé, près de l’église ou le long de la même route, d’où part la rando. Il y a peu de place mais on peut aussi se garer dans l’une des petites rues du village. En suivant le sentier, on passe au travers des vignes et des cactus. La pente est assez douce et la vue est aussi très belle. 

Une fois en haut on peut faire le tour du volcan mais ce n’est pas aménagé du tout, il faut rester prudent. On peut aussi descendre au milieu du cratère… Attention cependant car le sol est très friable et c’est difficile de remonter ! On a vu 2 gars galérer à remonter alors on est juste descendu un peu sans aller tout en bas. 

Info rando : 5km / 1h ~ 1h30  aller/retour 

Les vignobles de Lanzarote

Une autre façon de découvrir les terres volcaniques de Lanzarote, c’est de rouler dans la vallée de La Geria, où l’on retrouve les meilleurs vignobles de l’île. Le paysage est fabuleux et on peut faire des stop dans les bodegas. Par contre, évitez d’abuser sur les dégustations si vous conduisez car il y a souvent la policia qui fait des contrôles par ici. 🤣

Il existe de nombreuses caves, nous nous sommes arrêtés dans deux :

  • El Grifo, c’est la plus vieille des Canaries. Nous sommes passés par cette bodega dont l’ancienne cave se visite librement (gratuitement). Des visites organisées (payantes avec dégustation) sont aussi proposées pour découvrir la cave actuelle. Un jardin de cactus est accessible gratuitement et on peut se promener dans les vignes. Ça n’a strictement rien à voir avec nos vignes bordelaises x)
  • La Geria, la plus visitée. Nous nous y sommes juste arrêtés pour admirer la vue qui est superbe

Un conseil : si vous désirez acheter du vin de Lanzarote, je ne vous conseille pas forcément de l’acheter dans les caves… En effet, nous qui aimons le vin El Grifo, nous étions partis pour en acheter directement là-bas. Surprise quand nous avons vu que les prix étaient supérieurs à ceux en magasin (et de plusieurs euros) ! Bref, c’est malheureux mais passez plutôt dans un grand Hiperdino (par exemple celui de San Bartolomé), ils ont du choix et de meilleurs prix. 

Nous avons également beaucoup aimé le vin rouge d’une plus petite cave, La Vega de Yucon

Visiter Lanzarote côté plages et paysages du sud 

Punta del Papagayo

Dans le sud de Lanzarote, se situe la station balnéaire de Playa Blanca. C’est ici que nous sommes arrivés avec le ferry de Fuerteventura, mais en dehors de ce moment, nous n’y avons pas remis les pieds. Cependant, on trouve juste à côté de superbes plages de sables, notamment dans une réserve, à Punta del Papagayo. L’accès se fait en voiture, sur une piste de terre (je ne sais pas quel est leur problème mais souvent les routes pour les belles plages ne sont pas goudronnées… A croire qu’ils essaient de nous décourager d’y aller !). Il faut s’acquitter d’un droit d’entrée de 3 € par véhicule (payable par CB uniquement). Ensuite on peut découvrir les nombreuses plages, toutes superbes, ainsi que les beaux paysages qui les entourent… C’est un lieu vraiment agréable ! 

La Playa del Papagayo est vraiment paradisiaque et à l’abri du vent, de ce fait, elle est très populaire. Mais en marchant un peu ou en explorant plus loin en voiture, on découvre d’autres endroits avec moins de monde, voire déserts. 

Los Hervideros et Charco Verde (El Golfo)

Toujours dans la partie sud de l’île mais sur le versant ouest, deux paysages étonnants, très proches l’un de l’autre.

Los Hervideros, des grottes dans des falaises en bord de mer. Elles ont une forme particulière. On ressent la puissance des vagues avec le fracas qu’elles font en se brisant contre la roche. Le lieu est un peu aménagé pour profiter de plusieurs coins. C’est gratuit et rapide, à ne pas manquer ! 

Charco Verde ou Laguna Verde, dans le village de El Golfo, est un petit lac dont l’eau a une forte teneur en sel, qui offre des couleurs incroyables. C’est une vision assez atypique ! Après s’être garé sur un parking à l’entrée de El Golfo, on a accès au point de vue après une petite marche de 5 minutes. Il est également possible de descendre sur la plage, où se trouve la lagune, pour se baigner dans l’océan (et non pas dans la lagune, qui est interdite d’accès !). Le contraste de toutes ces couleurs est vraiment étonnant.


Encore une fois les îles Canaries nous ont conquises ! Visiter Lanzarote est un enchantement, entre ses beaux paysages, ses lieux aménagés par César Manrique, et sa vie si tranquille… Du bon vin, des tapas, du soleil… N’est-ce pas le paradis ?! Lanzarote, on reviendra !


Retrouvez tous nos articles sur les Canaries :

Que faire à Fuerteventura ? (partie 2) Les endroits à ne pas manquer dans le centre et le sud de l’île

Nous avons passé plus d’un mois sur l’île de Fuerteventura, dans les îles Canaries, en mode « nomade digital ». C’est une île restée en grande partie sauvage, et nous avons adoré la découvrir ! Comme il y a pas mal d’endroits à découvrir sur cette île, j’ai décidé de faire deux articles pour vous en parler. Vous pouvez découvrir mon premier article : que faire à Fuerteventura dans le nord de l’île ? Vous y trouverez aussi une petite présentation de Fuerteventura, que je ne répèterai pas ici.

Dans cette seconde partie, je vous parle du centre et de la partie sud de Fuerteventura. Suivez-nous dans ces paysages arides mais plein de surprises ! (j’ai ajouté une étoile aux endroits où nous avons eu nos plus gros coups de cœur)

Que faire à Fuerteventura dans le centre de l’île ?

On commence par le centre de l’île qui offre des paysages désertiques à perte de vue, des volcans… Et de beaux endroits à voir sur la côte aussi. Si vous avez envie de vous imaginer dans Star Wars, vous êtes au bon endroit !

Tranquillité assurée à Aguas verdes

Comment ne pas commencer cet article avec ce lieu ? C’est près d’Aguas Verdes, dans ce coin très reculé de l’ile que nous avons élu domicile. Notre airbnb est simple mais il nous offre la tranquillité et le bonheur de voir l’océan. On entend même le bruit des vagues et la nuit le ciel se pare de millions d’étoiles. Magique !

Un soir, en rentrant à notre logement au moment du coucher de soleil, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir une forme pyramidale trônant sur l’océan… Serait-ce…? Non, c’est pas possible… Mais qu’est-ce que ça pourrait être d’autre ?!

Après vérification grâce à une carte, nous avons la confirmation, c’est bien le Teide, le volcan de Tenerife ! L’île est à 250 km de nous, mais son volcan, qui culmine à 3 715 m, nous apparait dans toute son immensité. C’est une vision extraordinaire… Et dont nous ne serons témoin que 2 soirs (sur 5 semaines). Les mêmes soirs, on distingue aussi l’île de Gran Canaria.

La plage visible depuis notre logement est celle de Aguas Verdes. Le courant est très fort, les vagues impressionnantes, personne ne s’y baigne… Cependant, en marchant un peu autour, on arrive à des piscines naturelles (Playa del Valle) qui rendent la baignade possible. Il peut y avoir un peu de monde (surtout le week-end), mais comme ce n’est pas hyper facile d’accès (route de terre), ça reste raisonnable.

Le village et les grottes de Ajuy

Notre première découverte de l’île, ce fut ce petit coin. On y trouve une plage de sable noire qui contraste avec le blanc des maisons du petit village de Ajuy qui la borde. C’est tellement mignon que ça parait faux !

Une balade sur les falaises qui entourent la plage amène jusqu’à des grottes. On en aperçoit dans le creux des falaises, la vue est très belle. On peut aussi rentrer dans l’une d’elle, plus proche et accessible, qui se révèle très grande.

Oasis à la fuente de la madre del Agua

En repartant de Ajuy, nous faisons un arrêt juste à côté. Au milieu de ces paysages désertiques, nous nous retrouvons au milieu d’une petite oasis ! Des arbres, principalement des dattiers et un petit cours d’eau à moitié asséché mais quand même assez présent pour verdir ses alentours… Ici on sent la vie, on y croise des chèvres et on entend même une grenouille ! Je peux vous dire que c’est assez étonnant de trouver une grenouille à Fuerteventura ! Totalement seuls, nous profitons pleinement de ce lieu si atypique…

La route vers Betancuria avec le Mirador Moro Velosa ⭐

C’est sans aucun doute l’une des plus belles routes de l’île ! Et nous avions la chance d’en emprunter une partie régulièrement pour aller faire nos courses…!

Il ne faut pas manquer le Mirador Moro Velosa, qui offre une belle vue sur la plaine et les montagnes. Il y a un café (fermé quand on y est allé) mais on peut se garer gratuitement sur le parking et profiter de la vue autour.

Juste à côté se trouve un autre point de vue, repérable avec ses grandes statues guanches. (Les guanches ? C’est le peuple originaire des Canaries). Là aussi la vue est superbe. Dans ce coin on rencontre aussi beaucoup d’écureuils de Barbarie. Ils sont très mignons et pas craintifs ! Un peu trop habitués aux humains, ils sont ici intrusifs… Il est interdit de les nourrir (ce n’est pas toujours respecté par les touristes…).

Attention, il faut savoir que Fuerteventura est sujette au vent, et quand on se retrouve en hauteur comme ici, il y a de sacrés bourrasques !

En suivant la route on découvre d’autres points de vue, dont le Mirador de las Peñitas qui offre une vue sur le paysage aride environnant, au creux des collines. Des écureuils viennent encore à notre rencontre, l’occasion de faire de jolies photos d’eux !

Betancuria ⭐

Cette superbe route amène au village de Betancuria, l’ancienne capitale de Fuerteventura. C’est un lieu vraiment plein de charme ! Les petites maisons blanches, les rues piétonnes tranquilles, les cafés et restos au milieu d’une végétation inhabituelle pour l’île… On adore !

Ermita de la Peña – Barranco de las Peñitas ⭐

Une sympathique randonnée à faire dans les terres désertiques de l’île. Le chemin passe dans une sorte de petit canyon, on passe un barrage pour arriver à la Ermita de la Peña, une petite chapelle. Cette partie est facile car c’est plat pratiquement tout du long.

On peut ensuite continuer en grimpant, c’est un peu plus difficile mais ça vaut bien le coup ! C’est un chemin qui n’est pas du tout indiqué mais que l’on peut plus ou moins repérer sur Google Maps, au milieu de gros rochers. Le but ? Trouver une arche naturelle ! C’est un bel endroit mais pas facile à trouver ! On a rencontré un couple qui a perdu beaucoup de temps à la chercher. Heureusement quand nous étions sur la bonne voie, nous avons croisé un autre couple qui a pu nous donner quelques indications !

Que faire dans le sud de Fuerteventura ?

Le sud de l’île possède de superbes plages ce qui fait qu’il y a pas mal de stations balnéaires, assez touristiques. On y trouve aussi des paysages majestueux !

Costa Calma

Costa Calma est une station balnéaire qui offre nombreux restaurants, bars et boutiques. Un lieu qui respire bon les vacances et qui possède une grande plage prête à accueillir baigneurs et bronzeurs !

Gran Tarajal

Une petite ville de bord de mer avec sa plage, son esplanade mais aussi, plus surprenant ici, son street-art ! En effet, une balade dans la ville s’impose pour découvrir ces nombreuses œuvres de rues. Original !

La plage de Cofete ⭐

Sans conteste, notre coup de cœur du sud de l’île ! On est vraiment dans l’endroit le plus au sud de l’île. Et comme tout endroit de « bout du monde » qui se respecte, il n’est pas facile d’accès ! On arrive à la plage de Cofete après avoir roulé 30 à 40 minutes sur une piste. Attention donc à la voiture car les locations ne sont pas assurées sur les routes non goudronnées. Mais pour notre part, nous avons trouvé la route pas si mal (on en a expérimenté des bien pires en Amérique du Sud ! 😅).

La route qui descend vers la plage est par contre très étroite avec parfois des virages très serrés ! On prie pour ne pas croiser un camping-car dans ces moments-là xD Cependant, les vues sont époustouflantes ! On aperçoit l’océan, le long d’une immense langue de sable bordée de falaises aux multiples couleurs. Un véritable spectacle pour les yeux !

On passe ensuite Cofete, que je pensais être un village mais qui se révèle être un simple hameau. On y trouve toutefois un restaurant. Plutôt impromptu par ici ! Mais il faut bien nourrir les touristes qui s’aventurent jusque ici 😉

Après avoir garé notre voiture, nous nous baladons sur la plage… Le sable brille ! C’est superbe. La couleur de l’eau nous aguiche mais il y a un vent de malade sur la plage et les vagues sont très violentes. On passe notre tour pour la baignade et on continue de s’émerveiller devant la beauté du paysage qui nous entoure.

Punto Fara de Jandia

Après avoir vu Cofete, on peut faire un petit détour sur la route pour aller jusqu’à la pointe sud de Fuerteventura jusqu’au phare de Jandia. On passe par un petit « village » où les maisons sont en fait d’anciennes caravanes, sans roues. Curieux !

Morro Jable

Après avoir exploré le sud sauvage, retour à la civilisation dans la ville balnéaire de Morro Jable. Nous avons été très étonnés de découvrir de la végétation autour de la plage ! Il semblerait que ce soit un peu comme des marais et que des petits buissons poussent. Sur une île aussi désertique que Fuerteventura, ça fait son petit effet ! La plage est aussi très grande et il y a un grand choix de restos.

Nous avons mangé dans un quartier un peu à l’écart, au Irish Times with Simon’s Kitchen, un pub tenu par des allemands très sympas. Parfait pour changer des tapas (on a pris des nachos et des ribs, accompagné de délicieux cocktails, c’était top !).


Si nous devions résumer Fuerteventura en quelques mots, ce seraient avec ceux-là : désert, volcans, plages, écureuils, chèvres, soleil et vent !

C’est une île qui nous a vraiment charmé par son côté sauvage et paisible, avec des paysages à couper le souffle. On a adoré profiter de notre logement coupé du monde et le fait de pouvoir se baigner dans l’océan au mois de novembre. La vie est douce sur cette île au printemps éternel.


Retrouvez tous nos articles sur les Canaries :

Que faire à Fuerteventura, dans le nord de l’île ? (partie 1)

En octobre / novembre 2021, nous avons décidé de partir 2 mois et demi dans les Canaries pour expérimenter la vie de nomade digital. Il faut dire que nous avions tellement aimé notre premier voyage aux Canaries, avec Tenerife et La Gomera, qu’on s’était promis de revenir découvrir les autres îles. Nous avons passé la première partie de notre séjour à Fuerteventura, et la seconde à Lanzarote. Évidemment nous n’avons pas fait que travailler, nous en avons profité pour visiter ces îles ! Dans ce premier article, nous vous montrons ce qu’il y a faire à Fuerteventura, dans le nord de l’île. Pour découvrir la partie centre et sud, rendez-vous sur notre second article !

Petite présentation de Fuerteventura

Fuerteventura est l’une des 7 îles principales des Canaries. Celles-ci appartiennent à l’Espagne, la langue officielle est donc l’espagnol et on y paye en euro. (pratique !)

Elle se situe dans l’océan Atlantique, à une centaine de kilomètre de l’Afrique, face au Sahara. Fuerteventura est donc plus proche du continent africain que de certaines îles des Canaries comme Tenerife et La Palma 😄

C’est l’une des îles les moins peuplées de l’archipel et bien que certains coins soient touristiques, ce n’est pas une ile trop fréquentée. Elle est restée relativement sauvage, surtout dans les terres !

On peut rejoindre Fuerteventura en avion ou en ferry depuis une autre île (voir depuis l’Espagne pour les plus aventureux !). Les billets d’avion ne sont pas très chers depuis la France, par contre c’est assez élevé d’aller d’une île à l’autre en avion pour les non-résidents.

Il y a des bus sur l’île mais il est fortement recommandé de louer une voiture pour vadrouiller à sa guise. Nous vous conseillons les agences locales : Cicar et Autoreisen. Les avis sont très positifs et pour avoir louer avec les 2, le service est top.

Fuerteventura est proche de Lanzarote, on peut rallier les deux en une demi-heure de ferry !

Que faire à Fuerteventura en octobre / novembre ?

De par sa situation, c’est une destination idéale toute l’année ! Il ne fait jamais froid ni jamais trop chaud. Ce n’est pas pour rien que les Canaries ont la réputation de « meilleur climat du monde ».

Ainsi, si vous vous demandez que faire à Fuerteventura durant l’automne, en octobre ou en novembre (période où nous y étions), je vous répondrai : la même chose que toute l’année !

Bon, en vérité, durant l’hiver il vous sera difficile de vous baigner. Mais en octobre / novembre, nous avons bien profité des plages. L’océan était encore assez chaud et avec le soleil qui tape, nous rentrions dans l’eau sans difficulté.

En dehors de cela, vous pourrez profiter de randonnées, des petits villages, des restos typiques, des paysages désertiques dans le centre… Quel que ce soit le moment de l’année où vous vous y rendez, pensez à la crème solaire 😊

Que faire dans le Nord de Fuerteventura ?

Corralejo

C’est la ville principale du nord de Fuerteventura. Rien d’extraordinaire, mais c’est une ville plutôt sympa, avec de nombreux commerces et restaurants. Nous avons craqué pour un resto mexicain, Malverde Taqueria. Les tacos étaient délicieux et nous ont bien rappelé le Mexique !

C’est également depuis Corralejo que l’on peut prendre le ferry pour Lanzarote ou un bateau pour partir à la visite de la Isla de Los Lobos (j’en parle à la fin de l’article).

Parque Natural de las Dunas de Corralejo : incontournable du nord de Fuerteventura ⭐

S’il y a bien un lieu à ne pas manquer dans le nord de Fuerteventura, c’est celui-ci. En même temps, difficile de le louper ! Ces dunes s’étalent sur plusieurs kilomètres et sont traversées par la route qui longe la côte nord-est.

Pour être tout à fait honnête, quand nous nous y sommes rendus la première fois, on était un peu déçus. On s’attendait à un désert, un coin sauvage loin de tout et en fait il y a une route qui passe à travers, avec des voitures garées le long ! Pas exactement ce qu’on avait imaginé. Mais il ne faut pas s’arrêter à ça !

L’immensité des dunes

En marchant un peu dans les dunes, au hasard, on a trouvé ce que l’on cherchait : une ambiance de désert. Il y a finalement assez peu de monde qui s’aventure dans les dunes, et surtout on a l’impression que beaucoup le font au même endroit. Vu la grandeur du parc, c’est un peu dommage, il est facile de se retrouver seuls. Ce fut notre cas, et nous avons même profité du soleil couchant, tranquillement sur ce désert orangé. Superbe !

L’avantage c’est que chacun fait comme il le souhaite, vous pouvez marcher quelques minutes ou vous enfoncer plus loin dans les dunes. Peu de risque de se perdre, on aperçoit souvent la route ou l’océan pour se repérer (oui car même en s’éloignant, la civilisation n’est pas très loin).

Les plages des dunas de Corralejo

Autre point positif du parc des dunes de Corralejo : ses plages ! Comme je l’ai dit, une route passe à travers le parc : d’un côté le désert, du sable à perte de vue ; de l’autre l’océan et, avec ces dunes, une profusion de plages ! Il y a des coins surveillés, d’autres plus tranquilles… L’eau est magnifique et selon la période vous pourrez bien sûr vous baigner. Mi-octobre / début novembre, nous en avons profité, l’eau était très bonne !

La Oliva et les moulins de Villaverde

Un village très charmant, avec une église toute mignonne . On peut y visiter la Casa de los Coroneles (nous ne l’avons pas fait).

Juste à côté de La Oliva, on peut approcher d’anciens moulins. Hyper photogénique, avec la vue sur les alentours ! C’est également ici que j’ai failli être agressée par un gang d’écureuils 🤣

Les plages Popcorn, près de Majanicho

Dans le nord ouest, autour du petit village de Majanicho, on trouve plusieurs plages, souvent investies par des surfeurs et des voyageurs en van. Beaucoup de ces plages ont une particularité : on les surnomme les « popcorn beaches » ! Outre le sable habituel, on y déniche des petits cailloux blancs aux formes rigolotes qui rappellent du popcorn. C’est assez étonnant !

Nous sommes allés sur les plages El Hierro et El Mejillon. On y accède par des routes de terre, non goudronnées, donc ça reste des endroits assez tranquilles.

El Cotillo ⭐

Coup de cœur pour ce petit village en bord de mer, plein de charme. Il y a plusieurs belles plages aux alentours et des paysages assez spectaculaires. Nous nous sommes baignés à « Cotillo Beach » ou « Playa de Los Lagos ». C’est un endroit familial car il n’y a pas de vagues. Parfait pour profiter tranquillement de l’eau turquoise !

Nous avons très bien mangé au restaurant La Vaca Azul, typique de la cuisine canarienne et espagnole. C’était vraiment délicieux, avec un bel emplacement. Mais c’est très prisé et les tables sont vites réservées ! Nous avons également eu droit à un merveilleux coucher de soleil

Randonnée Calderon Hondo ⭐

Une superbe randonnée à faire dans le nord de Fuerteventura, qui amène jusqu’au cratère d’un ancien volcan ! Je vous rassure, le dit volcan est totalement éteint ! La rando est rapide et plutôt facile et elle offre de superbes paysages. On n’a vraiment pas regretté.

Il y a deux chemins pour se rendre au cratère : un facile et l’autre un peu plus difficile.
Au début de la randonnée Calderon Hondo vous avez le choix entre continuer sur le chemin indiqué sur la droite ou aller tout droit, un peu sur la gauche. Ce dernier monte plus que l’autre. Nous avons choisi celui-ci à l’aller et bien que ça grimpe pas mal, j’ai préféré le faire en montant car le chemin est par endroit étroit et plein de cailloux… Clairement pas ma tasse de thé en descente (vertige + peur de glisser 😅).

Après une demie-heure de marche, nous arrivons soudainement au sommet. Quelle vision ! Le cratère est vraiment impressionnant ! Nous avons aussi une superbe vue sur les alentours de Fuerteventura, mais aussi l’île de Lobos et Lanzarote.

Nous resterons une heure au sommet, à profiter et à en faire le tour. Certains endroits sont un peu étroits, il faut rester prudent. On se croyait au Mordor ! (et si vous ne savez pas ce qu’est le Mordor, je vous conseille de regarder au plus vite Le Seigneur des Anneaux 😜)

Pour le retour, nous avons pris le second chemin, qui se trouve près du point de vue installé à un coin du cratère (on ne peut pas le louper). Le sentier est beaucoup plus facile et il y a beaucoup moins à descendre ! En fait c’est la partie la plus basse du volcan, donc la plus facile. Par contre on marche un peu plus longtemps autour du volcan (sur du plat) pour retrouver le début du chemin et regagner le parking.

Si vous le pouvez je vous conseille vivement de faire comme nous, cela fait une boucle et ce n’est vraiment pas compliqué. Comptez une bonne heure de marche pour l’ensemble, sans compter le temps passé autour du cratère. (Vous pouvez vous aider de l’application maps.me pour surveiller les sentiers car il y en a plusieurs. Je crois qu’il est possible de faire une rando simplement autour du volcan. Mais il serait dommage de ne pas y monter !).

Isla de Lobos

Los Lobos est une petite île au nord de Fuerteventura (et au sud de Lanzarote). C’est une île très préservée qui ne se visite qu’à pied ou en vélo, et il faut demander un permis (gratuit) pour aller dessus. (vous pouvez en faire la demande ici)

Nous avons pris le bateau depuis Corralejo avec Naviera Nortour (on peut réserver les billets en ligne). Il semblerait que la plupart des gens viennent le matin, alors nous avons décidé d’y passer l’après-midi.

Côte ouest de la Isla de Lobos, entre plages et falaises

Après une traversée de 15 minutes, nous voici sur l’île des Lobos. Il y a un centre pour visiteurs avec les seules toilettes de l’île. Nous décidons de faire le tour de l’île, on peut prendre à droite ou à gauche. Au pif, nous allons à droite. Ce chemin nous fait arriver rapidement à une belle plage : la playa Concha.

On longe plus ou moins la côte ouest, puis on passe près de la Montaña la Caldera, que l’on voit depuis toute l’île. Il est possible de la grimper mais on passe notre tour. On n’a pas envie de se presser et on ne veut pas non plus louper le bateau retour (le dernier de la journée).

Il est interdit de quitter les chemins mais on fait une petite entorse au règlement en allant nous poser dans un coin au bord d’une petite falaise pour manger notre pique-nique et profiter du bruit des vagues.

Le nord de l’île (moitié du chemin)

Nous arrivons ensuite au phare de l’île (Faro Martiño). Il est placé à la moitié de la boucle de l’île. Il est installé en hauteur et en grimpant à ses côtés, on a une superbe vue sur les alentours ! On se croirait sur une autre planète…

Traversée du centre de la Isla de Lobos

Ensuite, nous continuons notre boucle dans les terres de l’île. On a un peu trop pris notre temps et on doit presser le pas pour ne pas risquer d’être en retard à notre bateau.

Le chemin est très sableux mais c’est aussi très calme… Il n’y a personne dans ce coin. On arrive aux Lagunitas, un endroit très vert, où viennent les oiseaux migrateurs. Le paysage change, c’est étonnant.

Puis nous passons par le Puertito, le seul coin habité de l’île, où on trouve quelques petites maisons de pêcheurs, avant d’arriver au muelle, pile à temps pour repartir sur Fuerteventura.

Si vous avez le temps, nous vous conseillons d’ajouter la Isla de Lobos à votre planning lors d’une visite de Fuerteventura. Une demie journée est suffisante et c’est un coin très sympa. C’est cependant un coin assez fréquenté par les touristes (surtout les plages).

Aller/Retour avec Naviera Nortour : 15 € par personne. Si vous ne voulez pas vous occuper du permis, ils peuvent s’en charger avec un petit supplément d’1,5 €. (même s’il n’y a rien de compliqué dans la demande de permis)


Le nord de Fuerteventura offre une belle diversité de paysages, entre superbes plages, falaises et dunes ! Sans oublier ses petits villages où l’on peut se régaler des spécialités locales et ses stations balnéaires plus internationales. Une région que nous avons pris plaisir à découvrir… Et à redécouvrir en retournant dans certains lieux comme les dunes !

Le sud et le centre de l’île ont également des paysages splendides… A découvrir ici !


Tous nos articles sur les Canaries :

volcan teide enneigé

Le volcan Teide à Tenerife, une beauté à ne pas manquer !

Quand on a commencé à se renseigner sur les îles Canaries, Tenerife a tout de suite attiré notre attention grâce à son majestueux volcan, El Teide. Ce géant de 3 715 mètres surplombe l’île et est responsable des différents climats et donc paysages de Tenerife.

Déjà, à notre arrivée en avion, après avoir survolé l’océan Atlantique, nous avons été accueilli par son sommet, s’échappant des nuages. Une vision spectaculaire ! Nous avions alors hâte de le voir depuis le sol et de l’approcher de plus près.

Lorsque nous nous sommes installés à Icod de Los Vinos, nous avons pu l’observer à loisir depuis la terrasse de notre appartement, mais aussi sur la route lorsque l’on revenait d’une journée de visite… Je crois bien qu’on ne se lasserait jamais de cette image, on était subjugué à chaque fois.

Sur la route vers le volcan Teide

Nous sommes allés 2 fois au parc national du Teide, classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. A chaque fois nous avons pris la route TF-21 avec notre voiture de location, qui passe par La Orotava. Le dépaysement commence rapidement car on voit le paysage se modifier au fur et à mesure que l’on monte ! On quitte les palmiers et cactus pour se retrouver sur une route au milieu d’une forêt de pins canariens, avant que les alentours ne deviennent très secs et qu’on se croit sur une autre planète. C’est vraiment impressionnant de découvrir cette succession d’environnements différents. En fait cette diversité se comprend facilement… Quand on passe la forêt de pins, nous sommes dans les nuages, mais on continue de monter et on passe au-dessus ! Les nuages permettent un climat très humide à une certaine altitude mais ensuite le volcan les bloque, ce qui fait qu’on se retrouve dans un paysage très sec. Une fois les nuages dépassés, le volcan Teide nous apparaît dans toute sa splendeur, avec un ciel tout bleu.

Au-dessus des nuages

Nous faisons un arrêt au centre des visiteurs à El Portillo où nous regardons un petit film d’une dizaine de minutes expliquant l’histoire de la création de l’archipel des Canaries et de l’île de Tenerife en particulier. On fait un tour sur le petit chemin à côté, qui donne des indications sur la flore du parc. On a aussi de beaux points de vue sur le volcan.

Après un passage aux toilettes qui a failli avoir ma peau car un feu s’est déclenché pendant que j’y étais (!!), nous changeons de direction et prenons la route TF-24 pour avoir d’autres points de vue sur le volcan Teide. Au bord de la route, on peut voir les couches volcaniques qui composent les terres, de couleurs différentes. Nous nous arrêtons à plusieurs miradors comme El Valle et Ayosa.

On continue avec le mirador de Chipeque qui envoie du lourd avec sa vue sur le volcan, la forêt et la mer de nuages !

Randonnée dans la Corona Forestal du volcan Teide

Avant de retrouver le volcan et las Cañadas del Teide, nous nous garons à côté du Refuge de Ayosa (totalement abandonné) car nous avions envie de randonner au milieu de la forêt. Le sentier est difficile à suivre, pas vraiment indiqué. Grâce à l’application maps.me on se repère et on arrive à un point de vue un peu en hauteur. De là on voit le volcan et une immense forêt.

On décide de continuer pour arriver sur une autre côte mais on perd le chemin ! On se retrouve au milieu des feuillages, et, comme tout est en pente avec plein de feuilles mortes au sol, on manque de se casser la figure plusieurs fois. Heureusement on retrouve finalement plus ou moins le bon sentier et on rentrera plus sereinement à la voiture après 1h30 de marche. C’était quand même bien agréable de se dégourdir les jambes dans ce lieu calme, où il n’y avait PERSONNE. En fait il y a plein de rando possibles (de différents niveaux) dans le parc et la plupart sont peu fréquentées.

Las Cañadas del Teide

A plus de 2 000 mètres d’altitude, cette partie est très étonnante. Avec très peu de végétation, ce sont des paysages lunaires, on se croirait vraiment sur une autre planète ! Il y a plusieurs miradors ou parkings où l’on peut s’arrêter pour entamer une rando. On peut voir un champ de lave et des paysages déserts à perte de vue. La route serpente au milieu des rochers, avec le volcan en toile de fond, on en prend plein les yeux !

Randonnée au pied de El Teide : Roques de Garcia

Nous nous garons au parking Roques de Garcia, un lieu très prisé. Beaucoup de gens s’arrêtent pour admirer les formations rocheuses du coin. Nous décidons de faire une randonnée en boucle qui fait le tour de ces formations dans ce décor lunaire. Et là, quand il faut marcher, il y a beaucoup moins de monde (tant mieux pour nous) ! On passe près de gros rochers, toujours avec la vue sur le volcan.

Puis on entame une descente, la vue sur la vallée est fantastique ! Par contre c’est un peu long et pénible… Et surtout en descendant je me dis « oups, va falloir remonter tout ça ». Après un peu de plat près d’immenses structures rocheuses, en effet, c’est le moment de remonter ! Il semblerait que pour une fois on ait fait la boucle dans le bon sens (contrairement à tous les gens croisés haha) car la montée, bien que plus ardue est moins longue. Mais ça pique quand même, surtout avec le soleil qui tape ! Une rando de 1h30 qui nous a beaucoup plu, avec un condensé de superbes paysages.

Miradors côté sud et le village de Vilaflor

Nous quittons le parc du Teide en empruntant une autre route, qui mène au sud de l’île. On en profite pour faire un petit détour pour aller au mirador de Samara et au mirador de Las Narices del Teide. On y voit des coulées de lave et le volcan sous un autre profil. Des randonnées sont également possibles d’ici.

Nous prenons ensuite une route quasi déserte (et encore une fois très belle) et faisons un petit arrêt au village de Vilaflor. Ca semble être un lieu très mignon et relaxant.

Monter au pic du volcan Teide

Le pic du Teide est accessible en randonnée (plusieurs heures de grimpette) ou en téléphérique. Nous n’avions pas la motivation pour faire cette ascension au fort dénivelé à une telle altitude et en hiver en plus. Nous avions alors réservé le téléphérique (qui n’est vraiment pas donné, soit dit en passant !) ainsi que notre accès pour aller jusqu’au point culminant d’où l’on voit le cratère (une vingtaine de minutes de plus à pieds). Cette dernière partie est ouverte à un nombre limité de personnes et il faut réserver bien à l’avance (plusieurs mois avant selon certaines périodes).

Malheureusement le matin même nous avons eu un message comme quoi le téléphérique était fermé à cause du vent au sommet. Ça avait l’air d’être souvent comme ça au moment où nous y étions. On était très déçus mais on a quand même bien profité de ce magnifique parc naturel avec les autres miradors et randos.


Le parc du Teide est vraiment un incontournable d’un voyage sur Ténérife ! Il serait vraiment dommage de ne pas en profiter. Les paysages sont magnifiques, on en prend plein les mirettes. De plus, c’est accessible à tout le monde. On peut en profiter en voiture avec les miradors ou se lancer sur l’un des nombreux sentiers (plus ou moins long). Et le volcan Teide est tellement photogénique… D’ailleurs quand nous avons quitté Tenerife, il nous a fait un dernier adieu depuis notre avion, au coucher du soleil… Magique !

Les merveilles du désert d’Atacama

Après avoir traversé la frontière entre la Bolivie et le Chili, nous nous retrouvons dans la ville de Calama, où nous arrivons la veille du début des manifestations chiliennes contre le gouvernement. Nous passons quelques jours à Calama, la situation ne s’améliorant pas, nous décidons tout de même de louer une voiture en ville et de partir pour la région d’Atacama.

San Pedro de Atacama

San Pedro de Atacama est un petit village qui se trouve à environ 1h30 de route de Calama. On peut y accéder en bus ou en voiture. Malheureusement pour nous lorsque nous arrivons, la seule entrée pour la village est bloquée à cause des manifs…

Nous décidons de visiter une lagune située du côté de la route, en attendant que ça se débloque. Cependant lorsque nous revenons, plusieurs heures plus tard, la route est toujours bloquée ! On attendra encore quelques heures et on se rendra compte durant l’attente que nous avons crevé.

Nous changerons la roue sur la route, avec l’aide de deux routiers du Paraguay, hyper sympas. On arrivera à notre logement vers 21h30, profitant de l’arrivée d’une ambulance qui crée un passage où on réussira par miracle à s’engouffrer.

Ce climat de manifestations, même s’il était beaucoup plus important dans les grandes villes, a tout de même eu un impact lors de nos visites autour de San Pedro de Atacama. Nous n’avons pas pu tout faire, certaines routes étant bloquées. Mais nous en avons tout de même bien profiter pendant nos quatre jours sur place ! Le désert d’Atacama est le désert le plus aride du monde, et la région offre des paysages superbes et variés.

Le village de San Pedro de Atacama n’est pas très grand mais il accueille de nombreux touristes. Il y a une rue principale avec des restaurants, des agences pour des excursions, des petits magasins… La route n’est pas goudronnée, tout est en terre. C’est le point central pour visiter la région alentour.

La Laguna Escondida

C’est assez près de San Pedro de Atacama que se trouve le début de la piste pour aller jusqu’à la laguna Escondida. Malheureusement la piste est en très très mauvais état, il y a 45 km de route, et nous roulions entre 20 et 45km/h. C’est donc après 1h15 que nous arrivons à des cabanes où nous payons une entrée et nous profitons des vestiaires pour enfiler nos maillots de bain sous nos vêtements. Nous sommes tous seuls sur le site !

Il y a en fait sept lagunes de sel qui se suivent et on peut suivre à pieds un petit chemin qui les longent. Entre la première et la dernière lagunes, il faut environ 15 minutes de marche, c’est plat et pas difficile. On peut se baigner dans la première et la septième lagune. Nous décidons d’aller jusqu’à la dernière, la marche est sympa, les lagunes sont toutes magnifiques, la couleur de l’eau est incroyable !

Arrivés à la fin du parcours, on se met en maillot de bain, heureusement il y a un grand soleil, ce qui fait que ce n’est pas trop difficile, malgré le fait qu’on soit à 2300m d’altitude.

Je rentre la première dans l’eau, elle est très fraîche, et surtout je flotte ! La lagune est tellement salée qu’il est impossible de s’immerger totalement dans l’eau ! Nous qui rêvions de tester ce phénomène connu de la Mer Morte, nous l’expérimentons finalement au Chili ! Et c’est vraiment étonnant de se sentir flotter ! Sur le dos c’est agréable, on flotte sans efforts.

Par contre hyper compliqué de faire une brasse, les jambes remontent direct à la surface ! L’eau est bien froide mais comme nous restons à la surface, ça va elle est plus chaude. Par contre en sortant de l’eau, nous sommes recouverts de sel ! Ça pique, c’est vraiment pas agréable. Heureusement il y a des douches (froides) aux vestiaires à l’entrée pour se rincer.

Cette lagune est un endroit magnifique et hyper étonnant, on a adoré. En plus, en milieu d’après-midi, nous étions tous seuls. Nous avons juste vu un petit van avec plusieurs personnes, mais ils sont restés près de la première lagune, alors nous étions tranquilles. C’est un lieu qui se mérite car la route est vraiment mauvaise (et c’est ici qu’on a crevé un pneu) mais ça vaut le coup ! Flotter dans une lagune de sel turquoise au milieu des montagnes et du désert, ça fait un super souvenir ! 🙂

Les Lagunas Miscanti et Miñiques

Après avoir fait réparer le pneu pour quelques pesos, nous roulons en direction de la frontière avec l’Argentine, en passant par le tropique du Capricorne.

Il nous faut environ deux heures de voiture (sur une bonne route) pour atteindre les lagunas, deux lacs proches entourés d’un volcan et de montagnes. C’est un endroit magnifique ! On observe la laguna Miñiques de loin, on pique-nique dans la voiture car le vent souffle fort, nous sommes à 4200m !

On peut s’approcher un peu plus à pied de la laguna Miscanti. Ce sont vraiment des paysages superbes, typiques de cette région du monde.

Les Geysers El Tatio

La région d’Atacama possède le 3ème plus grand site de geysers du monde, après Yellowstone aux USA et la vallée des geysers en Russie. Il se trouve sur l’altiplano, à plus de 4200m d’altitude. Le site se trouve à 90km de San Pedro de Atacama. On y accède via une route de terre accidentée où encore une fois, on ne peut pas rouler bien vite sous peine de se retrouver encore une fois avec un pneu crevé…

Nous partons vers 6h45, le soleil se lève pendant que nous sommes en route, c’est magnifique de découvrir ces paysages au soleil levant. On croise quelques flamants roses dans les lagunes près de la route. Nous sommes presque seuls sur la route, la plupart des touristes et des agences partent avant l’aube, pour arriver entre 6h (ouverture du site) et 8h, le moment de la journée où les geysers sont les plus forts.

En fait il est conseillé de venir le matin, le plus tôt possible, car c’est au lever du jour, lorsque la température se réchauffe après la fraîche nuit, que les geysers sont au plus haut de leur activité.

Nous arrivons vers 8h45 et les geysers étaient toujours impressionnants. L’avantage à cette heure-ci c’est qu’il y avait aussi beaucoup moins de monde ! La plupart des groupes repartaient ou prenaient le petit déjeuner à côté. Nous étions donc presque seuls pour profiter du spectacle. Et quel spectacle ! C’est fou de voir la terre bouillonner, fumer, cracher de l’eau ! Quelle chaleur près des geysers !

Le site est vraiment très grand, ce qui est très impressionnant ! On voit des geysers partout autour de nous et même en marchant, il faut être attentif car on passe près de petits trous qui fument et d’eau brûlante.

A côté des geysers se trouve la « piscina Pozon Rustico », une piscine remplie d’eau de geysers. Par endroits l’eau est assez fraîche mais près des sources, elle est bien chaude, voir brûlante. On sympathise avec une famille de français d’Annecy qui voyagent pendant six mois en Amérique du Sud avec leur camion. D’autres personnes arrivent… Encore des français ! Décidément, on se croirait en France !
Sur le chemin du retour on croise de nombreux lamas et vigognes, et on se régale encore de ces paysages fantastiques…

La Vallée de la Lune

L’entrée de la vallée est juste à côté de San Pedro de Atacama, certaines personnes la parcourent à vélo. Pour notre part on était bien contents d’être en voiture car ça monte, ça descend et les routes sont sableuses. Il y a environ 22 km de route pour faire le parcours aller (et pareil au retour pour ressortir donc).

On fait une balade d’environ 1h30 à côté de la Duna Mayor, une immense dune de sable. Il y a un point de vue en hauteur, on voit les paysages alentours, c’est très beau. La vallée mérite bien son nom, les paysages sont vraiment lunaires !

On fait quelques autres points de vue, dont celui tout au bout du parcours « Tres Marias ». Pas hyper fou comparé au reste du parc. Certaines personnes ont imaginé des femmes dans les rochers, nous, on a du mal à les voir !

La Vallée de la Mort ou Vallée de Mars

Un autre lieu proche du village de San Pedro et de la Vallée de la Lune. Ici le paysage est martien, les roches sont rouges ! On peut parcourir un morceau en voiture et accéder à un point de vue à pieds. Encore une fois, le paysage est majestueux, avec les montagnes de la Cordillère des Andes en fond !

Insolite : une boulangerie française dans le désert chilien !

Sérieusement, qui aurait crû qu’on mangerait les meilleures viennoiseries et le meilleur pain de tout le voyage dans un village en plein désert chilien ?! La famille de français rencontrée plus tôt nous avait vanté cette boulangerie, et étant un peu en manque de nourriture française après 6 mois en Amérique du Sud, nous avons craqué. Les prix sont plus élevés qu’en France, mais quel plaisir ! On recommande, La Franchuteria.


Après le Sud Lipez en Bolivie qui nous en a mis plein les yeux, on reprend une dose d’incroyable beauté avec le côté chilien ! Dans ce coin il ne faut pas non plus oublier de lever les yeux au ciel la nuit pour pouvoir observer l’un des plus beaux ciels du monde. Il y a également des observatoires où l’on peut aller pour regarder les étoiles. Nous ne l’avons pas fait à cause des blocages, mais nous avons admiré les étoiles depuis notre logement, un peu à l’écart du village, avec très peu de pollution lumineuse.

Infos pratiques (prix octobre 2019)

Les prix sont donnés à titre indicatif, le taux de change au Chili change beaucoup.

  • Accès laguna Escondida : 3000 CLP par personne (3,20 €), avec accès baignade, vestiaires et douches. 45 km de piste pour y arriver.
  • Accès lagunas Miñiques et Miscanti : 3000 CLP par personne (3,20 €)
  • Accès geyser del Tatio et piscina : 6500 CLP par personne (7 €)
  • Accès vallée de la lune : 2500 CLP par personne (2,70 €)
  • Accès vallée de mars : 3000 CLP par personne (3,20 €)
  • Location de voiture avec Euro Rent a Car depuis Calama : 80000 CLP (≃ 90 €) pour une voiture économique pendant 4 jours. Petite agence mais nous avons été satisfait de leurs services, de plus avec un prix très abordable. Rien à redire, nous conseillons.

Découverte de Sajama, village et parc national

Nous quittons La Paz avec un bus direction Oruro. Celui-ci n’est pas hyper pressé, alors que nous, un peu, on ne voudrait pas louper le seul colectivo qui va à Sajama, notre destination finale x) On informe le chauffeur de nous laisser à Patacamaya : il nous dépose sur le grande route, c’est totalement désert ! On « traverse » la petite ville et on arrive à un autre axe routier où il y a de l’animation : restaurants et plein de colectivos ! On ne s’attendait pas à ça. Etant donné qu’il n’y a qu’un colectivo par jour pour Sajama, on s’attendait à une minuscule bourgade avec 2-3 colectivos, mais la rue en est farcie. On trouve rapidement celui qui va à Sajama, ouf il n’est pas encore parti !

Après 2h-2h30 de route dans des paysages superbes et variés, nous arrivons à l’entrée du parc de Sajama, où nous, étrangers, devons payer (gratuit pour les boliviens). C’est splendide !

On arrive au petit village de Sajama, c’est très rustique. Il y a quelques hébergements, nous trouvons une chambre double avec salle de bain privée et eau chaude, détail très important ici, car nous sommes à plus de 4000m et il fait frais ! Nous avons vue sur plusieurs volcans, dont le sommet le plus haut sommet de Bolivie : le Sajama ! Il culmine à 6542 mètres.

Nous ne tardons pas et partons pour une « petite » rando, pas très loin, pour grimper jusqu’au mirador Monte Cielo. En fait il nous faut quand même 1h15 pour aller au point de vue car ça grimpe pas mal et à cette altitude, la fatigue se ressent rapidement. Nous arrivons à plus de 4400m, avec une vue sur le village et les environs ! C’est tellement beau et paisible. La descente est plus rapide, heureusement.

Le soleil se couche, ça se rafraîchit. Les nuits sont froides, il n’y a pas de chauffage et l’isolation est inexistante. On dort habillés avec 4 épaisses couvertures, et on se réchauffe au dîner dans la salle à manger, grâce à l’unique poêle et à des infusions de coca, anis et camomille (pas d’eau potable alors on la boit bouillie). Tout est très calme. C’est vraiment un petit village tranquille au milieu des Andes. On se sent bien ici, malgré le froid !

Le lendemain, après le petit déjeuner, nous partons pour une rando vers les geysers de Juchusuma. Les alentours du village sont absolument superbes, et on croise plein de lamas et alpagas. C’est exactement le genre de paysages dont on rêvait avant de venir jusqu’ici, c’est un régal pour les yeux.
Il fait chaud quand il n’y pas de vent, mais quand celui-ci se lève, il est glacial ! Nous croisons deux 4×4 sur la route, en effet il est possible et plus simple d’explorer le parc en louant un 4×4 à un habitant. Nous avions peu de temps pour nous organiser et nous avons décidé d’utiliser nos jambes pour notre part.

Après 8km, nous arrivons aux geysers. Nous sommes tous seuls à profiter du lieu, de ces trous d’eau bouillonnants, on sent la chaleur s’en échapper, c’est fou ! On voit des morceaux de coquilles à côté : certains ont pensé à apporter des œufs pour les faire cuire dans ces eaux ^^

Après un petit grignotage composé de bananes de pain et de chips (pique-nique avec les moyens du bord, ici il y a juste 2-3 petites boutiques avec quelques produits, on a oublié de ramener des provisions depuis La Paz), on repart en sens inverse. On n’a pas le courage d’aller aux sources thermales, qui sont payantes et nous rajouterait encore minimum 6km. 16km c’est déjà suffisant, surtout à cette altitude ! Le retour est long et fatiguant, heureusement que c’est surtout du plat. On rentre à l’hôtel éreintés, et on s’octroie une pause bien méritée avec des infusions de coca pour lutter contre les effets provoqués par l’altitude.

Le lendemain, le réveil sonne tôt pour aller à l’arrêt de bus du village à 5h30, pour ne pas louper LE colectivo de la journée qui nous ramène à Patacamaya. Il caille ! Une fois à Patacamaya, on prend un autre colectivo pour Oruro avec un couple de suisse/slovaque qui vient de Sajama comme nous, et une fois à destination, on partage un taxi pour nous rendre au terminal de bus. Le périple n’est pas encore fini, il nous faut trouver un bus pour Cochabamba. Nous en trouvons un rapidement qui part bientôt. Juste le temps de s’acheter un repas à emporter, et nous voici de nouveau sur la route. Après 5h de bus, sans toilettes ni arrêt nous arrivons à Cochabamba où nous partons à la recherche d’un hôtel. Nous jetons rapidement notre dévolu sur l’un d’eux, un peu miteux mais relativement propre, et vu notre fatigue (et mon besoin d’aller aux wc !), on ne fait pas la fine bouche.

Sajama est un endroit difficile d’accès en transport en commun, avec une seule liaison par jour, mais nous n’avons pas regretté ce voyage ! Un lieu avec peu de touriste, un village coupé du monde, entourés des plus hautes montagnes du pays et de paysages fabuleux… L’impression d’être encore une fois hors du temps. Ici, pas de connexion internet ni de réseau, on profite du moment présent, de ces paysages uniques. Ces belles images resteront longtemps gravées dans notre esprit !

Infos pratiques – Sajama :

  • Comment se rendre à Sajama depuis La Paz : Prendre un bus depuis le terminal direction Oruro et demander au chauffeur de vous laisser à Patacamaya (impossible de trouver un bus qui s’y rend directement et on a testé plein de compagnies !) : 25 Bs (≃ 3.30 €). Le colectivo qui fait Patacamaya – Sajama part quand il est plein. Difficile d’avoir un horaire du coup, mais il semblerait qu’il parte généralement entre 11h et 13h30 environ.
  • Entrée du parc Sajama : 100 Bs (≃ 13.20 €) par personne.
  • Où dormir à Sajama : Hostal Parinacota (nous n’avions pas réservé à l’avance) 40 Bs (≃ 5.30 €) par personne, salle de bain privée, eau chaude. Les repas sont à 25 Bs (≃ 3.30 €) , le petit dej à 15 Bs (≃ 2 €) . Eau chaude et infusions en libre service (eau non potable autrement, comme dans tout le pays ; prévoir quelques bouteilles d’eau pour la journée).