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Les merveilles du désert d’Atacama

Après avoir traversé la frontière entre la Bolivie et le Chili, nous nous retrouvons dans la ville de Calama, où nous arrivons la veille du début des manifestations chiliennes contre le gouvernement. Nous passons quelques jours à Calama, la situation ne s’améliorant pas, nous décidons tout de même de louer une voiture en ville et de partir pour la région d’Atacama.

San Pedro de Atacama

San Pedro de Atacama est un petit village qui se trouve à environ 1h30 de route de Calama. On peut y accéder en bus ou en voiture. Malheureusement pour nous lorsque nous arrivons, la seule entrée pour la village est bloquée à cause des manifs…

Nous décidons de visiter une lagune située du côté de la route, en attendant que ça se débloque. Cependant lorsque nous revenons, plusieurs heures plus tard, la route est toujours bloquée ! On attendra encore quelques heures et on se rendra compte durant l’attente que nous avons crevé.

Nous changerons la roue sur la route, avec l’aide de deux routiers du Paraguay, hyper sympas. On arrivera à notre logement vers 21h30, profitant de l’arrivée d’une ambulance qui crée un passage où on réussira par miracle à s’engouffrer.

Ce climat de manifestations, même s’il était beaucoup plus important dans les grandes villes, a tout de même eu un impact lors de nos visites autour de San Pedro de Atacama. Nous n’avons pas pu tout faire, certaines routes étant bloquées. Mais nous en avons tout de même bien profiter pendant nos quatre jours sur place ! Le désert d’Atacama est le désert le plus aride du monde, et la région offre des paysages superbes et variés.

Le village de San Pedro de Atacama n’est pas très grand mais il accueille de nombreux touristes. Il y a une rue principale avec des restaurants, des agences pour des excursions, des petits magasins… La route n’est pas goudronnée, tout est en terre. C’est le point central pour visiter la région alentour.

La Laguna Escondida

C’est assez près de San Pedro de Atacama que se trouve le début de la piste pour aller jusqu’à la laguna Escondida. Malheureusement la piste est en très très mauvais état, il y a 45 km de route, et nous roulions entre 20 et 45km/h. C’est donc après 1h15 que nous arrivons à des cabanes où nous payons une entrée et nous profitons des vestiaires pour enfiler nos maillots de bain sous nos vêtements. Nous sommes tous seuls sur le site !

Il y a en fait sept lagunes de sel qui se suivent et on peut suivre à pieds un petit chemin qui les longent. Entre la première et la dernière lagunes, il faut environ 15 minutes de marche, c’est plat et pas difficile. On peut se baigner dans la première et la septième lagune. Nous décidons d’aller jusqu’à la dernière, la marche est sympa, les lagunes sont toutes magnifiques, la couleur de l’eau est incroyable !

Arrivés à la fin du parcours, on se met en maillot de bain, heureusement il y a un grand soleil, ce qui fait que ce n’est pas trop difficile, malgré le fait qu’on soit à 2300m d’altitude.

Je rentre la première dans l’eau, elle est très fraîche, et surtout je flotte ! La lagune est tellement salée qu’il est impossible de s’immerger totalement dans l’eau ! Nous qui rêvions de tester ce phénomène connu de la Mer Morte, nous l’expérimentons finalement au Chili ! Et c’est vraiment étonnant de se sentir flotter ! Sur le dos c’est agréable, on flotte sans efforts.

Par contre hyper compliqué de faire une brasse, les jambes remontent direct à la surface ! L’eau est bien froide mais comme nous restons à la surface, ça va elle est plus chaude. Par contre en sortant de l’eau, nous sommes recouverts de sel ! Ça pique, c’est vraiment pas agréable. Heureusement il y a des douches (froides) aux vestiaires à l’entrée pour se rincer.

Cette lagune est un endroit magnifique et hyper étonnant, on a adoré. En plus, en milieu d’après-midi, nous étions tous seuls. Nous avons juste vu un petit van avec plusieurs personnes, mais ils sont restés près de la première lagune, alors nous étions tranquilles. C’est un lieu qui se mérite car la route est vraiment mauvaise (et c’est ici qu’on a crevé un pneu) mais ça vaut le coup ! Flotter dans une lagune de sel turquoise au milieu des montagnes et du désert, ça fait un super souvenir ! 🙂

Les Lagunas Miscanti et Miñiques

Après avoir fait réparer le pneu pour quelques pesos, nous roulons en direction de la frontière avec l’Argentine, en passant par le tropique du Capricorne.

Il nous faut environ deux heures de voiture (sur une bonne route) pour atteindre les lagunas, deux lacs proches entourés d’un volcan et de montagnes. C’est un endroit magnifique ! On observe la laguna Miñiques de loin, on pique-nique dans la voiture car le vent souffle fort, nous sommes à 4200m !

On peut s’approcher un peu plus à pied de la laguna Miscanti. Ce sont vraiment des paysages superbes, typiques de cette région du monde.

Les Geysers El Tatio

La région d’Atacama possède le 3ème plus grand site de geysers du monde, après Yellowstone aux USA et la vallée des geysers en Russie. Il se trouve sur l’altiplano, à plus de 4200m d’altitude. Le site se trouve à 90km de San Pedro de Atacama, on y accède via une route de terre accidentée où encore une fois, on ne peut pas rouler bien vite sous peine de se retrouver encore une fois avec un pneu crevé…

Nous partons vers 6h45, le soleil se lève pendant que nous sommes en route, c’est magnifique de découvrir ces paysages au soleil levant. On croise quelques flamants roses dans les lagunes près de la route. Nous sommes presque seuls sur la route, la plupart des touristes et des agences partent avant l’aube, pour arriver entre 6h (ouverture du site) et 8h, le moment de la journée où les geysers sont les plus forts.

En fait il est conseillé de venir le matin, le plus tôt possible, car c’est au lever du jour, lorsque la température se réchauffe après la fraîche nuit, que les geysers sont au plus haut de leur activité.

Nous arrivons vers 8h45 et les geysers étaient toujours impressionnants. L’avantage à cette heure-ci c’est qu’il y avait aussi beaucoup moins de monde ! La plupart des groupes repartaient ou prenaient le petit déjeuner à côté. Nous étions donc presque seuls pour profiter du spectacle. Et quel spectacle ! C’est fou de voir la terre bouillonner, fumer, cracher de l’eau ! Quelle chaleur près des geysers !

Le site est vraiment très grand, ce qui est très impressionnant, on voit des geysers partout autour de nous et même en marchant, il faut être attentif car on passe près de petits trous qui fument et d’eau brûlante.

A côté des geysers se trouve la « piscina Pozon Rustico », une piscine remplie d’eau de geysers. Par endroits l’eau est assez fraîche mais près des sources, elle est bien chaude, voir brûlante. On sympathise avec une famille de français d’Annecy qui voyagent pendant six mois en Amérique du Sud avec leur camion. D’autres personnes arrivent… Encore des français ! Décidément, on se croirait en France !
Sur le chemin du retour on croise de nombreux lamas et vigognes, et on se régale encore de ces paysages fantastiques…

La Vallée de la Lune

L’entrée de la vallée est juste à côté de San Pedro de Atacama, certaines personnes la parcourent à vélo, mais pour notre part on était bien contents d’être en voiture car ça monte, ça descend et les routes sont sableuses. Il y a environ 22 km de route pour faire le parcours aller (et pareil au retour pour ressortir donc).

On fait une balade d’environ 1h30 à côté de la Duna Mayor, une immense dune de sable. Il y a un point de vue en hauteur, on voit les paysages alentours, c’est très beau. La vallée mérite bien son nom, les paysages sont vraiment lunaires !

On fait quelques autres points de vue, dont celui tout au bout du parcours « Tres Marias ». Pas hyper fou comparé au reste du parc, certaines personnes ont imaginé des femmes dans les rochers, nous, on a du mal à les voir !

La Vallée de la Mort ou Vallée de Mars

Un autre lieu proche du village de San Pedro et de la Vallée de la Lune. Ici le paysage est martien, les roches sont rouges ! On peut parcourir un morceau en voiture et accéder à un point de vue à pieds. Encore une fois, le paysage est majestueux, avec les montagnes de la Cordillère des Andes en fond !

Insolite : une boulangerie française dans le désert chilien !

Sérieusement, qui aurait crû qu’on mangerait les meilleures viennoiseries et le meilleur pain de tout le voyage dans un village en plein désert chilien ?! La famille de français rencontrée plus tôt nous avait vanté cette boulangerie, et étant un peu en manque de nourriture française après 6 mois en Amérique du Sud, nous avons craqué. Les prix sont plus élevés qu’en France, mais quel plaisir ! On recommande, La Franchuteria.

Après le Sud Lipez en Bolivie qui nous en a mis plein les yeux, on reprend une dose d’incroyable beauté avec le côté chilien ! Dans ce coin il ne faut pas non plus oublier de lever les yeux au ciel la nuit pour pouvoir observer l’un des plus beaux ciels du monde. Il y a également des observatoires où l’on peut aller pour regarder les étoiles, nous ne l’avons pas fait à cause des blocages, mais nous avons admiré les étoiles depuis notre logement, un peu à l’écart du village, avec très peu de pollution lumineuse.

Infos pratiques (prix octobre 2019)

Les prix sont donnés à titre indicatif, le taux de change au Chili change beaucoup.

  • Accès laguna Escondida : 3000 CLP par personne (3,20 €), avec accès baignade, vestiaires et douches. 45 km de piste pour y arriver.
  • Accès lagunas Miñiques et Miscanti : 3000 CLP par personne (3,20 €)
  • Accès geyser del Tatio et piscina : 6500 CLP par personne (7 €)
  • Accès vallée de la lune : 2500 CLP par personne (2,70 €)
  • Accès vallée de mars : 3000 CLP par personne (3,20 €)
  • Location de voiture avec Euro Rent a Car depuis Calama : 80000 CLP (≃ 90 €) pour une voiture économique pendant 4 jours. Petite agence mais nous avons été satisfait de leurs services, de plus avec un prix très abordable. Rien à redire, nous conseillons.

Les couleurs du désert de Tatacoa

Après un voyage chaotique jusqu’à San Agustin, nous décidons de changer un peu nos plans et ne pas refaire ce trajet en sens inverse (le cauchemar !) et préférons suivre Vincent, un voyageur français avec qui on a sympathisé, jusqu’au désert de Tatacoa.

Ça ne veut pas dire que le voyage est simple mais au moins ce ne sera pas 5h de combi sur une route pleine de trous !
Nous prenons un gros bus depuis San Agustin où nous sommes seulement tous les trois, tranquilles. À Pitalito, une petite ville sur la route, des colombiens montent mais le bus n’est pas rempli. Malheureusement gros problème de la Colombie dans les bus : la clim !!! Un froid de canard la-dedans même avec une veste. Nous mettrons quand même 5h30, à cause d’un accident sur la route qui nous retarde.
Arrivés au terminal de bus de Neiva – où il fait bien chaud ! Ça fait du bien après 5h30 de clim – nous montons à l’arrière d’une jeep avec un autre couple de touristes (pendant que les colombiens sont DANS la jeep ! XD). C’est assez folklorique, ça nous permet de bien voir les paysages ! Par contre, notre chance légendaire quand on est dans un désert à encore frappé : il pleut ! On était content d’arriver dans la chaleur mais avec cette pluie, il fait un peu frisquet à l’arrière de la jeep. Heureusement le trajet ne dure qu’une heure jusqu’à Villavieja. De là nous partageons un tuktuk avec Vincent jusqu’à notre hébergement (on le laissera un peu avant à son logement).

Cabane et ciel étoilé

Ce soir là nous dormirons dans une cabane ! Faite en recup’, toute simple mais nous avons une petite salle de bain avec wc, c’est parfait.

Mais avant de dormir nous allons à l’observatoire situé juste à côté (il y en a plusieurs dans le désert, car pas de pollution lumineuse par ici, des conditions optimales pour observer le ciel). On voit plusieurs étoiles au télescope, la lune en gros gros plan (et on repart avec une jolie photo ^^) mais surtout Jupiter avec ses rayures colorées et Saturne où l’on distingue ses anneaux ! Impressionnant de pouvoir observer ces planètes ! Comme c’était une pleine lune on ne voyait pas trop les étoiles mais c’était quand même super et on a vu tout de même plusieurs constellations.

Le désert gris

Le lendemain, après un petit dej à base de riz (!!) nous partons à pieds pour le désert gris, direction Los Hoyos. On met environ 1h30 pour y arriver c’est très dur car il fait TRÈS chaud (fini le temps frisquet de l’orage). Pas de vent, pas d’air, on sent bien qu’on est dans un désert… On maudit un peu les gens qui passent en voiture ou tuktuk x’) Mais au moins on profite bien du paysage !

Arrivés à Los Hoyos, on voit la piscine dont on nous parlait et finalement on ne regrette pas vraiment d’avoir oublié nos maillots de bain malgré la chaleur, car c’est vraiment moche ! Une piscine normale au milieu de ce beau paysage, ça gache vraiment la vue (on s’attendait à quelque chose de plus « naturel »)… On passe la piscine et on part se balader dans les formations du désert gris. C’est très joli ! Une balade facile et rapide.

On s’arrête à la piscine ensuite pour prendre un coca pas très frais malheureusement et une galette à la confiture (truc d’ici pas cher, très bien pour un petit creux).
Comme on est fatigué on négocie avec un tuk-tuk pour nous amener jusqu’au désert rouge, ce qui nous évitera de nombreux km en plein cagnard.

Le désert rouge

Il nous laisse au Labirinto del Cusco, d’où commence la balade. Le temps est gris, il tombe même quelques gouttes. Il y a plein de cactus, dont certains qui nous font penser à… des cupcakes ! Trop chou ! Le sol est vraiment très sec, on voit bien qu’il ne pleut jamais (sauf quand on est là ! XD)

À la fin le soleil revient et on croise Vincent avec qui on discute avant de repartir à pieds pour notre cabane, situé à environ 2km (on n’en peut plus ! Lol).

Après une bonne douche fraîche (plutôt tiède même tellement il fait chaud) on s’offre une petite bière avant notre repas (toujours du riz !), et on profite d’un dernier coucher de soleil sur le désert…

On ne s’attendait pas à découvrir un désert en Colombie et ça a été une belle surprise ! Surtout avec ces differences de couleurs entre les deux déserts. Les paysages sont vraiment beaux. Avec cette chaleur on se rend compte de la chance d’avoir de l’eau potable accessible partout en France. Car après avoir marché des heures dans le désert on rêvait d’un immense verre d’eau fraîche à vider d’un trait… Chose plus compliqué ici !

On conseille vivement de dormir dans le désert, il existe plein d’hébergements (et même plusieurs non répertoriés sur booking). Nous avons vraiment aimé le nôtre, Casa de Campo Los Cactus, dans une cabane, endroit hyper tranquille. C’est le silence absolu ! Un vrai luxe 🙂

Découverte de Nazca et ses célèbres géoglyphes

Nazca est une petite ville célèbre pour ses « lignes », cependant la plupart des gens ne prennent pas vraiment le temps de s’y arrêter, elle est juste un rapide point d’arrêt. Elle a pourtant beaucoup à offrir ! 

Sur la route…

En partant d’Arequipa pour Nazca, nous découvrons les paysages changer, devenir de plus en plus désertiques. Ça nous rappelle un peu l’ouest américain.

Nous arrivons à notre hôtel vers minuit et pendant que c’est la fiesta à côté, nous nous endormons. Le lendemain est une journée tranquille, on se balade en ville, amenons nos affaires à laver et profitons de la piscine de l’hôtel. Ça fait du bien d’avoir chaud !

Planetario Maria Reiche

Le soir nous allons au planétarium, situé dans un hôtel où Maria Reiche, une allemande qui a passé sa vie à « nettoyer » les lignes et à les étudier, a séjourné pendant 25 ans (on passe devant sa chambre où il y a une plaque).

L’hôtel est très classe, le planétarium un peu vieillot. Il y a des séances en français, en anglais ou en espagnol. Le monsieur qui s’occupe de la visite parle un peu français, il nous montre dans le ciel des étoiles et constellations, dont la Grande Ourse, qu’on voit ici, bien que l’on soit dans l’hémisphère sud, car nous sommes proches de l’Équateur (on voit une partie du ciel des deux hémisphères) ! Par contre elle n’est pas dans le même sens qu’en France ^^ 

La visite continue dans le planétarium, les explications sont enregistrées avec des vidéos. On en apprend sur Maria Reiche et bien sûr les lignes de Nazca, mais aussi celles les précédant, de la civilisation Paracas. C’est très intéressant. Ils pensent que les lignes auraient été des endroits de rituels (on a retrouvé des poteries à côté), ou pour signaler l’eau (n’oublions pas que nous sommes dans un désert), ou aussi en rapport avec les constellations et le soleil… Que de mystère !

Le couple avec qui nous faisons la visite pose une question sur les aliens. Et là le guide nous montre une image de son ordi : des lignes trouvées il y a environ 3 ans : on dirait vraiment un alien ! Mais c’est très travaillé par rapport aux lignes que l’on connaît alors on pense que c’est un gros « fake »et qu’il s’est bien moqué de nous ! Ou alors on nous cache des choses… 

Ligne de nazca alien
Le fake… ou pas ?

Les lignes de Nazca

Évidemment, comme tout le monde, le but principal de notre visite ici, c’est de voir les géoglyphes dans le désert à côté de la ville. Il est possible de les voir depuis un mirador, la solution la moins chère. Mais pour nous, ce n’est pas suffisant. On rêve de voir ces lignes depuis des années, alors nous réservons un tour en avion avec notre hôtel, le meilleur moyen pour les observer. 

Un taxi vient nous chercher le matin à 8h et nous amène jusqu’à l’aéroport. Selon les conseils de la patronne de l’hôtel (une francophile très sympa) nous ne prenons pas le petit déj, mieux vaut le prendre après. Ayant lu plusieurs blogs qui racontent que l’avion bouge dans tous les sens et que cela donne la nausée, nous avons un peu d’appréhension.

L’aéroport est tout petit, on laisse le sac à dos à l’agence qui s’occupe de nous, on passe les contrôles et ensuite on attend qu’on vienne nous chercher.

Nous sommes 3 couples de français (décidément!) à faire ce tour. Nous suivons le pilote sur la piste, nous découvrons notre petit avion, et on se fait prendre en photo devant. Puis il nous place selon notre poids. Les plus lourds devant, les plus minces derrières. Manu est devant avec un autre mec, et moi je me mets derrière lui, au milieu. Il y a un pilote et un co-pilote.

On nous donne une feuille où il y a un plan des figures avec des numéros et nous mettons les casques qui nous couperont du bruit et grâce auquel le pilote pourra nous parler, pour nous indiquer où regarder, quelle figure on va voir (en nous donnant le numéro pour plus de simplicité). 

L’avion décolle, et c’est partit ! On voit pratiquement tout de suite les premières lignes, c’est impressionnant ! Et totalement fou car c’est vraiment juste à côté de la ville. Le pilote fait tanguer l’avion pour que chacun des deux côtés puissent voir les lignes. (cliquez sur les photos pour les voir en grand format)

On voit aussi la ville de Nazca, ainsi que l’immense dune de sable Cerro Blanco qui se trouve à côté. À la fin on passe au dessus des aqueducs de l’époque nazca. 

Vraiment un super moment !! On est déçu de ne pas avoir prit un tour plus long finalement !

Le cimetière Chauchilla

L’après-midi nous avions réservé une visite avec notre hôtel pour visiter un cimetière précolombien avec un guide francophone. Cependant Manu est malade depuis le midi, il n’est pas en état d’y aller. J’y vais toute seule, après avoir expliqué le problème à nos hôtes. Je me retrouve seule avec le guide, qui parle un très bon français et qui est un fan de la France ! Le trajet pour aller au cimetière dure une trentaine de minutes et il a le temps de m’expliquer plein de choses sur Nazca, le Pérou…

Nous arrivons au cimetière Chauchilla, datant des Nazcas (entre 1000 et 2000 ans). Il se trouve dans un désert avec plein de jolies couleurs. Il y a très longtemps, ce désert était un océan, comme en témoignent les fossiles de baleine retrouvés dans le coin. Les Nazcas habitaient dans la forêt à côté du cimetière. C’était un peuple pacifique, contrairement aux Incas guerriers.

Les couleurs du désert

Les tombes ont été pillées mais il reste quand même des corps, très bien conservés. Les morts étaient momifiés et on les enterrait avec des objets, qui témoignaient de leur importance. On a retrouvé du maïs de l’époque ! Les momies ont leur cheveux (certaines ont des dread immenses) et il reste des morceaux de peau. C’est très impressionnant de voir ça. Je conseille vivement de prendre un guide pour cette visite, sinon vous allez vous balader au milieu de squelettes sans rien comprendre… 

Il y a encore plein de choses à découvrir à Nazca et ses alentours. Pour en savoir plus n’hésitez pas à consulter le site de voyage-perou, une véritable mine d’information !

Pour notre part, après en avoir entendu parler, nous avions très envie de voir les lignes de Palpa, qui datent de la civilisation Paracas, ancêtres des Nazcas. Cependant c’était compliqué ou cher juste pour voir quelques dessins depuis un mirador (ce n’est pas dans Nazca mais dans une ville plus loin). Nous avons donc laisser tomber.

Mais surprise ! Dans le bus entre Nazca et Ica, nous avons pu les voir en passant ! En effet elles sont près du bord de la route, et contrairement aux lignes de Nazca, pas besoin d’être en hauteur pour les admirer : elles sont à la verticale sur des collines. En étant attentif on peut voir ces dessins humains trop choupis, dont les plus célèbres « la famille royale », et même d’autres sur les collines environnantes. Si vous passez par là, ouvrez l’oeil ! En venant de Nazca, elles se trouvent sur le côté gauche de la route (on a eu de la chance d’être placés du bon côté ^^).

On a beaucoup aimé se poser dans cette petite ville boudée par beaucoup de touristes, en plus on n’a pas compris pourquoi mais ici on a eu affaire à plusieurs personnes parlant français ! Trop rigolo ^^

Infos pratiques :

Vol au dessus des lignes : $60 (53 €) / personne pour le vol de 30 minutes environ avec la compagnie Air Brag, prise avec notre hôtel, taxi pour aller jusqu’à l’aéroport compris (le prix dépend de la compagnie et de la saison) – Prendre un vol plutôt le matin pour avoir plus de chance de bien les voir.

Cimetière de Chauchilla : 7 soles (2 €) / personne – avec un guide privé : 50 soles (13 €) / personne pour un groupe de 2 (dans mon cas j’ai payé 70 soles (19 €) vu que Manu avait annulé. Normalement c’est minimum 2 personnes apparemment)

Planétarium : visite en français à 18h30, 20 soles (5.50 €) / personne, à l’hôtel DM Nazca

Où dormir ?

La maison de Lydia, les propriétaires parlent français et peuvent organiser toutes vos visites. En-dehors du centre-ville mais on y est en 10 min à pieds. La piscine est bien agréable et le petit déj est compris (et bon) ! 

P’tit déj au bord de la piscine 🙂

Où manger ?

Restos locaux et pas chers autour de la Plaza des Armas. Sinon il y a une rue avec plein de restos. 

Sur la route, en passant par Anza Borrego

Après ces quelques jours en ville (Los Angeles et San Diego), nous prenons la route pour nous enfoncer petit à petit vers l’intérieur du pays.
Nous passons par de petites routes, des petites villes qui semblent bien loin du tumulte de San Diego, direction le parc d’état Anza Borrego, situé dans le Sud de la Californie, à quelques heures de route de San Diego.

Sur la route en Californie

Le décor change peu à peu et on se retrouve enfin au milieu de ces paysages désertiques et rocailleux. On est tout de suite dépaysés et contents de retrouver ces paysages !

Sur la route dans Anza Borrego

Les collines californiennes, Anza Borrego

Paysage lunaire à Anza Borrego

On se croirait presque sur une autre planète…!

Vue sur la vallée à Anza Borrego

Nous devant la vue sur la vallée

Après quelques arrêts photos sur la vallée, nous allons au Visitor Center du parc où nous payons 10$ (prix par voiture). On se fait une pause pique nique et nous baladons rapidement dans les alentours, où nous découvrons les immenses palmiers californiens. Il fait très chaud par ici !

Cactus

Palmier californien gigantesque

Nous reprenons la route en passant par Borrego Springs la (toute) petite ville située dans ce parc. Nous nous arrêtons à certains endroits sur la route, il y a des vues qui nous en mettent plein les yeux !

Palmiers à Borrego Springs

Borrego Springs

Sur la route au milieu du relief Etonnants reliefs rocheux

Anza Borrego était un parc qu’on voulait voir, malheureusement nous avions peu de temps pour ce road trip, et avons donc du faire des choix (snif). Nous avons donc choisi d’y passer (tant qu’à faire de la route, autant que ce soit dans des lieux sympas), mais c’est un grand parc où vous avez de quoi faire des randonnées si vous avez le temps !

Nous continuons notre route en passant par la vallée de Coachella, nous roulons tout près du Salton Sea (où nous ne sommes pas arrêtés) et voyons au loin l’oasis qu’est Palm Springs.

Nous arrivons en fin de journée au parc national de Joshua Tree (suite au prochain épisode!).

Las Bardenas Reales de Navarra

Nous qui sommes fan de l’ouest américain et de paysages désertiques en général, quand nous avons apprit qu’il existait un lieu qui évoquait ces paysages à seulement 5h de route de chez nous, on a sauté sur l’occasion !
Envie d’un dépaysement sans partir à l’autre bout du monde ? C’est l’endroit parfait !
Ce parc national se trouve à environ 1h au sud de Pampelune (il faut 2h depuis Saint-Sébastien) (pour les indications pour y aller, voir à la fin de l’article).

On devait y arriver en début d’après-midi mais à cause de petits problèmes de dernière minute avec la voiture (au moment de partir, super!), nous sommes arrivés au parc vers 17h. Finalement ce n’était pas plus mal, car à cette heure ci il faisait encore très chaud, alors plus tôt ça aurait été difficile.

Nous faisons d’abord un arrêt au centre d’information où un monsieur nous donne une carte et nous montre le parcours le plus populaire (une boucle de 31 km).
Nous suivons donc ses conseils, on fait le tour en voiture, en s’arrêtant dès qu’on en a envie, en se garant sur la bas-côté. Les paysages sont magnifiques !

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Au milieu du parcours que nous suivons il y a une base militaire, du coup certains endroits sont interdits d’accès.

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On explore certains endroits, c’est génial car il y a très peu de monde, on est vraiment tranquille.

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A certains endroits on découvre des vieilles habitations, des bergeries…

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Finalement, arriver en fin d’après-midi s’avère une bonne chose, car le parcours conseillé n’est pas très long (enfin on a prit notre temps!) et ainsi on a pu voir le parc un peu au coucher de soleil ! (pas tout à fait car quand même le soleil se couche tard à cette période…)

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Nous avons ainsi vu l’endroit le plus célèbre du parc, la Castildetierra, la Cheminée de Fées (photo juste en dessous), sous la lumière du soleil couchant, c’était splendide !

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A côté du centre d’information, il y a quelques arbres, c’est toujours aride mais moins désertique :

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Nous quittons le parc pour la ville voisine, Tudela, afin d’y passer la nuit. En effet le camping est interdit dans le parc… En fait on se demande s’il n’y en a pas qui y reste quand même, car c’est vraiment sympa.

Nous faisons un stop sur la route pour quelques photos du coucher de soleil sur ces « montagnes » et nous tombons sur un endroit reculé… C’est le moment où on regrette notre van australien ! On se serait bien calé là, avec la vue sur ce magnifique paysage, tranquilles…

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Le lendemain nous revenons, nous retournons vers la Castildetierra et nous décidons de prendre une autre route, qui traverse le parc du sud au nord, pour aller jusqu’à la ville de Carcastillo. Sur le chemin, on trouve de drôles de fleurs.

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Conseils et infos :

– Pour accéder au parc, depuis San Sebastian : nous sommes allés en direction de Arguedas, un petit village, que nous avons traversé. En continuant sur la route principale, il y a un petit panneau à gauche qui indique le parc. Puis il faut continuer la route jusqu’à arriver au centre d’information. Le parc n’est pas tellement mit en avant donc pas de gros panneaux pour l’indiquer ou quoi (il y a un autre parc indiqué… Mais nous n’avons pas trop eu le temps d’aller voir si ça valait le coup).

– On peut aussi y arriver par Carcastillo mais il n’y a pas de centre d’information de ce côté ci. Mieux vaut y passer au retour, comme nous l’avons fait !

– L’entrée du parc est gratuite, le camping est interdit. On peut dormir à la ville de Tudela, où il y a pas mal d’hôtels. Nous avons dormi au Santamaria qui a un très bon rapport qualité/prix.

– Les routes dans le parc ne sont pas goudronnées, mais elles sont praticables, nous n’avons pas eu de soucis avec notre petite voiture (par contre elle est revenue bien sale, pleine de poussière !)

– Pensez à prendre de l’eau, surtout l’été, car il fait très chaud et il n’y a pas d’ombre (pensez aussi aux casquettes/chapeau donc). Je conseille de prévoir un pique nique là-bas car l’endroit est tellement beau, c’est génial de s’y poser. Mais vous serez au soleil ou à l’ombre de votre voiture… A moins que vous ne pensiez à prendre un parasol (on en a croisé des gens avec, bonne idée!) ^^

Dunes et désert

Après plusieurs jours de pluie nous quittons Perth pour Lancelin, une petite ville qui possède de grandes dunes, sur plusieurs kilomètres. En fait il y en pas mal sur le long de la côte. Assez surprenantes ces dunes au milieu des arbres, elles ne font même pas faces à la mer.

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Il est possible de s’y balader en 4×4, moto ou d’emmener une petite planche de surf pour les descendre. Nous on s’est juste baladé dessus à pieds !

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Ensuite nous allons près de Cervantes, au parc de national de Nambung dont l’attraction majeure est le désert de Pinnacles. Ici sont concentrés des centaines de monolithes de toutes tailles, certains atteignant 4 mètres de hauteur ! On se croirait sur une autre planète, tant le paysage est étonnant… On peut faire un parcours en voiture et également s’y promener à pieds. Nous y sommes restés jusqu’en fin d’après-midi, quand le soleil commençait à tomber et à donner de jolies couleurs orangées sur les pierres. Ca nous a un peu rappelé les menhirs en Bretagne. Sauf que là c’est naturel… ! Ils ne connaissent pas vraiment l’origine de ces monolithes mais ils ont une théorie comme quoi ce serait des arbres transformés ainsi par le temps, le sable, le vent, l’eau…

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On a beaucoup aimé ce désert, c’était vraiment super de découvrir un tel décor !