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Que faire à Fuerteventura dans le sud (et centre) de l’île ?

Nous avons passé plus d’un mois sur l’île de Fuerteventura, dans les îles Canaries, en mode « nomade digital ». C’est une île restée en grande partie sauvage, et nous avons adoré la découvrir ! Comme il y a pas mal d’endroits à découvrir sur cette île, j’ai décidé de faire deux articles pour vous en parler. Vous pouvez découvrir mon premier article : que faire à Fuerteventura dans le nord de l’île ? Vous y trouverez aussi une petite présentation de Fuerteventura, que je ne répèterai pas ici.

Dans cette seconde partie, je vous parle du centre et de la partie sud de Fuerteventura. Suivez-nous dans ces paysages arides mais plein de surprises ! (j’ai ajouté une étoile aux endroits où nous avons eu nos plus gros coups de cœur)

Que faire à Fuerteventura dans le centre de l’île ?

On commence par le centre de l’île qui offre des paysages désertiques à perte de vue, des volcans… Et de beaux endroits à voir sur la côte aussi. Si vous avez envie de vous imaginer dans Star Wars, vous êtes au bon endroit !

Tranquillité assurée à Aguas verdes

Comment ne pas commencer cet article avec ce lieu ? C’est près d’Aguas Verdes, dans ce coin très reculé de l’ile que nous avons élu domicile. Notre airbnb est simple mais il nous offre la tranquillité et le bonheur de voir l’océan. On entend même le bruit des vagues et la nuit le ciel se pare de millions d’étoiles. Magique !

Un soir, en rentrant à notre logement au moment du coucher de soleil, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir une forme pyramidale trônant sur l’océan… Serait-ce…? Non, c’est pas possible… Mais qu’est-ce que ça pourrait être d’autre ?!

Après vérification grâce à une carte, nous avons la confirmation, c’est bien le Teide, le volcan de Tenerife ! L’île est à 250 km de nous, mais son volcan, qui culmine à 3 715 m, nous apparait dans toute son immensité. C’est une vision extraordinaire… Et dont nous ne serons témoin que 2 soirs (sur 5 semaines). Les mêmes soirs, on distingue aussi l’île de Gran Canaria.

La plage visible depuis notre logement est celle de Aguas Verdes. Le courant est très fort, les vagues impressionnantes, personne ne s’y baigne… Cependant, en marchant un peu autour, on arrive à des piscines naturelles (Playa del Valle) qui rendent la baignade possible. Il peut y avoir un peu de monde (surtout le week-end), mais comme ce n’est pas hyper facile d’accès (route de terre), ça reste raisonnable.

Le village et les grottes de Ajuy

Notre première découverte de l’île, ce fut ce petit coin. On y trouve une plage de sable noire qui contraste avec le blanc des maisons du petit village de Ajuy qui la borde. C’est tellement mignon que ça parait faux !

Une balade sur les falaises qui entourent la plage amène jusqu’à des grottes. On en aperçoit dans le creux des falaises, la vue est très belle. On peut aussi rentrer dans l’une d’elle, plus proche et accessible, qui se révèle très grande.

Oasis à la fuente de la madre del Agua

En repartant de Ajuy, nous faisons un arrêt juste à côté. Au milieu de ces paysages désertiques, nous nous retrouvons au milieu d’une petite oasis ! Des arbres, principalement des dattiers et un petit cours d’eau à moitié asséché mais quand même assez présent pour verdir ses alentours… Ici on sent la vie, on y croise des chèvres et on entend même une grenouille ! Je peux vous dire que c’est assez étonnant de trouver une grenouille à Fuerteventura ! Totalement seuls, nous profitons pleinement de ce lieu si atypique…

La route vers Betancuria avec le Mirador Moro Velosa ⭐

C’est sans aucun doute l’une des plus belles routes de l’île ! Et nous avions la chance d’en emprunter une partie régulièrement pour aller faire nos courses…!

Il ne faut pas manquer le Mirador Moro Velosa, qui offre une belle vue sur la plaine et les montagnes. Il y a un café (fermé quand on y est allé) mais on peut se garer gratuitement sur le parking et profiter de la vue autour.

Juste à côté se trouve un autre point de vue, repérable avec ses grandes statues guanches. (Les guanches ? C’est le peuple originaire des Canaries). Là aussi la vue est superbe. Dans ce coin on rencontre aussi beaucoup d’écureuils de Barbarie. Ils sont très mignons et pas craintifs ! Un peu trop habitués aux humains, ils sont ici intrusifs… Il est interdit de les nourrir (ce n’est pas toujours respecté par les touristes…).

Attention, il faut savoir que Fuerteventura est sujette au vent, et quand on se retrouve en hauteur comme ici, il y a de sacrés bourrasques !

En suivant la route on découvre d’autres points de vue, dont le Mirador de las Peñitas qui offre une vue sur le paysage aride environnant, au creux des collines. Des écureuils viennent encore à notre rencontre, l’occasion de faire de jolies photos d’eux !

Betancuria ⭐

Cette superbe route amène au village de Betancuria, l’ancienne capitale de Fuerteventura. C’est un lieu vraiment plein de charme ! Les petites maisons blanches, les rues piétonnes tranquilles, les cafés et restos au milieu d’une végétation inhabituelle pour l’île… On adore !

Ermita de la Peña – Barranco de las Peñitas ⭐

Une sympathique randonnée à faire dans les terres désertiques de l’île. Le chemin passe dans une sorte de petit canyon, on passe un barrage pour arriver à la Ermita de la Peña, une petite chapelle. Cette partie est facile car c’est plat pratiquement tout du long.

On peut ensuite continuer en grimpant, c’est un peu plus difficile mais ça vaut bien le coup ! C’est un chemin qui n’est pas du tout indiqué mais que l’on peut plus ou moins repérer sur Google Maps, au milieu de gros rochers. Le but ? Trouver une arche naturelle ! C’est un bel endroit mais pas facile à trouver ! On a rencontré un couple qui a perdu beaucoup de temps à la chercher. Heureusement quand nous étions sur la bonne voie, nous avons croisé un autre couple qui a pu nous donner quelques indications !

Que faire dans le sud de Fuerteventura ?

Le sud de l’île possède de superbes plages ce qui fait qu’il y a pas mal de stations balnéaires, assez touristiques. On y trouve aussi des paysages majestueux !

Costa Calma

Costa Calma est une station balnéaire qui offre nombreux restaurants, bars et boutiques. Un lieu qui respire bon les vacances et qui possède une grande plage prête à accueillir baigneurs et bronzeurs !

Gran Tarajal

Une petite ville de bord de mer avec sa plage, son esplanade mais aussi, plus surprenant ici, son street-art ! En effet, une balade dans la ville s’impose pour découvrir ces nombreuses œuvres de rues. Original !

La plage de Cofete ⭐

Sans conteste, notre coup de cœur du sud de l’île ! On est vraiment dans l’endroit le plus au sud de l’île. Et comme tout endroit de « bout du monde » qui se respecte, il n’est pas facile d’accès ! On arrive à la plage de Cofete après avoir roulé 30 à 40 minutes sur une piste. Attention donc à la voiture car les locations ne sont pas assurées sur les routes non goudronnées. Mais pour notre part, nous avons trouvé la route pas si mal (on en a expérimenté des bien pires en Amérique du Sud ! 😅).

La route qui descend vers la plage est par contre très étroite avec parfois des virages très serrés ! On prie pour ne pas croiser un camping-car dans ces moments-là xD Cependant, les vues sont époustouflantes ! On aperçoit l’océan, le long d’une immense langue de sable bordée de falaises aux multiples couleurs. Un véritable spectacle pour les yeux !

On passe ensuite Cofete, que je pensais être un village mais qui se révèle être un simple hameau. On y trouve toutefois un restaurant. Plutôt impromptu par ici ! Mais il faut bien nourrir les touristes qui s’aventurent jusque ici 😉

Après avoir garé notre voiture, nous nous baladons sur la plage… Le sable brille ! C’est superbe. La couleur de l’eau nous aguiche mais il y a un vent de malade sur la plage et les vagues sont très violentes. On passe notre tour pour la baignade et on continue de s’émerveiller devant la beauté du paysage qui nous entoure.

Punto Fara de Jandia

Après avoir vu Cofete, on peut faire un petit détour sur la route pour aller jusqu’à la pointe sud de Fuerteventura jusqu’au phare de Jandia. On passe par un petit « village » où les maisons sont en fait d’anciennes caravanes, sans roues. Curieux !

Morro Jable

Après avoir exploré le sud sauvage, retour à la civilisation dans la ville balnéaire de Morro Jable. Nous avons été très étonnés de découvrir de la végétation autour de la plage ! Il semblerait que ce soit un peu comme des marais et que des petits buissons poussent. Sur une île aussi désertique que Fuerteventura, ça fait son petit effet ! La plage est aussi très grande et il y a un grand choix de restos.

Nous avons mangé dans un quartier un peu à l’écart, au Irish Times with Simon’s Kitchen, un pub tenu par des allemands très sympas. Parfait pour changer des tapas (on a pris des nachos et des ribs, accompagné de délicieux cocktails, c’était top !).


Si nous devions résumer Fuerteventura en quelques mots, ce seraient avec ceux-là : désert, volcans, plages, écureuils, chèvres, soleil et vent !

C’est une île qui nous a vraiment charmé par son côté sauvage et paisible, avec des paysages à couper le souffle. On a adoré profiter de notre logement coupé du monde et le fait de pouvoir se baigner dans l’océan au mois de novembre. La vie est douce sur cette île au printemps éternel.


Retrouvez tous nos articles sur les Canaries :

Huacachina, Paracas et Moron : oasis et animaux

Après Nazca, nous continuons de monter vers le nord en suivant la côte.

L’oasis de Huacachina

Nous arrivons dans la ville d’Ica pour une courte escale. Nous avons réservé un hôtel proche de Huacachina, l’oasis. Nous nous y rendons en moto-taxi (le plus économique).
L’oasis fait très usine à touristes. Direct on nous aborde pour essayer de nous vendre des tours en buggy et compagnie. On passe notre tour.

Nous recherchons un resto, il y en a une ribambelle autour de l’oasis. Dans le premier on nous ignore totalement, impossible de passer la commande alors nous partons (dommage ça avait l’air bien) et en choisissons un autre. Rien de fou mais il est 16h et nous commençons à crever la dalle !

Nous grimpons ensuite sur une des dunes qui entourent l’oasis afin de regarder le coucher de soleil. Pas facile de marcher dans tout ce sable !

Cependant la vue autour de nous est belle : des dunes, un bout de la ville d’Ica et bien sûr l’oasis. Il y a beaucoup de monde qui se pose et regarde ce spectacle. Certains en profitent pour redescendre avec une planche (comme en snowboard).

Nous regardons les lumières de l’oasis s’allumer puis rentrons à notre hôtel, toujours en moto-taxi.

Paracas

Nous nous arrêtons dans la petite ville balnéaire de Paracas. La plupart des routes sont en terre (mais c’était aussi le cas à Nazca), il y a plein de restos en bord de mer qui proposent des happy hours (auxquels nous ne résisteront pas).

Découverte en bateau des îles Ballestas

Départ matinal avec un groupe d’une vingtaine de personne sur un petit bateau, accompagné de deux guides pour aller jusqu’aux îles Ballestas. Celles-ci sont accessibles seulement en bateau, c’est un repère pour les oiseaux et animaux marins.

Sur la « route » on passe devant le Chandelier, un dessin possiblement fait par la civilisation Paracas ou par des pirates. Encore un mystère !

Arrivés aux îles, on ne peut pas débarquer dessus, on en fait juste le tour en bateau. On voit énormément d’oiseaux, c’est impressionnant ! On a également la chance d’observer des otaries et même des manchots ! Plutôt étonnant d’en voir ici, si proche de la ligne de l’équateur.

Par contre le temps est couvert et il fait très froid (surtout que le bateau n’est pas fermé alors on est en plein vent). Mieux vaut prévoir un coupe-vent.

La réserve de Paracas

Comme le tour des îles est assez rapide (environ 2h) nous avons le temps de faire un autre tour (organisé) dans la réserve, dont l’entrée est proche de la ville.
L’endroit est immense et nous n’en verrons qu’une petite partie.

Notre guide est sympa et explique beaucoup de choses, même TROP. En plus il donne les explications en espagnol et en anglais (en soit c’est super), alors il ne s’arrête jamais de brailler, au bout d’un moment c’est fatiguant xD

On voit des flamands roses de loin, puis on visite un musée sur le parc et ses habitants actuels et anciens (des pélicans et manchots géants ainsi que le terrible megalodon – requin géant).

Vous voyez les flamands roses ?

On nous amène à divers point de vue, dont la « Cathédrale » (écroulée en 2007 suite à un séisme), on voit plusieurs plages.

On descend une grosse « colline » de sable qui est très raide, c’est un peu flippant ! Pas sûr qu’on avait le droit car juste après un garde du parc arrive et a l’air d’enguirlander le guide !

On finit le tour dans un « village » de pêcheurs où il n’y a que des restos en fait. Ça pue l’arnaque à touristes ! Les plats sont un peu chers et on n’a pas très faim, alors on ne fera pas leur affaire.

Petit détour par Pisco

Une fois rentrés à notre petit hôtel, notre hôte nous explique comment nous rendre à Pisco. Un colectivo doit passer dans la rue, parfait !

On se retrouve sur la banquette arrière d’une voiture à priori normale, accompagné d’un péruvien. À l’avant le chauffeur et une femme avec son bébé (pas attachés – normal). Nos sacs tiennent à peine dans le coffre. Plutôt improbable comme expérience ^^

La laguna Morón – ou l’autre oasis

La fille à l’accueil de notre hôtel nous renseigne pour aller à la laguna Morón, une oasis pas très touristique, accessible depuis Pisco.
Un moto-taxi nous amène jusqu’au Mercado (on s’attendait à un marché couvert mais ce sont juste des stands dans la rue… Un gros bordel ! Lol)
Le tuktuk nous indique où sont les colectivos pour le village de Bernales, situé à côté de la laguna.

Après environ 30 minutes de colectivo, nous arrivons à Bernales. Le gars nous dit qu’on doit decendre et heureusement un monsieur dans le colectivo nous indique le chemin pour aller à la laguna.

Nous partons à pieds (il est aussi possible de payer un tuktuk ou un taxi), sur le chemin nous rencontrons des écolières, toutes contentes de nous voir, qui nous font coucou et nous lancent des « hello » « how are you ? » en riant.

On se retrouve rapidement au milieu des champs, on croise des agriculteurs. Dont une voiture avec 3 hommes qui s’arrêtent et nous demandent si on va à la laguna moron. On pense qu’ils vont nous dire que c’est fermé ou qu’on doit être véhiculé ou on ne sait quoi, histoire de nous soutirer quelques soles mais pas du tout, ils veulent juste nous indiquer le chemin.

Les gens sont juste sympas !

Après 45 minutes nous arrivons à l’oasis. Il n’y a personne, excepté 3 personnes (2 françaises -toujouuurs des français !!- et leur guide, qui nous ont doublé en voiture).
Un endroit hyper tranquille et sauvage ! On se pose sur une dune. C’est juste dommage qu’il fasse gris, s’il avait fait beau on aurait pu se baigner mais là il fait trop froid.

Sur le chemin retour, nous aurons droit à une pluie fine. De retour au village nous interpellons un colectivo et retournons à Pisco.
Le soir nous mangeons à l’hôtel et discutons avec la réceptionniste, adorable et ravie de nous faire travailler notre espagnol.

Conseils pratiques

Comment aller à l’oasis de Moron depuis Pisco.

Tuktuk jusqu’au mercado : entre 2,5 et 3 soles (moins d’un euro).
Colectivo pisco – bernales : 4 soles (1.10 €) par personne.
Puis en taxi ou à pieds jusqu’à l’oasis (demander votre chemin et regarder sur maps.me. Pas compliqué, il faut suivre une route de terre, terrain plat). Prévoir un pique-nique ou manger avant / après (ça nous a prit une demi-journée).
En comparaison nous avons vu que les tours pour y aller étaient à 150 soles (41 €) par personne…!