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Patagonie : Visiter le parc Torres del Paine sans faire le trek W

Nous avons passé pas mal de temps en Patagonie (retrouvez notre itinéraire complet ici), entre Chili et Argentine. Après avoir visité El Chalten et son Fitz Roy, le parc Torres del Paine était un lieu qu’on attendait impatiemment de découvrir.

Nous avions régulièrement lu que le meilleur moyen de l’explorer était en faisant un trek. Les deux plus célèbres sont :

  • le trek O, qui fait une boucle et se parcourt en 8-10 jours (plutôt pour des randonneurs expérimentés) ;
  • le trek W, un chemin qui fait partie du circuit O, qui se fait en 4 à 5 jours, ça reste difficile mais faisable.

Nous étions partis sur l’idée du trek W, un classique incontournable de la randonnée en Patagonie. Une envie de se dépasser et de tenter un trek en indépendant sur plusieurs jours.

Avec ma sœur Audrey nous en avons lu des articles de blog, pour comprendre l’organisation du parc et de ce trek. Nous avons passé des heures à chercher quel était le meilleur moyen pour dormir. Refuge, camping, louer une tente sur place, amener sa propre tente, louer à l’extérieur, etc. Et puis ça nous prenait tellement la tête qu’on a dit STOP !

A savoir que ce trek est très très très prisé (j’insiste !). Il faut réserver bien à l’avance les hébergements. Il est donc impératif de réfléchir avant au parcours, d’où partir, où s’arrêter pour la nuit, combien de temps peut-on marcher par jour, etc. Pas de place à l’improvisation, ce qui déjà, nous embêtait, car dans ces contrées la météo est très changeante. Ajouter à cela des prix excessifs avec des campings très sommaires où on fait payer 15€, voir plus, par personne juste pour planter sa tente… Nous devions également louer du matériel de camping, ce qui ajoutait un coût supplémentaire. Il y a aussi des refuges mais les prix sont mirobolants, ce n’était pas pour nous !

Nous avons donc choisi une autre option, sans regret 😀

Le Torres del Paine est le parc national le plus célèbre du Chili et même d’Amérique du Sud. Il est donc très fréquenté (et le trek W n’y échappe pas). Il est géré par la Conaf, l’office de tourisme chilien, qui ne se gène pas pour pratiquer des prix très élevés pour le pays et en tant qu’étranger on est encore plus pris pour un gros pigeon… Oui la Conaf et nous c’est une longue histoire de désamour, je l’avoue x)

Puerto Natales : notre point de chute

Nous avons logé dans la ville de Puerto Natales (environ 20 000 habitants), la plus proche de parc Torres del Paine (qui se trouve tout de même à 150 km !). C’est une ville tranquille, avec des supermarchés et beaucoup de magasins. Nous y étions la semaine précédent noël et c’était marrant de se retrouver ici à cette période, avec les quelques décorations mais surtout le monde fou dans les rues à la recherche d’un cadeau de dernière minute. L’ambiance était assez spéciale…

Décidés à louer une voiture, notre première mission est d’aller voir les différentes agences de location afin de comparer les prix. Déjà que le Chili est le pays le plus cher de notre voyage en Amérique Latine, je vous laisse imaginer comment ils se font plaisir ici en Patagonie, au bout du monde ^^ On en trouve quelques unes, les prix sont chers mais à 4 on amortit le coût.
Puis nous tombons totalement par hasard sur une petite agence « Rio Rental Car ». On se renseigne, le mec nous propose un prix bien plus bas que ses concurrents et nous dit qu’on peut venir récupérer un 4×4 à 20h30 le même soir, pour 50 000 CLP / jour (environ 55€). Dans les autres agences c’était le prix d’une voiture économique, pour un 4×4 il fallait débourser minimum 80 000 CLP / jour (presque 90€) !

Bien contents, on part acheter nos billets d’entrée du parc à l’agence Conaf qui se trouve au Terminal de Bus (21 000 CLP par personne, soit 23€, pour 3 jours). Comme toutes les personnes achetant un billet pour le parc, nous avons l’obligation de regarder une petite vidéo qui présente le parc et rappelle des choses élémentaires (pour nous ; ça ne doit pas être le cas de tout le monde 🙃) comme la protection de la nature, garder ses déchets, rester prudent…

Le soir, Manu et Thomas vont chercher la voiture pendant qu’avec Audrey on prépare le dîner… Quand ils reviennent avec un vieux 4×4, ils nous expliquent qu’en arrivant là-bas le loueur leur a dit que la voiture prévue n’était finalement pas prête… Ok !! Sauf qu’on voulait vraiment une voiture pour le lendemain afin de profiter d’une météo clémente et qu’à cette heure-ci c’est impossible de trouver une autre location…

Mais heureusement comme toujours en Amérique du Sud, pas de problème, que des solutions ! Il nous propose de nous louer son propre 4×4 pour 35 000 CLP / jour (40€), donc encore moins cher que prévu. C’est une vieille auto mais qui roule bien et qui a du vécu. Ainsi, pas de frayeur quant aux potentiels impacts lorsque l’on roule sur des pistes ! Encore un moment un peu WTF mais encore une fois on s’en sort bien 😀 En plus le mec était hyper sympa et nous a donné des conseils sur le parc.

La randonnée Mirador Base Las Torres

Le lendemain, départ à 6h du matin pour deux heures de route jusqu’à notre destination. Nous arrivons à l’entrée Laguna Amarga, où nous montrons nos billets. Puis nous continuons en voiture jusqu’à l’hôtel Las Torres, point de départ de la fameuse randonnée qui amène aux pieds des tours, symboles du parc.

C’est parti pour 10 km pour arriver jusqu’au mirador ! Ça monte rapidement, le chemin fait des petites feintes, ça grimpouille et ça redescend… On a le droit à quelques belles vues mais nous marchons surtout en forêt. La pluie s’invite par moment, c’est très couvert. Pour le moment on n’a pas encore distingué les tours, elles s’obstinent à rester dans les nuages… On se demande bien si on verra quelque chose une fois en haut ou si tous ces efforts seront vains…

Après 9km et presque 3 heures de marche, nous arrivons au point tant redouté : la montée infernale ! Il nous reste le dernier kilomètre à surmonter mais là c’est une vraie bonne montée et bien sûr ce ne sont que des cailloux ou gros rochers… C’est très éprouvant, les garçons avancent devant, Audrey et moi on marche en rythme, certains randonneurs qui descendent nous encouragent « allez vous avez fait le plus dur ! » (tu parles !!)… Après une heure de montée, nous arrivons au mirador et découvrons les tours…! Finalement les nuages ne couvrent que le haut des tours, nous offrant un spectacle magique. Les découvrir comme ça, au dernier moment, après ces heures à marcher c’est impressionnant et même un peu émouvant.

L’endroit fait « intime » avec la lagune entourée de montagnes mais les tours, elles, sont immenses ! Je suis vraiment fascinée, je ne m’attendais pas à ce qu’elles soit si imposantes.

Malgré le manque de soleil, la lagune nous offre une belle couleur turquoise. On reste un moment devant ce paysage majestueux, bien qu’on soit au bord de l’hypothermie et que la neige qui se met à tomber nous fouette le visage 😅

On grignote quelques chips les yeux rivés sur cette beauté avant d’entamer la descente… Où l’on croise beaucoup de monde (sûrement des cars venant de Puerto Natales). En bas, on se pose dans la forêt, à l’abri du vent pour manger notre pique-nique, avant de reprendre le chemin.

Nous sommes de retour à la voiture, et 2 heures plus tard nous posons nos fesses dans notre airbnb. Fatigués (7 heures / 20km de marche et 4h de route en voiture dans la journée tout de même) mais contents ! Ce soir, le lit ne nous attendra pas longtemps !

Balade dans le parc Torres del Paine

Après cette randonnée incontournable, nous voulions continuer d’explorer le parc qui promettait d’autres superbes endroits. Le lendemain, nous voici donc reparti avec notre vieux 4×4. Nous passons devant la Cueva del Milodon, dont j’avais entendu parler. Mais le parking est rempli de bus et l’entrée est un peu chère à notre goût pour une visite rapide (8 000 CLP), donc on passe notre tour…

Nous prenons un autre chemin que la veille pour arriver par une autre entrée, il doit être beaucoup moins fréquenté car la route est en mauvais état. Mais nous y croisons putois, lapins, vigognes et condors… Nous sommes rapidement accueillis par de superbes vues sur la chaîne de montagnes Cuernos qui fait la renommée du parc.

Gros glaçons au Lago Grey

Nous faisons arrêt sur le parking pour aller au Lago Grey et entamons une petite randonnée (2h A/R environ). On marche sur la plage (où le vent nous décoiffe !), près du lac Grey, où flottent des icebergs. Leur couleur est incroyable !! Au loin on peut voir le glacier Grey, papa de ces icebergs et du lac. Le paysage est superbe, la marche facile et il y a peu de monde… On ressent vraiment la force et la tranquillité du lieu.

Salto Chico, la plus belle vue du parc

Après avoir pique-niqué nous nous enfonçons un peu plus dans le parc, direction Salto Chico, et là c’est un coup de foudre ! Quelques minutes de marche suffisent pour accéder à une vue divine, le cadre est absolument parfait ! Comme si le paysage ne suffisait pas à nous en mettre plein les yeux, nous avons la chance de pouvoir admirer et approcher un huemul pas farouche du tout.

On continue notre route avec quelques arrêts autour du lac Pehoé, qui a une couleur incroyable. Nous passons notre temps à nous émerveiller et à vouloir nous arrêter pour faire des photos.

Cascades et montagnes à Salto Grande et Cuernos Lookout

Nous nous arrêtons ensuite à Salto Grande, où il y a déjà plus de monde. La plupart des gens marchent jusqu’aux chutes (5 minutes), qui ont un sacré débit !

Nous préférons nous éloigner un peu du monde et continuer la randonnée vers le Cuernos lookout (2h A/R). La rando est très belle et nous assistons à une course entre deux guanacos, ils nous impressionnent par leur vitesse ! Nous profitons encore une fois de la superbe vue qui nous attend au bout du chemin, sur les montagnes Cuernos, si particulières, bien que la fatigue accumulée ces derniers jours se ressent.

Nordenskjöld et les dernières vues sur le Torres del Paine

Retour sur la route, nous contournons les montagnes et faisons un arrêt au Nordenskjöld lookout qui nous offre une nouvelle vue. Avec les jumelles, on repère deux glaciers ainsi que deux condors qui virevoltent. Que c’est beau !

Nous continuons la route direction Lago Sarmiento Entrance, avec un léger espoir d’y apercevoir des pumas (c’est la bonne saison apparemment), mais nous ne verrons que des guanacos solitaires, qui semblent aux aguets tout de même…

En sortant du parc, les sommets de Las Torres, que nous avons approchés la veille, semblent nous faire un dernier cadeau, un dernier au revoir, dans la lumière du soleil…

Le Torres del Paine est effectivement un endroit très touristique, mais c’est totalement compréhensible, ce parc est tellement beau… Les paysages sont magiques, préservés et les animaux y sont chez eux. Nous ne faisons que passer dans ce petit paradis.

Où manger à Puerto Natales ?

  • Pachamama : un petit resto spécialisé dans les empanadas (des chaussons fourrés, spécialité du continent). Ils proposent des menus le midi avec option végétarienne. Ils font aussi de délicieux Pisco Sour (le cocktail du pays).
  • Baguales : un restaurant de burgers et bières, rempli de touristes, pas du tout authentique (ça fait plus américain que chilien, soyons honnête). Cependant, ça fait du bien de se remplir le ventre dans une ambiance festive après une grosse rando dans le froid.

Pour d’autres infos sur le Torres del Paine

  • Si vous chercher des infos à propos du trek W, je vous invite à lire l’article de Novo-monde, très complet sur le sujet.
  • Si vous souhaitez faire comme nous des randonnées à la journée mais que vous ne voulez ou ne pouvez pas louer de voiture, rendez-vous sur le blog de Gones Away, qui nous ont bien renseigné à l’époque 😊

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El Chalten, le paradis de la randonnée en Patagonie Argentine

El Chalten est une petite ville de 1 600 habitants, très populaire auprès des touristes qui viennent jusqu’en Patagonie, pour son surnom de « capitale de la randonnée ». Ici, pas grand-chose à faire à part explorer les magnifiques alentours ! On vient pour marcher dans de sublimes paysages, et on est servi 🙂

L’arrivée vers El Chalten est époustouflante : les paysages sont majestueux et surtout on découvre la silhouette du Fitz Roy au loin… Plus on s’approche, plus on est fasciné par ces sommets escarpés et on aperçoit la ville qui se dessine au milieu des montagnes…

La ville est petite mais touristique, on y trouve de nombreux logements : hôtels, auberges, camping… Accompagnés de Audrey et Thomas, nous avons loué une cabane en bois via airbnb, c’était très sympa. Restaurants pour tous les budgets, bars, boulangeries et petits commerces vous permettront de reprendre des forces après vos explorations.

Diverses randonnées sont possibles, vous trouverez toutes les informations à l’office du tourisme, situé dans la gare. Pour notre part nous en avons fait trois.

Chorillo del Salto : 6 km A/R, environ 2h, facile

Une première randonnée facile, que du plat, histoire de se dégourdir les jambes. Après avoir marché principalement en forêt, on arrive jusqu’à une cascade. Le lieu est mignon mais très touristique, si vous le pouvez, allez-y tôt pour être plus tranquille.

Laguna de los Tres : 20 km A/R, environ 7h30, assez difficile

C’est LA randonnée pour laquelle tout le monde vient et qui amène jusqu’au pied du célèbre mont Fitz Roy. Je me rappelle avoir lu il y a quelques années la bande dessinée de Pénélope Bagieu sur son blog « Ma vie est tout à fait fascinante » où elle racontait son voyage en Argentine, dont cette randonnée ! Ça m’avait fait rêver (et aussi bien rire !) et j’étais loin d’imaginer qu’un jour je me retrouverai à sa place 😍

Le départ habituel commence depuis El Chalten (il y a même un grand panneau, au moins on ne peut pas se tromper de chemin !) et se fait en aller/retour.

Suivant les conseils d’une voyageuse, nous décidons de commencer la randonnée depuis un autre point afin de faire un chemin différent à l’aller du retour. Si vous le pouvez, je vous conseille de faire pareil, d’abord pour voir d’autres paysages, mais aussi car il y a beaucoup moins de monde sur cette portion ! Nous réservons la veille un taxi qui vient nous récupérer à 6h du matin et nous amène jusqu’à la Hosteria el Pilar, après 30 minutes de route. Il est également possible de s’y rendre en bus. A quatre c’était plus avantageux en taxi (1 500 ARS – 22€) et surtout cela nous permettait de partir avant les bus et donc avant le monde éventuel.

Nous entamons la marche vers 6h30, sous le regard du Fitz Roy illuminé par le soleil, un superbe spectacle. Nous marchons en forêt, avec quelques points de vue sur les sommets du Fitz Roy et du glacier Piedras Blancas. Nous nous arrêtons aux quelques miradors pour profiter de ces beautés.

Nous marchons dans le calme de la forêt, croisant seulement quelques couples, avant d’arriver à une grande plaine où nous retrouvons les autres marcheurs qui ont pris le chemin depuis El Chalten. C’est avec 9 km dans les jambes que nous entamons la partie la plus difficile: la montée infernale jusqu’au point de vue tant attendu ! Il ne reste qu’un kilomètre, mais nous mettons environ une heure pour le faire, ça monte (400 m de dénivelé) et les cailloux rendent le chemin plus difficile.
Quand on croit arriver au bout, une dernière montée cachée se dévoile ! Allez, un dernier effort ! Une fois en haut, le coup de cœur est immédiat : le majestueux Fitz Roy, à ses pieds un lac où les paysages se reflètent. Nous sommes chanceux, le soleil est de la partie et il n’y a pas de vent, ce qui permet ce miroir naturel. Nous faisons moult photos en hauteur, puis au bord du lac avant de savourer notre pique-nique bien mérité.

Nous nous dirigeons ensuite vers la gauche du lac, où se trouve un autre lac, de toute beauté également. Cet endroit est vraiment incroyable ! On reste bien 2h au sommet, à profiter du lieu. Quand le vent se lève, le miroir du lac fait place à une superbe couleur bleue.

Le monde afflue de plus en plus, et nous décidons de repartir. La descente est compliquée car il y a beaucoup de gens qui grimpent à présent et nous devons souvent nous arrêter pour les laisser passer. Sans compter que les genoux se fatiguent avec les cailloux et le dénivelé.

Après une heure de descente environ, nous sommes en bas, on souffle un peu et c’est reparti pour 9 km ! C’est loin d’être fini. Heureusement c’est beaucoup de plat et de descente, au milieu de marécage et une forêt. Nous faisons une halte à la laguna Capri, mais nous commençons à vraiment fatiguer et c’est difficile d’en profiter. L’envie de rentrer et de se reposer se fait ressentir. Les derniers kilomètres sont difficiles à cause de la fatigue physique et mentale.

De retour à notre cabane, c’est le bonheur de pouvoir enlever ses chaussures, se doucher et savourer une bière fraîche bien méritée, contents et fiers d’avoir réussi cette célèbre rando !

Laguna Torre : 18 km A/R, environ 5h30, longue mais sans difficulté

Pour notre dernière randonnée ici, nous choisissons d’aller jusqu’à la laguna Torre. Nous partons à 6h45 et on commence avec une belle montée qui nous donne tout de suite de belles sueurs froides. Heureusement c’est ensuite plus simple. Nous admirons la ville encore endormi dans les couleurs du lever de soleil. Difficile de se lever tôt mais qu’est-ce qu’on se sent apaisé dans ces moments ! L’avantage de venir en été ici (décembre/janvier) c’est que les nuits sont courtes, ainsi, même en se levant tôt, le jour est déjà levé, ce qui est plus motivant que de se lever dans le noir !

La randonnée alterne entre des plaines, des forêts, des rivières… Avec de jolis points de vue. On voit au loin la montagne sous les nuages. On espère un éclaircissement à notre arrivée là-bas.

Après 3h de marche, nous arrivons à la Laguna Torre, un lac entouré de hauts sommets et de glaciers. Il y a beaucoup, beaucouuuup de vent et bien sûr il est glacial. Malgré cela, les nuages ne sont pas décidés à quitter le sommet derrière la lagune. Nous mangeons notre pique-nique (oui il est même pas 11h du matin mais quand la faim est là, on mange !!), emmitouflés dans nos vêtements face à ce superbe paysage… Contrairement à la rando précédente, nous sommes presque seuls. Le froid a raison de nous et nous ne nous attardons pas plus, et c’est là encore une fois qu’on est content d’être partis tôt car c’est à ce moment-là qu’un grand groupe de marcheurs arrive.

Une très belle randonnée, tranquille, avec un superbe panorama à la clé. Retour à El Chalten pour un peu de repos avant de repartir sur la route ! (Retrouvez notre itinéraire en Patagonie ici)

Où dormir à El Chalten ?

  • pour 2 personnes : l’auberge Refugio Chalten Hostel .
  • pour 4 personnes : une cabane, à côté d’un camping, près du départ de la randonnée de la Laguna de los Tres.

Où manger à El Chalten ? Pour faire le plein de calories avec de bons burgers et profiter d’un happy hour, rendez-vous à Bourbon Smokehouse.

Nous avons vraiment apprécié ce séjour à El Chalten, un lieu ultra-touristique mais pas prise de tête (ici tout le monde se balade en jogging ou pantalon-short de rando). Les alentours sont vraiment magnifiques avec des glaciers, des montagnes et surtout le Fitz Roy à l’allure énigmatique ! Avant le voyage on rêvait de ce lieu qui nous paraissait presque mystique… Cela a été à la hauteur de nos espérances, surtout que nous avons globalement eu beau temps ! Un lieu incontournable lors d’un séjour en Patagonie, qui restera dans nos petites têtes pendant très longtemps !

Itinéraire en Patagonie : Chili et Argentine avec conseils et guide des randos

Quel itinéraire pour voyager en Patagonie, entre Chili et Argentine ? En effet, la Patagonie est un vaste territoire d’environ 2 000 km de long, que se partagent les deux pays (non la Patagonie n’est pas un pays ^^ ). C’est la région la plus au Sud du continent américain, et c’est ici que l’on peut se trouver dans les coins les plus australes du monde – en-dehors de l’Antarctique.

C’est un lieu difficile et long à atteindre mais qui vaut son pesant de cacahuètes une fois qu’on y est ! Dans cet article, vous retrouverez notre itinéraire en Patagonie, au Chili et en Argentine (à moduler selon le temps de votre séjour). Nous vous donnerons nos conseils et informations sur un séjour en Patagonie, principalement basés sur notre expérience.

Sommaire

Pourquoi visiter la Patagonie ?

Des routes mythiques, des paysages sauvages à perte de vues, des randonnées parmi les plus célèbres du monde, des rencontres animalières, c’est tout ce que l’on trouve lorsque l’on s’aventure jusqu’ici. Les amoureux de la nature seront aux anges et les guibolles pourront chauffer au rythme des nombreuses randonnées, lors d’un itinéraire en Patagonie, entre Chili et Argentine.

Visiter la Patagonie Chilienne ou la Patagonie Argentine ?

Il n’y a pas de bonne réponse à cette question, la Patagonie est un tout, il y a des endroits magnifiques dans les deux pays.

La Patagonie est une région chère (surtout comparée au reste du continent sud-américain), mais si vous avez un budget serré, mieux vaut privilégier la partie Argentine. En effet les parcs et les accès aux randonnées sont gratuits, ce qui n’est pas le cas au Chili (et en plus le touriste étranger doit payer le double, voir le triple du prix d’un chilien, ce qui assez agaçant à la longue).

Le mieux est de combiner les deux, on peut découvrir plusieurs lieux mythiques et magnifiques qui ne sont pas trop éloignés (évidemment tout est relatif, car ici les distances sont grandes et les routes pas toujours optimales).

A quelle période visiter la Patagonie ? Quel est le climat ?

C’est un climat rigoureux qui vous attend dans ce territoire, n’oublions pas qu’on se rapproche dangereusement du pole sud ! Plus on descend, plus il fait froid. Par ailleurs, le climat changeant très vite, mieux vaut être préparé à tous types de temps.

On vous rappelle que la Patagonie se situe dans l’hémisphère sud et que les saisons sont donc inversées par rapport à l’Europe. La période la plus clémente est de novembre à mars (qui correspond au printemps / été), mais c’est aussi à ce moment-là que l’afflux touristique est le plus important.

Si vous souhaitez y aller en hors saison, faites bien attention, les chemins de randonnées et commerces ne sont pas tous ouverts, il peut y avoir beaucoup de neige et il fait très froid (surtout en plein hiver) !

Le mieux serait d’y aller au début ou à la fin de la saison haute. Pour notre part nous y étions au moins de décembre principalement, nous avons eu globalement beau temps. Il est conseillé de se laisser quelques jours de battements, pour pouvoir changer ses plans en cas de météo très difficile.

Quels vêtements pour la Patagonie en décembre ?

En décembre (c’est valable aussi pour janvier, février) le climat est plutôt doux, bien qu’on ne soit pas à l’abri du mauvais temps.

A emmener impérativement : une veste imperméable et coupe-vent car la pluie peut vite arriver ; une veste chaude (nous avions nos doudounes mais à cette période de l’année elles ne sont pas indispensables, cependant il faut quand même une bonne veste, en polaire par exemple), des chaussures imperméables, des lunettes de soleil, de la crème solaire (quand le soleil tape, il ne fait pas semblant).

N’oubliez pas le matériel de base pour randonner, dont un petit sac à dos dans lequel vous pourrez transporter votre gourde (que vous pourrez remplir directement dans les sources, et oui !) et votre pique-nique.

Combien de temps pour un itinéraire en Patagonie, entre Chili et Argentine ?

La Patagonie est immense et il est difficile de tout voir en un voyage, sauf si vous faite un voyage au long court. Le mieux est de se limiter à une ou deux parties de la Patagonie pour un voyage de deux semaines (ce qui me semble être le minimum).

Pour notre part nous sommes restés 45 jours en Patagonie, avec une étape importante à Ushuaïa, où nous sommes restés près de 2 semaines (nous y avons fêté noël, le nouvel an et l’anniversaire de Manu entre autre !).

Comment se déplacer en Patagonie et est-ce facile ?

La région est vaste et il y a moins de transports en commun que dans le reste du Chili et de l’Argentine. Près de la carretera australe au Chili, c’est clairement la galère et c’est difficile de prévoir à l’avance, car on trouve peu d’info sur les bus.

Il y a la possibilité de prendre l’avion, il y a plusieurs aéroports dans la région. Pensez à prendre des vols internes pour ne pas exploser le budget (évitez donc de prendre un vol de Buenos Aires pour la Patagonie chilienne).

Lorsqu’on est en ville, on peut se déplacer à pied (les villes ne sont pas très grandes). Sinon il y a toujours les taxis, très abordables.

Lors d’un voyage en Patagonie, on passe régulièrement la frontière entre le Chili et l’Argentine. Il n’y a rien de compliqué, mais il faut savoir qu’on ne peut pas rentrer au Chili avec des fruits et légumes frais. Il y a un formulaire à remplir, et nous vous conseillons vivement de toujours cocher la case comme quoi vous transporter des aliments non autorisés, même si ce n’est pas le cas. C’est une mesure de précaution ! Si vous avez oublié une pomme dans un sac par exemple, que le douanier la trouve pendant la fouille et que vous n’avez pas mis que vous en transportiez, vous aurez droit à une amende…

Itinéraire en Patagonie : du Chili jusqu’en Argentine

Voici notre itinéraire en Patagonie, lors de notre voyage au long court en Amérique du Sud. C’est dans cette région que nous avons retrouvés Audrey et Thomas, et nous avions donc quelques impératifs au niveau des dates. (les temps indiqués pour chaque lieu sont de simples recommandations selon notre expérience – évidemment, on peut toujours rester plus longtemps, il y a toujours quelque chose à découvrir et il ne faut pas négliger les jours de repos).

La région des 7 lacs, Pucon – 2-3 jours

Que faire à Pucon :

  • visiter la petite ville, qui nous rappelle la Haute-Savoie entre autre, avec ses chalets ;
  • observer les volcans alentours (quand le ciel est dégagé… Malheureusement pour nous, nous sommes tombés lors d’une période très pluvieuse et n’avons rien vu !) ;
  • randonner dans le parc Huerquehue – 3 bus par jour depuis Pucon. Vérifier les horaires à la station de bus (nous avons renoncé à nous y rendre à cause de la pluie diluvienne…).

Où manger à Pucon : Il y a plein de petits restos dans le centre, mais nous avons découvert une petite pépite, un peu en dehors : Cinco sabores. Un tout petit resto thaïlandais délicieux et pas cher (5000 CLP le plat, soit environ 5€). Options végétariennes, thé offert, on y est allé 2 fois tellement c’était savoureux.

Où dormir à Pucon : l’auberge de jeunesse Willhouse, propre, sympa, quartier tranquille à 10 minutes à pieds du centre.

Depuis Pucon il est possible de se rendre en bus jusqu’à Bariloche en Argentine. Nous avons hésité mais finalement nous avons décidé de zapper ce coin. Nous avions peu de temps et comme la météo était très mauvaise… Mais c’est tout à fait possible !

La région des lacs, Puerto Varas – 2 jours

Pucon – Puerto Varas en bus avec la compagnie JAC 8500 CLP – 9,5€ pour 4h40 environ

Que faire à Puerto Varas :

  • se promener en ville, très mignonne avec ses petits chalets ;
  • aller jusqu’à Petrohué : un bus toutes les heures depuis le centre, 2500 CLP, 1h15 de route. On se retrouve au bord d’un lac, point de départ de randonnées, dont « Paso de la desolacion ». On aperçoit un volcan, les couleurs des fleurs printanières, on passe sur d’anciennes coulées de lave et on a le choix entre plusieurs points de vues, par exemple le Mirador El Alerces, où nous nous sommes rendus… Malheureusement pour nous, le mauvais temps nous poursuivait à cette période et nous avons fait cette rando sous la pluie et n’avons absolument RIEN vu du mirador ! Un échec total, nous sommes rentrés trempés ;
  • visiter la ville de Frutillar, apparemment très mignonne aussi. Nous avons du la rayer de nos plans, encore une fois, trop de pluie !.

Où manger à Puerto Varas ? Happy hour de pisco sour au café/resto Mamusia, où nous avons également testé le Küchen, un gâteau aux noix. Beaucoup d’allemands se sont installés dans cette région et on ressent beaucoup cette influence germanique, notamment dans les spécialités culinaires.

Passage par l’île de Chiloé – 2-5 jours

Bus Puerto Varas – Castro, sur Chiloé, 7000 CLP – 8€ pour 5h de bus (dont 30 minutes de ferry).

Que faire sur Chiloé, la plus grande île du Chili :

  • découvrir la ville de Castro et ses maisons multicolores sur pilotis ;
  • aller dans les autres villes de l’île ;
  • visiter les différentes églises de l’île, classées au Patrimoine mondial de l’Unesco ;
  • aller au parc national de Chiloé.

Pour visiter l’île facilement, il est recommandé de louer une voiture. Mais c’est également faisable sans voiture, comme le prouve Tania, dont vous pouvez retrouvez l’article ici.

Pour notre part, on continue sur la lancée du mauvais temps, il pleuvait trop pour partir explorer l’île. Nous nous sommes surtout baladés dans Castro, visitant l’église Saint François de Castro, en bois, très différente de toutes celles que l’on a pu croiser en Amérique Latine.

Où manger à Castro ? La Cevicheria, pour se régaler d’un ceviche de saumon (spécialité du coin) ou d’un autre poisson, accompagné d’un Pisco Sour (le délicieux cocktail que se disputent chiliens et péruviens !).

Où dormir à Castro ? Chez Alicia Magaly, qui tient une maison de famille propre et douillette, avec plusieurs chambres à louer.

Voyage en ferry dans les fjords chiliens – 2 jours

Pour descendre plus au sud du Chili, il y a toujours l’option bus ! Mais quand on a le temps (et qu’on n’est pas trop regardant sur le confort), il y a l’option ferry, que nous avons choisi, sans regret.

Bus Castro-Quellon, au sud de l’île, avec la compagnie ETM- 2500 CLP – 3€ pour 1h30.
Ferry avec la compagnie Naviera Austral (voir les jours de navigation sur leur site) → Quellon – Puerto Chacabuco 17 900 CLP – 20€. Départ le soir 23h pour deux nuits et une journée de voyage environ.

Cinq raisons de prendre le ferry :

  • les liaisons en bus ne sont pas au top dans cette région. Prendre un ferry (si l’on tombe au bon moment) peut être plus simple ;
  • le prix est très abordable pour un si long voyage, surtout quand on connaît le Chili et ses prix plutôt élevés pour le continent (et on économise 1 ou 2 nuits de logement) ;
  • pour découvrir des paysages différents : les fjords ;
  • afin d’admirer la nature à l’état pur, à la recherche des glaciers, des cascades, des oiseaux ;
  • pour se rendre compte de la vie des habitants de cette région, très isolés. En effet, le bateau s’arrête dans quelques villages. On se rend compte qu’en dehors des quelques maisons, il n’y a que la nature.

Quelques petits conseils pour le trajet en ferry : prendre des vêtements chauds (la compagnie fournit des couvertures, mais mieux vaut être prudent quand même !), de l’eau potable, de la nourriture simple (sandwiches, chips, noodles…), des sachets de thé (l’eau chaude est offerte – seul le contenant est payant si vous n’en avez pas) et de quoi s’occuper (livres, films sur l’ordinateur, jeux …). A savoir qu’il y a quelques prises pour recharger les appareils électroniques et un petit espace restauration qui vend des snacks, sandwiches et boissons.

→ le truc le plus gonflant pour nous, ce fut la télé allumée toute la journée à l’intérieur du ferry (alors prévoyez les boules quies si vous êtes sensibles).

Passage à Coyhaique – 2-3 jours

Une fois arrivés à Puerto Chacabuco (qui est juste un port, ce n’est même pas un village !) il faut prendre un bus (attention le dimanche il y en a moins ou pas du tout…) ou un taxi jusqu’à Puerto Aysen. Nous avons ensuite pris un bus pour Coyhaique, notre destination, où une fois arrivés, nous avons sauté sous la douche et profiter d’un bon lit pour se reposer (je vous passe les détails mais notre trajet en ferry s’est vu altéré à cause d’une course triathlon très importante en partance de Puerto Chacabuco, le même jour ! Et en gros après une nuit pas ultra reposante dans le ferry, nous avons enchaîné avec une nuit blanche… On était donc au bout du rouleau une fois à Coyhaique !).

Que faire à Coyhaique ? Nous étions trop fatigués et occupés à planifier la suite du voyage pour en profiter, mais il y a de nombreuses randonnées dans les alentours

Où dormir à Coyhaique ? En chambre privée chez Victor et Paulina, un jeune couple hyper sympa. La maison est propre et chaleureuse, un peu à l’écart du centre (15 min à pieds), bon rapport qualité/prix.

Où manger à Coyhaique ? Mamma Gaucha pour ses délicieuses pizzas, ses bières artisanales, ses desserts et sa bonne ambiance.

Route mythique : la carretera austral au Chili, de Coyhaique à Puerto Rio Tranquilo – 1-3 jours

Pour cette partie, nous avons eu énormément de chance. En effet, c’est un coin réputé compliqué pour voyager en transport en commun, il n’y a pas de bus tous les jours et les infos sont difficiles à trouver… Nous avons eu l’immense chance de rencontrer William et Jacques via la page facebook « les français au Chili » qui nous ont pris dans leurs bagages si l’on peut dire ! Ils devaient faire la route avec leur pick-up de location et nous ont proposé de les accompagner, ce qui nous a enlevé pas mal de tracas et nous a permis d’en profiter à fond.

Longue de 1 240 km, la carretera austral est l’une des plus belles routes du monde, alors ouvrez les yeux ! Si vous avez comme nous la chance d’être véhiculé, les arrêts seront multiples, les paysages sont de véritables peintures… Par contre une bonne partie de la route n’est pas revêtue, alors préparez votre popotin à être secoué !

Que faire à Puerto Rio Tranquilo ? Faire un tour en bateau ou en kayak sur le magnifique Lago Carrera General (2ème plus grand lac d’Amérique du Sud) et visiter les cathédrales de marbre. Accessibles depuis le village, mais si vous avez un véhicule (si possible 4×4 car la route est compliquée), allez jusqu’à Puerto Marmol à 6km de là.
10 000 CLP – 11,6€ pour une heure de bateau sur le lac avec la visite des cathédrales de marbre. Nous y étions en début d’après-midi, ce qui fait que sur le bateau, nous étions tous les 4, avec un couple d’australiens et accompagnés de deux guides, plutôt tranquilles. Il est recommandé d’y aller tôt le matin pour avoir plus de couleurs, mais j’imagine qu’il y a aussi plus de monde à ce moment-là.

Route mythique : la Ruta 40 de Chile Chico à El Chalten – 1-2 jours

Passage de frontière à Chile Chico, toute petite ville. Nous avons dormi dans une pension de famille et mangé dans un restaurant fusion arabe sur la place principal, absolument délicieux !

Une fois sur la Ruta 40 en Argentine, nous avalons les kilomètres, c’est une route droite et désertique, il n’y a pas grand-chose à voir, hormis les malheureux cadavres de guanacos qui se sont pris dans les barbelés qui suivent la route.

El Chalten, le paradis des randonneurs – 3-7 jours

El Chalten est un petit village en Argentine mais aussi le nom de la célèbre montagne que l’on voit depuis le village, re-baptisée par la suite mont Fitz Roy. C’est un lieu très touristique mais aussi un incontournable de la Patagonie.

Que faire à El Chalten ? Des randonnées évidemment !

  • Chorillo del Salto, 2h aller/retour, niveau facile, on traverse une forêt jusqu’à arriver à une cascade ;
  • Laguna Torre, 5h30 de marche aller/retour, niveau moyen (ça monte surtout au début, ensuite c’est plus tranquille) ;
  • la randonnée pour laquelle tout le monde vient jusqu’ici : Laguna de los tres, qui amène à un lac avec vue sur le Fitz Roy, 7h30 de marche, 20 km, niveau assez difficile (mais tout de même accessible pour tous les motivés !).

→ Nous vous recommandons vivement de partir le plus tôt possible (avant 8h) pour ces randonnées afin d’éviter le monde.

Retrouver ici notre article complet sur El Chalten.

Où dormir à El Chalten ?

  • pour 2 personnes : Refugio Chalten Hostel , petite auberge propre et sympa dans un coin tranquille.
  • pour 4 personnes : une cabane, à côté d’un camping. Un peu excentré mais proche des départs des randonnées.

Où manger à El Chalten ? Bourbon Smokehouse, happy hour, burgers et frites maison pour un prix très correct dans un lieu convivial.

El Calafate, arrêt obligatoire pour admirer un géant de glace, le Perito Moreno – 2-3 jours

Bus El Chalten – El Calafate avec Chalten Travel (1000ARS – 13€ pour 3h de route).

El Calafate est une ville ordinaire mais très touristique : c’est le point de départ pour aller visiter le Perito Moreno, l’un des glaciers les plus connus du monde.

Que faire à El Calafate ?

  • balade en ville, jusqu’à la laguna Nimez (entrée pour approcher la lagune payante) ;
  • aller voir le Perito Moreno (en excursion ou avec une navette) ;
  • marcher sur le Perito Moreno (en excursion avec Hielo Aventura) ;
  • randonner dans le parc Los Glaciares pour voir d’autres glaciers, moins touristiques.

Repasser au Chili pour l’un des plus beaux parcs nationaux du monde : Torres del Paine, près de Puerto Natales – 2-7 jours

Bus El Calafate – Puerto Natales, 5h.

Le parc Torres del Paine est très réputé et un incontournable de la Patagonie. De nombreux randonneurs y viennent pour faire le fameux trek W qui se réalise en 4-5 jours ou pour les plus courageux, le circuit O en 8-10 jours. Notre plan de base était de faire le circuit W, nous avons perdu passé des heures de recherches là-dessus mais nous avons finalement abandonné l’idée. C’est un trek très très touristique, les campings étaient déjà pleins 2 mois à l’avance et les prix étaient vraiment excessifs, ce qui nous a convaincu de faire autrement, en mode plus tranquille (et sans contrainte).

Que faire au Torres del Paine et autour de Puerto Natales si on ne fait pas de trek ?

  • visiter la Cueva del Milodon (nous ne nous sommes pas arrêtés car c’était envahi de bus au moment de notre passage) ;
  • faire la randonnée Mirador Base Torre au parc Torres del Paine, pour voir les célèbres tours du parc de plus près. 21km, 7h de marche, assez difficile (ça monte et ça descend) ;
  • passer une journée ou deux de plus dans le parc Torres del Paine avec une excursion ou en louant une voiture, pour voir le Glacier Grey, Salto Chico, Salto Grande et d’autres points de vue magnifiques.

Retrouver notre article complet sur Puerto Natales et le parc Torres del Paine ici !

Où manger à Puerto Natales ? Pachamama, petit resto avec menu du jour (dont des plats végétariens) et spécialité d’empanadas (délicieuses).

Voyager au bout du monde jusqu’à Ushuaïa 3-7 jours

Bus Puerto Natales – Ushuaïa : 12h de route dont 30-45 minutes de ferry dans le détroit de Magellan.

Ushuaïa est la ville la plus australe du monde (même si maintenant on sait qu’il y a un village chilien encore plus au sud !) et de ce fait, malgré le périple pour y arriver, c’est très touristique. Nous y avons passé pas mal de temps et nous l’avons apprécié, nous nous y sommes sentis comme chez nous.

Que faire à Ushuaïa ?

  • se balader dans le centre et près du port… En s’imaginant prendre un bateau pour l’Antarctique (ou être l’un des chanceux qui y va si le budget le permet !) ;
  • randonnée du Sendero Glaciar Martial, pour une vue sur Ushuaïa, 2h-5h30 de marche, selon l’endroit de départ (plusieurs possibles) ;
  • faire du bateau dans le canal de Beagle (nous recommandons la petite compagnie Tres Marias) pour voir la faune qui y vit et admirer Ushuaïa d’un autre point de vue ;
  • randonnée jusqu’à la Laguna Esmeralda, 10 km, 3-3h30 de marche, niveau facile (mais gare aux marécages !) ;
  • visiter le parc Tierra de Fuego (Terre de feu) pour ses paysages purs, ses randonnées et pour y poster une carte depuis la poste la plus australe du monde (conseil : acheter les timbres AVANT car c’est hyper cher dans le parc xD).

Pour plus de détails, rendez-vous sur notre article complet sur Ushuaïa et la Terre de Feu !

A la rencontre de la faune sur la péninsule Valdés – 2-4 jours

Pour cette partie nous avons craqué et pris un vol intérieur, Ushuaia – Trelew (à prononcer « Tréléou »), puis nous avons été jusqu’à la ville balnéaire Puerto Madryn. Nous avons ensuite loué une voiture pour visiter les alentours.

Que faire à Trelew et Puerto Madryn ?

  • visiter le musée paléontologique Egidio Feruglio à Trelew (de nombreux fossiles de dinosaures ont été retrouvés dans cette région) ;
  • aller voir la reconstitution de plus grand dinosaure du monde (le Titanosaure !), sur la route entre Trelew et Puerto Madryn ;
  • passer une journée sur la péninsule Valdès à la rencontre des otaries, phoques, tatous, manchots, guanacos, plein d’espèces d’oiseaux et, selon les périodes, baleines, orques…
  • visiter la réserve de manchots de magellan à Punta Tombo, il y en a jusqu’à 500 000 ! Vraiment incroyable d’admirer autant de ces animaux…

Où manger à Puerto Madryn ? Il y a plusieurs restos en bord de plage, mais nous avons suivi le conseil de notre hôte et avons testé (et approuvé !) le Mr Jones, un pub à la bonne ambiance et aux délicieuses bières.

« La nature n’est pas un endroit à visiter. C’est chez nous ».

Après environ un mois et demi de voyage en Patagonie, entre le Chili et l’Argentine, nous sommes revenus avec des jambes d’acier après toutes ces randos, de l’air pur dans nos poumons, et des paysages gravés dans nos esprits à jamais. Le côté touristique de certains endroits peut décevoir certains mais comment se plaindre ? Nous faisons partie de ces touristes. Cela n’empêche pas que la région est sauvage, sublime… Un retour à la nature, comme on l’imaginait. C’était un rêve d’aller jusque dans ces contrées et nous sommes heureux d’avoir pu y passer du temps et nous imprégner à fond de ces paysages qu’on ne voit qu’une fois dans sa vie.

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